Les gérants doivent jongler entre les sujets sensibles, comme la situation en Chine ou le nucléaire, et leur volonté de s'impliquer pleinement dans l'ESG.
La société de gestion suédoise Brummer & Partners a nommé Markus Wiklund directeur général, après le départ de Mikael Spångberg pour «raisons personnelles» après 10 ans passées au sein de la structure. En outre, la société a nommé un nouveau responsable des risques, Andreas Ekenbäck. Markus Wiklind prendra les commandes du fonds Multi-Strategy de Brummer, tandis que Kerim Celebi est nommé gérant aux côtés du co-fondateur Patrik Brummer.
Lombard Odier Investment Managers (LOIM) a recruté Lorenzo Bernasconi en tant que responsable des solutions climatiques et environnementales, un poste nouvellement créé. Cette nomination doit traduire la volonté de l’entreprise de développer son offre d’investissement liée à la transition climatique, notamment sur le non coté. Lorenzo Bernasconi était jusqu’à présent managing director of innovative finance à la RockefellerFoundation à New York, où il gérait le portefeuille « Zero Gap », mobilisant du capital en faveur desObjectifs de développement durable (ODD) des Nations Unies. Il a travaillé chez UBS à Londres et au sein du Boston Consulting Group à New York et à Paris. Lorenzo Bernasconi est également fondateur et président du conseil d’administration d’Emergent Forest Finance Accelerator, un intermédiaire à but non lucratif qui a récemment participé au lancement de la LEAF Coalition, la plus importante initiative public-privé visant à protéger les forêts tropicales du marché volontaire du carbone. En outre, il est chargé de recherche pour la politique énergétique etfinancière au Steyer-Taylor Center de l’université de Stanford. Basé à New York, Lorenzo Bernasconi a pris ses fonctions le 1er octobre.
Rothschild & Co vient d’embaucher Sébastien Chaumetou comme gérant de portefeuille senior au sein de l'équipe de gestion conseil sous mandat de son bureau à Bruxelles. L’intéressé arrive d’ABN Amro, où il occupait un poste similaire depuis mi-2019. Entre 2014 et 2019, il a été gérant au sein de l'équipe conseil de Société Générale Private Banking Belgium. Ce Français, passé par l’ESCP Europe, a débuté sa carrière dans la vente de produits actions et de produits structurés chez ING Commercial Banking en Belgique.
La gardienne des données personnelles cherche à trouver sa place comme régulateur depuis l’entrée en vigueur du règlement sur la protection des données en 2016.
La Banque centrale européenne observe de près les anticipations d’inflation et l'évolution des salaires alors qu’il reste difficile de prévoir la durée des tensions causées par la reprise d’activité après la pandémie de Covid-19, a déclaré mardi sa présidente, Christine Lagarde. «Nous ne devons pas réagir de manière excessive aux pénuries d’approvisionnement ou à la hausse des prix de l'énergie car notre politique monétaire ne peut pas influer directement sur ces phénomènes», a-t-elle déclaré dans un discours. «Mais nous serons très attentifs à l'évolution des salaires et aux anticipations d’inflation afin de garantir leur ancrage à 2%», a-t-elle ajouté. Christine Lagarde a réitéré la position de longue date de la BCE selon laquelle la flambée inflationniste se dissipera l’année prochaine.
Emmanuel Macron a confirmé mardi qu’il rencontrerait le président américain Joe Biden lors du sommet du G20 à Rome les 30 et 31 octobre afin de relancer la relation entre la France et les Etats-Unis mise à mal par l’abandon par l’Australie d’un contrat de sous-marins français au profit de Washington. «Nous avons prévu de nous parler à la mi-octobre et nous nous verrons pendant le G20. Je pense que c’est la bonne occasion de voir comment nous pouvons reprendre contact (...). Ce n’est pas qu’une question de mots, c’est une question de faits et de ce que nous faisons ensemble», a déclaré le chef de l’Etat français à son arrivée à Brdo, en Slovénie, pour un sommet de l’Union européenne.
Les cours du baril de brut ont aligné une quatrième séance de hausse consécutive mardi à New York, ralliant un pic depuis octobre 2014, au lendemain de la décision des pays de l’Opep et de leurs alliés (Opep+) de ne pas accélérer la hausse de leur production. Les prix du gaz ont également bondi de 9% pour finir à un plus haut en 13 ans, en raison de tensions sur les stocks à l’approche de l’hiver. L’Opep+ va mettre des barils supplémentaires sur le marché, ce qui est baissier en soi. En clôture, le contrat sur le baril de brut WTI a gagné 1,7%, à 78,93 dollars, sur le New York Mercantile Exchange, son plus haut niveau depuis le 21 octobre 2014, selon FactSet. En Europe sur l’ICE, le baril de Brent a gagné 1,6%, à 82,56 dollars, un plus haut depuis le 10 octobre 2018.
Abondance d’informations peut nuire. Relevant la multitude et la complexité des critères ESG qui finissent par altérer leur compréhension et leur diffusion,deux experts en finance durable, Anne Delaroche, conseillère en gestion de patrimoine et présidente de Delaroche Patrimoine, et Vincent Auriac, conseiller en investissement financier (CIF) et président d’Axylia, ont élaboré un système de notation spécifique. L’objectif est de discerner les sociétés de gestion réellement concernées par les performances ESG des produits qu’elles proposent. Baptisé «Clean Score» , ce dernier repose sur trois thèmes de l’ESG : le climat, la mixité sociale et la philanthropie. En pratique, les sociétés de gestion sont tenues de communiquer trois informations simples à produire et à comprendre. Pour le E, il s’agit de la liste des entreprises dans lesquelles sont investis dans un premier temps, 50% de ses encours. Cette liste permettra de calculer leur facture environnementale, à partir de leurs émissions de CO2, basée sur la méthodologie du Score Carbone. Pour le S, il est question du nombre de femmes présentes parmi les dix premières rémunérations de la société de gestion. Enfin, pour le G, il s’agira d’appréhender l’effort de philanthropie, les dons - en temps et en argent - exprimés en pourcentage du chiffre d’affaires " L’idée n’est pas de noter des fonds à la manière des agences de notation, mais les fabricants et de suivre leur évolution dans le temps. Par ailleurs, le but n’est pas de les sanctionner mais plutôt de discerner plus facilement les bons élèves.” expliquent les deux fondateurs dans un communiqué. Enfin, l’outil est animé par un comité de pilotage conduit par Anne Delaroche et Vincent Auriac. Sa vocation est d’accueillir des conseillers en gestion de patrimoine (CGP) engagés dans le domaine de l’investissement socialement responsable. A noter que pour donner de l’envergure au Clean Score, les initiateurs lancent le « Club des 100 », accessible sur simple adhésion et ouvert aux CGP et société de gestion. « Il doit permettre d’acquérir une représentation et une légitimité suffisante pour porter cet outil et inciter les sociétés de gestion à considérer des modèles plus durables », précise le communiqué.
Rothschild & Co vient de nommer Sébastien Gyger au poste de directeur de la recherche de fonds et des portefeuilles institutionnels. L’intéressé était jusqu’ici directeur des investissements pour les départements de gestion de fortune et de gestion institutionnelle de la Banque Pâris Bertrand Sturdza, structure qui a récemment été intégrée à Rothschild & Co. Sébastien Gyger a travaillé près de quatorze ans chez Lombard Odier & Cie, dont il fut notamment directeur de l’allocation et directeur de la gestion.
Bayerninvest, la société de gestion de la Bayerische Landesbank, une banque régionale détenue par l’Etat de Bavière, vient de recruter Hakem Saidi comme gérant obligataire, a appris Das Investment. Il gèrera un nouveau fonds d’obligations internationales, qui doit sortir d’ici la fin de l’année. L’intéressé arrive du concurrent munichois Meag, où il fut gérant pendant une dizaine d’années. Il a également travaillé pour Pioneer Investments, Union Investment et Activest. Bayerninvest gérait 91 milliards d’euros d’actifs à fin 2019, principalement via des Spezialfonds (fonds institutionnels) pour le compte de la Bayerische Landesbank et de plusieurs caisses d'épargnes bavaroises.
Thierry Déau, le PDG et fondateur de Meridiam, a quitté son poste de président de la Long-Term Infrastructure Investors Association (LTIIA), une association sectorielle qu’il a créée en 2014. La LTIIA réunit des investisseurs institutionnels représentant près de 350 milliards de dollars d’actifs (302 milliards d’euros) dans le secteur des infrastructures. Thierry Déau démissionne de ce poste après deux mandats successifs. Il a été nommé président d’honneur de l’association. Le conseil d’administration de la LTIIA a élu Vincent Levita, fondateur et directeur général d’InfraVia Capital Partners, comme nouveau président. Il est membre du conseil d’administration de LTIIA depuis deux ans. Vincent Levita a lancé InfraVia en 2008. Auparavant, il fut responsable de l’infrastructure chez AXA Investment Managers. Il a travaillé chez Corporate Value Associates depuis 1991 avant d’être promu en tant que partenaire en 1999.
La Banque Postale Asset Management (LBPAM) doit présenter ce mardi un nouveau fonds de dettes d’infrastructures à impact, révèle Les Echos. La filiale du groupe bancaire éponyme vise une levée de fonds de 400 millions d’euros sur cette stratégie. Le véhicule sera géré par Bérénice Arbona, la directrice de la dette d’infrastructure chez LPBAM, et comptera quatre gérants. Il investira dans des entreprises et projets d'énergie verte, de transport électrique, et d’efficacité énergétique. L’impact en matière de réduction des émissions carbonées sera mesurée.
Fidelity International vient de lancer une gamme d’ETF smart beta et actifs sur la Bourse de Milan. Cela regroupe 12 ETF actions et obligataires. Une partie de ces produits sont durables et classés article 8 selon la réglementation SFDR sur les reportings ESG.
Le Securities and Exchanges Board of India (SEBI), le régulateur financier indien, a annoncé fin septembre l’introduction du mécanisme de swing pricing pour les OPCVM locaux. Cette pratique, qui consiste à prélever des frais lors d’importants retraits, vise à décourager des sorties massives des investisseurs dans un fonds à liquidité quotidienne. Elle sera applicable à partir du 1er mars 2022. Le mode de calcul de la valeur liquidative du fonds variera en fonction des conditions de marché. Un premier swing factor, qui fait varier la valeur théorique de la part vers sa valeur marchande, sera calculé pour les périodes normales, et un autre le sera pour les phases de dislocation de marché. L’Association of Mutual Funds in India (AMFI) sera chargée de définir les paramètres pour l’application de cette mesure pour les périodes normales d’ici trois mois. Ceux pour les phases de dislocation de marché seront écrits par le gendarme financier, sur la base de recommandations de l’AMFI. La durée d’application du swing pricing pendant la période de dislocation sera annoncée à chaque fois par le SEBI. L’application du swing pricing ne concerne ni les fonds overnights, c’est-à-dire les fonds monétaires qui investissent dans des actifs avec une échéance d’une journée, ni les fonds d’obligations souveraines. Cette nouvelle réglementation, déjà présente dans les marchés développés, trouve potentiellement sa source dans la crise des fonds obligataires qu’a connu le marché indien au printemps 2020. Les difficultés de plusieurs fonds de Franklin Templeton avait, un temps, fait craindre une crise majeure de défauts de fonds dans le pays. La banque centrale indienne avait dû intervenir en débloquant 500 milliards de roupies (6,1 milliards d’euros) afin d’aider tout fonds d’investissement qui n’aurait plus su faire face aux demandes de retraits en cascade de ses investisseurs.
DNB vient de nommer Anette Hjertø au poste de directrice des investissements de sa filiale d’assurance-vie, DNB Livsforsikring, a appris AMWatch. Elle était jusqu’ici directrice du rendement absolu chez DNB AM.
Le ministère de l’Economie a annoncé que le seuil des 200 fonds labellisés «Relance» avait été atteint. Plus de la moitié des 201 fonds labellisés peuvent ainsi être souscrits dans le cadre des supports d’épargne usuels, qu’il s’agisse du PEA, PEA-PME, de l’épargne salariale et de l’épargne, ou encore de l’assurance-vie, avec un tiers des fonds labellisés accessibles en sous-jacent d’unités de compte. L’ensemble des fonds labellisés relance est investi à ce jour pour plus de 16 milliards d’euros en fonds propres ou quasi-fonds propres dans les entreprises françaises. Totalisant un encours sous gestion de 22,4 milliards d’euros, les fonds labellisés sont investis à 72% dans des entreprises françaises et à 52% dans des PME et ETI.
L’Organisation Mondiale du Commerce (OMC) a relevé lundi ses prévisions de croissance du commerce mondial pour 2021 et 2022, mais a mis en garde contre une possible reprise à deux vitesses. L’OMC vise désormais une croissance du commerce mondial des marchandises de 10,8% cette année, après une chute de 5,3% en 2020. En mars, elle prévoyait une croissance de 8% en 2021. L’organisme table sur une croissance du commerce de 4,7% en 2022, supérieure à sa précédente prévision de 4,0% et proche de la tendance pré-pandémique de long-terme. Selon l’OMC, les problèmes de pénurie devraient être plus limités dans des secteurs comme l’informatique et la téléphonie mobile, mais les constructeurs automobiles devraient encore souffrir du manque de composants électroniques.
La sénatrice démocrate Elizabeth Warren a demandé à la Securities and Exchange Commission (SEC) d’ouvrir une enquête pour déterminer si le vice-président de la Réserve fédérale (Fed), Richard Clarida, s'était rendu coupable de délit d’initié lors de ses investissements sur les marchés financiers. Le président de la Fed de Boston, Eric Rosengren, et celui de la Fed de Dallas, Robert Kaplan, ont démissionné la semaine dernière après la révélation de leur achats et ventes d’actions en Bourse l’an dernier alors qu’ils participaient à l'élaboration de la politique monétaire. Richard Clarida, a transféré entre 1 et 5 millions de dollars, d’un fond de placement vers deux autres fonds le 27 février 2020, soit à la veille de l’annonce par la Fed d’une forte baisse à venir des taux pour soutenir l'économie après le début de la pandémie.
Eurazeo a présenté ce 4 octobre ses avancées en matière de neutralité carbone et d'économie plus inclusive. Parmi ses accomplissements sur 2021, la société a notamment dévoilé avoir évalué à 4 milliards d’euros le montant des actifs dédiés à cette transition en private equity. Quatre fonds sur cinq sont par ailleurs désormais classés articles 8 ou 9 au sens du règlement européen SFDR (Sustainable Finance Disclosure). La société, qui gère près de 20 milliards d’euros, avait annoncé en septembre 2020 un plan stratégique en la matière baptisé O+. Elle s'était notamment engagée à évaluer et publier chaque année plusieurs paramètres. En voici quelques-uns, calculés au niveau de la société et de ses participations en portefeuille: - les émissions de tonnes équivalent CO2 ont baissé de 27% pour ce qui est de la société de gestion, et de 1,5 million de tonnes équivalent CO2 depuis 2015 au niveau des participations; - 87% des participations évaluent leur empreinte carbone et aucune d’entre elles n’opère dans le secteur des énergies fossiles; - 90% des collaborateurs ont souscrit à l’offre d’actionnariat salariés qui leur a été proposée; - en matière de mixité, 50% des collaborateurs recrutés cette année sont des femmes; - 73% des 160.000 collaborateurs du périmètre Eurazeo bénéficient aujourd’hui d’une couverture santé.