Vanguard Group rétablit les avantages sociaux des retraités après qu’une tentative de les supprimer progressivement a déclenché des protestations parmi les anciens employés, rapporte le Wall Street Journal. «Je m’excuse sincèrement pour l’anxiété et le stress que cette décision a causés», a déclaré Tim Buckley, directeur général de Vanguard, dans un message vidéo diffusé vendredi. Lundi dernier, la société de gestion a annoncé à ses employés et retraités qu’elle mettait fin à un programme de prestations de retraite de longue date qui permettait aux travailleurs d’accumuler des crédits pour les paiements d’assurance. Vanguard voulait également supprimer une assurance-vie et un programme Cobra destinés à aider les travailleurs dans les mois suivant leur départ à la retraite. La société offrirait à la place un paiement forfaitaire imposable de 40.000 dollars. Lorsque l’entreprise a annoncé ces changements, des dizaines de retraités et d’employés se sont mobilisés sur les médias sociaux et ont appelé et envoyé des courriels aux employés pour se plaindre.
Le hedge fund du milliardaire Chris Hohn a intensifié sa campagne contre le financement de projets d’énergies fossiles par le secteur bancaire et a critiqué les régulateurs qui laissent se constituer un risque systémique, rapporte le Financial Times. Le co-fondateur de The Children’s Investment Fund Foundation, a écrit à la Banque d’Angleterre, la Banque centrale européenne, l’Autorité bancaire européenne et le Financial Stability Oversight Council américain pour proposer une série de réformes. Il s’agit notamment de fixer des exigences de fonds propres plus strictes pour les prêts à forte intensité carbone et d’obliger les banques à améliorer les informations relatives au climat. Chris Hohn estime que les banques n'élaborent pas de plans crédibles et ne réduisent pas les prêts à forte intensité carbone. Dans le même temps, les banques centrales ne parviennent pas à gérer les risques liés au climat, a-t-il ajouté. TCI ne détient pas d’investissements bancaires.
BlackRock a subi de larges rachats sur plusieurs de ses ETF obligataires américains cette année, alors que le secteur a affiché une collecte nette de 161 milliards de dollars depuis le début de l’année, observe le Financial Times. La société de gestion a enregistré depuis le début de l’année des sorties représentant entre 22 % et 25 % des actifs de ses iShares iBoxx $ Investment Grade Corporate Bond ETF, iShares iBoxx $ High Yield Corporate Bond ETF et iShares Short Treasury Bond ETF, selon FactSet. Les trois ETF ont accusé des rachats plus importants que tout autre ETF obligataire américain, pour un total de 23,8 milliards de dollars. Les actifs combinés des fonds ont diminué de 98,6 milliards de dollars à 73,3 milliards. En revanche, des produits similaires comme ceux de Vanguard ont attiré de fortes collectes. Cela peut s’expliquer par la clientèle différente des deux groupes, mais aussi par la différence de frais des produits.
Une action en justice initiée en 2020 auprès du tribunal administratif d’Helsinki par une société de gestion française pourrait éventuellement aboutir à une révision du régime de taxation des fonds d’investissement en Finlande. Le litige, actuellement renvoyé devant la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) pour une demande de décision préjudicielle, oppose une société civile de placement immobilier (SCPI) gérée par un gestionnaire d’actifs français investissant dans des biens immobiliers situés en France et dans les pays de la zone euro au fisc finlandais. En juin 2019, la SCPI prévoit de signer un contrat portant sur l’achat d’actions de deux sociétés anonymes immobilières mutuelles finlandaises, lesquelles sont propriétaires d’immeubles utilisés par des commerces de détail. Si cette acquisition se concrétise, la SCPI exercera l’activité de location d’immeubles en Finlande mais avant de signer le contrat, elle demande à l’administration fiscale de «rendre une décision préalable concernant les exercices fiscaux 2019 et 2020». Le fisc finlandais lui répond que si elle peut être exonérée d’impôts pour 2019, elle ne le sera pas pour l’exercice fiscal 2020. En cause, l’application d’un article – article 20 – de la loi locale relative à l’impôt sur le revenu. Société anonyme ou véhicule comparable à un fonds finlandais ? Pour le fisc finlandais, au vu de son prospectus, la SCPI est assimilable à une société anonyme finlandaise. Elle ne rentre pas dans les critères de la forme juridique d’un fonds d’investissement spécial au sens de l’administration fiscale locale, comme le requiert un alinéa de l’article20 de la loi relative à l’impôt sur le revenu. Ce que conteste en justice la SCPI française. Selon elle, l’article concerné est contraire au droit de l’UE dans la mesure où seuls les fonds créés par contrat peuvent être considérés comme des fonds d’investissement spéciaux exonérés de l’impôt sur le revenu. La SCPI se revendique, elle, comme étant«à tous égards un opérateur comparable à un fonds d’investissement finlandais». L’avocat général de la CJUE, Henrik SaugmandsgaardØe, a rendu ses conclusions mercredi 6 octobre. Il conclut que le régime finlandais de taxation des fonds d’investissement étrangers présente une restriction de la liberté de mouvement des capitaux prévue par le traité sur le fonctionnement de l’UE. Selon l’avocat général, un fonds d’investissement ouvert domicilié en France doit être traité de la même façon, sur le plan fiscal, que des fonds d’investissements par contrat finlandais, peu importe les différences sur le plan légal. Aucune raison d’intérêt public ne saurait justifier une différence de traitement. Jugement attendu d’ici la fin de l’année D’après l’analyse de l’affaire menée par le cabinet KPMG, si la CJUE se range du côté des conclusions de l’avocat général, «cela pourrait être une opportunité pour les fonds d’investissement non-finlandais d’obtenir un remboursement de dividendes précédemment retenus à la source par le fisc local». «Les conclusions de l’avocat général sont une extension logique d’un précédent jugement rendu par la CJUE en 2021 concernant le traitement fiscal d’un investisseur finlandais dans un fonds d’investissement étranger. Dans ce jugement, la cour a jugé que le revenu perçu d’un fonds d’investissement étranger ne devait pas être taxé différemment de celui d’un fonds d’investissement par contrat finlandaiscar les fonds sont comparables malgré des formes légales différentes », explique KPMG, qui voit un régime de discrimination indirecte dans le traitement de taxation actuel différent pour les fonds locaux, exonérés d’impôt, et étrangers en Finlande. Selon le cabinet, les professionnels de l’imposition en Finlande estiment que le jugement devrait tomber d’ici la fin de l’année et certains voient la CJUE adopter un point de vue similaire à celui de l’avocat général. «Par conséquent, les fonds non-résidents constitués sous la forme de société (Sicav par exemple) doivent envisager de déposer des demandes de remboursement de la retenue à la source en Finlande à titre préventif, puis d’interjeter appel ou de prendre d’autres mesures appropriées si l’administration fiscale finlandaise rejette ces demandes de remboursement», conclut KPMG dans son analyse du cas finlandais.
HSBC Wealth and Personal Banking vient de promouvoir Muna Abu-Habsa au poste de co-directrice mondiale de la due diligence des investissements dans des fonds, aux côtés d’Eckhard Weidner. Cette ex-Morningstar (2006-2018) était dernièrement directrice des fonds multi-classes d’actifs, thématiques et durables.
Comgest vient de signer un accord de distribution avec la banque italienne Banca Consulia. Les 150 conseillers financiers de l’établissement italien pourront commercialiser 13 stratégies de la société de gestion française. «Nous sommes très satisfaits d’avoir signé cet accord de partenariat avec Banca Consulia, une entité de premier plan dans le conseil financier qui nous permet de nous enraciner davantage sur le marché italien», a commenté Gabriella Berglund, responsable de la succursale italienne de Comgest. Comgest gérait plus de 40 milliards d’euros fin juin.
Fidelity International vient de signer un accord de distribution en Italie avec le gestionnaire de fortune Copernico Sim. Ce dernier mettra à la disposition de ses clients l’ensemble de la gamme de fonds de la société de gestion américaine.
Edmond de Rothschild Asset Management (Edram) vient d’annoncer ce 11 octobre la nomination de Gauri Kasbekar-Shah en tant que Managing Director au sein de Bridge (Benjamin de Rothschild Infrastructure Debt Generation), sa plateforme de dette d’infrastructures. Elle sera chargée des investissements dans le secteur de l’énergie. Elle arrive de Royal Bank of Scotland, où elle était la directrice de la finance structurée depuis 2007. Auparavant, elle fut associée chez Clifford Chance. Edramest par ailleurs en train de lever des fonds pour son véhicule Bridge V, qui va dépasser celle de son prédécesseur, Bridge IV, clôturé avec 1,25 milliardd’euros en février 2020. Ce véhicule investit dans des actifs de dette d’infrastructures senior éligibles à la réglementation Solvabilité 2 (900 millions d’euros) ainsi que dans les segments à plus haut rendement tels que la fourchette de notation BB-/BB+ et la dette junior (300 millions d’euros). Lancé en 2014 avec 400 millions d’euros, Bridgeest dirigé par Jean-Francis Dusch et son équipe basée à Londres et à Genève. La plateforme se rapproche désormais de quatre milliards d’euros de capitaux levés et investi dans des secteurs s’engageant dans la transition énergétique, les infrastructures digitales et les transports ainsi que d’autres secteurs conventionnels. Bridgefait partie de la plateforme des actifs illiquides d’Edramet totalise près de 20 milliards de francs suisses d’actifs sous gestion (18,66 milliards d’euros). Le groupe Edramcompte 168 milliards de francs suisses (156,75 milliards d’euros) d’actifs sous gestion.
L’académie royale des sciences de Suède a attribué lundi le prix Nobel d’économie à trois chercheurs d’universités américaines : une première moitié à David Card et une seconde au binôme Joshua D. Angrist et Guido W. Imbens. « Les lauréats de cette année nous ont fourni de nouvelles informations sur le marché du travail et ont montré quelles conclusions sur les causes et les effets peuvent être tirées d’expériences naturelles. Leur approche s’est étendue à d’autres domaines et a révolutionné la recherche empirique », explique l’institution. David Card, enseignant à Berkeley, a été récompensé pour ses travaux sur le marché du travail. En se basant sur des expériences naturelles, il a analysé les effets du salaire minimum, de l’immigration et de l'éducation sur le marché. Ses recherches ont notamment abouti à la conclusion que l’augmentation du salaire minimum n’entraîne pas nécessairement une diminution des emplois. Joshua Angrist et Guido Imbens, respectivement enseignants au MIT et à Stanford, ont montré quelles conclusions sur les causes et les effets pouvaient être tirées d’expériences naturelles, élaborant par-là un cadre ayant été adopté par de nombreux chercheurs qui travaillent avec des données d’observation.
La Commission européenne travaille actuellement sur une modification du statut des divisions des banques non-européennes présentes dans l’Union, rapporte le Financial Times, citant des sources proches du dossier. Bruxelles aurait l’intention d’obliger les banques à transformer leurs succursales en filiales, si leurs activités se révèlent importantes - avec plus de 30 milliards d’euros d’actifs - et risquées. Cette proposition entrerait dans le cadre de la finalisation des accords de Bâle 3, actuellement en discussion à la Commission. Cette proposition est justifiée par le fait que la Banque centrale européenne (BCE) s’inquiète que certaines banques étrangères à l’Union puissent échapper à sa surveillance en réalisant une grande partie de leurs activités en zone euro via des succursales faiblement supervisées, indique le quotidien britannique. Une telle modification de la réglementation aurait des conséquences importantes sur le coût supporté par les banques devant s’y conformer car les exigences en capitaux se révèlent bien moindres pour les succursales que pour les filiales.
Les cours du baril de brut ont terminé en hausse lundi à New York, franchissant la barre des 80 dollars pour la première fois depuis 2014. Les cours restent soutenus par la perspective d’un déséquilibre entre l’offre et à la demande après la décision des pays de l’OPEP la semaine dernière de ne pas accélérer la hausse de leur production dans les mois qui viennent. En clôture, le contrat sur le baril de brut WTI pour livraison en novembre a gagné 1,5%, à 80,52 dollars, sur le New York Mercantile Exchange. Il était monté en séance à un pic de 82,18 dollars avant de perdre une partie de son avance.
Le gouverneur de la banque de France a appelé lundi les banques à mieux accompagner le développement des fintechs, incitant les établissements bancaires «à ne pas se tromper d’adversaires». «Si les banques et les fintechs ne savaient pas chacune innover, et souvent innover ensemble, les Big Tech (les géants du numérique souvent américains ou chinois, ndlr) ramasseraient la mise», a déclaré François Villeroy de Galhau à l’ouverture du deuxième forum Fintech organisé par l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR) et l’Autorité des marchés financiers (AMF). Par ailleurs, François Villeroy de Galhau a annoncé l’adoption et la publication «d’ici la fin de l’année» d’une charte «qui aborde le parcours d’une fintech depuis le premier contact avec l’ACPR jusqu'à l’obtention de l’agrément requis», notamment en termes de visibilité et de délais dans les démarches.
L’Arabie saoudite a annoncé lundi le lancement d’un nouveau plan destiné à attirer les investissements étrangers à hauteur de 89,5 milliards d’euros par an, par le biais de diverses mesures incitatives visant en particulier le secteur privé. «Le prince héritier a annoncé aujourd’hui le lancement du National Investment Strategy (NIS)», a indiqué l’agence de presse officielle saoudienne SPA. Le NIS est censé porter le flux annuels des investissements directs à l'étranger (IDE) à 388 milliards de riyals (environ 89,5 milliards d’euros) et augmenter l’investissement intérieur annuel à 1.700 milliards de riyals (environ 392 milliards d’euros) d’ici à 2030, a-t-elle précisé.
Une licorne de plus dans l’Hexagone. La start-up française Swile a bouclé ce lundi un tour de table de 200 millions de dollars (175 millions d’euros) de série D, a-t-elle annoncé, lui permettant de devenir une licorne – sa valorisation vient de dépasser le seuil d’un milliard de dollars (environ 850 millions d’euros) ou plus. La société émettrice de titres-restaurant devient ainsi la 19e start-up tricolore à atteindre ce statut. Là encore, le tour de table a été menépar le conglomérat japonais Softbank International Group, devenu un des principaux fonds mondiaux de la tech – il a investi notamment dans Uber, Slack et Revolut. Il devient ainsi l’actionnaire majoritaire de Swile. Avec à ses côtés, les fonds historiques de Swile (Eurazeo, Index Ventures et Bpifrance) ainsi que le fonds français Headline, nouvel entrant. Michel Combes au conseil d’administration A cette occasion, Michel Combes rejoint le conseil d’administration de Swile en tant que président de SoftBank International Group. L’expert des télécoms, ancien directeur général d’Altice notamment,avait rejoint Softbank au printemps 2020 pour gérer les investissements hors du Japon.Softbank était le principal actionnaire de son employeur précédent, l’opérateur de télécoms américain Sprint. Depuis sa création en 2018 par Loïc Soubeyrand, Swile (ex-Lunchr) a enchaîné les tours de table. Elle a levé15 millions d’euros en 2018, puis un tour de série B de 30 millions d’euros en 2019et un tour de série C de 70 millions d’euros en 2020. Sollicitée par L’Agefi, la société ne communique cependant pas sur sa valorisation actuelle, ni sur son chiffre d’affaires Elle compte atteindre la rentabilité «vers 2023». Swile a commencé par émettre une carte de paiement stockant les tickets-restaurants dématérialisés, sur laquelle se sont ajoutés d’autres avantages sociaux, comme les cartes-cadeaux et les chèques mobilité durable. Swile génère des revenus sur les commissions d’interchange. Nouveaux services Quatre ans après son lancement, Swile a conquis 13% des parts de marché sur les titres-restaurant en France. Il est en concurrence avec des géants du secteur dans l’Hexagone comme Edenred, UpDéjeuner et Sodexo’s Pass Restaurant. Outre les PME, la start-up a réussi à convaincre des grands comptes. En janvier 2021, elle raflait le marché de la chaîne de supermarchés Carrefour et ses 65.000 employés en France. Elle travaille aussi avec Doctolib, Spotify et Airbnb dans l’Hexagone, indique son communiqué.
La société de gestion américaine Capital Group vient d’annoncer ce 11 octobre la nomination de Toby Chan en tant que responsable de clientèle à Hong Kong, un poste nouvellement créé. Elle sera rattachée à Grant Leon, managing director chargé des intermédiaires financiers pour l’Europe et l’Asie. Au sein de ses nouvelles responsabilités, elle sera chargée de la stratégie de distribution pour des clients institutionnels et intermédiaires à Hong Kong et Macao. Toby Chan arrive d’HSBC, où elle était dernièrement la responsable mondiale de Jade & Top Tier Proposition, une division dédiée aux clients high net worth. Elle est entrée chez HSBC en 2007, en tant que responsable du marketing en Asie-Pacifique, avant d’être promue au poste de responsable d’investissements pour l’Asie-Pacifique. Auparavant, elle fut senior marketing manager chez Fidelity International. La société de gestion américaine Capital Group disposait de 2600 milliards de dollars (2248 milliards d’euros) d’encours sous gestion à fin août 2021.
Swiss Life Asset Managers France a annoncé ce 11 octobre avoir obtenu le Label ISR immobilier pour son OPCI (Organisme de Placement Collectif en Immobilier) grand public SwissLife Dynapierre. Le fonds, qui compte plus d’un milliard d’euros d’encours, a été audité par Afnor Certification.
Changement de génération. Pionnier du private equity, KKR a annoncé ce lundi la passation des pouvoirs de ses deux cofondateurs Henry Kravis et George Roberts. L’un des deux K et le R du fonds d’investissement américain seront remplacés par Scott Nuttall et Joseph Bae en tant que codirecteurs généraux. Henry Kravis, 77 ans, et George Roberts, 78 ans, resteront impliqués dans la gestion du fonds en tant que coprésidents exécutifs. Jerome Kohlberg, le troisième co-fondateur de KKR et cousin d’Henry Kravis, est décédé en 2015. La transition était en préparation chez KKR depuis plusieurs années. Scott Nuttall, 48 ans, et Joseph Bae, 49 ans, avaient été nommés coprésidents en 2017 en vue de préparer cette passation des pouvoirs. L’action KKR a triplé de valeur et les actifs sous gestion du fonds ont doublé depuis que Joseph Bae et Scott Nuttall sont officiellement devenus les principaux lieutenants des deux co-fondateurs, a déclaré le groupe. Celui-cigère plus de 430 milliards de dollars. Scott Nuttall et Joseph Bae ont tous deux rejoint KKR en 1996. Simplification des structures En plus de ses changements de direction, KKR a déclaré lundi qu’il prendrait des mesures pour éliminer sa structure d’actions à double classe. Carlyle a été la première grande société de capital-investissement cotée en bourse à le faire en 2019, suivie par Apollo cette année. KKR n’est pas le seul fonds d’investissement américain à changer de gouvernance. En 2018, le PDG de Carlyle, Kewsong Lee, a succédé aux cofondateurs David Rubenstein, William Conway et Daniel D’Aniello. La même année, le PDG d’Ares Management, Michael Arougheti, a pris le relais du cofondateur Tony Ressler. Le cofondateur d’Apollo Global Management, Marc Rowan, est devenu PDG en mars, remplaçant Leon Black qui a démissionné à la suite de l’enquête sur ses liens avec le financier et délinquant sexuel Jeffrey Epstein. Stephen Schwarzman, 74 ans, le PDG de Blackstone, est désormais le dernier fondateur d’une grande société de capital-investissement cotée en Bourse à ne pas avoir renoncé à son rôle de directeur général, bien que son numéro 2, Jonathan Gray, soit en lice depuis 2018 pour lui succéder.
Après plusieurs mois de chantier, la réforme de la gouvernance du Label ISR est enfin installée. Comme l’avait évoqué Pierre Chabrol, le porte-parole du Label pour le Trésor, la semaine dernière lors du Forum ESG et impact de L’Agefi, Nicole Notat ne sera plus présidente du comité du Label nouvelle mouture. Elle est remplacée ce 11 octobre par Michèle Pappalardo, énarque et ancienne directrice de cabinet du ministre de la Transition écologique et solidaire Nicolas Hulot entre 2017 et 2018.
Le fonds Towerbrook a mandaté Morgan Stanley pour céder Infopro Digital, selon le site Stratégies. Il s’agit du propriétaire des médias L’Argus de l’Assurance, Le Moniteur, L’Usine nouvelle, et de salons professionnels, dont Patrimonia. Le fonds américain l’avait acquis il y a cinq ans pour 700 millions d’euros.
La SEC, le gendarme financier américain, enquêterait sur le family office Archegos pour manipulation de marché, d’après Bloomberg. Son fondateur Bill Hwang aurait dissimulé certaines positions, en achetant des titres via plusieurs banques intermédiaires afin de cacher le montant de ses positions, enfreignant ainsi certaines règles de divulgation publique.
Philippe Forni annonce son départ de BNP Paribas Banque Privée où il était directeur des gestions privées et membre du comex sur son profil Linked-In. «Je quitte le groupe BNP Paribas pour une retraite très active. Je continue une activité sur les marchés financiers et les sujets de géostratégie sous un autre format», indique-t-il. Philippe Forni occupait ce poste depuis 2013. Auparavant, il travaillait pour CamGestion.
Les fonds qui suivent la volatilité des marchés font un retour en force, malgré les craintes qu’ils soient trop compliqués pour certains investisseurs, écrit le Wall Street Journal.Deux nouveaux ETF qui permettent aux investisseurs de faire des paris à effet de levier ou inverses sur un baromètre populaire des fluctuations du marché devraient commencer à être négociés cet automne. Des produits similaires ont dévasté les investisseurs lors d’une explosion très médiatisée il y a moins de quatre ans. Les nouveaux fonds, gérés par Volatility Shares, ont été autorisés ce mois-ci par la Securities and Exchange Commission. Ils sont tous deux liés à des contrats à terme sur l’indice de volatilité Cboe, ou VIX. L’un des fonds parie que les contrats à terme VIX vont baisser, ce qui revient à vendre l’indice à découvert. L’autre est conçu pour fournir le double du rendement quotidien des futures VIX, ce qui signifie qu’il peut augmenter fortement lorsque les actions deviennent turbulentes. Certains défenseurs des investisseurs ont critiqué l’approbation de la SEC, avertissant que les investisseurs non avertis pourraient se faire avoir par de tels produits. La SEC a approuvé les deux fonds après les avoir étudiés pendant plus d’un an. Malgré cette approbation, certains commissaires restent préoccupés par les risques liés à ces fonds et demandent instamment une étude plus approfondie et éventuellement de nouvelles règles pour protéger les investisseurs.
Le très attendu rapport de Credit Suisse sur ses propres erreurs concernant la faillite de Greensill Capital a été retardé, alors que la banque suisse se prépare à une série de batailles juridiques, rapporte le Financial Times. L’établissement avait espéré publier les conclusions de l’enquête qu’il a diligentée (menée par Deloitte et Walder Wyss) lors de l’annonce de ses résultats du troisième trimestre le mois prochain, selon des sources bien informées. Mais sa publication a été reportée car le document n’est pas encore terminé. Compte tenu de la nature sensible de l’affaire, Credit Suisse ne publiera que certains détails choisis de l’enquête sur Greensill.