CVC Capital Partners cherche à lever jusqu’à 20 milliards d’euros pour son dernier fonds de private equity, rapporte Reuters, selon des sources proches du dossier. Ce serait le plus gros montant jamais levé par une société de capital investissement. Le fonds, CVC Capital Partners Fund VIII, cherchera à investir dans des entreprises principalement en Europe et en Amérique du Nord. La taille du fonds sera comprise entre 17 milliards d’euros et 20 milliards d’euros.
L’auditeur de H2O Asset Management, KPMG, a signalé le mois dernier que la société a enfreint les règles régissant les fonds ouverts en effectuant d’importantes opérations avec un petit courtier lié au financier controversé Lars Windhorst, rapporte le Financial Times. La société de gestion basée à Londres, filiale de Natixis, a vu sortir 8 milliards d’euros de ses fonds après que le FT a révélé l’ampleur de son exposition à des obligations illiquides associées à l’entrepreneur allemand. Certains de ses fonds ont dépassé les limites sur le risque de contrepartie lors de la gestion des retombées. Cela contrevient aux règles françaises de mise en œuvre de la directive Ucits. KPMG a signalé plusieurs infractions liées à l’un des fonds de droit français de H2O, Adagio, dans une lettre signée le mois dernier. L’une de ces violations était liée à «des transactions avec une seule contrepartie» équivalant à 6,84 % des actifs nets du fonds, alors que cela est plafonné à 5 %. H2O a dévoilé dans le rapport annuel du fonds que cette contrepartie était Shard Capital, une petite société de courtage londonienne dont le fondateur, James Lewis, était proche de Lars Windhorst. KPMG a aussi signalé qu’une position dans une série d’obligations appelées Chain Finance avait dépassé les limites de détention fixées dans le cadre des règles Ucits. Un porte-parole de H2O a indiqué que les manquements ont été réglés depuis et que tous les risques de contrepartie sont respectés. De plus, les obligations Chain Finance ont été cédées.
BMO Asset Management a recruté Marco Smelter, l’ancien directeur de la recherche de Corestone, rapporte Citywire. L’intéressé devient directeur des gérants pour la multigestion et prendra en charge la construction de portefeuilles, la recherche et la surveillance des gérants externes.
State Street Global Advisors a recruté Kim Hochfeld en tant que senior managing director et responsable mondial de l’activité trésorerie de la société, au sein du groupe Global Institutional. L’intéressée arrive en provenance de Morgan Investment Management où elle était managing director et responsable distribution liquidité pour l’Europe, le Moyen-Orient et l’Afrique ainsi que l’Asie. Elle sera basée à Londres et rattachée à Barry F.X. Smith, directeur des opérations au sein du Global Institutional Group.
Martin Currie, une filiale de Legg Mason, a recruté Yulia Hofstede en tant que gérante au sein de son équipe actions monde sans contrainte et de long terme (global long-term unconstrained). L’intéressée arrive en provenance de BlackRock où elle était analyste actions monde. Yulia Hofstede prendra ses fonctions en mars 2020 et couvrira les secteurs de la technologie, des médias et des télécommunications. Basée à Londres, elle sera rattachée à Zehrid Osmani, responsable de l’équipe global long-term unconstrained.
Le gestionnaire d’actifs américain Fidelity Investments a enregistré en 2019 une hausse de 10% de son résultat d’exploitation, à 6,9 milliards de dollars, selon son rapport annuel publié mardi. Le groupe, engagé dans une guerre tarifaire aux Etats-Unis, affichait à fin décembre environ 3.200 milliards de dollars d’encours sous gestion, un bond de 26% en un an, aidé par la hausse des marchés. Fidelity a profité de l’engouement toujours vif pour la gestion passive et indicielle, avec des flux de 51 milliards de dollars vers ces expertises, auxquels s’ajoute une collecte nette de 121 milliards sur les fonds monétaires.
Vanessa Robert, vice-présidente et senior credit officer du groupe Funds & Asset Management chez Moody's, revient sur les derniers mouvements du secteur et l'évolution de l'industrie.
Aberdeen Standard Investments (ASI) a annoncé ce 3 mars la nomination de Veronica Gallo-Alvarez en tant que Branch Manager – France et présidente de l’équipe Leadership France. Elle remplace Sandra Craignou, qui dirigeait les opérations dans l’Hexagone depuis 2012. Cette dernière a quitté le groupe. Au sein d’ASI, Veronica Gallo-Alvarez est gérante du fonds immobilier Standard Life Investments European Property Growth Fund depuis 2012. Elle conservera cette fonction en parallèle. Dans le même temps, Christine Duboÿs, responsable de la distribution France, Belgique et Luxembourg, est nommée vice-présidente de l’équipe Leadership France. Christine Duboÿs évolue dans les équipes commerciales d’ASI depuis 2009. Le bureau parisien d’Aberdeen Standard Investments gérait environ 5 milliards d’euros d’encours à fin 2019.
NN Investment Partners lance un fonds investi dans les obligations vertes émises par les entreprises. Le NN (L) Corporate Green Bond appliquera la même stratégie que le NN (L) Green Bond, mais en se concentrant sur les obligations d’entreprises. La création de ce produit accompagne l’expansion du marché des obligations vertes. En 2019, le marché des green bonds est passé de 181 milliards d’euros à 507 milliards d’euros. «Même si les émissions souveraines sont restées fortes, les émetteurs entreprises ont dominé le marché», souligneNN IP dans un communiqué. «Un nombre grandissant d’entreprises industrielles, de communication et de technologie se sont tournées vers le marché des obligations vertes pour financer des projets verts, notamment des sociétés comme PepsiCo. Les premiers assureurs ont aussi émis des obligations vertes et NN IP estime que les fabricants automobiles qui opèrent une transition vers des solutions bas carbone pourraient être les prochains sur la liste», détaille la société de gestion néerlandaise. «Compte tenu de la hausse des émissions corporate et de son effet sur la profondeur et la liquidité du marché, le moment est idéal pour lancer un fonds dédié aux obligations vertes des entreprises», indique NN IP. «Le marché des obligations vertes a vraiment décollé en 2019 et est maintenant plus important que le marché du haut rendement européen, par exemple, en termes de volumes. Cela en fait un segment obligataire à part entière. Nous pensons que cette croissance va continuer», commente Bram Bos, le gérant principal du fonds Green Bond chez NN IP. Ce nouveau fonds complète la gamme Green Bond de NN IP qui se compose déjà d’un fonds généraliste et d’un fonds à duration courte. Les actifs de la société de gestion sur les stratégies et mandats obligations vertes représentent désormais près de 2,4 milliards d’euros.
Crédit Mutuel Asset Management, filiale et société de gestion d’actifs de Crédit Mutuel Alliance Fédérale, a versé 19.609 euros à l’association France Active. Ce don correspond à 50 % des revenus distribuables du fonds de partage CM-CIC France Emploi, don abondé par CMAM d’un montant équivalent à la moitié de ses frais de gestion. CMAM a créé il y a plus de 25 ans le fonds de partage CM-CIC France Emploi dont une partie des revenus est versée chaque année à France Active.
CPR Asset Management a officiellement lancé son fonds sur la réduction des inégalités sociales, dont nous avions annoncé la création début décembre. Pour définir l’univers d’investissement de ce fonds d’actions internationales, les gérants Yasmine De Bray et Eric Labbé apprécient tout d’abord le niveau d’inégalités dans un pays au regard de cinq piliers: le travail & le revenu (par exemple, l’existence d’un salaire minimum), la santé & l’éducation (par exemple, part des dépenses d’éducation dans le PIB), ladiversité (par exemple, l’existence et efficacité des dispositifs juridiques de lutte contre les discriminations), la fiscalité (par exemple, la progressivité du système fiscal) et les droits humains (par exemple, l’accès aux biens de base). L’objectif est ensuite, au sein de l’univers d’actions mondiales du MSCI World All Countries, d’identifier les entreprises les plus vertueuses selon leur participation à l’effort de réduction des inégalités dans leur pays d’origine. Cet effort est donc apprécié de façon relative : ainsi, une entreprise faisant des efforts dans un pays relativement plus inégalitaire que les autres sera privilégiée. Pour ce faire, des critères d’évaluation spécifiques pour les entreprises sont retenus autour des cinq piliers, tels que les écarts de rémunérations observés dans chacune d’elles, les conditions de travail, la formation des salariés, leur participation aux finances publiques, ou la diversité. Une note est alors attribuée à chaque entreprise synthétisant ces différents critères. Elle est révisée chaque année, prenant en compte les progrès accomplis ou le recul constaté. Un univers de 1.100 valeurs Sont systématiquement exclues de l’univers d’investissement 50% des entreprises les plus mal notées, ainsi que toutes celles qui sont moins bien notées que le pays où est implanté leur siège social, et qui participent donc relativement moins à la réduction des inégalités. Les entreprises figurant parmi les 10% les moins bien notées par pilier sont également évincées. Enfin, cet univers d’investissement est passé au crible de la méthodologie ESG de CPR AM. Au filtre des controverses moyennes ou élevées s’ajoute l’exclusion des entreprises affichant des résultats insuffisants à la fois sur la note globale ESG et sur l’ensemble des critères sociaux sous-jacents. Ce sont au total approximativement 1.100 valeurs qui composent l’univers d’investissement éligible du fonds, soit près de 36% du MSCI World All Countries. Le processus de gestion combine ensuite analyse quantitative, analyse fondamentale approfondie et gestion du risque. Le portefeuille final de CPR Invest Social Impact compte 70 valeurs.
Mansartis annonce le lancement de Mansartis Green Bonds, un nouveau fonds obligataire dans l’univers des obligations vertes, dit « Green Bonds ». Lancé fin octobre 2019, le fonds investit au moins 80% de son actif net dans des obligations finançant des projets environnementaux et des projets environnementaux et sociaux. Ces obligations respectent les critères des « Green Bond Principles », critères quant à la destination des fonds, la sélection et l’évaluation des projets financés, la traçabilité des investissements et la qualité du reporting. « On assiste aujourd’hui à un alignement des planètes côtés investisseurs et émetteurs en faveur des Green Bonds. L’objectif du fonds est de répondre à la demande en forte croissance des investisseurs pour cette classe d’actifs, tout en encourageant les initiatives qui cherchent à répondre aux problématiques de transition écologique auxquelles nous sommes confrontées », commente Julien Piris, gérant taux chez Mansartis et gérant du fonds Mansartis Green Bonds. Mansartis gère plus de 800 millions d’euros d’actifs. La société de gestion indépendante a également créé Mansartis Ternativ en 2017, fonds ISR à thématique environnementale, et a fait labellisé ISR trois autres fonds actions en 2019.
Le gestionnaire d’actifs américain Fidelity Investments a enregistré en 2019 une hausse de 10% de son résultat d’exploitation, à 6,9 milliards de dollars, selon son rapport annuel publié mardi. Le groupe, engagé dans une guerre tarifaire aux Etats-Unis avec ses grands rivaux tels que Vanguard, affichait à fin décembre environ 3.200 milliards de dollars d’encours sous gestion, un bond de 26% en un an bien aidé par la hausse des marchés.
Dans son rapport sur les patrons les mieux payés d’Amérique, l’association américaine de défense des actionnaires As you sow a estimé que les sociétés de gestion de fonds indiciels cotés (ETF) étaient les premières responsables des excès des rémunérations, rapporte Les Echos. Selon elle, les principaux fournisseurs d’ETF, qui détiennent entre 5 et 10% du flottant des grandes capitalisations, n’ont pas assez souvent voté contre des rémunérations qu’elle juge excessives. Elle note ainsi, qu’en 2019, BlackRock n’a voté que dans 8% des cas «excessifs», et Vanguard 10%, contre 15% chez State Street et 17% chez Fidelity. L’association a également regretté des stratégies de vote illisibles chez certains, comme BlackRock, qui voterait plus souvent contre des packages de rémunération inférieurs à 5 millions de dollars, que contre des packages supérieurs à 10 millions.
Les premières années après le lancement d’Amundi ont été les plus difficiles, selon son directeur général, Yves Perrier, qui a été interrogé par le Financial Times fund management. Les leçons apprises à cette époque ont facilité les acquisitions qui ont suivi. Le patron indique qu’il a d’abord eu du mal à convaincre les employés de la légitimité de sa conviction selon laquelle le secteur devait passer par une période d’industrialisation. Yves Perrier compare le secteur de la gestion d’actifs à celui de la fabrication de voitures, où les composants cœurs, comme les actions et les obligations, sont développés par les gérants et intégrés dans des produits ou véhicules d’épargne, puis distribués aux clients par le biais d’un vaste réseau de canaux de vente. L’accent mis sur la réduction des coûts a inévitablement conduit à d’importantes suppressions d’emplois lorsque des sociétés ont été rachetées et des doublons éliminés. L’opération Pioneer a conduit à la suppression de 600 postes. Yves Perrier indique que la meilleure manière d’éviter un abattement des troupes est de sélectionner les meilleurs et de les garder, quelle que soit l’entreprise d’où ils viennent, afin que la direction ne soit pas accusée de favoritisme. Il faut aussi agir vite pour limiter l’anxiété. Enfin, Yves Perrier préfère éviter la culture du gérant star. Il souligne qu’il n’y a pas de vedette chez Amundi, à part Amundi.
Le fournisseur d’ETF WisdomTree a annoncé ce 2 mars le lancement d’un véhicule qui permet de s’exposer à la chaîne de valeur des technologies de stockage d’énergie, notamment les batteries électriques. Le WisdomTree Battery Solutions UCITS ETF (VOLT) visera la réplication de la performance de l’indice WisdomTree Battery Solutions. Ce dernier est élaboré en partenariat avec la société d'étude de conseil dans la transition énergétique Wood Mackenzie. Pour être inclues dans l’indice, les sociétés doivent être actives sur un ou plusieurs maillons de la chaîne de valeur, c’est-à-dire les matières premières, l’industrie manufacturière, les facilitateurs (technologies associées et solutions complémentaires) ou les technologies naissantes. Le total des frais sur encours s'élève à 0,40%.
La Banque Postale va marcher sur deux jambes dans la gestion d’actifs. «Nous avons la chance d’avoir deux projets», a déclaré lundi Rémy Weber, président du directoire de La Banque Postale, lors de la présentation de ses résultats annuels. Déjà annoncé, le premier voletvise à regrouper en fin d’année les gestions de taux (obligations, crédit) de La Banque Postale Asset Management (LBPAM) et d’Ostrum, la principale filiale d’asset management de Natixis. Le futur ensemble servira principalement des assureurs-vie, à commencer par CNP Assurances, fournisseur historique de La Banque Postale et de BPCE (la maison-mère de Natixis). Il espère contrebalancer, par un effet de taille,l'érosion continue des marges sous l’effet des taux d’intérêttrès bas. Le deuxième projet porte sur les 51 milliards d’euros d’actifs «de conviction» de LBPAM, beaucoup plus rentables, qui ne seront pas transférés au sein du futur Ostrum. Ce LBPAM nouvelle version, baptisé «LBPAM Alpha» en interne, comptera notamment 16 milliards d’euros investis en actions thématiques ISR (investissement socialement responsable) ou de conviction (dont 4 milliards dans la filiale Tocqueville Finance), 5 milliards en dette privée (dont infrastructures), 16 milliards en fonds diversifiés, 7 milliards en smart beta actions(mêlant gestion active et passive) ou encore 2 milliards de produits structurés, énumère Emmanuelle Mourey, présidente du directoire de LBPAM. Le tout avecun ADN commun, la «finance durable». Sur les 235 milliards d’euros d’encours totaux de la société de gestion actuelle, 60% sont déjà ISR. Acquisitions en France et en Europe Pour le futur LBPAM, «l’objectif rapide est de monter à 100 milliards [d’euros] par croissance organique et externe», annonce Rémy Weber, sans fixer d'échéance précise. En organique, «les taux bas sont une opportunité fantastique de capter la diversification des investisseurs institutionnels et la collecte des particuliers en unités de compte (pour l’assurance-vie, ndlr) et leur demande forte pour des produits qui ont du sens», explique Emmanuelle Mourey. En matière d’acquisition, «on va tout regarder en France et en Europe», assure Olivier Lévy-Barouch, directeur de la stratégie de La Banque Postale. Ce travail se fera «en coordination avec Natixis» pour faire croître également le futur Ostrum. Ce dernier totaliserait 445 milliards d’actifs (au 30 juin dernier), dont environ 180 milliards de LBPAM (sur la base des chiffres à fin 2019). «Nous serons très vite à 500 milliards, 700 milliards et si on arrive à 1.000 milliards ce sera bien», avance Rémy Weber. «Nous étions un peu dans une impasse de taille critique sur la gestion d’actifs assurantiels, complète-t-il. L’essentiel du volume est lié à CNP, avec une rentabilité très difficile. Nous avons choisi de mettre un place, avec BPCE et Natixis, une plate-forme à vocation européenne sur ces métiers pour aller chercher du volume.» Nouvelle gouvernance Pour mener à bien ces deux projets, LBPAM va créer une holding regroupant d’une part ses 45% dans le futur Ostrum, et d’autre part «LBPAM Alpha». Contrairement aux annonces initiales, Emmanuelle Mourey pourrait ne pas devenir le numéro deux de Philippe Setbon, le nouveau directeur général d’Ostrum. Après le départ de Mirela Agache Durant, qui remplace Philippe Setbon dans son ancienne maison Groupama AM, le directoire de LBPAM compte seulement Emmanelle Mourey et Vincent Cornet, le directeur de la gestion. «Nous allons mettre une troisième personne dans le directoire et elles vont se partager les rôles le moment venu», déclare Rémy Weber. Les équipes de front office de «LBPAM Alpha» seront regroupées dans de nouveaux locaux avec BPE, la banque privée du groupe, dans le quartier du Louvre. Le reste des 270 collaborateurs - sans doute la majorité - rejoindra les locaux d’Ostrum près de la gare d’Austerlitz. La future société commune sera en effet le prestataire de services des gestions de conviction de La Banque Postale. Sa plate-forme informatique deviendra une division à part entière, destinée à gagner de nouveaux clients. «Il y a de la place en Europe entre Aladdin (laplate-forme de BlackRock, ndlr), Simcorp et Amundi Services», estime Emmanuelle Mourey. Profits non consolidés La course à la taille doit permettre au futur Ostrum de devenir plus rentable, mais La Banque Postale ne consolidera plus la gestion assurantielle dans ses résultats. Certes, elle continuera à détenir 70% de LBPAM, au côté de l’assureur néerlandais Aegon (à 25%) et du groupe de prévoyance Malakoff Humanis (5%). Mais LBPAM étant lui-même minoritaire (45%) dans le futur Ostrum, celui-ci contribuera à hauteur de 31,5% seulement au bénéfice du groupe. En 2019,La Banque Postale atiré 9% de son résultat net part du groupe dela gestion d’actifs, soit 32 millions d’euros (après rétribution des actionnaires minoritaires),alors que le métier comptait pour 2,7% dans le produit net bancaire, avec 155 millions d’euros de revenus.
Le fonds Tages Helios II vient d’effectuer son deuxième closing à 252 millions d’euros. «L’objectif est d’arriver à 350-400 millions d’euros», indique Umberto Quadrino, président de Tages et gérant clé des fonds de Tages Capital SGR, interrogé par Il Sole 24 Ore. «Nous continuerons à investir dans les énergies renouvelables. Outre le solaire, nous regarderons aussi l’éolien et la petite hydro et nous continuons à confirmer un taux interne de rendement supérieur à 7 %», poursuit-il. «Nous voulons accompagner la transition énergétique de l’Italie», affirme Umberto Quadrino. Enfin, le dirigeant estime que «pour donner une véritable secousse à l’Italie, il faut un maxi-fonds qui investisse dans de nouvelles infrastructures».
Ross Garon va quitter la direction de Cubist Systematic Strategies, une filiale de Point72 Asset Management dédiée à la gestion quantitative, rapporte le Wall Street Journal, citant une note interne. L’intéressé, qui avait rejoint la société en 2009, partira dans le courant de l’année et sera remplacé.
Fidelity International et Goldman Sachs Asset Management (GSAM) rejoignent le club très sélect des gestionnaires d’actifs autorisés à démarcher les fonds de pension mexicains (Afores). Selon Citywire Americas, les deux sociétés ont chacune vu leurpremierfonds mutuelêtre inclus dans la liste des fonds autorisés pour investissement des Afores. L’Amafore dresse la liste de ces fonds et conduit les due diligences sur les gestionnaires en fonction des critères stricts établis par le Consar, l’autorité de régulation des pensions au Mexique Seuls 80 fonds de 18 sociétés de gestion ont été jusqu’alors approuvés, dont 15 pour Amundi Asset Management.
La néo-banque espagnole MyInvestor, qui fait partie du groupe Andbank, va commercialiser des fonds indexés de Vanguard, iShares (BlackRock) et d’Amundi auprès de ses clients. Les produits concernés répliquent les principaux indices des classes d’actifs actions et obligataires dans différentes devises. MyInvestor a indiqué avoir conclu un accord privé avec Vanguard et iShares afin de supprimer les barrières d’entrée de ces produits. Habituellementun minimum de 100.000 euros est requis pour investir dans les fonds de Vanguard tandis que les parts des fonds iShares nécessitent un ticket d’entrée allant de 5.000 euros à un million d’euros.
PGIM Real Estate a réalisé 954 transactions pour plus de 35 milliards de dollars à travers le monde pour le compte de ses clients investisseurs internationaux en 2019. Sur ce total, 14,8 milliards de dollars ont concerné des acquisitions et des cessions en immobilier direct, tandis qu’un montant record de 20,5 milliards de dollars a été investi en dette immobilière. Le gros des transactions a été réalisé sur le continent américain, tant en termes de volumes que de nombre d’opérations: 29 milliards de dollars pour 849 transactions. Ce montant se répartit entre 11 milliards de dollars en immobilier direct et 18 milliards de dollars en dette. L’Europe a représenté 3,5 milliards de dollars (46 transactions) et l’Asie Pacifique 2,7 milliards de dollars (59 transactions). PGIM, la filiale de gestion d’actifs de Prudential Financial gérait plus de 1.300 milliards de dollars d’actifs au 31 décembre 2019.
La société de gestion américaine BlackRock a annulésonévénement annueldédié aux investisseurs espagnols, le Iberia Investment Day 2020, qui devait se tenir ce mardi 3 mars à Madrid en raison de la propagationdu coronavirus Covid-19, rapporte le journal Cinco Días. Le gestionnaire d’actifs a indiqué qu’il s’agissait d’une décision difficile à prendre mais qu’elle était la plus pratique tant pour ses clients que pour ses employés. L'événement sera reporté à une date ultérieure. D’autres sociétés de gestion ont également annulé différents événements en Espagne à l’instar de Degroof Petercam AM et Muzinich & Co. L’Italie est aussi touchée par des annulations ou reports de grands rendez-vous de gestionnaires. Par exemple, le Salone del Risparmio, événement incontournable de la gestion d’actifs en Italie prévu initialement à Milan du 31 mars au 2 avril, se déroulera finalement du24 au 26 juin prochain. En France, CPR AM vient d’annuler une rencontre pour présenter un de ses fonds. En revanche, d’autres événements sont pour le moment maintenus à l’instar de la conférence européenne de la gestion d’actifs organisée mi-mars par l’association de l’industrie des fonds à Luxembourg(Alfi) ou encore le Sustainable Investment Forum Europe 2020 du 10 mars à Paris.
LombardOdierInvestmentManagers (LOIM) vient d’annoncer le renforcement de son équipe d’obligations convertibles. En complément du recrutement de Natalia Bucci, nommée gérante de portefeuille senior dans l’équipe Obligations convertibles mondiales, la firme suisse a promu DiegoFesta au poste d’analyste crédit senior. Ce dernier a intégré l’équipe «Revenu fixe à haut rendement» de LombardOdier fin janvier. Les deux recrues sont basées à Londres et sont rattachées à NathaliaBarazal, responsable des équipes obligations convertibles et revenu fixe au sein de LOIM. DiegoFesta a travaillé du côté buy-side dans l’origination et le structuring d’obligations en tant que senior vice-président chez Standard Bank, et comme analyste de notation pour Standard&Poor’s. Il a rejoint LombardOdier en2017 en tant que responsable de l'équipe de recherche buy-side.
Après son mariage dans les taux avec Ostrum, La Banque Postale veut doubler la taille de ses stratégies actions et thématiques via la croissance organique et des acquisitions.