Cinq ans après son lancement avec 100 milliards de dollars, le Vision Fund de SoftBank affiche une performance embarrassante, rapporte le Wall Street Journal. Conçu avec l’objectif de financer une génération entière de futurs géants de la tech, le fonds a levé près de 30 fois plus d’argent que les autres fonds de venture capital à l’époque. Il est désormais l’une des victimes les plus visibles de la déroute de la tech. Les actions cotées qui composent le gros du portefeuille du Vision Fund ont chuté de plus de la moitié depuis le début de l’année (à lundi). Cela implique une perte de plus de 25 milliards de dollars si SoftBank détient encore ces entreprises, selon une analyse du WSJ. Le Vision Fund était tout de même valorisé à 138,5 milliards de dollars fin 2021, ce qui lui conférait un rendement d’environ 40 % sur 4 ans et demi.
Le spécialiste des jetons non fongibles,Arianee vient de boucler un tour de table de 20 millions d’euros. Il a étémené par le fonds américain Tiger Global qui a récemment investi dans plusieurs licornes françaises comme Spendesk, Ankorstore ou encore Qonto. Déjà présents lors de la dernière levée de fonds, Bpifrance, Isai, Noia Capital et Cygni Labs continuent l’aventure. Commerce Ventures, Motier Ventures et l’ancien PDG de Jimmy Choo, Pierre Denis, entrent également au capital. L’investissement s’est fait en partie en ARIA20 (le token de la start-up) et en actions. Ildevra permettre à l’entreprise française, dont les effectifs ont triplé depuis mars dernier, date du dernier tour de table, d’accélérer sa présence internationale, notamment avec l’ouverture d’un bureau à New York. Mais aussi de s’élargir à d’autres secteurs que le luxe et la mode. «Il y a six mois, c’était plus difficile de parler du web 3 avec les marques», explique Pierre-Nicolas Hurstel, directeur général et co-fondateur d’Arianee. Mais la récente vague des NFT (jetons non-fongibles) et du métavers confirme une tendance sur laquelle la start-upmise depuis son lancement en 2018.
Un grand pas pour l’une de plus grosses sociétés de productions audiovisuelles européennes. L’homme d’affaires Stéphane Courbit prépare l’entrée en Bourse de sa société de production télévisée Banijay et le groupe de paris sportifs en ligne Betclic. L’opération sera réalisée via une société d’investissement cotée (Special purpose acquisition company, ou Spac), Pegasus Entrepreneurs, dans laquelle des investisseurs majeurs, tel Bernard Arnault, se sont déjà engagés à verser leur obole. Banijay et Betclic fusionneront donc avec ce Spac, Pegasus Entrepreneurs, véhicule fondé par le gérant d’actifs Tikehau Capital et Financière Agache, la société d’investissement de Bernard Arnault. FL Investissement La nouvelle société, baptisée FL Investissement, sera cotée sur Euronext à Amsterdam à compter du 1er juillet. Elle aura une capitalisation boursière de 4,1 milliards d’euros, pour une valeur d’entreprise de 7,2 milliards d‘euros, comprenant 2,3 milliards d’euros de dette financière, 400 millions d’intérêts minoritaires et 300 millions d’éléments additionnels. François Riahi, ancien banquier et directeur général de Financière Lov, deviendra le directeur général de l’entité cotée, et Stéphane Courbit en sera le président. «Cette opération nous permet de coter FL Entertainment et de simplifier nos structures capitalistiques. Nous aurons aussi un apport d’argent frais de l’ordre de 750 millions d’euros»,a précisé François Riahi mardi, lors d’une conférence téléphonique avec quelques journalistes. Sur cet objectif, «plus de 620 millions d’euros sont déjà acquis aujourd’hui au moment de cette annonce», a ajouté le dirigeant. Le groupe Lov injectera 250 millions d’euros dans FL Entertainment dans le cadre de l’opération et détiendra 46% de son capital. Les actionnaires existants de Banijay et Betclic, le conglomérat de médias Vivendi, le fonds monégasque Société des Bains de Mer et la société Fimalac du milliardaire Marc Ladreit de Lacharrière, se sont engagés à remettre de l’argent dans la nouvelle société. Ils détiendront respectivement 20%, 10% et 7% du capital social. L’opération avec le Spac permettra de lever 220 millions d’euros de financement «Pipe» - ces actions vendues à des investisseurs institutionnels. Tikehau Capital et Financière Agache apporteront 50 millions d’euros supplémentaires et 100 millions d’euros de Pegasus Entrepreneurs sont sécurisés au travers d’engagements fermes. De Master Chef aux paris en ligne «Le point fort de cette opération est qu’ils ont tous décidé de venir comme coactionnaires de FL Entertainment – pour certains en réinvestissant en cash dans cette opération»,poursuit François Riahi. Pied à pied, il défend le modèle économique choisi: malgré les critiques actuelles, notammentdes banques d’investissement, envers les Spac,«50% des investissements du Spac sont garantis, ils vont accompagner la cible», poursuit-il. «Nous, l’ensemble des sponsors, nous engageons sur un lock up sur une période de 3 ans»,précise Nicolas Brunel de Financière Agache. Banijay, à l’origine d’émissions de téléréalité telles que Master Chef et Temptation Island, avait encore grossi en mettant la mainsur Endemol Shinepour 2 milliards d’euros en 2019 – opération qui l’avait alors amené à lever 2,4 milliards d’euros de dette. Quant à la société de paris sportifs Betclic, elle opère en France, en Italie, en Pologne et au Portugal. Elle a réalisé un chiffre d’affaires de 835 millions d’euros l’année dernière. Cela marque une nouvelle étape dans l’ascension progressive de Stéphane Courbit, 57 ans, qui a fait ses débuts dans la production en devenant notamment producteur des émissions «Combien ça coûte?» et «Coucou c’est nous!» au début de années 1990, avant d’acquérir progressivement des entreprises. Pour bâtir progressivement Banijay, devenu une de plus grosses sociétés de productions audiovisuelle en Europe. Elle affiche 2,8 milliards d’euros de chiffre d’affaires et 433 millions d’euros d’Ebitda pour l’année 2021.
La fintech Moneyfarm compte recruter cette année une soixantaine de personnes en Italie et au Royaume-Uni, les deux marchés où elle est opérationnelle. Elle va ainsi augmenter ses effectifs de 50 %. Fin 2021, la société disposait de 130 collaborateurs. Différents profils sont recherchés: ingénieurs, conseillers financiers, chargés de marketing, développeurs… Ces embauches font suite à la levée de fonds de 53 millions d’euros souscrite notamment par M&G et Poste Italiane. Aujourd’hui, Moneyfarm affiche un encours de 2,4 milliards d’euros et plus de 80.000 clients.
Le cabinet de gestion de patrimoine Herez vient de racheter son concurrent lyonnais P4M Development. La firme gère 50 millions d’euros d’encours pour le compte de particuliers et d’entreprises. A l’issue de ce rapprochement, Stéphane Pourcher et Christopher Fournier, conseillers en investissements financiers associés deP4M Development deviennent actionnaires d’Herez, et dirigeront les équipes du bureau lyonnais. Herez compte désormais quelques 3,2 milliards d’euros d’encours sous conseil.
Le quotidien de Boris Collardi semble bien intense ces derniers temps. Après avoir pris 3,6% de la banque privée suisse EFG International, le banquier vient d’entrer au capital du club de football italien US Lecce, rapporte la presse transalpine. Il vient ainsi de prendre 10% des parts du nouveau champion de deuxième division, qui jouera en Serie A l’année prochaine. Boris Collardi rejoint dans ce club le banquier genevois René de Picciotto, fondateur de la société de gestion Fransad Gestion, rachetée en 2015 par Julius Baer, là où Boris Collardi a connu ses meilleures années entre 2009 et 2018.
La société de gestion immobilière suisse Gefiswiss, spécialisée dans les actifs durables, a annoncé ce 10 mai le lancement d’un nouveau fonds sur des projets d’infrastructures énergétiques. La stratégie d’investissement se concentrera sur des solutions locales de production d’énergie verte pour des parcs d’immeubles ou des installations publiques. Ce fonds, qui est une sicav luxembourgeoise, compte lever initialement 50 millions de francs suisses (48 millions d’euros). Il sera ensuite alimenté par une ou deux levées de fonds par an, a indiqué César Pidoux, le responsable des relations investisseurs et du business development, à Allnews.
Dans la perspective de la réforme prochaine du label français, plusieurs voix s’élèvent pour accroître le niveau d’exigences dans les fonds labellisés.
La remontée des taux d’intérêt renforce la nécessité de ramener la dette publique en France à un niveau inférieur à celui enregistré durant la pandémie, a estimé mardi François Villeroy de Galhau. Le gouverneur de la Banque de France, qui s’exprimait lors d’une conférence du Haut Conseil des finances publiques, a appelé le futur gouvernement à freiner la hausse des dépenses publiques. Mais aussi à renoncer «à de nouvelles baisses d’impôts que nous n’avons guère les moyens de financer», indique le banquier central. Emmanuel Macron a notamment promis d’abaisser les droits de succession, les impôts de production, et de supprimer la redevance audiovisuelle. Fustigeant une campagne présidentielle où la question de l’endettement public «a été loin de dominer», le banquier juge «d’autant plus important pour les autorités budgétaires d’assurer la soutenabilité de la dette en contexte de hausse de taux».
Carlo Trabattoni, le nouveau président d’Assogestioni, l’association italienne des professionnels de la gestion, a inauguré mardi la douzième édition du Salone del Risparmio, qui se tient jusqu’au 12 mai à Milan et en ligne sur FR|Vision. La conférence plénière d’ouverture, intitulée «Human, Responsible, Digital», a lancé une édition placée sous le thème du capital humain, «fondamental pour affronter les défis auxquels nous faisons face, pas seulement dans le secteur de la gestion d’actifs, aux prises avec le besoin croissant de protection, d’innovation et de diversification», a déclaré le président d’Assogestioni, également directeur général de Generali Investments. Carlo Trabattoni a évoqué les défis du scénario mondial que nous vivons actuellement, rendu encore plus complexe par la guerre en Ukraine, l’inflation et la pandémie. «La réaction des marchés ne s’est pas fait attendre», a souligné le président d’Assogestioni, «et nous avons dû faire face une fois de plus à des pics d’incertitude, avec une volatilité à des niveaux bien supérieurs à la moyenne historique de ces dernières années. C’est un scénario que, en tant qu’investisseurs, nous devons aborder avec une approche prudente, mais non craintive, avec discipline et détermination». À cet égard, le président a rappelé les chiffres du marché italien de la gestion d’actifs, qui «n’a jamais été aussi solide, avec plus de 2.500 milliards d’euros d’actifs à la fin de 2021 et une augmentation de la collecte de 93 milliards d’euros l’année dernière : un résultat extraordinaire. Cinq ans plus tôt, le niveau des actifs était inférieur à 2.000 milliards. Il s’agit d’une croissance importante et non isolée, car l’ensemble du marché européen s’est considérablement développé au cours des dix dernières années, grâce notamment à la prise de conscience du segment retail», a-t-il déclaré. Les besoins des clients, l’innovation et les actifs non cotés sont les principaux moteurs du parcours qui, selon Carlo Trabattoni, caractérisera le secteur de la gestion d’actifs. «Le marché italien de la gestion d’actifs est l’un des plus évolués d’Europe, capable d’associer une grande variété de produits avec l’excellente qualité des conseillers financiers. Cependant, nous ne pouvons pas ignorer les statistiques des organismes internationaux qui jugent encore limitée la préparation des Italiens sur les questions financières. C’est pourquoi je suis fier de poursuivre la voie tracée ces dernières années par l’association pour réaffirmer son engagement en faveur de l'éducation financière, en déployant des efforts renouvelés pour promouvoir sa diffusion», a conclu Carlo Trabattoni. Le salon doit accueillir 16.000 participants. Plusieurs sociétés de gestion françaises y participent dont Amundi, Axa IM, BNPP AM, Carmignac, Natixis IM, Comgest, DNCA, IM Global Partners, LFDE, La Française ou encore Oddo BHF AM.
Aviva Investors a nommé Rakesh Girdharlal responsable de l’investissement sous contrainte de passif («LDI, liability-driven investment») et de la liquidité, un poste nouvellement créé. L’intéressé sera rattaché à Caroline Hedges, responsable du crédit. Précédemment responsable du LDI chez Aviva Investors, Rakesh Girdharlal assumera un rôle supplémentaire dans la gestion des instruments monétaires suite à la promotion de Caroline Hedges au poste de responsable du crédit en septembre 2021. Il conservera ses responsabilités pour les portefeuilles LDI, dont il gère les mandats pour des fonds de pension et des compagnies d’assurance représentant plus de 20 milliards de livres sterling. Rakesh Girdharlal a rejoint Aviva Investors en tant que gérant de portefeuille LDI senior en 2014, avant de prendre le rôle de responsable LDI en 2018. Auparavant, il était responsable de la gestion des actifs et des passifs (ALM) chez Cardano risk management. «Nos équipes LDI et liquidité bénéficient déjà d’une collaboration et d’une synergie fortes et nous sommes ravis de les réunir sous une même direction», commente Caroline Hedges, responsable du crédit.
La société de gestion américaine GMO vient de recruter Deborah Ng en tant que responsable de l’ESG et du développement durable. L’intéressée vient de l’Ontario Teachers’ pension Plan, où elle a passé 18 ans et était dernièrement en charge de l’investissement responsable. Elle est aussi membre du comité des investissements du United Church Pension Plan.
Hines, un gérant immobilier texan, a annoncé avoir réalisé une levée initiale de 800 millions d’euros pour un nouveau fonds immobilier européen. L’objectif final s'élève à un milliard d’euros. Dénommé Hines European Property Partners, ce véhicule est géré par Jorge Duarte, un ex-Barclays fraîchement arrivé. Sa stratégie «core plus» va se concentrer sur les actifs durables dans les secteurs de la logistique, des bureaux, du résidentiel, des logements étudiants et des maisons de retraite.
La société de gestion Franklin Templeton vient d’annoncer la nomination de Nor Hanifah Hashim au rang de directrice de l’activité en Malaisie. Elle remplacera Avinash Satwalekar, qui a été nommé président de l’activité de Franklin Templeton en Inde. Au sein de son nouveau poste, Nor Hanifah Hashim sera chargée du développement des politiques d’investissement pour le marché malaisien. Elle continuera ses fonctions actuelles de gérante de fonds Sukuk et mandats. Elle demeure rattachée à David Zahn, directeur d’obligations durables et directeur d’obligations européennes, et sera également rattachée à Tariq Ahmad, directeur de la distribution en Asie. Nor Hanifah Hashim est arrivée chez Franklin Templeton en 2011 comme directrice d’obligations malaisiennes et Sukuk en 2011. Elle a été responsable pour la supervision du lancement du fonds charia dénommé Franklin Malaysia Sukuk Fund en novembre 2015. Elle a été nommée directrice générale de Franklin Templeton GSC Asset Management Sdn. Bhd. (FTGSC) en 2017, un poste qu’elle continuera à occuper. Renforcement d’équipe en Malaisie Franklin Templeton a également promu Jackie Goh comme directrice des ventes institutionnelles et David Jong en tant que directeur des ventes de détail, afin d’épauler Nor Hanifah Hashim dans sa nouvelle fonction. Jackie Goh est arrivée chez Franklin Templeton en 2019 comme senior manager des ventes aux institutionnels. Au sein de son nouveau poste, elle sera chargée de la supervision des chaines de ventes institutionnelles en Malaisie ainsi que du développement des stratégies du pays. Elle sera également responsable de travailler avec des équipes de distribution et de spécialistes produits afin de générer des nouveaux produits pour les clients institutionnelles. Avant de rejoindre Franklin Templeton, elle a travaillé chez AmFunds Management comme senior vice-président pour les services de fonds pour des investisseurs institutionnels. David Jong, pour sa part, a rejoint la société de gestion américaine en 2015 comme senior manager pour les ventes à la clientèle de détail. Dans son nouveau poste, il sera chargé de diriger les ventes de détail en Malaisie. Il travaillera avec des équipes des pays différents afin de réaliser les stratégies de la distribution des produits retail dans la région. Auparavant, il a été responsable de développement commercial chez Aberdeen Standard Investments. Il a également travaillé comme vice-président pour des ventes actions chez CIMB Investment Bank. Franklin Templeton gérait 1.500 milliards de dollars d’encours au 31 mars 2022.
Carmignac a lancé mardi Carmignac Crédit 2027, un fonds à échéance d’une durée de 5 ans, investi sur les différents segments de l’univers du crédit. Carmignac Crédit 2027 met en œuvre une stratégie de détention de long-terme, dite de portage, d’émetteurs privés ou publics. La sélection de titres vise à construire un portefeuille diversifié. Il doit permettre aussi aux investisseurs de profiter d’une échéance anticipée selon l’objectif de gestion du fonds. Il est co-géré par Pierre Verlé, responsable de l’équipe Crédit, Alexandre Deneuville et Florian Viros, gérants obligataires. A ce jour, Carmignac Crédit 2027 est enregistré en France, en Allemagne, en Espagne, et en Italie. Il s’agit du deuxième fonds à échéance de la société de gestion.
L’ancien directeur général d’Ardian, Dominique Gaillard, et l’ancien DG de Capza, Laurent Bénard, ont annoncé lundi le lancement de leur structure, Armen. Elleinvestira dans des sociétés de gestion alternative européennes et les accompagnera dans leur croissance, au travers d’opérations appelées «GP Stake». Ce mécanismeconsiste à prendre des participations minoritaires dans le capital des sociétés de gestion alternative. Largement développée aux États-Unis depuis 2010, cette stratégie y est en pleine croissance et émerge rapidement en Europe.
Le secteur de la délégation de mandats de la part des investisseurs institutionnels est en plein essor, rapporte le Financial Times, citant une étude de Chestnut Advisory Group. Le secteur a plus que doublé de taille depuis 2016, à 2.460 milliards de dollars d’encours sous gestion dans le monde. Il devrait croître à plus de 4.000 milliards de dollars d’actifs d’ici à 2026.
Muzinich & Co a annoncé ce 9 mai le lancement du fonds Muzinich Dynamic Credit Income Fund.La gestion en a été confiée à Michael McEachern, assisté par Brian Nold et Warren Hyland. La stratégie vise un niveau élevé de revenu du portefeuille tout au long du cycle de crédit, tout en recherchant les opportunités qu’offrent les dislocations de marché. Le processus d’investissement allie l’analyse macroéconomique afin d’identifier les tendances haussières et baissières de l’univers des dettes d’entreprise, et une sélection de titres bottom-up pour identifier ceux qui reflètent le mieux ces tendances. Le fonds est un compartiment de Muzinich Funds, un fonds commun de placement établi en Irlande. Il est actuellement autorisé à la vente au Royaume-Uni, en France, en Allemagne, en Italie, au Luxembourg et en Suisse.
Le gestionnaire alternatif Blackstone renforce sa présence dans les investissements immobiliers au Canada. La firme a annoncé, lundi, l’ouverture d’un bureau à Toronto afin de se développer sur ce segment. Janice Lin a été nommée responsable de l’immobilier pour le Canada, elle était précédemment directrice des investissements de Revera, propriétaire et développeur de résidences senior canadien. Blackstone compte quelque 10,8 milliards de dollars d’actifs sur l’immobilier canadien, détenant environ 450 propriétés, essentiellement du secteur logistique.
Alberto Safra, l’un des quatre fils de Joseph Safra le fondateur du groupe bancaire Safra, a fait l’acquisition du gestionnaire Core Real Estate Gestão de Investimentos, basé à São Paulo, via sa propre société de gestion Asa Investments. Ce, dans le but de devenir un gestionnaire multi-stratégies. La firme dispose déjà de stratégies actions, obligataires, quantitatives et d’un hedge fund depuis l’an dernier.Le montant de la transaction n’a pas été dévoilé. Core, créé en 2020, était auparavant en charge des investissements immobiliers de la gestion d’actifs de Banco Safra.
Eliesse Boudokhane a rejoint l’équipe commerciale de Cedrus & Partners en tant que relations partenaires CGP et multi family offices. L’intéressé vient de Gestion 21 où il a travaillé quatre ans au poste de relations investisseurs pour l’asset management.
Un an après son départ de Natixis, Jean Raby rejoint la société de private equity Astorg en tant que partner, en charge du développement. L’ancien directeur général de Natixis Investment Managers va coordonner les fonctions de relations investisseurs et de marketing de la société. «Il s’agit d’un rôle transversal additif et non substitutif», précise Jean Raby à NewsManagers. Il va créer deux autres fonctions clés: la communication et le développement. «Je vais structurer ces deux fonctions avec un seul objectif: poursuivre le développement de la franchise Astorg et mettre en adéquation sa notoriété avec sa taille et son succès», détaille-t-il. Bien que basé à Paris, le dirigeant franco-canadien aura un périmètre mondial, sachant qu’Astorg a une présence aussi à Londres, Francfort, Milan, Luxembourg et New York. La société de private equity a connu un fort développement ces dernières années, avec des encours qui ont grimpé de 7 milliards début 2019 à 15 milliards d’euros actuellement. L’arrivée de Jean Raby correspondrait donc à une volonté de mettre en valeur cette montée en puissance. Au-delà de la notoriété d’Astorg, Jean Raby travaillera sur la démocratisation du private equity. «Nous nous interrogeons sur la manière de proposer l’offre d’actifs réels de façon efficace et utile à la clientèle de particuliers et fortunée», indique Jean Raby. Une réflexion qu’ont actuellement beaucoup d’autres acteurs du secteur. « Cela pourrait passer par des feeder funds ou autres structures de ce type», ajoute-t-il. Actuellement, Astorg dispose déjà d’une clientèle de personnes très fortunées. Interrogé sur d’éventuels projets de croissance externe, Jean Raby répond qu’il se concentrera plutôt sur l’interne.«Nous avons beaucoup de projets à réaliser; la croissance organique est notre priorité», affirme-t-il.
Roce Capital a recruté Christophe Billon en qualité d’analyste financier début mai, a indiqué la société de gestion française à NewsManagers. L’intéressé était précédemment analyste en investissements actions au sein du family-office Noria et a également occupé la fonction d’analyste buy-side pour BDL Capital Management. La jeune société de gestion, lancée en 2020, a terminé l’année 2021 avec 65 millions d’euros d’encours, dépassant son objectif. Roce Capital verra dans un mois le départ de Timothée Malphettes, associé des co-fondateurs qui a récemment démissionné de son poste de directeur général délégué.
J.P. Morgan Asset Management vient de renforcer son partenariat avec la banque italienne Banca Widiba, rapporte Bluerating. Désormais, la société de gestion proposera aux conseillers financiers et clients de la banque ses ETF Strategic Beta et ses ETF actifs, soit plus de vingt produits. Cela vient s’ajouter aux ETF passifs de la maison américaine déjà offerts aux clients de Widiba. Le partenariat prévoit aussi des formations à destination des réseaux de Banca Widiba.
Les fonds d’investissement orientés sur la Russie ou l’Europe de l’Est commencent à être liquidés, à l’instar des fonds dédiés de Jupiter AM ou de Danske Invest. Toutefois, une majorité de fonds actions émergentes demeurent, eux, coincés avec leur exposition aux actions russes, dont le trading est fortement perturbé voire bloqué par les diverses sanctions découlant du conflit russo-ukrainien. Selon une recherche de Copley Fund Research, dévoilée ce lundi, cette situation concerne plus de quatre fonds actions émergentes sur cinq. Sur une base de 253 fonds actions émergentes, gérant 450 milliards de dollars d’encours, seulement 45 d’entre eux sont parvenus à solder leur exposition russe entre fin 2021 et fin avril 2022, soit environ 18% du groupe de fonds analysé. Parmi eux, des fonds de Morgan Stanley, Lazard Asset Management, Franklin Templeton, Candriam ou encore Van Eck ont pu se débarrasser de leurs positions russes. Le fonds Kon Tiki de Skagen a soldé une exposition russe de 9,89% entre décembre 2021 et fin avril 2022, soit la plus grosse baisse d’exposition à la Russie enregistrée parmi les fonds analysés. D’après les données de Copley Fund Research, le poids de la Russie dans les fonds actions émergentes analysés est passé en-dessous de 2% (1,95%) en moyenne contre 4,5% en janvier, bien que la valorisation de certains titres russes reste compliquée, étant basée sur les dernières valorisations connues avant l’invasion russe en Ukraine. «Si les données historiques sont correctes, les données récentes doivent être considérées en tenant compte du fait que a) tous les fonds n’ont pas publié leurs rapports depuis le début de la guerre et b) de nombreux prix des ADR russes sont artificiellement élevés étant donné leur suspension sur les bourses américaines et britanniques, ce qui gonfle les pondérations dans chaque fonds. Il est raisonnable de supposer que les pondérations moyennes sont beaucoup plus faibles et qu’un plus grand nombre de fonds auront soldé leur exposition. Cependant, nombreux seront ceux qui resteront bloqués sur des positions russes car ils ne peuvent pas encore les liquider, ou qui attendront une meilleure opportunité en termes de prix et de liquidité», précise Steven Holden, directeur et fondateur de Copley Fund Research à NewsManagers. Plus d’une centaine de fonds européens exposés Courant avril, le rapport des superviseurs européens sur les risques et vulnérabilités du système financier européen au premier trimestre 2022 notait queplus d’une centaine de fonds européens exposés à la Russie avec des encours cumulés de 15 milliards d’euros avaient suspendu les opérations de rachats et plusieurs fonds indiciels cotés (ETF) ont suspendu la création de parts. Parmi les régulateurs nationaux en Europe, ceux de Suède et du Royaume-Uni ont ouvert la porte à un cantonnement des actifs russes. En France, une poignée de gestionnaires sont concernés par une exposition russe directe au sein de leurs fonds, dont Carmignac ou encore Amundi. Durant la présentation de ses résultats pour le premier trimestre 2022, Amundi avait indiqué, fin avril, queson exposition aux actifs russes et ukrainiens représentait 0,01% de ses encours. Sa directrice générale avait indiqué que la firme avait dû suspendre cinq fonds, deux dédiés à des clients et trois fonds ouverts qui resteront suspendus tant que leur valorisation ne peut être évaluée correctement. Ces trois fonds ouverts - Amundi Funds Russian Equity, Amundi Eastern Europe Stock et Amundi Funds Emerging Europe and Mediterranean Equity - présentaient au 6 avril 2022 des expositions directes respectives de 4,9%, 1,1% et 0,3% aux actifs russes (contre 88,1%, 49,5% et 24% au 25 février 2022 lorsque l’invasion a commencé) selon un document consulté par NewsManagers. A cette même date, la firme recensait au total 34 fonds, toutes classes d’actifs confondues, avec une exposition aux actifs russes contre 74 fonds fin février.
Le groupe de réflexion sur la place financière de Londres, City Hive, a établi un nouveau standard baptisé ACT (Action, Challenge and Transparency) pour les entreprises, dont les gestionnaires d’actifs, visant à être plus transparent et à agir au sujet de la diversité et à l’inclusion en leur sein. Les premiers signataires de cette initiative, parmi lesquels Schroders, Legal & General IM et Aviva Investors, comptent des encours cumulés de 6.500 milliards de dollars. Pour City Hive, le but est que ACT devienne partie prenant de la due diligence menée par les investisseurs. Les sociétés qui auront adopté ce cadre obtiendront une note qu’ils pourront utiliser dans leurs rapports financiers et autres documents de fonds afin d’exposer publiquement la façon dont leur culture d’entreprise se développe. City Hive assure que ce standard peut convenir à tout type de société et de toute taille, peu importe leur lieu de travail ou leur structure. Un comité de stewardship composé de parties prenantes de la gestion d’actifs et coprésidé par la directrice générale de City Hive, Bev Shah, et la stratégiste en chef Mandy Kirby, supervise ACT. Par ailleurs, le think tank s’est associé avec la plateforme digitale de due diligence Door pour permettre aux investisseurs professionnels d’accéder à ACT et de l’intégrer dans leur propre due diligence.