Diane Menville, directrice de la trésorerie et des marchés de capitaux, AGENCE FRANÇAISE DE DÉVELOPPEMENT, et Laureen Tessier Haygarth, responsable du service investissement responsable, gestion d’actifs, CAISSE DES DÉPÔTS
Le plastique recyclé, c’est fantastique. Il devrait composer à hauteur d’au moins 70 % « la grande majorité » des cartes émises par American Express dans le monde d’ici à fin 2024, selon le programme lancé par le spécialiste du paiement. De quoi éviter, selon Amex, « l’utilisation de 80 tonnes de plastique vierge par an ». Et, cocorico, c’est en France que le groupe lance la manœuvre, avec un déploiement progressif d’ici à fin 2022 concernant 16 des 18 gammes de cartes pour particuliers et entreprises. Ces cartes seront composées à partir de 85 % de plastique recyclé, précise Amex. Qui annonce en outre une nouvelle solution digitale pour aider les grandes entreprises « à mieux appréhender l’empreinte carbone relative aux déplacements professionnels de leurs collaborateurs ». Même ceux réglant avec une vulgaire carte en plastique non recyclé. Il leur restera a minima à utiliser leurs points de fidélité pour soutenir le projet de reforestation porté par Reforest’Action.
La mesure des émissions carbone progresse, avec des éclairages parfois peu flatteurs pour nos dirigeants d’entreprises. L’ONG bruxelloise Transport & Environnement vient ainsi de publier un premier classement sur la décarbonation des voyages d’affaires dans 230 sociétés européennes et américaines. Le résultat tient compte, parmi divers critères, des intentions affichées par rapport aux efforts réellement consentis ! Le premier acteur français est le Crédit Agricole. Qu’on ne dise pas qu’il est attaché par nature au plancher des vaches. Non seulement la banque aurait l’intention d’interdire les trajets aériens quand le voyage en train ne dure pas plus de trois heures et demie mais la classe affaires serait à usage réduit. De quoi cocher le volet « social » de l’ESG au passage ? Air France propose, pour attirer les clients, des sièges d’affaires avec porte coulissante pour s’isoler des voisins. Tout un symbole…
Ninety One a enregistré une collecte nette de cinq milliards de livres (5,9 milliards d’euros) sur son exercice à fin mars 2022. Sur l’exercice précédent, la société de gestion avait accusé des rachats nets de 200 millions de livres. La collecte s’est dirigée à hauteur de 2,4 milliards de livres sur des stratégies obligataires et à hauteur de 1,6 milliard sur des actions. En termes de zones géographique, la société a plus collecté en Afrique, avec 1,8 milliard de livres levés, et en Amérique (1,5 milliard). L’Europe continentale a représenté 782 millions de collecte, devant l’Asie Pacifique (500 millions) et le Royaume-Uni (378 millions). Enfin, la collecte s’est répartie quasi-équitablement entre investisseurs institutionnels et conseillers financiers. Les encours sur l’exercice 2022 ont augmenté de 10 % pour atteindre 143,9 milliards de livres. L’Afrique reste le marché principal de Ninety One, avec 56 milliards de livres d’actifs, devant le Royaume-Uni (27 milliards), talonné par l’Asie Pacifique (26 milliards). L’Europe tout comme l’Amérique sont autour de 17 milliards de livres. Le bénéficie d’exploitation ajusté est ressorti à 230,4 millions de livres, en hausse de 12 %.
Apex Group, société bermudienne spécialisée dans les services aux fonds et gestionnaires d’actifs, s’est illustrée par une nouvelle acquisition dans le secteur. Elle a annoncé, ce 18 mai, le rachat de Maitland International Holdings. Etabli en 1976, Maitland fournit des services de tierce-partie marketing (TPM) depuis 1990 et desociété de services aux fonds d’investissement(management companyou ManCo en anglais) depuis 2014. La firme compte 120 gestionnaires et 25 sponsors de fonds parmi ses clients. Son acquisition va apporter 200 milliards de dollars d’actifs administrés et 17 milliards de dollars d’actifs gérés à la plateforme d’Apex. Lorsque les différentes opérations d’acquisitions en cours seront finalisées, Apex administrera 2.500 milliards de dollars d’encours. Les 475 employés de Maitland rejoindront Apex qui, par ailleurs, étend son empreinte au Royaume-Uni, à Guernesey, au Luxembourg et en Afrique du Sud. Boulimie de rachats Fondé en 2003 et dirigé par Peter Hughes, Apex a démontré un appétit féroce pour les acquisitions ces dernières années, et encore plus ces derniers mois. Outre Maitland, le groupe a englouti, début mai, MMC Group, le principal fournisseur de services d’administration aux fonds en Nouvelle-Zélande, marquant ainsi son entrée dans le pays. En avril, en l’espace d’une semaine, Apex annonçait la prise d’une participation majoritaire au capital de FTS, entreprise américaine spécialisée sur les sujets de fiscalité (structuration, conformité) pour les fonds et gestionnaires alternatifs et finalisait celle de Best, société indienne spécialisée dans les services aux gestionnaires internationaux basée en Inde avec 30 milliards de dollars administrés. En mars, Apex a renforcé ses capacités dans le domaine des actifs digitaux en rachetant la majorité du capital de Fund Admin Chain, qui se base sur la technologie ledger pour le lancement, la distribution et le trading de fonds d’investissement collectifs. Le groupe bermudien dispose aussi d’un accord depuis août 2021 pour le rachat de Sanne, société de services aux gestionnaires britanniques, qui ne s'était pas encore concrétisé en avril. Auparavant, en 2020, la firme avaitracheté le Luxembourgeois FundRock et sa filiale britanniqueainsi queMAF, l’activité d’administration de fonds alternatifs de Banco Modal au Brésil,en 2020. Auparavant, en 2019, Apex avait fait du Luxembourg sa plus grosse base au monde avec le rachat de LRI Group, une ManCotrès spécialisée sur la clientèle allemande. Cette année-là, Apex avait aussi acquis Atlantic Fund Services aux Etats-Unis. L’année 2018 avait, elle, vu le cession de la participation de Silverfleet Capital dans Ipes, société spécialisée dans les services externalisés à destination des acteurs du private equity en Europe, à Apex Group. Course à la taille Avant même l’acquisition de Maitland, Apex était déjà bien implanté dans le paysage international des services aux fonds et aux gestionnaires d’actifs. Au Luxembourg, marché européen numéro un pour les ManCos, Apex se classait, fin 2020, numéro un des ManCos tierces-parties marketeurs luxembourgeoisesen cumulant les encours gérés par LRI et FundRock (environ 101,5 milliards d’euros fin 2020), selon le baromètre annuel de PwC sur les ManCos. Sur ce segment, l’Allemand Universal-Investment, qui revendiquait 710,3 milliards d’euros administrés en septembre 2021, reste le principal rival d’Apex au Luxembourg, notamment sur les services aux fonds d’investissement alternatifs. Apex n’a pas été le seul à consolider ces derniers temps. En mars 2021, par exemple, la ManCo Waystone est née d’une fusion de firmes deservices aux sociétés de gestion entre l’Irlandais Montlake, le luxembourgeois MDO et l’Américain DMS. On peut aussi citer le rachat d’EFG Fund Management par la ManCo dublinoise KB Associates, celui de Casa4Funds par Link Group. Le secteur est porté par diverses tendances parmi lesquelles l’externalisation croissante des fonctions de back et middle-office par les sociétés de gestion pour se concentrer sur les fonctions de gestion, les besoins de conformité vis-à-vis d’une réglementation toujours plus poussée pour la gestion d’actifs telle que SFDR ou encore le Brexit. En février dernier, le quotidien luxembourgeois Paperjam relataitla dissolution de Fisch Asset Management. La société de gestion a transféré son fonds phare et ses 4,5 milliards d’euros d’encours à Universal-Investment, justifiant ce choix pour des raisons de coûts et d’exigences réglementaires croissantes.
Selon la dernière étude du cabinet de recherche Cerulli, la demande pour les hedge funds devrait croître plus rapidement chez les investisseurs particuliers européens que chez leurs homologues institutionnels dans les deux prochaines années. Plus d’un tiers (37 %) des banques privées et des gestionnaires de patrimoine européens interrogés par Cerulli prévoient en effet d’augmenter leurs allocations recommandées aux hedge funds en 2022, contre seulement 16 % des répondants institutionnels. Sur le segment des particuliers, les banques privées britanniques s’attendent à ce que la demande de hedge funds et d’alternatives liquides soit plus élevée dans chaque segment de clientèle que sur les autres marchés européens. Les clients britanniques très fortunés (UHNW) devraient être les plus demandeurs de hedge funds : les banques privées locales s’attendent à ce que 56% de ces clients augmentent leur demande pour cette classe d’actifs. Plus d’un tiers (38%) des banques privées suisses s’attendent à ce que la plus forte augmentation de la demande de produits de hedge funds provienne des family offices locaux. Les banques privées italiennes interrogées donnent, quant à elles, une image variée de leur clientèle. Elles s’attendent à ce que la demande de hedge funds soit la plus forte de la part des particuliers UHNW; celle de la part des family offices devrait rester pratiquement inchangée et celle de la part des clients fortunés se réduire. Enfin en France, les banques privées françaises s’attendent à une baisse de la demande de hedge funds de la part des clients mass-affluent et HNW. Selon les banques privées locales interrogées, les seuls clients qui devraient afficher une augmentation nette de la demande au cours des deux prochaines années sont les clients UHNW. Plus d’un tiers (38%) prévoient une augmentation de la demande de hedge funds de la part de ce segment de clientèle. «Les gestionnaires de hedge funds et leurs équipes de distribution devraient consacrer plus de temps et de ressources à cibler les canaux de distribution des particuliers, en se concentrant sur les opportunités de vente croisée dans ce segment», note M. Fabrizio Zumbo, responsable de la recherche sur les marchés retail et wholesale en Europe chez Cerulli. Selon l'étude, en Europe, 92 % des family offices ont des expositions aux hedge funds, ce qui en fait le type de client le plus alloué à cette classe d’actifs ; 16 % d’entre eux allouent plus de 5 % de leurs portefeuilles d’investissement totaux aux hedge funds. Les clients fortunés constituent le segment de clientèle de détail le plus important.
Lannebo vient de recruter Katarina Hammar en tant que responsable du développement durable et de la gouvernance. L’intéressée vient de Nordea Asset Management, où elle était responsable de l’actionnariat actif. L’ambition de Lannebo est d'être la première société de gestion indépendante de Suède en matière de développement durable. Le recrutement de Katarina Hammar s’inscrit dans ce cadre. Katarina Hammar rejoindra Lannebo après l'été et travaillera en étroite collaboration avec l'équipe de direction.
Avec une croissance annuelle moyenne de 23% par an depuis 20 ans, le marché des fonds indiciels cotés (ETF) obligataires devrait continuer de croître et même tripler d’ici 2030 pour atteindre 5.000 milliards de dollars, selon une étude de BlackRock, lui-même grand fournisseur de ces produits. Cette croissance serait réalisable dans un contexte pourtant plus compliqué avec le retour de la hausse des taux qui a provoqué une certaine volatilité ces derniers mois. Les ETF obligataires ne représentent encore que 2% des 124.000 milliards de dollars présents sur le marché du «fixed income». Pour BlackRock, le segment qui devrait progresser le plus sera celui des ETF obligataires gérés activement. Il pourrait être multiplié par cinq d’ici 2030 à 1.000 milliards de dollars. «Les ETF obligataires ont révolutionné l’investissement dans les titres à revenu fixe, car ils offrent un accès instantané, à des prix transparents, à des centaines d’expositions au marché obligataire, et ce de manière accessible à tous les investisseurs », commente Salim Ramji, responsable mondial d’iShares et des investissements indiciels chez BlackRock. Le géant américain estime que plusieurs tendances viendront renforcer l’adoption des ETF obligataires par les investisseurs dont notamment la recherche de coûts moins importants et de plus de liquidité. Des évolutions réglementaires ont aussi permis récemment aux assureurs américains d’adopter plus librement ces produits.
Columbia Threadneedle Investments vient d’enregistrer deux fonds d’investissement responsable en France. Il s’agit du fonds Columbia Threadneedle (Lux) Sustainable Outcomes Global Equity et du fonds Columbia Threadneedle (Lux) Sustainable Outcomes Pan-European Equity, lancés au Luxembourg en mai 2021.Ces stratégies, gérées par Pauline Grange et Dan Ison, investissent dans des sociétés qui contribuent significativement au développement durable, affichant des indicateurs ESG de qualité ainsi que des rendements financiers élevés. L’équipe de gestion a identifié huit thèmes (5 environnementaux et 3 sociaux), issus des Objectifs de Développement Durable (ODD) des Nations unies, qui portent sur les principaux besoins en matière de développement durable. Ils identifient les sociétés qui offrent ou se repositionnent afin d’offrir des solutions liées à ces thèmeset qui affichent les caractéristiques suivantes : intégrité: en répondant à des normes ESG (Environnement, Social, Gouvernance) élevéesimpact potentiel à la clé: la durabilité doit être un élément essentiel de l’activité intentionnalité: la durabilité doit être un véritable objectif de gestion, et non le résultat d’autres activitésDe plus, les sociétés les moins biens notées et qui sont exposées à des controverses significatives en violation avec le Global Compact sont exclues du portefeuille.
Edmond de Rothschild Private Equity a annoncé ce 18 mai le recrutement deCharles Foucard comme directeur des opérations. Il sera chargé de l’ensemble des fonctions administratives et opérationnelles de l’activité de private equity du groupe. Il remplace à ce poste Francois-Xavier Vucekovic, qui est nommé directeur des investissements d’Edmond de Rothschild Private Equity. Dans le même temps, Matthieu Vercruysse est promu directeur général d’Edmond de Rothschild Private Equity Luxembourg. Avant de rejoindre Edmond de Rothschild, Charles Foucard était directeur financier et responsable de la stratégie de développement au sein de Pictet Alternatives Advisors, la branche d’investissement alternatif du groupe éponyme. Il avait rejoint Pictet en 2015 en tant que directeur des projets. Avant Pictet, Charles Foucard était manager au Boston Consulting Group à Paris, conseillant des groupes du CAC40 – dont principalement des institutions financières - sur les aspects stratégiques, organisationnels et opérationnels. Il a auparavant travaillé pour Meridiam Infrastructure, où il a dirigé des prises de participation dans des projets d’infrastructure Greenfield en Europe et en Amérique du Nord. Charles a commencé sa carrière dans le secteur du capital-investissement, tant du côté des investissements chez Astorg Partners, que du côté du financement, à la Bank of Scotland.
C’est la fin d’une époque à la Société Générale. Frédéric Oudéa, le directeur général de la banque, a annoncé, mardi à l’occasion de l’assemblée générale du groupe, qu’il ne briguerait pas le renouvellement de son mandat en 2023. Après avoir «beaucoup réfléchi aux différentes options envisageables», a-t-il indiqué devant ses actionnaires. Dans un an, donc, celui qui affiche une longévité sans égale à la tête d’une banque française rendra son tablier. Frédéric Oudéa avait pris la direction générale du groupe en mai 2008, dans la foulée du scandale Kerviel. Nommé, un temps, PDG, avant que ses fonctions ne soient dissociées, le capitaine a affronté toutes les tempêtes: crise financière, crise de la zone euro, Covid. Et aujourd’hui la guerre en Ukraine, qui a forcé la Société Générale à tirer un trait sur la coûteuse aventure russe lancée par son ancien patron Daniel Bouton. Loué pour sa résilience, l’ex-conseiller de Nicolas Sarkozy à Bercy n’a jamais hésité à mouiller le maillot au nom de la profession bancaire lorsqu’il le fallait, notamment au pire de la crise de la zone euro en 2011. Après quatorze ans de règne, son bilan à la tête de la Société Générale est plus contrasté. La banque a régulièrement déçu les objectifs annoncés aux investisseurs. Tombée au purgatoire boursier à l’automne 2020 en raison de la pandémie, l’action a effectué un redressement spectaculaire, avant le coup d’arrêt de la guerre en Ukraine. Mais elle reste l’une des plus faiblement valorisées du secteur, et a perdu la prime spéculative qui lui était attachée il y a quinze ans lorsque le marché spéculait sur une fusion avec BNP Paribas ou UniCredit. Aux yeux des investisseurs, la Société Générale garde un profil plus risqué que celui de ses concurrents français. La gouvernance du groupe a aussi beaucoup fluctué, avec des départs de haut rang ces dernières années, tels ceux de Didier Valet ou Philippe Heim, parfois non voulus. L’année de mandat qui reste à Frédéric Oudéa sera l’occasion de consolider les options prises il y a dix-huit mois: recentrage de la banque d’investissement sur des activités moins risquées, fusion des réseaux Société Générale et Crédit du Nord sous la houlette de Sébastien Proto, présenté comme un successeur potentiel. Elle nourrira dès lors toutes les spéculations sur l’identité du futur directeur général, pour lequel le conseil d’administration va lancer un processus de sélection.
Après le succès de la commercialisation des premiers fonds Eurazeo ouverts aux particuliers, Eurazeo a annoncé mardi le lancement du fonds European Real Estate II ELTIF1, offrant pour la première fois à une clientèle patrimoniale la possibilité d’accéder à l’univers de l’immobilier non coté, habituellement réservé aux investisseurs institutionnels.Ce fonds a pour objectif de financer des sociétés détenant et exploitant leurs propres actifs immobiliers, de les accompagner dans leur stratégie de croissance et de réaliser des opérations immobilières à forte valeur ajoutée en Europe. Ce véhicule d’investissement, à la frontière du private equity et de l’immobilier, prendra une quote-part des investissements réalisés par l’équipe Real Assets du groupe, prenant ainsi part à un programme de près d’un milliard d’euros. De plus, chacun des investissements de l’équipe intègre des critères extra-financiers s’articulant autour de la stratégie O+ d’Eurazeo.Le nouveau fonds bénéficie du label ELTIF (European Long Term Investment Fund), lui permettant d’être distribué auprès d’investisseurs non professionnels dans toute l’Europe, ainsi qu’aux clients institutionnels.
Fidelity vient de recruter Ellie Tang en tant que directrice de l’investissement durable à Hong Kong. L’intéressée vient de New World Development où elle était dernièrement responsable développement durable. Chez Fidelity, Ellie Tang travaillera avec l'équipe d’investissement et les partenaires de distribution de Fidelity pour intégrer davantage les considérations de durabilité dans les investissements immobiliers de Fidelity. Elle travaillera également en étroite collaboration avec la fonction de recherche de Fidelity sur nos notations exclusives en matière de durabilité, d’engagement et de vote et contribuera à l'élaboration des politiques de durabilité et des offres de produits de Fidelity. Elle sera rattachée à Jenn-Hui Tan, responsable mondial du stewardship et de l’investissement durable de Fidelity International.
Robeco vient de lancer le fonds Sustainable Asian Bonds, une stratégie obligataire alignée sur les Objectifs de développement durable (ODD) des Nations unies, et investissant dans les titres obligataires asiatiques diversifiés. La gestion a été confiée à Thu Ha Chow, la toute nouvelle responsable Fixed Income pour l’Asie. Elle est épaulée par Reinout Schapers, responsable des fonds de crédit mondiaux et de la stratégie de crédit émergent durable. La stratégie suit une approche active avec la possibilité de prendre des positions hors de son indice de référence, le JP Morgan Asia Credit. Elle investit dans des obligations d’entreprises et souveraines asiatiques de qualité, libellées en devises fortes, et vise un revenu de 4 à 6 % par an tout au long du cycle. Ce fonds fait suite au développement du bureau de Singapour, qui compte désormais six professionnels de l’investissement. D’autres recrutements sont prévus dans le courant de l’année, ce qui porte à 25 le nombre de professionnels de la région Asie, y compris les bureaux de Hong Kong et Shanghai.
Janus Henderson Investors vient de recruter Panos Nikopolitidis comme responsable des opérations. Il remplace Graham Foggin, qui va faire valoir ses droits à la retraite à la fin du mois de juin après 20 ans passés chez Janus Henderson. Basé à Londres,Panos Nikopolitidis est rattaché au directeur mondial des opérations, JR Lowry, et intègre le comité exécutif. Dans le cadre de ses fonctions, Panos Nikopolitidis sera responsable de la stratégie des opérations, de l’administratif des fonds, des opérations d’investissement, des opérations clients, du contrôle des investissements, de la surveillance des administrateurs tiers et des rapports sur les performances et les clients. Panos Nikopolitidis était jusqu’ici responsable des opérations mondiales d’investissement et de données chez Russell Investments (2017-2022). Auparavant, il a travaillé chez OCL Capital LLP, un gérant de fonds spéculatifs basé à Londres, en tant que chef des opérations et directeur de l’exploitation, supervisant toutes les activités opérationnelles et commerciales. Il a également travaillé chez Hermes Fund Managers en tant que responsable des opérations d’investissement pour la boutique OCL Credit de Hermes, et avant cela chez John Hancock Asset Management et State Street, tous deux à Boston.
Jolt Capital vient de recruter Maxime Mallet comme partner du fonds croissance. L’intéressé arrive de Bpifrance, où il était directeur de participations au sein de l'équipe Large Cap depuis 2020. Auparavant, il a travaillé pendant une dizaine d’années comme analyste en recherche actions chez Natixis et Deutsche Bank. Il y a notamment couvert la technologie hardware, et a accompagné différentes sociétés dans le cadre de leur introduction en Bourse.
Eurosif, l’association européenne de promotion de l’investissement socialement responsable, a annoncé ce 17 mai le départ de son directeur Victor van Hoorn à l'été prochain. L’association entame dès à présent un processus de recrutement pour trouver son remplaçant. Victor van Hoorn occupe ce poste depuis 2020. Auparavant, il a notamment dirigé la practice services financiers de la société de relations publiques Hume Brophy. Eurosif est membre de l’European Financial Reporting Advisory Group (Efrag) depuis février dernier.
L’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR) a publié mardi une recommandation sur le traitement des réclamations «dont l’objectif est de diminuer les délais de réponse aux clients des professionnels des secteurs de l’assurance et de la banque». Effective à partir du 31 décembre 2022, la recommandation «invite l’ensemble des professionnels des secteurs de la banque et de l’assurance à mettre en place une organisation simple et efficace pour apporter aux réclamants une réponse claire et motivée le plus rapidement possible, et en tout état de cause dans un délai n’excédant pas deux mois, y compris lorsque le traitement des réclamations a été délégué».
Un premier accord a été approuvé mardi au Parlement européen. Une étape majeure, mais de nombreux sujets controversés restent à trancher dans les prochaines semaines.
La société de gestion suédoise Coeli vient de recruter deux spécialistes de l’investissement de Handelsbanken Fonder, selon le quotidien suédois Dagens Industri. Il s’agit du gérant Joakim By et de l’analyste développement durable Simon Park. Les deux rejoignent leur ancien collègue, Christoffer Halldin, qui était le responsable des actions et des obligations de Handelsbanken Fonder pendant six ans avant de rejoindre Coeli en début d’année. Le trio va gérer un nouveau fonds croissance qui sera lancé après l’été. Ce fonds ciblera des investissements qui contribuent à la transition mondiale. L’un des thèmes clés de ce fonds sera les pénuries d’eau et de nourriture.
Le superviseur européen des marchés financiers (Esma) a lancé, ce 17 mai, sa consultation publique sur les informations et modèles à utiliser par les parties prenantes pour informer les régulateurs de leurs activités de gestion et de marketing transfrontalières répondant aux directives européennes Ucits et AIFM. Ces standards techniques ont pour but de faciliter le processus de notificationdes activités de gestion et de marketing transfrontalières des fonds Ucits et alternatifs par l’harmonisation des informations à transmettre et le développement de modèles communs de notification.La consultation doit se terminer le 9 septembre 2022.
La Banque Postale Asset Management (LBP AM), filiale de La Banque Postale, complète la gamme «citoyenne» de sa maison-mère en y intégrant un fonds solidaire et quatre fonds de partage. Cette offre permet de financer concrètement des projets associatifs en France. Les fonds concernés sont Tocqueville Silver Age ISR, LBPAM ISR Actions Environnement, LBPAM ISR Actions France, LBPAM ISR Actions Solidaire et LBPAM SRI Human Rights. Tocqueville Silver Age ISR, LBPAM ISR Actions France et LBPAM ISR Actions Environnement sont pour la première fois associés à un dispositif de partage. Pour chaque fois, un projet a été choisi en lien avec la thématique de la stratégie. Pour Tocqueville Silver Age ISR, qui est investi sur l’économie des personnes de plus de 55 ans, Siel Bleu a été retenu «pour son objectif de favoriser la santé et le bien-être des personnes les plus fragiles, en aidant au maintien de leur autonomie, à la promotion de l’inclusion et à la lutte contre la sédentarité et l’isolement», selon un communiqué. Le fonds LBPAM ISR Actions Environnement, spécialisé sur la transition énergétique, a été associé au programme Nature 2050, lancé par CDC Biodiversité en 2016. LBPAM ISR Actions France, investi dans les actions françaises pour accompagner les entrepreneurs à travers des sociétés qualifiées de « leaders structurels » ou des groupes en devenir, c’est le Fonds de dotation du Louvre qui a été sélectionné. LBPAM ISR Actions Solidaire détient des titres d’entreprises agréées « Entreprises solidaires d’utilité publique », parmi lesquelles Habitat & Humanisme qui œuvre pour la construction, l’acquisition et la rénovation de logements à destination de personnes en difficulté. Enfin, LBPAM SRI Human Rights met en œuvre une stratégie ISR centrée sur les droits humains et associée à la FIDH (Fédération Internationale pour les Droits Humains).
Le gestionnaire de fortune britannique St James’sPlace (SJP) a indiqué, ce 17 mai, des changements dans sa gamme de fonds. Pour son fonds croissance internationale, la firme a donné un mandat de gestion à Axiom Investors, WCM Investment Management et Artisan Partners, qui gèreront le véhicule aux côtés des gestionnaires existants Edgepoint et Sands Capital. SJP troque la structure de fonds de fonds du produit pour une structure d’investissement direct. Pour son fonds actions émergentes, SJP passe d’une stratégie gérée par un seul gérant à une stratégie multi-gérants dans le but de se diversifier davantage et de réduire les risques spécifiques aux gérants. Lazard Asset Management, Arga Investment Management et Somerset Capital Management rejoignent donc la gestion de la stratégie aux côtés de Wasatch Advisors.
M&G Investments vient de recruter Rana Modarres au poste de responsable d’impact au sein de son équipe catalyst. Rana Modarres rejoint M&G après avoir travaillé pour Oxfam GB, où elle était Director of Investing and Social Impact, et cumule près de dix ans d’expérience dans l’investissement social et d’impact. Elle dirigera le développement de la stratégie d’impact tout en collaborant étroitement avec les équipes d’investissement et les sociétés du portefeuille pour s’assurer que les activités d’impact sont en conformité avec les objectifs du fonds et que leurs mesures correspondent aux standards les plus rigoureux du marché. La stratégie Catalyst de M&G, dirigée par Alex Seddon, investit jusqu'à cinq milliards de livres sterling dans des entreprises internationales non cotées innovantes qui œuvrent à la création d’un monde plus durable. Cette stratégie s’articule autour de trois axes principaux : le climat, les soins de santé et l’inclusion.
Pictet Asset Management vient de lancer le fonds d’immobilier non coté Pictet Real Estate Capital Elevation Core Plus ELTIF Sicav. Il s’agit de sa première stratégie sous format Eltif autorisée à la distribution auprès des particuliers en Italie. Elevation Core Plus est une stratégie immobilière core-plus centrée sur le marché européen. La stratégie est investie dans des actifs résidentiels, des bureaux et dans la logistique du dernier kilomètre dans les principales ville d’Europe occidentale. La stratégie, classée article 8, sera pilotée par une équipe composée de dix professionnels et dirigée par Zsolt Kohalmi, responsable mondial de l’immobilier. Elevation Core Plus fera partie de la gamme de fonds Elevation du groupe Pictet. Un premier fonds a déjà levé 700 millions d’euros en février 2020.
IQ-EQ (ex-SGG) restructure ses marques en France. La société luxembourgeoise de services aux investisseurs institutionnels et aux sociétés de gestion doit annoncer ce jour le rapprochement de ses trois entités françaises Equitis, Peru & Partners et Conseil Expertise & Synthèse pour prendre le nom d’IQ-EQ. C’est en 2016, un an après son entrée dans le giron des fonds Astorg (majoritaire) et Ardian, qu’IQ-EQ a fait ses premiers pas en France avec le rachat d’Equitis qui avait alors déjà deux pôles d’activité. L’un de gestion conseillée au secteur du private equity et le second de fiducie. Seule cette dernière activité, qui consiste à refinancer des entreprises en réinjectant du cash, continue à opérer sous la marque Equitis. Dans un marché français du capital investissement en fort développement, son secteur de prédilection, IQ-EQ s'était ensuite renforcé avec les rachats en 2019 dePeru & Partners puis de Conseil Expertise & Synthèse en 2020. L’ensemble nouvellement rapproché constituera un bloc d’une centaine de personnes déjà réunies avenue de Wagram à Paris (sur un total de 4.000 salariés pour le groupe), 65 fonds sous gestion, 4,5 milliards d’actifs gérés non cotés et 5,8 milliards sous administration (sur un total groupe de plus de 500 milliards de dollars). La fiducie englobe, elle, environ 500 contrats, 10.000 clients bénéficiaires et 15 milliards d’euros sous gestion dans l’hexagone. «Nous sommes le seul groupe en France à proposer un service de ‘one-stop-shop’, explique Anne-Marie Costet, directrice général d’IQ-EQ en France depuis septembre dernier. Ce service englobe le fund management, le fund services, le corporate services et la fiducie». Et le groupe ne compte pas s’arrêter là. «Nous voulons a minima doubler de taille d’ici 2025 en France, par croissance organique et par croissance externe», ajoute la dirigeante qui vise le passage à 1.500 clients et environ 250 employés. Pour y parvenir, l’idée est d’acquérir des sociétés opérant sur les activités existantes ou pour développer de nouveaux services. «Nous avons par exemple développé récemment l’activité de CFO (directeur financier, ndlr) externalisé, l’activité de valorisation des fonds ainsi que la titrisation sur la partie fonds. Sur la partie wealth, nous accompagnons également les family office dans leur activité de private equity». IQ-EQ se développe aussi fortement en dehors de l’Europe, même si cette zone reste la principale. En 2022, le reste du monde représente 40% de l’activité contre environ 15% en 2018. IQ-EQ a aussi rationalisé ses marques aux Etats-Unis en rassemblant ses quatre entités de services au capital investissement, Blue River Partners, Constellation Advisers, Concord Trust Company et Greyline Partners sous la marque IQ-EQ.