Les ennuis recommencent pour H2O Asset Management. Et pour sa maison mère, Natixis, dont le titre a clôturé en baisse de 4,76% mercredi 11 mars, alors que les autres banques françaises étaient orientées à la hausse. Le 9 mars, H2O a envoyé une lettre à ses clients, les avertissant que ses fonds étaient confrontés à des pertes « pouvant surprendre par leur ampleur », comme l’a révélé le Financial Times. Ces pertes seraient liées à des paris sur des obligations et des devises ayant mal tourné lors des fortes variations sur les marchés de ces derniers jours. Dans une autre lettre envoyée le 3 mars, et que L’Agefi a pu consulter, le gérant indique que les portefeuilles sont vendeurs de volatilité à court terme sur les indices actions américaines et européennes et acheteurs de devises matières premières (y compris pétrolières), peu de temps avant l’effondrement des cours. Dans sa deuxième lettre, la boutique fondée par Bruno Crastes et Vincent Chailley, écrit que les pertes «ne correspondent pas à notre lecture de la réalité macro-économique du monde d’aujourd’hui». Elle ajoute: «nous avons vécu de telles crises par le passé. Nous savons que l’important est de ne pas regretter d’avoir été pris au piège (quasiment impossible dans le cas du Covid-19), mais de bien gérer la sortie». Un premier article de Bloomberg, paru lundi, avait déjà fait état de fortes pertes pour plusieurs fonds phare de H2O AM. Les pertes effacent les gains de 2019 Le fonds Vivace perd 31,72 % depuis le début de l’année au 6 mars, d’après le site Internet de H2O AM. Et ce, alors qu’il ne perdait que 3,6 % sur le seul mois de janvier. En 2019, en revanche, il avait affiché un gain de 30,1 %. Le fonds Multistrategies abandonne 30,46 % depuis le début de l’année au 8 mars, après avoir affiché une performance de 29,64 % en 2019. D’autres fonds connaissent une situation difficile. MultiBonds, qui était en hausse de 1,6 % en janvier, abandonne 20,54 % depuis le début de l’année au 6 mars, après une hausse de 33,6 % en 2019. Enfin, Allegro est en baisse de 20,64 % depuis le début de l’année, après avoir perdu 1 % en janvier seulement et gagné 39,6 % en 2019. Contactée par NewsManagers, Natixis n’a pas souhaité faire de commentaire. Cet épisode rappelle de mauvais souvenirs. En juin 2019, H2O Asset Management avait déjà fait des vagues en raison de l’exposition de ses fonds à des actifs illiquides liés à un homme d’affaires allemand sulfureux. Cette affaire révélée par le FT avait provoqué des rachats nets de 8 milliards d’euros en quelques jours. Et le titre Natixis en avait déjà souffert. Cette crise a relancé les spéculations sur une vente par Natixis de la société de gestion dont elle détient 49,9 % du capital depuis 10 ans. La banque a toutefois démenti récemment l’existence d’une clause de renégociation de son partenariat avec H2O. Bruno Crastes, le fondateur de H2O AM, est connu pour être un gérant dont les fonds ont parfois de très grandes variations durant l’année en raison de paris souvent très contrariants.
A l’automne 2018, la société de gestion norvégienne DNB Asset Management faisait ses premiers pas en France. Un an et demi plus tard, le bilan est positif, affirme Marta Oudot, responsable de la distribution en charge du marché français depuis octobre 2018. «2019 a été une bonne année. Au niveau de notre entité luxembourgeoise DNB Asset Management Luxembourg SA, qui représente l’activité commerciale à l’international (hors pays nordiques), nous avons collecté plus 500 millions d’euros », précise-t-elle. Les encours à l’international s’élèvent à presque 2,5 milliards d’eurosà fin 2019 sur un encours total de 68 milliards d’euros. Pour la France, DNB AM n’a pas donné le détail de la collecte. Mais Marta Oudot assure que l’accueil des clients a été formidable. La raison? Une identité norvégienne qui fascine et rassure, une culture ESG bien ancrée et des stratégies différenciantes. La société scandinave commercialise en France une gamme resserrée de fonds très spécialisés sur deux axes: les gestions thématiques avec un fonds technologie, un fonds technologie long-short, un fonds énergies renouvelables et climat, ainsi que les gestions nordiques, avec un fonds high yield et un fonds actions. En 2019, les stratégies ayant connu le plus de succès ont été le fonds long short sur la technologie et le fonds énergies renouvelables et climat. «Il y a également beaucoup d’intérêt pour le high yield nordique, même si pour le moment cela ne s’est pas concrétisé», ajoute Marta Oudot. «Nous sommes dans une dynamique de développement et de recrutement», se réjouit Marta Oudot. Outre la France, DNB AM couvre l’Allemagne, l’Autriche, la Suisse, l’Espagne, le Portugal et Monaco. La société norvégienne vient de recruter un commercial en Allemagne, Alexander Krebs, et est en train d’embaucher une personne pour le support commercial. Au total, l’équipe commerciale internationale se compose de sept personnes, sur une quinzaine de personnes basées au Luxembourg. En France, un recrutement n’est pas encore à l’ordre du jour, mais la situation pourrait évoluer. Le développement dans le Sud de l’Europe est stratégique pour DNB AM, «car les pays nordiques sont matures», conclut Marta Oudot.
Scor Investment Partners, la société de gestion de portefeuille du groupe Scor, a annoncé ce 11 mars la nomination de Guillaume Levannier au poste nouvellement créé deresponsable des investissements durables. Il est rattaché à Fabrice Rossary, directeur des investissements. Dans ses nouvelles fonctions, Guillaume Levannier sera le garant de la démarche durable de Scor IP, explique un communiqué. Il aura la charge de renforcer la politique d’investissement durable de la société de gestion, de s’assurer de sa déclinaison au niveau de chacune des classes d’actifs et de faciliter son intégration au sein des processus d’investissement de chaque fonds et mandat gérés. Il contribuera également au développement de nouveaux outils permettant de mieux mesurer l’impact extra-financier des investissements de la société de gestion. Guillaume Levannier travaillait jusqu’ici au sein de la maison-mère. Il a été notamment conseiller du président-directeur général Denis Kessler entre 2016 et 2019. Il avait rejoint en janvier 2019 le département d’investissement de Scor au sein duquel il était chargé des questions afférentes aux investissements durables, à l’économie du changement climatique et à la gestion des risques financiers et extra-financiers. Il également membre du comité interne de responsabilité sociale du groupe depuis sa création, en 2018.
Allianz Global Investors a clôturé son fonds European Private Credit I (EPC I) avec 250 millions d’euros. La société a déjà investi près de 70% de son engagement final. Ce fonds en dette privée corporate, ouvert aux investisseurs tiers, a attiré une dizaine d’assureurs et mutuelles français. En parallèle, Allianz France a augmenté son engagement dans le financement de l’économie avec un programme de plus d’un milliards d’euros, également géré par AllianzGI. «En s’appuyant sur le track-record d’EPC I et la confiance de nos clients, nous souhaitons désormais étendre notre expertise à l’Europe, avec le lancement d’EPC II», déclare Damien Guichard, head of Europe Private Credit chez AllianzGI. Le nouveau millésime EPC II a un objectif d’investissement à 300 millions d’euros avec un cap à 500 millions, toujours aux côtés du groupe Allianz. Le fonds sera proposé aux investisseurs européens et ciblera des investissements en dette senior d’entreprises en France et en Allemagne, avec une diversification en Europe Continentale. EPC I est un des fonds gérés par l’équipe European Private Credit, dirigée par Damien Guichard et composée de sept professionnels de l’investissement basés à Paris et à Munich. Cette équipe fait partie du pôle dette privée d’AllianzGI, qui rassemble aujourd’hui plus de 60 professionnels de l’investissement et gère près de 33 milliards d’euros d’actifs.
L’action Natixis perdait 5% à 2,4 euros, mercredi vers midi, du fait d’un regain d’inquiétudes concernant sa filiale H20 Asset Management. Dans le même temps, l’indice Euro Stoxx Banks gagnait plus de 3%.
Roberto Saviane ne sera plus président de DeA Capital Alternative Funds SGR, rapporte Funds People Italia. Après 18 ans de collaboration avec le groupe, il a décidé de quitter ses fonctions le 20 avril prochain. DeA Capital Alternative Funds SGR, détenue à 100 % par DeA Capital, est active en Italie dans la gestion de fonds de private equity et de fonds crédit. Elle gère 5 milliards d’euros.
La «manco» («management company», dont la fonction est d’héberger et créer des fonds au nom de sociétés de gestion) luxembourgeoise FundRock a annoncé ce 10 mars la création d’une nouvelle filiale dans l’Hexagone, destinée à couvrir les marchés de l’immobilier et du capital-investissement. Basée à Paris,“FundRock France AM” sera une société de gestion de portefeuille dédiée à la gestion de fonds FIA (Fonds d’investissement alternatif), sous condition d´autorisation préalable de l’AMF. FundRock va s’appuyer sur Jean Edouard Mazery pour développer cette nouvelle activité. Il arrive de Twenty First Capital dont il était directeur général, chargé de la gestion de fonds immobiliers, depuis 2014. Il sera initialement basé à Luxembourg, et se relocalisera à Paris une fois l´autorisation de l’AMF reçue. Cette autorisation ne devrait pas poser de problème puisque le fournisseur de solutions de gestion tiers offre déjà des services en libre prestation de services à des fonds français grâce à son passeport. Surtout, il est dirigé depuis 2019 par Xavier Parain, l’ex-secrétaire général adjoint de l’AMF chargé de la gestion d’actifs.
Fidelity Investments a nommé une ancienne cadre de la société,Maggie Serravalli, comme directrice financière, selon le Wall Street Journal.Maggie Serravalli, 58 ans, a été responsable de l’investissement pendant 13 ans, et va superviser les finances ainsi que la gestion des impôts, les ressources humaines et l’immobilier, les relations avec le gouvernement, et les équipes de communication corporate. Elle était auparavant vice-président exécutif de l’entité santé de Fidelity.
Le superviseur des marchés financiers espagnolCNMV a pris des mesures afin de contenir la propagation du coronavirus Covid-19 au sein de ses effectifs. A partir d’aujourd’hui, mercredi 11 mars, la moitié de son personnel dans ses quartiers généraux de Madrid ainsi que sa délégation de Barcelone ont été placés en télétravail. La CNMV a également suspendu tous ses déplacements, événements et rencontres réunissant plus de dix personnes.
La société de gestion française Lutetia Capital a enregistré son fonds Lutetia Absolute Return auprès de l’autorité des marchés financiers en Espagne, a appris NewsManagers. Il s’agit du premier fonds commercialisé sur le territoire espagnol par le gestionnaire d’actifs. La stratégie, lancée en mars 2014, comptait 143 millions d’euros d’encours fin janvier 2020.
La société de gestion espagnole Loreto Inversiones, filiale de Loreto Mutua, a recruté Nicholas Kennedy en qualité de gérant de portefeuille actions senior, rapporte Funds People. Il rejoint l'équipe dirigée par José Luis Garcia Muelas, responsable des investissement, en provenance de Fidentiis, où il a exercé durant plus de 13 ans les fonctions de spécialiste actions. Auparavant, Nicholas Kennedy a travaillé en tant qu’analyste actions sell-side chez BBVA et Kepler Cheuvreux. Loreto Inversiones gère plus de 650 millions d’euros.
Swisscanto Invest, la branche de gestion d’actifs de la Zürcher Kantonalbank, a annoncé ce 10 mars l’arrivée d’une équipe de quatre spécialistes en ESG, en provenance de RobecoSAM. Elle est rattachée au directeur commercial Steve Michel, et à René Nicolodi, responsable adjoint de la gestion d’actifs, chargé des actions et des gestions thématiques. Cette équipe est dirigée par Fabio Pellizzari. Ce dernier était jusqu’ici responsable produits et de l’ingénierie chez RobecoSAM. Il prend désormais la direction de la stratégie ESG et de son développement commercial chez Swisscanto Investi. Il dirigera également le comité ESG. Les autres membres de l'équipe sont Ruben Feldman, qui dirigeait la recherche quantitative ESG chez RobecoSAM, Antonio Granell, analyste quantitatif ESG, et Eleanor Willi, spécialiste de l’investissement ESG.
M&G Investments a lancé un plan de départ volontaire avec pour objectif de réduire de 10% des coûts salariaux d’ici à 2020. «Dans tout le secteur, les gestionnaires actifs continuent d’être confrontés à des pressions sur leur rentabilité en raison de la popularité de la gestion passive et des changements dans le paysage de la distribution», a expliqué le directeur général, John Foley. Cette annonce intervient après une année 2019 compliquée. M&G, qui publiait ses premiers résultats annuels depuis sa séparation de Prudential, a accusé des rachats nets de 1,3 milliard de livres l’an dernier. En 2018, la société avait déjà décollecté, de 1,7 milliard. Ses encours ont néanmoins augmenté de 9 % sur un an, de 321 milliards à 352 milliards de livres.
L’Association Française de la Gestion Financière (AFG) prend fait et cause pour l’exclusion des sociétés liées au charbon. Dans son guide de bonnes pratiques en matière de désengagement du charbon, publié ce 10 mars, l’AFG a présenté sa vision d’une gestion d’actifs favorable au désengagement du charbon, et a invité les sociétés de gestion à présenter leur stratégie d’ici la fin de l’année. Celle-ci devra être transparente, mesurable, engageante pour les sociétés de gestion de portefeuille, rendue publique, et fasse l’objet d’un reporting, conformément à l’article 173 de la loi sur la transition énergétique. Selon les principales recommandations, les gérants d’actifs doivent exclure graduellement de leur portefeuille les entreprises exposées au charbon, d’ici 2030 pour l’Europe et 2040 pour le reste du monde. La stratégie d’exclusion s’appliquera aux actions et aux obligations, de manière systématique, à l’exception de cas spécifiques. L’association demande parallèlement à ses membres de cesser d’investir dès à présent dans toute société qui engagerait de nouveaux projets liés au charbon. Les sociétés de gestion doivent aussi s’engager et développer un dialogue avec les entreprises exposées «pour qu’elles sortent du charbon, qu’elles ne financent plus de nouveaux projets et adoptent une stratégie en faveur de la transition énergétique ». Le périmètre de désengagement recommandé par l’AFG ne concerne pour l’instant que les entreprises liées au charbon thermique, puis qu’il n’existe pas encore de substitut au charbon sidérurgique. Le périmètre pourrait être prochainement étendu à quasiment toute la chaine de valeur, c’est-à-dire toute société exposée ou ayant des activités en lien avec le charbon, comme par exemple le stockage de celui-ci. Au sein d’une société de gestion, l’AFG recommande l’application de la future stratégie charbon à l’ensemble des fonds ouverts. Pour les fonds passifs, les fournisseurs devraient privilégier les indices ex-charbon. Pour ce qui est des mandats, les sociétés de gestion sont invitées à proposer une stratégie charbon à l’investisseur, et d’appliquer une stratégie «best effort» si cela ne convient pas.
Dalton Investments a signé les Principes pour l’investissement responsable (PRI). Cette société de gestion américaine gère plusieurs fonds commercialisés en Europe par Longchamp Asset Management: Lafayette Dalton Asia Pacific Ucits Fund, Longchamp Dalton Japan Long Only Ucits Fund et Longchamp Dalton India Ucits Fund. Parallèlement, Dalton a amendé sa philosophie d’investissement durable pour y intégrer les principes des PRI. En outre, la société américaine va formellement adopter une série de principes ESG au sein de sa gamme de produits Ucits. Par la suite, le processus d’investissement inclura des exclusions basées sur la liste de l’International Finance Corporation de la Banque mondiale. Les entreprises exclues seront celles qui sont impliquées dans la production d’armes, d’alcool, de tabac, de produits radioactifs non médicaux, la production d’amiante ou tout produit ou activité jugée illégale par les lois d’un pays ou les conventions internationales. L’exposition sera limitée pour les entreprises qui produisent du charbon thermique ou qui dérive de l’extraction de sables bitumeux.
Mirabaud Asset Management a recruté Francesco Genovese en tant que responsable de ventes pour les marchés Suisse et Moyen-Orient. L’intéressé a précédemment occupé le poste de directeur mondial de la gestion d’actifs chez Reyl & Cie. Auparavant, il avait travaillé chez Pictet Group pendant 17 ans, occupant différentes fonctions dans le développement commercial au sein des divisions de gestion d’actifs et de négociation, auprès d’investisseurs institutionnels et inter-entreprises en Suisse, au Moyen-Orient, en Afrique et en Asie centrale. Francesco Genovese sera placé directement sous la responsabilité de Lionel Aeschlimann, associé gérant de Mirabaud et CEO de Mirabaud Asset Management.
Le gérant américain AllianceBernstein vient de nouer un partenariat avec son homologue malaisien RHB Asset Management, a annoncé ce dernier en fin de semaine dernière. Un fonds nourricier, RHB American Income Fund, va investir dans American Income Portfolio, une stratégie obligataire américaine gérée par la filiale d’Axa. Le quatrième gérant de Malaisie espère lever 100 millions de ringgits (20 millions d’euros). Le portefeuille géré par AllianceBernstein représente lui près de 30 milliards de dollars d’encours.
C’est le 1er grand geste opérationnel de Gérald Harlin, président exécutif d’Axa Investment Managers depuis octobre dernier. La filiale de gestion du groupe Axa annonce ce mardi 10 mars une réorganisation de ses activités en deux pôles opérationnels contre quatre auparavant. L’un est dédié aux investissements alternatifs et baptisé Axa IM Alts. Le second est consacré aux investissements dits Core et baptisé Axa IM Core.
Standard Life Aberdeen a essuyé des rachats nets de 58,4 milliards de livres en 2019, après une décollecte de 40,9 milliards de livres en 2018. Une part importante de ce montant s’explique par la perte d’un contrat avec Lloyds Banking Group: la banque a retiré 41 milliards de livres dans le courant de l’année (qui ont bénéficié à Schroders). Lloyds avait annoncé en février 2018 qu’il mettait fin à un mandat de 109 milliards de livres. En excluant ce contrat, la décollecte ressort à 17,4 milliards de livres. La gamme multi-actifs GARS, qui souffre depuis quelques années, a vu sortir 10,6 milliards de livres, en ralentissement par rapport aux 16,7 milliards de rachats de 2018, et ce malgré une amélioration des performances. Les encours de cette gamme se sont réduits à 10,6 milliards de livres, contre 19,9 milliards en 2018. Les encours ont reculé à 544,6 milliards de livres, contre 551,5 milliards de livres un an plus tôt. Les revenus basés sur les frais ont reculé de 13 % à 1,634 millions d’euros en raison de la décollecte en 2018 et 2019, note Standard Life Aberdeen. Le bénéfice ajusté avant impôts est ressorti à 584 millions de livres, en repli de 10 %, compte tenu d’une baisse des revenus. Le coefficient d’exploitation s’est établi à 71 %, ce qui est plus faible que les 68 % de 2018.
Columbia Threadneedle Investments a renforcé son équipe recherche actions centrale dans la région EMOA avec l’arrivée d’Anne Marie Fleurbaaij au poste d’analyste actions senior. La nouvelle recrue couvrira les sociétés de consommation britanniques et européennes. Avant de rejoindre Columbia Threadneedle, Anne Marie Fleurbaaij a passé 12ans au sein de la branche londonienne du fonds souverain singapourien GIC, où elle s’est concentrée sur les investissements en actions du secteur de la consommation. Auparavant, elle a travaillé pendant sept ans chez Morgan Stanley, où elle était notamment en charge des sociétés de consommation paneuropéennes. Anne-Marie Fleurbaaij est par ailleurs administratrice non exécutive de l’Investor Forum.
A rebours des flux positifs de ses concurrents, le gestionnaire d’actifs britannique M&G a subi 1,3 milliard de livres (1,5 milliard d’euros) de décollecte en 2019, année de sa séparation de son ancienne maison-mère Prudential, effective depuis octobre dernier. Le gestionnaire avait aussi gelé un fonds immobilier en décembre, après avoir constaté d’importants retraits de capitaux dans un marché de l’immobilier commercial fébrile, en raison du Brexit.
Rothschild & Co Asset Management Europe a obtenu le label ISR pour trois fonds de sa gamme 4Change : R-co 4Change Climate Equity Europe, R-co 4Change Climate Credit Euro et R-co 4Change Human Values. Le groupe indique que cette labellisation «s’inscrit dans une démarche d’intégration des critères environnementaux, sociaux et de gouvernance au cœur des stratégies de gestion de la société». Les fonds R-Co 4Change Climate Equity Europe et R-Co 4Change Climate Credit Euro ont pour mission d’utiliser comme moteur de performance la transition vers une économie bas carbone. Le fonds R-co 4Change Human Values privilégie les sociétés dont les modèles économiques intègrent des challenges sociétaux et environnementaux, faisant ainsi du capital humain l’un des principaux vecteurs d’une croissance durable.
Janus Henderson Investors a fait circuler de nouvelles directives auprès de ses plus de 2.000 employés dans le monde le 10 février pour soutenir les employeurs et managers d’employés transgenres, ainsi que les éduquer sur l’utilisation du pronom préféré d’une personne, rapporte Financial News. Les directives internes, lues par Financial News, incluent une liste pour les managers sur les étapes à suivre lorsqu’un collègue veut passer d’un genre à un autre. Financial News révèle aussi que BlackRock a introduit un guide de transition de genre pour ses employés en novembre 2017. Les autres sociétés de gestion de la City ayant des guides ou politiques d’inclusion non binaires incluent Schroders, Pimco et Legal & General. Quant à Man Group, il a mis en place des toilettes non genrées.
DoubleLine Capital,société de gestion basée à Los Angeles, a signé un accord avec HMC Capital, une société commerciale (TPM ou tierce partie marketeur), pour distribuer ses fonds au Chili et au Pérou. Pour DoubleLine, qui gère 150 milliards de dollars d’encours,il s’agit du premier partenariatde distribution via un TPM signé en Amérique latine. Les investisseurs latino-américains et du marché US offshore pouvaient déjà investir dans les fonds de la firme à travers leurs versions Ucits et la plateforme d’Allfunds Bank.