La banque américaine Goldman Sachs a annoncé, le 16 mai, l’ouverture de ses nouveaux bureaux à Paris, au 85, avenue Marceau. Son déménagement dans cet immeuble de 9.000 m2, à deux pas de l’Arc de Triomphe, concrétise la stratégie du groupe d’accroître sa présence en France et en Europe. Elle compte vendre à ses clients l’intégralité de ses services à travers ses divisions banque d’investissement, marchés de capitaux, asset management et gestion de fortune. La capacité des nouveaux locaux est d’environ 500 personnes. Goldman Sachs, qui employait environ 200 personnes à Paris l’été dernier, compte y doubler ses effectifs dans les prochains mois. La firme de Wall Street a ouvert son premier bureau à Paris il y a trente-cinq ans. «Dans le cadre de notre développement au sein de l’Union européenne, Paris est un centre financier stratégique pour Goldman Sachs», indique Richard Gnodde, directeur général de Goldman Sachs International, cité dans un communiqué.
Le gérant américain a pris une participation de 20% du gérant français. Apollo contribuera aussi pour un milliard d’euros aux prochaines levées de fonds.
Tiger Global, le hedge fund connu pour réaliser de gros paris sur les valeurs technologiques, a coupé ses positions et liquidé ses participations dans des entreprises comme Netflix et Rivian après avoir souffert de lourdes pertes cette année, rapporte le Financial Times. La valeur totale des positions en actions cotées de Tiger Global a reculé de 46 milliards de dollars en fin d’année dernière à seulement 26 milliards à la fin du premier trimestre, selon des documents réglementaires publiés lundi. La baisse reflète la chute des valorisations et les ventes d’actifs. Le FT note que Tiger Global a vendu l’intégralité de sa participation dans plusieurs sociétés tech de consommation comme Bumble, Airbnb et Didi. Il a aussi réduit sa position dans Robinhood et Peloton.
Credit Suisse avance dans le règlement de l’affaire Greensill. La banque suisse, qui a commencé à rembourser ses clients investisseurs floués par l’implosion du fonds américain, serait proche d’un nouvel accord avec l’un des débiteurs de Greensill Capital, la société minière américaine Bluestone Resources, rapportait ce lundi 16 mai le Financial Times. La banque suisse serait en passe d’obtenir 690 millions de dollars de la part de l’entreprise dirigée par Jim Justice, le gouverneur de Virginie Occidentale. Selon les termes de cet accord qui devrait être «conclu dans les prochaines semaines», affirme le quotidien britannique, Bluestone augmenterait sa production et effectuerait des paiements réguliers en cash auprès de Credit Suisse. La banque suisse aurait également une option sur les fonds levés sur une prochaine vente de mines. Les deux parties ont refusé de commenter cette information.
Allianz Global Investors (AllianzGI) a annoncé ce 16 mai le premier closing du fonds Allianz Global Diversified Infrastructure Equity Fund II, géré par Allianz Capital Partners. Le fonds a été lancé fin 2021 et a depuis attiré 550 millions d’euros d’engagements de la part de clients institutionnels en Europe. Il est classé article 8 selon la réglementation européenne sur la publication d’informations en matière de durabilité dans le secteur des services financiers (SFDR). Il effectuera des investissements conjointement avec Allianz dans un portefeuille mondial diversifié d’investissements en infrastructures core, core+ et sélectivement value-add en primaire auprès de fonds d’infrastructures, en secondaire et en co-investissements. Les secteurs ciblés comprennent l'énergie, la communication et le transport, ainsi que les infrastructures sociales et environnementales. Le portefeuille d’investissement vise à être diversifié en termes de secteurs, de régions et de nombre d’investissements sous-jacents. Allianz contribuera en général à hauteur d’au moins 50% du capital pour chaque transaction, «ce qui garantit un alignement fort des intérêts avec le groupe», affirme un communiqué.
L’association Anticor a annoncé, lundi, avoir saisi le parquet national financier (PNF) sur des soupçons de favoritisme concernant le contrat passé entre Microsoft et l’Education nationale. Un appel d’offres d’un montant de 8,3 millions d’euros avait été conclu entre Microsoft et le ministère de l’Education nationale. Selon cet accord, une centaine de logiciels Microsoft devraient être ainsi achetés par le ministère. Déjà, en 2016 et 2020, le CNLL (Conseil national du logiciel libre) avait dénoncé ce contrat. Dans son argumentaire, Anticor estime que la procédure d’appel d’offres «semble avoir été construite aux bénéfices exclusifs de la société américaine, alors même que des entreprises françaises de logiciels libres proposent des solutions aux fonctionnalités et performances équivalentes».
Le gérant américain a pris une participation de 20% du gérant français. Apollo contribuera aussi pour un milliard d’euros aux prochaines levées de fonds.
Deux sociétés de gestion alternative britanniques ont été autorisées, fin avril, par l’Autorité des marchés financiers, à commercialiser des fonds sur le marché français, a appris NewsManagers. La première, Redhedge Asset Management, spécialisée dans les stratégies relative value sur le segment du crédit et qui est basée entre Milan et Londres, a enregistré son premier fonds pour les investisseurs qualifiés français. La seconde,Parus Finance, a enregistré son fonds opportuniste long-only. Elle disposait déjà un fonds long/short actions, inRIS Parus, enregistré en France depuis 2013 via la Icav irlandaise Ucits de la plateforme de fonds de fonds canadienne Innocap Global Investment Management. Parus Finance a été fondée en 2002 par Fabrice et Edouard Vecchioli.
Les gestionnaires d’actifs européens ont atteint un record d’encours au second semestre 2021 selon l’agence de notation Moody’s, qui a exploré les chiffres fournis par vingt sociétés de gestion européennes* cotées en Bourse. Le groupe analysé gérait 12.800 milliards d’euros en cumulé à fin décembre 2021, en hausse de 4% par rapport à juin 2021 et de 9% sur un an glissant. Les vingt gestionnaires européens ont collecté, dans leur ensemble, quelque 122 milliards d’euros durant le second semestre 2021, représentant 1,3% de leurs encours au début de la période (fin juin 2021). L’Italien Azimut est celui qui a le plus collecté du groupe sur le second semestre 2021 puisque ses entrées nettes ont formé 7,7% de ses encours évalués au début de la période. A l’inverse, le Suisse GAM a connu une décollecte à hauteur de 18,7% de ses encours entre fin juin et fin décembre 2021. En 2021, les flux se sont surtout portés sur les fonds durables qui, pour la première fois selon Moody’s, ont excédé «de façon marginale» ceux des fonds traditionnels. Le chiffres d’affaires des gestionnaires européens analysés provenant des frais a grimpé de 5% entre fin juin et fin décembre 2021. Les frais de gestion n’ont augmenté que de 2% sur la période tandis que les fonds de performance ont connu une hausse de 50%. Cependant,l’agence de notation relève que le changement des règles de calcul des frais de performance quand les fonds sous-performent leurs indices, introduit en juillet 2021, va diminuer les frais de performances, en particulier pour les fonds Ucits. Moody’s observe quatre tendances dans la gestion d’actifs: la prise en compte croissante des critères environnementaux, sociaux et de gouvernance, la demande grandissante des investisseurs pour les actifs privés dont l’immobilier et l’infrastructure, les acquisitions dans le domaine de la gestion de fortune des clients particuliers et l’attrait des gestionnaires pour opérer des services de gestion d’actifs en Asie. «Nous pensons que les gérants internationaux qui bénéficient d’une présence en Chine et ont une expertise dans les marchés chinois auront un avantage compétitif particulier sur les autres», note Moody’s. Par ailleurs, l’agence de notation ne s’attend pas à ce que les résultats du second semestre 2021 se répètent pour les gestionnaires d’actifs dans la première moitié de 2022, en raison du contexte de forte volatilité de marché qui pèseront sur les résultats des gestionnaires analysés. * abrdn, Allianz Global Investors, Amundi, Anima, Ashmore, Aviva Investors, AXA Investment Managers, Azimut, Credit Suisse Asset Management, Deutsche Asset Management, Eurizon Capital, FIL Limited, GAM, Janus Henderson, Jupiter, Legal & General Investment Management, M&G, Natixis Asset Management, Schroders, UBS Asset Management.
Les sociétés de gestion en France sont 70 % à présenter au moins une définition élémentaire des enjeux biodiversité, montre une nouvelle étude de l’Observatoire de la responsabilité sociétale des entreprises (ORSE) et de BL Evolution réalisée auprès de 45 gestionnaires d’actifs*. Six sociétés de gestion se distinguent dans ce domaine, en affichant une politique biodiversité jugée «avancée», selon l’ORSE. Il s’agit d’Amundi, Axa IM, BlackRock France, BNPP AM, Mirova, Natixis IM et Sycomore. Pour les auteurs de l’étude, ces acteurs définissent tous les enjeux de biodiversité de façon pertinente, avec un champ couvert diversifié, et la moitié d’entre eux possèdent un ou plusieurs fonds dédiés à la biodiversité. Ces sociétés ont aussi un recours plus fréquent aux indicateurs de mesure. En matière d’offre, 71 % des sociétés de gestion ayant une politique biodiversité proposent au moins un produit financier en rapport avec la biodiversité. Toutefois, elles sont peu à avoir mis au point des fonds dédiés. Sur les 31 sociétés de gestion disposant d’une politique biodiversité, seules onze proposent des fonds dédiés à cette thématique. Cela représente environ 35 % du panel étudié. Sur ces onze sociétés, six ont communiqué les encours sous gestion des fonds concernés. Trois d’entre elles ont un fonds qui dépasse le milliard de dollars d’encours: BNPP AM, Generali Investments et Natixis Investment Managers. L’étude montre encore que 87 % des sociétés de gestion ayant une politique biodiversité utilisent des indicateurs de mesure. Et que six d’entre elles ont mis au point leur propre indicateur. Par ailleurs, 11 % des gestionnaires d’actifs ont établi un dialogue «constructif» sur la biodiversité avec les entreprises en portefeuille. * Engagements biodiversité des entreprises et des investisseurs, une étude de l’Observatoire de la RSE (Orse) et du cabinet BL évolution
Franklin Templeton vient de recruter Guillaume Dambrine au poste de senior ETF Sales Specialist. Il sera responsable du développement de la plateforme ETF UCITS de Franklin Templeton en France et dans d’autres places francophones de la région EMEA (Europe, Middle East & Africa), sous la responsabilité de Caroline Baron, responsable du développement des ETF pour la région EMEA. Guillaume Dambrine était consultant indépendant depuis six ans. Auparavant, il a travaillé pour GFI Group, Merrill Lynch, Axa Investment Managers et Euronext. « Guillaume jouera un rôle déterminant dans le développement de notre franchise et dans l’expansion de l’activité en matière d’ETF», commente Caroline Baron. «Nous avons lancé nos ETF sur le marché français en septembre 2021, et nous nous réjouissons de l’accueil des investisseurs et de l’intérêt accru pour nos expertises dans ce secteur. Avec la solide expérience de Guillaume, nous sommes bien positionnés pour poursuivre notre croissance en France. Notre équipe de distribution d’ETF dans la région EMEA compte désormais six experts commerciaux et prévoit de poursuivre son expansion en 2022 et 2023 », poursuit-elle.
Grayscale, le gestionnaire américain spécialiste des crypto-actifs, a lancé son premier fonds indiciel coté (ETF) en Europe. Pour cela, il s’est associé avec HANetf, une société qui aide les acteurs de la finance à lancer des ETF au format Ucits. Appelé Grayscale Future of Finance UCITS ETF, le nouveau fonds sera coté sur le London Stock Exchange, Borsa Italiana et Deutsche Börse Xetra. L’ETF sera également agréé à la vente dans plusieurs autres pays d’Europe. Comme son grand frère américain lancé en février 2022, GFOF UCITS ETF suit la performance de l’indice Bloomberg Grayscale Future of finance. Il cherche ainsi à offrir aux investisseurs une exposition aux entreprises qui bâtissent l’économie digitale et se situent à la croisée de la finance, de la technologie et des actifs digitaux. Les entreprises couvertes par l’indice se répartissent en trois catégories: les fondations financières (sociétés de gestion, Bourses, courtiers et gestionnaires de fortune impliqués dans le développement de l’économie numérique), les solutions technologiques (les entités qui fournissent la technologie pour faciliter l’économie digitale par le biais de données et de process), et l’infrastructure des actifs digitaux (les entreprises directement impliquées dans le minage, la gestion de l’énergie et les activités qui alimentent l’écosystème des actifs digitaux). Avec cet ETF, Grayscale prend pied en Europe. La société américaine, fondée en 2013, se présente comme le plus grand gestionnaire au monde de devises numériques avec plus de 30 milliards de dollars d’actifs. Elle est actuellement sous le feu des projecteurs aux Etats-Unis, car elle attend l’approbation de la Securities and Exchange Commission, le régulateur américain des marchés financiers, pour transformer le plus gros trust du monde investi en bitcoin en ETF sur le bitcoin. Sur le marché européen, d’autres produits seront lancés.
Vanguard vient de lancer la plate-forme 360 Program à destination des conseillers financiers italiens, rapporte Bluerating. Cet outil se compose de quatre «piliers» conçus pour donner au conseiller un soutien concret dans le cadre de son activité. Les autres piliers de Vanguard 360 sont: les recherches, le multi-asset, du matériel de formation et des formations et événements. Dans le cadre du multi-asset, Vanguard propose des portefeuilles modèles en ETF, disponibles en dix profils.
Storebrand a nommé Anna Jönsson responsable des clients institutionnels, rapporte le site suédois realtid.se. Anna Jönsson travaille chez Storebrand Asset Management depuis 2017 et possède une vaste expérience de la gestion durable des actifs, notamment auprès d'Öhman. Elle succède à Lars Pettersson, qui continuera toutefois à jouer un rôle clé dans l’organisation en se concentrant sur les relations avec les clients. L'équipe a également été renforcée par Elias Cicek, qui vient de Carneo où il travaillait dans la gestion d’actifs institutionnels. Il a précédemment travaillé en tant que conseiller financier chez Skandia.
PGIM Investments vient d’obtenir un agrément pour exercer ses activités en Italie via une succursale de PGIM Limited, rapporte Bluerating. PGIM Investments est le département qui s’occupe de la distribution des fonds de PGIM, la société de gestion du groupe américain Prudential, qui gère 1.500 milliards de dollars. Cette autorisation fait suite à la nomination, en février dernier, d’Alessandro Aspesi comme responsable Italie de PGIM Investments. Cela s’ajoute aux autres activités de PGIM (PGIM Real Estate et PGIM Private Capital) qui opéraient déjà en Italie avec des équipes dédiées basées à Milan. Par ailleurs, PGIM Investments a recruté Claudia Corso comme responsable marketing Italie depuis le 1er avril. L’intéressée vient de NN IP où elle était responsable marketing pour l’Italie et l’Autriche.
Les expertises françaises peuvent parfois taper dans l’œil des Américains. C’est le cas de Sofinnova Partners, pionnier français de capital investissement spécialisé dans les sciences de la vie. Apollo, une des plus grandes sociétés de private equity au monde, dont les encours se montent à près de 500 milliards de dollars, a pris une participation minoritaire de 20% du gérant français. Cette opération se fera via une augmentation de capital. Apollo sera donc aux côtés des quatre managing partners aujourd’hui actionnaires de Sofinnova à parts égales.
Swiss Life Asset Managers France a recruté Aurélie Fouilleron pour prendre la direction de son département commercial et marketing. L’intéressée succède à Cyril Toma, qui avait pris ce poste en novembre 2020 après avoir passé plusieurs années chez JPMorgan Asset Management France. Ce dernier a quitté la société moins de deux ans après son arrivée. Aurélie Fouilleron vient de La Française, où elle a occupé plusieurs postes à responsabilités depuis 2007. Dernièrement, elle y était sales director bank and insurance. Chez Swiss Life AM, Aurélie Fouilleron aura pour mission de «développer l’offre globale en valeurs mobilières (monétaires, obligataires, actions, multi-asset) et actifs réels (immobilier et infrastructures)». Elle sera entourée d’une équipe de près de trente personnes. Elle accompagnera aussi «le déploiement de l’offre immobilière paneuropéenne en santé, résidentiel, bureau, logistique, hôtellerie, et infrastructures en énergies renouvelables». La nomination d’Aurélie «contribuera à la réalisation du plan stratégique du groupe dont l’objectif est d’atteindre 150 milliards de francs suisses d’actifs sous gestion auprès de la clientèle externe fin 2024». Les encours gérés en France par Swiss Life Asset Managers s’élevaient à 62,1 milliards d’euros tous segments de clientèle confondus au 31 décembre 2021.
Le gestionnaire d’actifs hongkongais Value Partners a nommé Otto Choi en qualité de directeur senior en charge de l’activité institutionnelle en Asie du Nord. Il est rattaché à la présidente de Value Partners, June Wong. Otto Choi était précédemment responsable de l’activité institutionnelle en Chine d’Allianz Global Investors.
L’association Anticor a annoncé avoir saisi le parquet national financier (PNF) sur des soupçons de favoritisme concernant le contrat passé entre Microsoft et l’Education nationale.
Le spécialiste de l’investissement non coté Andera Partners a annoncé vendredi le premier closing à 450 millions d’euros de son fonds Andera MidCap 5, fonds successeur de Winch Capital 4, avec un objectif final de 600 millions d’euros. Il s’agit du cinquième véhicule de l’équipe Andera MidCap qui depuis 20 ans accompagne en fonds propres les dirigeants-actionnaires d’entreprises de croissance dans leurs stratégies de changement d’échelle et de transformation de leur organisation. Des partenaires historiques tels que Société Générale Assurances, BNP Paribas Cardif, Bpifrance, MACSF, CNP Assurances ou Ardian ont souscrit dans le fonds ainsi que de nouveaux investisseurs français et internationaux. Les 15 sorties réalisées sur les fonds Winch Capital 3 et 4 ont généré un multiple de 3,3 fois en moyenne.
Le hedge fund new-yorkais Tiger Global Management est loin d'être le seul à voir ses performances plonger depuis le début de l’année 2022. Selon des sources anonymes interrogées par Bloomberg, le fonds long/short de la boutique londonienne Pelham Capital a perdu 7% en avril, augmentant à 28% sa perte pour l’année en cours. Il avait déjà subi une baisse de 12% sur l’année 2021. Cette perte de 28% est un record pour la firme détenue en partie par Petershill Partners, une filiale de Goldman Sachs Asset Management.
Comme annoncé les 28 octobre et 16 décembre 2021, Natixis Investment Managers (Natixis IM) et le groupe La Banque Postale (LBP) ont finalisé l’acquisition par Natixis IM des participations de LBP dans Ostrum AM (45 %) et AEW Europe (40 %) et prolongent leurs partenariats industriels en gestion d’actifs jusqu’à fin 2030. A l’issue de ces opérations,Natixis IM détient désormais 100 % du capital des sociétés de gestion Ostrum AM et AEW Europe.
Novaxia change de dimension. Le spécialiste du recyclage urbain annonce avoir signé un partenariat avec Oxford Properties, bras armé immobilier du fonds de pension canadien Omers. Après des investissements réalisés en Amérique du Nord et en Grande-Bretagne, notamment, le géant immobilier (59 milliards de dollars d’euros sous gestion) veut déployer son portefeuille international dédié aux sciences de la vie sur le marché français. Il apporte un milliard d’euros, qui seront investis d’ici à 2024, auquel s’ajoute autant en dettes. Pour mettre en œuvre sa stratégie, il a choisi Novaxia, qui en 2019 remportait l’appel à projets pour la transformation d’une partie de l’ancien Hôtel-Dieu à Paris, qui accueillera, entre autres, un centre de biotechnologie. Si Oxford loue un pays toujours à la pointe de la R&D dans le secteur de la santé, la France a surtout tiré les leçons de la crise du Covid. En octobre dernier, le gouvernement lance «France 2030», un plan d’investissements de 30 milliards d’euros pour rendre plus indépendante sa production et fait des sciences de la vie une de ses priorités. «Depuis, le secteur est en pleine croissance, avec déjà 1,6 milliard d’euros d’investissements en capital-risque déployé à destination des start-up de la biotechnologie, souligne Joachim Azan, le président de Novaxia. Mais le territoire fait face à une pénurie d’actifs pour abriter ces activités.» Développement de laboratoires, centres de recherche, incubateurs, usines de production pour entreprises de biotechnologie… «Nous nous concentrons sur des actifs tertiaires, friches, entrepôts ou bureaux en vacance d’utilisateurs, implantés autour d’hôpitaux, d’universités ou d’instituts de recherche, afin de les réhabiliter en lieux d’innovation spécifiques, poursuit-il. Nous avons signé trois projets en Ile-de-France d’un montant de 400 millions d’euros et constitué un ‘pipeline’ d’une valeur d’un milliard d’euros.» Avec cette opération, Novaxia, qui commercialise des fonds patrimoniaux de recyclage urbain, entre dans l’univers institutionnel. Jusque-là essentiellement tourné vers la transformation de bureaux en immeubles de logements, le spécialiste de la réhabilitation s’ouvre aussi à une nouvelle classe d’actifs encore peu disputée sur le territoire. «D’un côté, nous touchons un grand institutionnel en devenant son partenaire sur ce secteur spécifique, de l’autre, nous co-investirons à ses côtés.» Un véhicule grand public sera lancé à l’automne.
GAM Holding a formellement réfuté avoir envoyé un communiqué de presse concernant des négociations avec Terraform Labs pour soutenir le stablecoin Luna. «Un communiqué de presse censé provenir de GAM Holding a été publié le 12 mai à 23 heures, heure du Royaume-Uni. Cette histoire n’est pas vraie et GAM n’a pas publié de communiqué de presse. GAM a des contrôles stricts sur la diffusion des communiqués de presse, et nous enquêtons sur la source de cette histoire et comment elle a été publiée», indique la société de gestion suisse dans un communiqué diffusé vendredi.
Lorsqu’il a débuté sa carrière en tant qu’actif il y a vingt ans, Edward Glyn, aujourd’hui managing director et responsable des marchés internationaux de Calastone, s’est vu proposer par un conseiller financier britannique la possibilité d’investir une partie de son salaire dans cinq fonds que le conseiller lui présentait comme étant parmi les meilleurs. De son propre aveu, il ne connaissait alors rien à l’investissement et a investi 300 livres par mois pendant cinq mois avant d’arrêter, mais il a tout de même tenu à laisser ses 1.500 livres fructifier. Vingt ans plus tard, ses 1.500 livres investis lui ont rapporté l’incroyable somme de… 400 livres. L’anecdote a son importance dans le contexte dans lequel Edward Glyn la raconte. Elle lance la discussion d’un panel du Fund Forum, s'étant déroulé jeudi 12 mai, sur la façon d’engager la discussion avec les futures générations d’investisseurs et de les conseiller quand ceux-ci passent leur temps sur les réseaux sociaux et les jeux de toutes sortes. La question sous-jacente étant de déterminer comment éviter à ces jeunes ou futurs actifs une expérience aussi pauvre de l’investissement que celle vécue par Edward Glyn il y a vingt ans. Activité sociale Parmi les intervenants, Theresa Clifford, directrice au sein d’EY Seren (filiale du consultant EY spécialisée sur le design d’expérience, services et produits en ligne, ndlr), émet le constat que la génération Z n’investit pas, elle achète. Cela induit une différence sur le plan psychologique car les jeunes veulent une récompense immédiate dès lors qu’ils dépensent leur argent pour quelque chose. Ce qui constitue l’une des raisons pour lesquelles les crypto-actifs les attirent autant. «56% des achats de cryptos sont effectués par des membres de la génération Z et une majorité d’entre eux sont persuadés qu’ils peuvent devenir milliardaires assez rapidement grâce aux cryptos», indique Theresa Clifford. L’exemple très récent de l’effondrement de la cryptomonnaie Luna de la chaîne de blocs Terra a cependant montré qu’ils pouvaient tout perdre tout aussi rapidement. Le défi qui se pose à l’industrie de l’investissement, dit Theresa Clifford, est de parvenir à susciter le même engouement auprès de ces futures générations d’investisseurs que celui aperçu sur les cryptos. Pour cela, il faut se confronter aux codes des «nouveaux» réseaux sociaux comme TikTok et de la gamification (faire d’une activité un jeu, ndlr). «Il faut transformer l’investissement en une activité sociale et faire en sorte que les individus puissent commencer à investir de façon ludiquele plus tôt possible», affirme Theresa Clifford. La directrice d’EY Seren attire également l’attention sur les considérations/valeurs éthiques que portent les jeunes générations, différentes de celles portées par les générations plus âgées. «Néanmoins, tous les jeunes ne pensent pas à l’ESG, certains veulent juste faire de l’argent », nuance-t-elle. A ce sujet, dans une autre table ronde du Fund Forum,Marie Dzanis, responsable de la gestion d’actifs pour la région Europe, Moyen-Orient et Afrique chez Northern Trust, estimait que le secteur était sur le point de connaître le plus gros transfert de fortune générationnel de l’Histoire.« Cette génération se concentrera sur l’ESG et veut des ETF et de la transparence. Nous voulons adresser cette clientèle. Nous travaillons avec un conseiller qui s’est spécialisé dans les adolescents milliardaires de 13 ans. Aujourd’hui, il n’y a pas besoin d’avoir un certain âge pour être milliardaire car l’argent provient de différentes sources. En tant que société de gestion, nous devons nous préparer à servir cette clientèle avec des produits transparents », ajoutait-elle. Engager par des questions simples Pour être attractif auprès des jeunes actifs mais aussi des participants des plans de pension professionnels, le monde de l’investissement doit s’attaquer à sa racine: le terme investir lui-même, complète Georgia Stewart, directrice générale de Tumelo. Tumelo est une fintech britannique qui agit comme intermédiaire au niveau de l’engagement entre les investisseurs particuliers et les plateformes d’investissement ainsi que les fournisseurs de solutions de retraites. Elle donne aux investisseurs particuliers une vue transparente des sociétés qu’ils détiennent concrètement à travers leurs investissements. «Les gens ne comprennent pas ce que cela veut dire investir. Quand ils découvrent que leur épargne ou pension est investie dans Microsoft ou Tesla, ils demandent instantanément pourquoi. L’histoire racontée par les gestionnaires d’actifs est retranscrite d’une mauvaise façon auprès des investisseurs finaux et la littérature financière constitue une barrière. De fait, il y a une énorme faille dans l’expérience utilisateur dans le secteur de l’investissementau Royaume-Uni et ailleurs», relève Georgia Stewart. Pour y remédier, la fintech propose d’engager les investisseurs sur le plan du vote actionnarial à travers des questions simples et d’actualité sur les résolutions déposées en assemblée générale ou problématiques soulevées à l’encontre de telle ou telle entreprise. Entre autres exemples récents, «McDonalds doit-il cesser d’enfermer des truies pleines dans des cages d’ici la fin de l’année» - faisant référence au combat de Carl Icahn face à la chaîne de restauration rapide - ou encore «Amazon doit-il publier des éléments sur la façon dont il compte réduire ses emballages en plastique?». Deux réponses, «favorable» ou «contre», sont proposées pour le vote en ligne des investisseurs. Ceux-ci reçoivent des notifications sur les votes en cours en fonction de leurs intérêts (droits humains, diversité, bien-être, etc), permettant de maximiser leur engagement selon Georgia Stewart. La personnalisation de cet engagement, toutes générations d’investisseurs confondues, passe inévitablement par la data, plaide Christian Sarafidis, membre de l’équipe des services financiers internationaux chezMicrosoft. «Les données sont le fondement de l’expérience client. Cette data doit être transformée en savoir qui sera une base pour la monétisation de votre activité. A condition d’avoir une couche de data unifiée», prévient-il.
L’Association Française des Tierces Parties Marketing (AFTPM) vient de renouveler son bureau. La présidence a été confiée à Anaïs de Bretizel, la directrice générale d’Amadé Global Partners. La vice-présidence revient à Roger Nizard, partner chez Blue Edge Group. La charge de la trésorerie a été confiée à Frédéric Stouls, managing partner chez Statère Conseil. L’association revendique 26 membres, qui ont levés 11 milliards d’euros pour le compte de 74 sociétés de gestion.