Le vétéran de la gestion obligataire Dan Fuss va se retirer de la gestion du Loomis Sayles Bond Fund. L’octogénaire, qui a passé plus de soixante années dans l’univers du fixed income, va passer la main de ce fonds de 9,1 milliards de dollars d’encours le 1er mars prochain. Il restera néanmoins conseiller senior et membre du comité de direction de la filiale de Natixis.
La société d’investissement Blackstone a annoncé lundi avoir conclu un accord avec le fonds Brookfield Asset Management pour lui racheter un ensemble de bâtiments et laboratoires dédiés aux sciences de la vie à Cambridge, dans le Massachusetts aux Etats-Unis, pour 3,45 milliards de dollars.
Disposant d’un bureau à Paris depuis la rentrée, le gérant d’origine néerlandaise Waterland Private Equity Investments va pouvoir accélérer le rythme de ses investissements. Son fonds de huitième génération, baptisé Waterland Private Equity Fund 8, vient de boucler sa levée de 2,5 milliards d’euros, en trois mois. Il y a trois ans, le précédent véhicule avait déjà récolté 2 milliards d’euros en deux mois. Spécialisé dans les opérations de build-up sur le marché des midcaps établies en Europe du Nord, Waterland est implanté dans neuf pays. Il est actif depuis plus de vingt ans et témoigne avoir investi depuis sa création dans plus de 110 entreprises – qui ont ensuite réalisé plus de 540 acquisitions.
Le groupe financier suisse UBS était supposé mettre un terme à son activité de banque privée aux Etats-Unis le 1er janvier 2021 mais il ne tiendra pas le délai imparti, rapporte Citywire Americas. UBS va être obligé de décaler la fermeture en raison d’un retard dans le transfert de plusieurs centaines demillions de dollars de prêts octroyés à des clients internationaux à son activité de conseil en gestion de patrimoine.Cette unité, qui doit accueillir les clients de la banque privée américaine d’UBS, doit en effet mener une due diligence sur l’ensemble des prêts octroyés aux clients avant qu’ils ne soient transférés. Un process d’autant plus long que la majorité de cesclients sont basés offshore et qui pourrait prendre plusieurs semaines sinon plusieurs mois. Ce retard pourrait coûter plusieurs millions de dollars à UBS qui aura sans doute besoin de renouveler sa licence de banque privée aux Etats-Unis pour une année supplémentaire, ce qui n'était pas dans les plans du groupe suisse.
L’antenne suisse de Banque Internationale à Luxembourg (BIL Suisse) vient de recruter Hartmut Vollmer comme directeur de la gestion de fortune pour les marchés de croissance. Cela recouvre la Chine, le Moyen-Orient et l’Europe de l’Est. Hartmut Vollmer, qui est actuellement senior managing director de l'équipe est-européenne, et membre du comité de direction à l’Union Bancaire Privée, arrivera en avril prochain. Il intègrera par ailleurs le comité exécutif. BIL Suisse a également annoncé la nomination de Tobias Kamber comme directeur juridique, et Ralph Ebert à la direction de la conformité. Ils intègreront tous les deux le comité exécutif à partir du premier janvier.
Aberdeen Standard Investments a levé 669 millions d’euros pour son deuxième fonds d’infrastructures core, SL Capital Infrastructure Fund II. L’équipe de gestion d’infrastructures core a réuni 150 millions d’euros supplémentaire dans un mandat dédié, soit un total de près de 820 millions d’euros. Elle dépasse l’objectif initial fixé entre 600 et 800 millions d’euros. Il s’agit de souscriptions d’institutions financières diverses et variées, dont des fonds de pension d’entreprises ou de collectivités locales, des compagnies d’assurance, des fonds de fonds et d’investisseurs dans des family offices provenant du Royaume-Uni, d’Europe continentale, d’Amérique du Nord et d’Asie. Dirigée par Dominic Helmsley, l'équipe vise des investissements directs dans des transactions sur les marchés intermédiaires des infrastructures core au Royaume-Uni et en Europe continentale. Ce fonds est investi dans les secteurs des services aux collectivités, des transports et de l’énergie en privilégiant tout particulièrement les actifs fonctionnant dans des cadres réglementaires établis ou bénéficiant de flux de trésorerie contractuels.
BNP Paribas Asset Management a annoncé ce 14 décembre le lancement de deux nouveaux fonds de dette d’infrastructure, BNP Paribas European Infrastructure Debt Fund II, et BNP Paribas European Junior Infrastructure Debt Fund I. Ils seront gérés par le pôle de gestion Dette Privée et Actifs Réels. Le premier fonds vise 500 millions d’euros d’actifs sous gestion. Il fait suite au succès d’un premier fonds lancé fin 2017 d’une taille de 474 millions d’euros, et actuellement en fin de période d’investissement. Le second visera une taille cible entre 300 et 500 millions d’euros, et bénéficiera de l’expérience acquise à travers le partenariat exclusif établi avec un investisseur asiatique, resté anonyme. Il investira sur de la dette infrastructure non Investment Grade en Europe relative à des actifs sous-jacents bénéficiant de cash-flows stables et prédictibles, précise un communiqué. Les deux fonds investiront de façon diversifiée dans le secteur des infrastructures et appliqueront une politique ESGreposant sur l’analyse de l‘équipe dédiée de BNPP AM, à travers son Sustainability Center. Les études d’impact seront fournies par un expert indépendant, permettant d’évaluer les projets d’infrastructure sur les émissions de gaz à effet de serre évitées, la contribution environnementale nette et l’alignement avec les objectifs de l’Accord de Paris sur le climat, afin de construire des portefeuilles durables associés à un reporting ESG.
La décision des autorités allemandes d’instaurer un deuxième confinement, avec la fermeture de tous les magasins non essentiels dès mercredi, fait craindre une nouvelle récession de la première économie d’Europe, estiment lundi plusieurs économistes. Le premier confinement, au printemps, avait provoqué une chute du produit intérieur brut (PIB) de 1,7% au premier trimestre et de 9,8%, un record, au deuxième. Ce choc a été suivi d’un rebond de 8,5% du PIB au troisième trimestre. Commerzbank estime désormais que le PIB allemand se contractera d’au moins 1% sur les trois derniers mois de l’année et de 0,5% sur les trois premiers de l’an prochain. Berenberg table sur une baisse de 1,8% du PIB sur octobre-décembre.
L’effort des institutionnels français pour financer la santé se poursuit avec l’attribution du fonds de Place de dette privée. Eiffel Investment Group a été sélectionné à l’issue d’un appel d’offres pour gérer un véhicule de 270 millions d’euros et «soutenir la souveraineté sanitaire de la France» conformément à l’engagement pris par les assureurs le 15 avril dernier envers le Premier Ministre. Onze d’entre eux abondent le fonds. Nov Dette Santé financera en dette senior des ETI et des PME françaises du secteur de la santé qui s’engagent en faveur de la relocalisation et de la réindustrialisation et de la santé de demain. Il a pour objectif de financer 15 à 20 entreprises dans les 2 à 3 prochaines années, seul ou en commun avec d’autres investisseurs.
Denis Lehman rejoint Swiss Life Asset Managers France en tant que directeur de la gestion d’actifs valeurs mobilières, un poste nouvellement créé, et membre du directoire. Il avait quitté Aviva Investors en octobre où il avait passé plus de 15 ans. Il était depuis 2019 directeur général et depuis 2015 directeur des gestions. Chez Swiss Life AM, Denis Lehman dirigera la stratégie de gestion valeurs mobilières de la société pour le compte des compagnies d’assurance du Groupe Swiss Life (PAM) et auprès de la clientèle externe (TPAM) en France. Ce recrutement fait suite à celui de Cyril Toma, qui a pris récemment la tête du département commercial et marketing.
Le gouvernement français a demandé à une dizaine d’organismes publics ou privés de déposer leurs avoirs au Trésor, selon des documents officiels cités par Reuters. Une ordonnance du 2 décembre montre que cette instruction s’applique entre autres à Pôle Emploi et au Fonds de garantie des dépôts et de résolution. «Pour faire face aux conséquences de la crise sanitaire, la présente ordonnance vise à étendre l’obligation de dépôt de fonds au Trésor à certains organismes qui y dérogeaient jusqu’alors», explique un document du ministère des Finances. Cette disposition permet à l’Etat d’accéder à plusieurs milliards d’euros sans avoir à faire appel aux marchés pour financer ses engagements. Selon l’ordonnance et une étude d’impact, le total des comptes ouverts au Trésor atteignait plus de 150 milliards d’euros fin octobre, contre 128 milliards en 2019.
Emmanuel Macron a annoncé lundi la tenue d’un référendum sur l’introduction d’une référence à l’environnement dans l’article 1er de la Constitution française.Il s’agirait de notions de «biodiversité, d’environnement, de lutte contre le réchauffement climatique». La proposition sera transmise en même temps que la loi issue des propositions de la Convention citoyenne sur le climat.
La décision des autorités allemandes d’instaurer un deuxième confinement fait craindre une nouvelle récession de la première économie d’Europe, estiment lundi plusieurs économistes de de Commerzbank, Berenberg, Deutsche Bank et ING.
Le numéro un français de la gestion d’actifs Amundi renforce son équipe de relations avec les clients institutionnels en recrutant Eric Dussoubs, énarque de la promotion 2009. Le pôle est dirigé depuis septembre par Jean-Jacques Barbéris, autre énarque (2008) et ancien conseiller économique de François Hollande. Cet ancien Conseiller référendaire à la Cour des comptes fut notamment rapporteur au sein de la Commission pour le codéveloppement de la Méditerranée (2009-2012), au sein de la Présidence de la République, lors du mandat de Nicolas Sarkozy. Il a quitté le secteur public en 2013 pour HSBC, dont il a dirigé la banque de particuliers et la gestion de patrimoine (2013-2017), puis le département secteur public (2017-2020).
Le fonds NOV Dette santé est doté de 270 millions d'euros et le fonds actions cotées de 70 millions d'euros par la Caisse des dépôts et les membres de la FFA
Denis Lehman rejoint Swiss Life Asset Managers France en tant que directeur de la gestion d’actifs valeurs mobilières, un poste nouvellement créé, et membre du directoire. Il avait quitté Aviva Investors en octobre où il avait passé plus de 15 ans. Il était depuis 2019 directeur général et depuis 2015 directeur des gestions.
Le fonds d’investissement américain MSP Sports Capital va investir un total de 185 millions de livres sterling (200M€) dansMcLaren Racing,l'écurie de Formule 1 du constructeur automobile britannique McLaren. MSP Sports Capital détiendra initialement 15% de l'écurie puis 33% d’ici fin 2022. L’opération valorise McLaren Racing à 560 millions de livres sterling (610M€), a indiqué McLaren dans un communiqué.
Alexandre Holroyd, député des Français établis en Europe du Nord et membre de la commission des finances, a présenté en juillet un rapport sur la finance verte. Il participait la semaine dernière aux Journées Nationales des Investisseurs organisées par Instit Invest et L’Agefi.
La suspension des actions du groupe de services aux opérateurs de télécoms ou d’énergie, resté silencieux depuis, a surpris beaucoup de hedge funds et sociétés de gestion comme Comgest ou Dorval.
Selon Bloomberg, le groupe financier américain State Street réfléchirait à plusieurs options pour l’avenir deson activité de gestion d’actifs State Street Global Advisors (SSGA), dont celle de la fusionner avec un concurrent. L’idée serait de gagner en taille selon les sources citées par le média. Des transactions avec les gestions d’actifs d’Invesco et d’UBS ontainsi étéétudiées mais n’ont pas débouché sur un éventuel accord. D’autres opérations sont évaluées par State Street qui travaille avec une société de conseil sur le dossier.SSGA gère plus de 3.000 milliards de dollars d’encours. Le groupe State Street affichait une valorisation de 26,3 milliards de dollars à la Bourse de New York vendredi soir.
L’effort des institutionnels français pour financer la santé se poursuit avec l’attribution du fonds de Place de dette privée. Eiffel Investment Group a été sélectionné à l’issue d’un appel d’offres pour gérer un véhicule de 270 millions d’euros et « soutenir la souveraineté sanitaire de la France » conformément à l’engagement pris par les assureurs le 15 avril dernier envers le Premier Ministre. Onze d’entre eux abondent le fonds.
« Nous allons publier d’ici la fin de l’année sur la plupart de nos fonds, des indicateurs montrant quel pourcentage denos encours sont constitués d’entreprises alignées sur la limitation du réchauffement à 2°C », a annoncé Pierre Valentin, président du directoire d’Ecofi lors d’une table ronde diffusée aux Journées nationales des investisseurs organisée par L’Agefi et Instit Invest. Le dirigeant a indiqué lors de ce débat portant sur l’ESG, que lorsqu’il s’adressait à plusieurs fournisseurs de données ESG, il n’obtenait pas forcément les mêmes résultats. «Il y a donc nécessité que les entreprises standardisent leurs données en particulier en matière d’émissions de gaz à effets de serre, mais cela va de toute façon évoluer avec certaines directives européennes», a-t-il estimé.
Arrivé en juillet 2019 en tant que présidentet conseiller au sein de la boutique de gestion espagnole Metagestión, Carlos Flores a été démis de ses fonctions, rapporte l’agence de presse EuropaPress. Il a été remplacé par l’actionnaire majoritaire de la société de gestion José Alberto Barreras. Selon les données d’Inverco,Metagestión a perdu près de 35% de ses encours entre janvier et novembre 2020, passant de 677,5 à 473 millions d’euros.
L’Espagne serait «en train de perdre la plus grosse introduction en Bourse d’une société espagnole depuis des décennies», relate le journal Cinco Días. La plateforme de distribution de fonds espagnole Allfunds serait selon le quotidien hispanique plus encline à se cotersur Euronext plutôt que sur la bourse espagnole gérée par BME - rachetée plus tôt cette année par son homologue suisse Six. La cotation d’Allfunds est prévue pour 2021 avec une valorisation estimée à 7 milliards d’euros. Plusieurs facteurs expliqueraient ce choix d’après Cinco Días, le premier étant qu’Amaury Dauge,directeur financier d’Allfunds depuisnovembre, est lui-même l’ancien directeur financier du groupe Euronext. L’inimitié existante entre le directeur général d’Allfunds Juan Alcaraz et le management de BME à propos d’une fintech acquise par Allfunds en 2018ne serait pas non plus étrangère à ce possible choix de préférer Euronext à BME. Enfin, le profiltechnologique d’Allfunds bénéficierait davantage à Euronext qui a déployé son programme TechShare dans plusieurs pays européens dont l’Espagne pour aider les startups à s’introduire en Bourse.
Nina Hammerstad, qui était responsable de la construction du portefeuille immobilier international du fonds pétrolier, et cinq anciens salariés de la société de gestion norvégienne Odin Forvaltning, dont Oddbjørn Dybvad, ont créé leur société, rapporte le site suédois Realtid.se. Appelée REQ Capital, cette nouvelle structure proposera une gestion active aux individus fortunés. Le ticket d’entrée est de 10 millions de couronnes suédoises (environ 1 million d’euros).
Les fonds monétaires ont renoué avec une collecte dynamique, selon les derniers chiffres du « Flow Show», le rapport sur les flux hebdomadaires de collecte de BofA Global Research. Entre le 3 et le 9 décembre, ceux-ci ont enregistré 28,1 milliards de dollars de flux positifs, un niveau qui n’avait plus été observé depuis le début de l'été. Néanmoins, les investisseurs ont dans le même temps conservé de l’appétit pour le risque, via les actions (+18,1 milliards de dollars de flux nets), et le segment émergent des obligations (+2,9 milliards). La collecte des fonds or poursuit, de son côté, sa décrue, avec -0,3 milliard de dollars. Dans le détail, la collecte des fonds actions a été principalement portée par les marchés émergents (+3,9 milliards de dollars), et les petites capitalisations américaines (+2,6 milliards). A l’inverse, les grandes capitalisations US continuent de décollecter (-3,7 milliards), tout comme le style growth (-1,6 milliard). Dans le reste du monde, les actions japonaises décollectent de 0,7 milliard de dollars, tandis que les européennes respirent avec +0,9 milliard. Sur la partie obligataire, qui a collecté en tout 10,7 milliards de dollars sur cette semaine, la croissance provient tant de la partie la plus sûre, avec les obligations souveraines (+3 milliards), que le segment risqué des émergents (+2,9 milliards). Au milieu, les obligations d’entreprise investment grade enregistrent une collecte du même niveau, avec 3,1 milliards de dollars. A l’inverse, les obligations à haut rendement ont rendu 0,6 milliard de dollars. Le rendement, la tech et les actifs sans risque, gagnants de 2020 La fin d’année approchant, les analystes de BofA Global Research ont par ailleurs réalisé un récapitulatif de la collecte depuis le premier janvier. Et il en ressort que les classes d’actifs les plus conservatrices demeurent encore, à l’heure actuelle, les grandes gagnantes d’une année 2020 atypique. Du 1er janvier au 9 décembre, les fonds monétaires ont collecté 917 milliards de dollars (soit +18,3% de leurs encours), et les fonds aurifères 54 milliards (+23,7%), le momentum de ces derniers ayant pris fin il y a un mois. Les obligations ont pour leur part enregistré, jusqu’ici, 359 milliards de dollars de flux nets, dont 317 milliards rien que sur les obligations d’entreprises. Grâce au rallye démarré début novembre, qui a vu les investisseurs placer un chiffre record de 140 milliards de dollars en six semaines, les fonds actions sauvent pour l’instant leur exercice 2020 avec +127 milliards, dont 51 milliards rien que sur les techs. Les principaux perdants sont l’Europe (-40 milliards de dollars) et les fonds actions value américains (-32,6 milliards).
Moneta Asset Management perd l’un de ses deux visages. Patrice Courty, co-dirigeant et associé de la société de gestion indépendante française, s’en va. Il abandonne son mandat de directeur général et son rôle de gérant. Il a aussi vendu ses parts de la société à Moneta. Patrice Courty était arrivé chez Moneta il y a 17 ans, très peu de temps après la création de la boutique de gestion par Romain Burnand, président de la société, et un autre associé en 2003 (resté peu de temps). Il y gérait le fonds Moneta Long Short, l’un des trois seuls fonds de la société de gestion, dont les encours s’établissaient à un peu plus de 400 millions d’euros sur les plus de 3 milliards d’euros gérés par la société à fin novembre. Patrice Courty incarnait surtout le pôle «long short» de la société qui était bâtie sur deux piliers: la gestion long only, représentée par Romain Burnand, avec le fonds phare Moneta Multi Caps (2,5 milliards d’euros), et la gestion long short. Moneta AM explique ce départ par des «convenances personnelles», selon un communiqué. D’après des sources proches de la société, les relations entre Romain Burnand et Patrice Courty s'étaient dégradées depuis des mois. Cela aurait conduit au départ d’autres personnes au sein de la société de gestion, notamment du côté du pôle «long short». C’est notamment le cas de Maxime Bouquet qui était analyste long-short de Moneta depuis 2014 et a quitté la société durant l’été. Interrogée à ce sujet par NewsManagers, Moneta AM n’a pas souhaité faire de commentaire et a indiqué que les autres départs n’étaient pas liés à celui de Patrice Courty. Un porte-parole a plutôt souligné la «nature positive» des changements, avec à la clé un «renouvellement générationnel». Les deux pôles de gestion sont fusionnés Après le départ de Patrice Courty, Andrzej Kawalec est en effet nommé nouveau directeur général de Moneta Asset Management. Agé de 48 ans, l’intéressé travaille au sein de la boutique française depuis 15 ans. Il était analyste-gérant dans l’équipe de Romain Burnand, un poste qu’il continuera d’occuper. Le nouveau dirigeant détient environ 3 % du capital de Moneta, sachant qu’environ 90 % sont aux mains de Romain Burnand, toujours président. Le reste du capital appartient au salariés. La gestion du fonds Moneta Long Short est quant à elle confiée à Grégoire Uettwiller, nommé gérant, avec Romain Burnand qui en assurera la cogestion et les douze autres membres de l’équipe de gestion. Grégoire Uetwiller avait rejoint l’équipe de gestion des fonds Moneta Micro Entreprises et Moneta Multi Caps en 2012 en tant qu’analyse financier. Il avait été promu analyste-gérant en 2016. Les deux pôles de gestion qui faisaient jusqu’à présent la spécificité de Moneta AM sont d’ailleurs réunis en un seul dirigé par Romain Burnand. Un porte-parole de Moneta AM assure que ces changements sont «bien perçus» par les clients et traduisent «une forme de continuité». Selon lui, la société est «en ordre de marche» et fourmille de projets qui seront annoncés dès l’an prochain.
Les sociétés de gestion traditionnelles sans valeur ajoutée, sont aujourd'hui confrontées à des difficultés pour survivre, constate le head of business development and M&A chez Generali Investments Asset & Wealth Management.