Melvin Capital disposait de 12,5 milliards de dollars début janvier. Un mois plus tard, il n’en a plus que 8 milliards. Une chute provoquée par les pertes sur le dossier GameStop. Vendeur à découvert de la valeur, le fonds a été pris à revers par le mouvement d’achats massifs lancés par des investisseurs sur un forum boursier. Point72 et Citadel sont venus en aide à Melvin en lui apportant 2,75 milliards de dollars la semaine dernière pour lui permettre de solder, à pertes, sa position.
Le Panel Allocation reste inchangé avec la moitié du portefeuille consacrée aux actions. Les nombreux mouvements pourraient préluder à un changement de tendance en mars.
Cogefi Gestion a obtenu deux labels ces derniers jours. Le label ISR pour son fonds Cogefi Elixir, axé sur les large caps européennes de qualité, et le label Relance pour son fonds Cogefi Chrysalide P, éligible aux PEA et PEA-PME, investit pour 50% minimum de son actif net en valeurs françaises. Ce dernier privilégie «les histoires entrepreneuriales ou familiales, les sociétés dynamiques, créatrices d’emploi et innovantes, avec une exposition significative aux thématiques de la transition énergétique et de l’amélioration de la qualité de vie», explique un communiqué. Cogefi Gestion avait signé les Principes pour l’investissement responsable en 2018.
Après les fonds de pension américains, c’est au tour des investisseurs suédois de tacler BlackRock. Tout est parti d’une interview d’Amra Balic, responsable européenne de la gouvernance d’entreprise de BlackRock, sur les ambitions du géant de la gestion d’actifs en matière de diversité, publiée le 17 janvier dans Dagens Industri, le grand quotidien économique et financier de Suède. Dans cet article, BlackRock réclame plus de diversité dans les conseils d’administration des sociétés suédoises, y compris l’origine ethnique des administrateurs. Les entreprises qui ne sont pas à la hauteur seront «tenues responsables», lançait la représentante de BlackRock. Quelques jours plus tard, le 26 janvier, Göran Espelund, président du conseil d’administration de la société de gestion suédoise Lannebo et Anders Oscarsson, responsable de la gestion actions de l’AMF, un fonds de pension suédois, ont réagi vivement à ces propos dans une tribune libre publiée dans Dagens Industri. Se félicitant que le sujet de la diversité soit mis sur le devant de la scène, les deux professionnels pointent du doigt «un grave problème». «L’un des plus grands actionnaires de la Bourse de Stockholm, BlackRock, semble ne pas avoir une compréhension de base du fonctionnement de la gouvernance d’entreprise suédoise», écrivent-ils. «Dans le monde anglo-saxon, c’est généralement le conseil d’administration en place de l’entreprise qui prépare les propositions pour un nouveau conseil d’administration. Les actionnaires qui estiment que la proposition n’est pas suffisamment bonne peuvent alors voter contre lors de l’assemblée générale annuelle», rappelle le duo. «C’est l’approche que BlackRock utilise en Suède. BlackRock vote non aux propositions du conseil d’administration qui ne répondent pas à leurs spécifications», ajoutent-ils. «Mais en Suède, ce n’est pas le conseil d’administration en place de l’entreprise qui fait des propositions pour un nouveau conseil d’administration. En Suède, un comité de nomination, composé des principaux actionnaires, prépare des propositions pour un nouveau conseil. L’AMF est un actionnaire important et compte des représentants dans plus de 30 comités de nomination dans des sociétés cotées suédoises. Lannebo, qui se concentre sur les petites entreprises, est également représentée dans près de 30 comités de nomination», soulignent Göran Espelund et Anders Oscarsson. «BlackRock refuse systématiquement de participer aux comités de nomination. BlackRock n’a jamais mis les pieds dans un comité de nomination suédois. Pas soumis une seule proposition pour un candidat au conseil», s’insurgent encore les deux auteurs de la tribune. BlackRock taxé d’irresponsable Pour eux, «il est frappant de constater que les plus grands actionnaires d’entreprises socialement importantes agissent d’une manière si ignorante qu’ils risquent de nuire gravement aux entreprises et à leurs actionnaires». «Un géant de la gestion d’actifs comme BlackRock pourrait, s’il le souhaitait, participer à des centaines de comités de nomination. Cela leur fournirait une plate-forme imbattable pour accroître la diversité des salles de conférence. Mais malheureusement, BlackRock semble plus intéressé à faire la une des journaux qu'à créer du changement», ironisent-ils. «BlackRock est l’un des principaux actionnaires à la Bourse de Stockholm, mais semble manquer de connaissances de base sur la gouvernance d’entreprise suédoise. Ils ne participent pas aux comités de nomination. Ils ne présentent pas leurs propres propositions. Cela n’est pas seulement incroyable, c’est totalement irresponsable», concluent-ils. Le feuilleton ne s’arrête pas là, puisque le 28 janvier, deux représentants de BlackRock interviennent sur le sujet, toujours dans Dagens Industri. Répondant aux vives critiques des deux investisseurs suédois, Sandra Boss, responsable du stewardship, et Christian Hyldahl, responsable Europe du Nord et co-responsable d’Europe continentale de BlackRock, se justifient en indiquant que «le Code suédois de gouvernance d’entreprise n’est pas entièrement adapté aux réglementations internationales dans lesquelles nous et d’autres gestionnaires de fonds mondiaux devons opérer». Ils ajoutent: «cela ne nous empêche pas d'être des gestionnaires actifs et engagés du capital de nos clients et nous sommes convaincus que nos clients bénéficient si les entreprises dans lesquelles nous investissons se concentrent sur la création de valeur durable pour toutes leurs parties prenantes». La diversité fait partie des sujets abordés la semaine dernière par Larry Fink, le patron de BlackRock, dans sa lettre aux dirigeants d’entreprises.
Lai Xiaomin, l’ancien président de China Huarong AM, a été exécuté ce vendredi, a annoncé la télévision publique chinoise CCTV. Cet ancien homme d’affaires puissant, membre du Parti Communiste Chinois, avait été condamné à mort début janvier pour des pots-de-vin, détournement de fonds et polygamie. Il aurait ainsi reçu plus de 215millions d’euros de dessous de table et aurait détourné 3,1 millions d’euros. China Huarong AM a été créé en 1999. Il s’agit d’une des premières sociétés de gestion d’actifs du pays, spécialisée dans les créances douteuses.
Les investisseurs ont privilégié, pour la troisième semaine consécutive, des positions préventives face au retour potentiel de l’inflation. Selon les données du « Flow Show», le rapport sur les flux hebdomadaires de collecte de BofA Global Research, sur la semaine du 21 au 27 janvier, les fonds actions US «value», petites capitalisations, ou encore les obligations souveraines indexées à l’inflation ont conservé leur bonne dynamique. Les gérants actions actifs, par opposition aux fonds indiciels, auront même pour une fois attiré la majorité des flux. Si l’on regarde par classe d’actifs, les gagnants de la semaine sont une nouvelle fois les fonds actions, avec 24 milliards de collecte nette. Viennent ensuite les fonds obligataires (15,7 milliards de dollars), les fonds monétaires (6,4 milliards) et les fonds or (0,2 milliard). Au sein des fonds actions, les gérants actifs ont reçu 12,4 milliards de dollars, contre 11,6 milliards pour les ETF, les fonds indiciels cotés. Une situation assez rare, puisque ces gérants actions sont confrontés depuis quelques années à une concurrence impitoyable des fonds indiciels, tant sur la performance que les frais de gestion. Dans le détail, les fonds américains «value» ont recueilli 3,6 milliards de dollars, tandis que le pendant «croissance» a rendu 0,9 milliard. Les petites capitalisations US ont également dépassé les grandes, avec 1,2 milliard de dollars de flux nets contre 0,5 milliard. Cet intérêt pour les actifs couvrant l’inflation se ressent également dans les choix sectoriels : à côté de la tech (+2,3 milliards de dollars), typiquement classée «croissance», on retrouve la santé (1,9 milliard), l'énergie (1,8 milliard) et les financières (0,7 milliard). Si l’on regarde la répartition géographique de la collection actions, les émergents ont reçu le plus important flux avec 6,9 milliards de dollars, suivi par les Etats-Unis, 2,2 milliards. Le Japon n’a reçu qu’un petit 0,5 milliard et l’Europe a rendu 0,7 milliard. Sur les obligations, les obligations souveraines indexées à l’inflation ont également connu une bonne collecte, avec +1,4 milliard de dollars, quand leurs corolaires non-indexées ont rendu 1,6 milliard. Les obligations d’entreprises «investment grade» mènent, comme d’habitude, la collecte de la classe d’actifs, avec 9,9 milliards de dollars, suivies par les émergentes (3,6 milliards), les titres municipaux US (2,5 milliards), et les obligations à haut rendement (1,4 milliard).
Le groupe suisse Bellevue a présenté ce 29 janvier quelques chiffres financiers pour l’exercice 2020. En ressort notamment une croissance de 13% des encours sous gestion, qui atteignaient 12 milliards de francs suisses à fin décembre. La collecte nette n’a pas été précisée. Avec un résultat d’exploitation de 46 millions de francs (+14%), la firme de Zurich prévoit un bénéfice net de 22 millions de francs, qui prend en compte une correction de valeur de 10 millions d’euros.
Eurizon, la société de gestion du groupe Intesa Sanpaolo, vient de recruter Dickson Man pour diriger sa distribution en Asie, un poste nouvellement créé. Basé à Hong Kong, il est rattaché à Sean Debow, le directeur général d’Eurizon Capital Asia. Dickson Man arrive de T. Rowe Price Investment Management, où il était responsable de relations clients à Hong Kong. Auparavant, il a travaillé chez Investec et BlackRock.
Carmignac a annoncé ce 29 janvier une série de promotions, et le lancement d’un fonds de dettes émergentes. Au sein de l'équipe actions, Haiyan Li-Labbé, est nommée co-gérante de Carmignac Emergents, tandis qu’Amol Gogate, est promu co-gérant de Carmignac Portfolio Emerging Discovery, tous deux aux côtés de Xavier Hovasse, responsable des actions émergentes. Haiyan Li-Labbé a rejoint Carmignac en 2011, et est gérante et analyste Chine, tandis qu’Amol Gogate est analyste sur les actions asiatiques chez Carmignac depuis 2019. De plus, Emmanuel Niogret, gérant du fonds Carmignac Portfolio Alpha Themes depuis qu’il a rejoint Carmignac en 2019, devient également gérant de Carmignac Portfolio Long-Short Global Equities. Dans l’équipe taux, Marie-Anne Allier devient l’unique gérante de Carmignac Sécurité, l’une des plus importantes stratégies d’investissement de Carmignac, avec près de 10 milliards d’euros d’encours. Marie-Anne Allier est co-gérante du fonds depuis qu’elle a rejoint Carmignac en avril 2019. Keith Ney, précédemment co-gérant de Carmignac Sécurité avec Marie-Anne Allier, va dorénavant se consacrer à Carmignac Portfolio Patrimoine Europe qu’il co-gère depuis sa création il y a trois ans, aux côtés de Mark Denham, responsable des actions européennes.Le fonds Carmignac Portfolio Emerging Patrimoine est lui désormais cogéré uniquement par Joseph Mouawad et Xavier Hovasse, qui gèrent ensemble le fonds depuis près de trois ans. Enfin, Carmignac lance ce jour le fonds Carmignac Portfolio Unconstrained EM Debt, géré par Joseph Mouawad. Ce fonds d’investissement socialement responsable investit dans de la dette locale et externe ainsi que dans les devises des marchés émergents. Sa philosophie d’investissement de conviction est « non-benchmarkée ». Elle vise à identifier les différentes opportunités sur les marchés émergents quelles que soient les conditions de marché.
Plus d’un an après son échec pour s’introduire en Bourse, le géant américain des bureaux partagés WeWork discute d’un possible rapprochement avec un véhicule d’investissement coté (Spac) qui pourrait lui permettre d’arriver sur le marché, selon des personnes proches du dossier. Le conseil d’administration de la société et son directeur général Sandeep Mathrani évaluent des offres d’un Spac financé par le fonds Bow Capital Management et d’un autre véhicule, dont il n’a pas été possible de connaître le nom, d’après des personnes proches du dossier. Dirigé par le propriétaire des Sacramento Kings, une équipe du championnat américain de basket-ball, Bow Capital Management a levé 420 millions l’an dernier.
La marque de prêt-à-porter Just Over The Top (JOTT) a annoncé hierque L Catterton, société d’investissement spécialisée dans le secteur de la consommation, a pris une «participation majoritaire» au capital de l’entreprise, selon le communiqué. La famille Gourdikian, qui a fondé et géré Jott depuis ses débuts, continuera de détenir une part importante de celle-ci. Les modalités financières n’ont pas été dévoilées.Parallèlement à cette annonce, Didier Lalance a été nommé PDG de Jott. Il comptetrente années d’expérience dans l’industrie, avec un parcours réalisé au sein de marques telles que Lacoste, Kering et Asics.
Le régulateur des marchés financiers européen, Esma, a nommé Rodrigo Buenaventura, le président du régulateur espagnol CNMV,en tant que président de son comité pour la protection des investisseur et des intermédiaires. Son mandat court jusqu’au 1er février 2022. La présidence du réseau de coordination sur la finance durable (CNS) de l’Esma revient, elle,à la vice-présidente de la CNMV, Montserrat Martínez Parera. Elle occupera cette fonctionjusqu’au 1er février 2023.
Le CFA Institute vient de recruter Paul Andrews au poste de directeur de la recherche, de la représentation des intérêts («advocacy») et des standards, un pilier de la certification éponyme. L’intéressé arrive de l’Iosco (International Organization of Securities Commissions), dont il était le secrétaire général depuis 2016. Auparavant, il a notamment travaillé près de vingt ans au sein de la Finra (Financial Industry Regulatory Authority), dont il fut vice-président, et fut conseiller spécial à la SEC (Securities and Exchange Commission) de 1990 à 1998. L’association a également promu la française Barbara Petitt au poste de directrice de l’apprentissage professionnel. Cette docteure et détentrice de la certification, ancienne élève de l’Edhec et de l'école de commerce de Grenoble, est une ancienne professeure de finance (notamment à la Skema Business School de Lille), et a dirigé la publication du CFA Institute Financial Analysts Journal, entre 2014 et 2017.
JSS Sustainable Asset Management a annoncé ce 27 janvier le lancement d’une stratégie d’investissement climatique conçue pour essayer de tirer parti d’opportunités liées à la transition vers un avenir bas carbone. Dénommé «JSS Sustainable Equity – Global Climate 2035" s’aligne aussi sur l’objectif de JSS Sustainable Asset Management d’atteindre la neutralité carbone d’ici 2035. Il sera investi dans le monde entier dans les «Green Champions», des entreprises qui développent des solutions pour réduire les émissions de carbone, et les «Climate Pledgers», des entreprises qui s’efforcent de réduire leurs propres émissions et suivent une trajectoire conforme à l’objectif de l’accord de Paris, qui vise à limiter le réchauffement climatique à moins de 2°C. Globalement, le portefeuille vise une trajectoire de hausse des températures inférieure à 2°C et une exposition à 20% de revenus « verts » au minimum, tout en évitant les investissements dans des actifs «échoués». Il est géré par Andreas Nigg, Barbara Janosi et Alban Cousin.
Le fonds de pension des employés municipaux de l’Ontario, Omers, complète son écurie de gérants. Sa filiale consacrée à l’immobilier, Oxford Properties, annonce l’acquisition du gérant paneuropéen M7 Real Estate. M7 a débuté en 2009 en tant que spécialiste de la logistique légère urbaine et industrielle, qui reste son secteur de prédilection, avant de se diversifier dans les entrepôts de stockage. La société emploie 225 personnes dans 15 pays européens. M7 dispose d’un portefeuille de 4 milliards d’euros composé de 620 actifs dont 42 millions de mètres carrés pour les comptes séparés de ses clients, ainsi que des fonds communs de placements dans lesquels il co-investit. Oxford avait préalablement affiché son ambition de déployer 3 milliards de livres (3,4 milliards d’euros) dans la logistique européenne, et cette acquisition lui en donne les moyens. L’opération s’insère dans la stratégie globale d’Oxford qui consiste à entrer sur de nouveaux territoires et à augmenter sa présence dans la logistique, l’immobilier résidentiel collectif et les sciences de la vie. M7 continuera à travailler de façon indépendante sous la conduite de son équipe dirigeante actuelle. Cette approche est caractéristique de la façon d’opérer d’Oxford qui agrège des équipes expertes telles que celle de Get Living, promoteur et bailleur immobilier britannique, la plateforme logistique américaine IDI Logistics et Investa, spécialiste australien de l’immobilier commercial. Plus de 50 Md€ d’actifs immobiliers « Cette transaction est le parfait exemple de la façon dont Oxford utilise son capital avec créativité pour accéder à des opportunités dans les classes d’actifs et les géographies pour lesquelles nous avons la plus forte conviction, commente Jo McNamara, vice-présidente Europe chez Oxford Properties. Nous pouvons acquérir des actifs et des portefeuilles, les développer, investir dans la dette ou le capital, et acheter des entreprises, le tout au service de nos priorités d’allocation. » Oxford et ses sociétés de gestion gèrent approximativement 80 milliards de dollars canadiens (51,4 milliards d’euros) d’actifs, dont environ le tiers investi dans des stratégie de logistique, entrepôts et e-commerce en Amérique du nord, Europe et Asie-Pacifique.
BNP Paribas Wealth Management vient de recruter Michael Yong-Haron comme directeur général pour Hong Kong et pour l’Asie du Nord, a appris Finews Asia de plusieurs sources. Il arrive de Standard Chartered, où il était responsable du marché Chine et Asie du Nord depuis 2017. Auparavant, il a dirigé les activités en Asie du Nord pendant deux ans chez RBC Wealth Management, et a travaillé dans les banques privées de Credit Suisse et Crédit Agricole.
Dans un entretien à Bloomberg TV, accordé peu de temps après sa lettre annuelle envoyée aux dirigeants des grandes entreprises et dans laquelle il les enjoint à prendre des mesures contre le changement climatique, Larry Fink, le cofondateur et dirigeant de BlackRock, l’assure «je ne fais pas cela parce que je suis un environnementaliste, je fais cela parce que je suis un capitaliste qui pense sincèrement que le changement climatique est un risque pour les investissements», explique-t-il. Rappelant que BlackRock est le plus grand gérant d’actifs à long terme pour la retraite au niveau mondial, il juge que le sujet du changement climatique est un sujet majeur de long terme qui a un impact sur toute la société et dont on voit les conséquences un peu plus chaque année. Pour lui, ralentir le changement climatique demandera la mobilisation de plusieurs milliers de milliards de dollars et créera de nombreux emplois, mais dans le même temps, il constate que de nombreuses entreprises ne sont pas bien préparées pour ce changement et ne bougent pas sur la question. Questionné sur l’implication des gouvernements en la matière, il pense qu’elle est indispensable, mais nuance sur la régulation en rappelant qu’il a toujours préféré que le capitalisme «s’autorégule» et que ce dernier bouge de toute façon sur cette question «parce que c’est bon pour le business». Face aux ONG qui lui reprochent de ne pas aller assez vite, Larry Fink estime que la «tension créée par les activistes verts a été positive» mais il demande à ce qu’elles comprennent que les créations d’emploi qui seront générées par la nouvelle économie ne seront peut-être pas concomitantes avec la destruction massive d’emplois qui sera générée par le ralentissement de l’ancienne économie où des millions d’emplois sont encore liés à l’industrie du carbone. Les populations sont déjà inquiètes pour leur avenir et cela se traduit par la montée du populisme. Il juge qu’il faudra «des investissements massifs dans la technologie» pour atteindre les objectifs climats et que c’est «le seul moyen réaliste d’y parvenir». Cela a été un grand effort pour nous de vendre nos actifs chinois Le dirigeant de la plus grande société de gestion d’actifs du monde s’est exprimé également sur l’obligation imposée aux Etats-Unis de vendre les actifs chinois cotés en Bourse pour les investisseurs américains. «Cela a été un grand effort pour nous de vendre ces actifs» a-t-il indiqué, rappelant que ces ventes ont été réalisées dans tous les produits domiciliés aux Etats-Unis, privant les Américains de la croissance de la deuxième économie mondiale, «mais que dans le même temps des flux record (d’investissement) de nos clients mondiaux s’orientent vers la Chine». Enfin, interrogé sur le marché du Bitcoin, dans lequel BlackRock a fait une récente entrée, Larry Fink estime qu’il s’agit d’un actif volatil sur «un marché très petit». Il se dit d’ailleurs «fasciné» lui-même par " la fascination» qui a gagné tous les médias de façon générale et tous les articles qui sont écrits sur le sujet alors que c’est une «catégorie d’actifs tellement petite par rapport à toutes les autres classes d’actifs». Il juge d’ailleurs que la viabilité du Bitcoin à long terme n’a pas encore été prouvée. «Une certaine forme de monnaie numérisée jouera un rôle plus important à l’avenir, et il se peut que ce soit le Bitcoin. Ou peut-être quelque chose d’autre qui se développera...».
Le SPDR S&P Retail ETF de State Street Global Advisors a été l’un des grands gagnants – et perdants – de la flambée du cours de GameStop cette semaine, observe le Financial Times. L’ETF a augmenté de 24 % cette semaine, principalement en raison de son exposition à la chaîne de jeux vidéo, qui a vu son cours bondir de 255 % la semaine passée. Les investisseurs sont toutefois massivement sortis de l’ETF, et sa capitalisation boursière est descendue de 700 millions à 200 millions de dollars mercredi. Les investisseurs ont pris leur profit, mais sont aussi devenus de plus en plus nerveux concernant la hausse de la pondération de GameStop dans le portefeuille de l’indice XRT. Mercredi, GameStop représentait 19,9 % de XRT, soit bien plus que les 11,8 % du reste des 10 principales positions.
Le gouvernement britannique a lancé une consultation publique sur le projet de régulation du reporting climat et de la gouvernance des fonds de pension locaux.
A Plus Finance, société de gestion spécialisée en immobilier et private equity, a annoncé jeudi l’entrée à son capital du groupe Magellim, un acteur de l’investissement et de la gestion d’actifs immobiliers qui gère environ 1,1 milliard. Ce dernier prendra une participation minoritaire, le management d’A Plus Finance restant majoritaire. «Un des actionnaires historiques d’A Plus Finance a souhaité sortir», explique à NewsManagers (Groupe L’Agefi) Fabrice Imbault, directeur général d’A Plus Finance, qui revendique environ 950 millions d’euros d’encours dont 700 millions dans l’immobilier. Si ce dernier s’est refusé à dévoiler le nom du cédant, il s’agirait de Frédéric Payol, cofondateur d’A Plus Finance au côté de Niels Court-Payen, son actuel président.
Le Premier ministre, Jean Castex, doit annoncer vendredi une série de mesures d’un montant total de 3,3 milliards d’euros visant les quartiers défavorisés, selon Reuters. Un milliard correspond au Plan de relance et 2 milliards serviront à financer des programmes de rénovation urbaine, à Marseille et en Ile-de-France notamment. Parmi la quinzaine de mesures attendues, qui amplifient pour la plupart des programmes existants, figure la création de sept nouveaux quartiers «de reconquête républicaine» où seront déployés cette année 180 policiers et gendarmes supplémentaires. Ils passeront à 62, pour un total de 1.200 membres des forces de l’ordre mobilisés. Est également prévue la création de 600 postes de médiateurs et éducateurs spécialisés dans les quartiers.
L’inflation en Allemagne est redevenue positive en janvier et a nettement dépassé les attentes, a annoncé jeudi Destatis, l’office fédéral de la statistique, en précisant que l’augmentation du salaire minimum était l’une des explications possibles de cette évolution. Les prix à la consommation calculés aux normes européennes IPCH, affichent une hausse de 1,6% en rythme annuel après une baisse de 0,7% en décembre. Les économistes interrogés par Reuters prévoyaient une hausse de 0,5% seulement sur un an.
L’Union européenne doit explorer les moyens juridiques dont elle dispose afin de sécuriser les approvisionnements en vaccins contre le Covid-19 précommandés, si les négociations avec les entreprises sur les retards de livraison s’avéraient infructueuses, a déclaré dans une lettre le président du Conseil européen. Après Pfizer, qui a annoncé le 15 janvier une réduction temporaire de sa production, AstraZeneca a informé l’UE que ses livraisons seraient inférieures aux volumes convenus avec Bruxelles en raison d’un problème similaire. Le bloc a demandé qu’une partie des vaccins destinés au Royaume-Uni soient attribués à l’UE. Certains des Vingt-Sept ont en outre proposé d’intenter une action en justice pour contraindre les sociétés pharmaceutiques à honorer leurs engagements.
A Plus Finance, société de gestion spécialisée en immobilier et private equity, a annoncé jeudi l’entrée à son capital du groupe Magellim, un acteur de l’investissement et de la gestion d’actifs immobiliers qui gère environ 1,1 milliard. Ce dernier prendra une participation minoritaire, le management d’A Plus Finance restant majoritaire.
OFI AM vient de recruter Guillaume Poli en tant que directeur du développement, partenariats et distribution. L’intéressé rejoindra la société le 1er février 2021 et succédera à Franck Dussoge qui partira à la retraite après 9 ans au sein du Groupe OFI. Guillaume Poli était précédemment membre du comité exécutif de l’asset management d’Edmond de Rothschild. Il était global head of business development et s’occupait des ventes, du marketing et du développement de produits. Agé de 54 ans, il a aussi travaillé au sein de Société Générale, Nomura, Bankers Trust International, Goldman Sachs PLC. Chez OFI, Guillaume Poli sera membre du comité exécutif, et aura la responsabilité des directions commerciale, marketing, communication, clients solutions, ingénierie produits et services. Il sera directement rattaché à Jean-Pierre Grimaud, directeur général du Groupe OFI. Le Groupe OFI gère 67 milliards d’euros d’encours à fin décembre 2020 à la fois sur les actifs cotés et non cotés, pour le compte d’une clientèle institutionnelle et patrimoniale, française et internationale.
Le fournisseur d’ETF WisdomTree lance le WisdomTree Cybersecurity UCITS ETF (WCBR) sur les Bourses de Londres, Milan et Francfort. WCBR vise à reproduire la performance de l’indice WisdomTree Team8 Cybersecurity (WTCBR), un panier de sociétés spécialisées dans la cybersécurité à l’origine des principales évolutions et innovations du secteur. WisdomTree s’est associé avec Team8, expert en cybersécurité, en données et en fintech afin d’identifier les sociétés associées à la cybernétique et aux thèmes du développement de la cybersécurité. Les frais de gestion s’élèvent à 0,45 %. Le WisdomTree Cybersecurity UCITS ETF devient le 4ème ETF de la gamme de produits d’actions thématiques de WisdomTree aux côtés du WisdomTree Artificial Intelligence UCITS ETF (WTAI), du WisdomTree Cloud Computing UCITS ETF (WCLD) et du WisdomTree Battery Solutions UCITS ETF (VOLT). « Notre gamme d’ETF thématiques a dépassé 1,2 milliards de dollars[1] d’encours sous gestion après son lancement il y a un peu plus de deux ans », s’est félicité Alexis Marinof, directeur pour l’Europe de WisdomTree.
Lauxera Capital Partners a annoncé mercrediavoir levé en moins de six mois «près de 100 millions d’euros» pour le premier closing de son fonds Lauxera Growth I. Ce tour de table a réuni des investisseurs tels que Covea, Téthys, Financière Dassault, Candriam (New York Life) et Bpifrance, qui investit en fonds propres et via le fonds de fonds Growth pour le compte d’assureurs privés et de la Caisse des Dépôts.Lauxera Growth I est le premier fonds lancé par la société de gestion Lauxera Capital Partners, précise le communiqué.
En Espagne, le nombre deSicav locales continue de dégringoler, observe le quotidien El Confidencial. La cause? La nouvelle taxation des rendements des Sicav mise en application dès cette annéepar lacoalition socialiste et de gauche radicale au pouvoir. Si la Sicav rapporte plus de 200.000 euros, la taxe sera de 26%. Elle ne sera que de 23% pour les Sicav qui se sont dissoutes en 2020. Ainsi 154 Sicav espagnoles ont été fermées en 2020 (-6% sur l’année), dont plusieurs en décembre, selon les données d’Inverco, relate El Confidencial. Le journal précise que le nombre de Sicav espagnoles était de 2.434 fin 2020.Des remboursements nets de 1,24 milliard d’euros ont été constatés à la fermeture de ces Sicav. Le quotidien précise que les fermetures de Sicav espagnoles ont continué durant les premières semaines de 2021, dont certaines appartenant à l’aristocratie locale ou encore à d’anciens footballeurs du pays. Seul moyen d'échapper à l’impôt du gouvernement espagnol, un amendement du parti socialiste espagnol. Celui-cistipule que les actionnaires des Sicav ont six mois pour réinvestir leur argent dans d’autres structures qui répondent aux critères du gouvernement, à savoir qu’elles doivent avoir unminimum de100 actionnaires ayant chacun investi plus de2.500 euros, a indiqué José Luis Hermida, responsable des clients privés et de la taxation des business familiaux chez KPMG Abogados à El Confidencial.
Le gestionnaire asiatique Eastspring Investments a établi une plateforme pour le marché américain offshore tout en ajoutant de nouveaux membres à son équipe de distribution pour les Amériques, relate Citywire Americas. Cette plateforme distribue des fonds luxembourgeois d’Eastspring Investments enregistrés auprès de la National Securities Clearing Corporation. La société de gestion, dont les quartiers généraux se trouvent à Singapour, a également conclu un partenariat de distribution avec le tierce-partie marketeur Atlantic Zagros Financial Partners en octobre 2020 pour étendre les capacités de distribution d’Eastspring en Amérique latine et sur le marché américain offshore.