Un arrêté surprise. Le secteur de la gestion d’actifs a été plus que surpris par la publication la semaine dernière au Journal Officiel d’un arrêté interdisant purement et simplement les très controversées mais pourtant très pratiquées, commissions de mouvement. Ces dernières rapportent chaque année au secteur quelque 500 à 550 millions d’euros de produits d’exploitation, soit 3 à 4% des revenus totaux. Elles seront interdites à partir de 2026. Les commissions de mouvement constituent des frais additionnels facturés par les fonds d’investissement quand leur gérantachète ou vend des titres dans le portefeuille. «À l’instar des rétrocessions, les commissions de mouvement sont critiquées pour le risque de conflits d’intérêts inhérent à leur fonctionnement. Leur existence est ainsi susceptible d’encourager les gestionnaires à faire « tourner » les actifs plus fréquemment que ce qui aurait été strictement nécessaire pour défendre au mieux les intérêts de l’épargnant», écrivent ainsi Jean-François Husson et Albéric de Montgolfier, les rapporteurs du Sénat qui avaient publié en octobre dernier un rapport d’information au titre évocateur : « La protection des épargnants : payer moins et gagner plus ». «Dans le passé, ces frais se justifiaient par un traitement manuel des transactions assez important pour les sociétés de gestion», explique ArthurClouard,directeur juridique et conformité chez Mandarine Gestion. Mais la numérisation du secteur a fait disparaitre progressivement ces traitements manuels. En Europe, nombre de pays ont décidé alors de les interdire sauf en France, où l’AMF a préféré conserver leur pratique par peur de déstabiliser certaines petites sociétés de gestion face notamment aux réformes de MIF2. «On autorise une pratique sous prétexte de ne pas déstabiliser les petites sociétés de gestion, mais pendant ce temps, les grandes en profitent aussi au détriment de l’épargnant», regrette Philippe Maupas, consultant en finance et blogueur, interrogé par les rapporteurs, qui cite ainsi Carmignac, Mandarine, LFDE ou encore Oddo BHF. Des filiales de banque comme Amundi ou Ostrum ont aussi ces pratiques pour certains fonds distribués dans leur réseau. Le rapport des sénateurs évoque 650 sociétés qui seraient bénéficiaires de ces commissions en France, mais l’AMF donne le chiffre, elle, de 164 sociétés de gestion, soit un quart d’entre elles. Chez Mandarine Gestion, on reconnait leur existence, mais elles ont eu tendance à fortement baisser ces dernières années, et représenteraient moins de 5% du chiffre d’affaires. Chez Carmignac, qui les pratique par exemple sur son fonds phare Carmignac Patrimoine, on assure que «cette évolution a été anticipée. En tant qu’acteur indépendant de la gestion d’actifs dont l’essentiel des encours gérés le sont pour le compte d’épargnants européens situés hors de France, Carmignac s’est depuis toujours attaché et continuera à assurer une politique de prix compétitive dans l’intérêt de l’ensemble de ses clients. » Trois ans à attendre«Malgré la controverse depuis des années sur ces types de frais, c’est donc du législateur et non pas du superviseur qu’est venue la réforme», regrette encore Philippe Maupas, qui fustige depuis des années ces frais dignes «d’une république financière bananière» et souligne qu’il va falloir attendre encore jusqu’en 2026 pour les voir supprimer. «Des discussions avaient lieu depuis quelques mois entre l’AMF et les parties prenantes, précise quand à lui, ArthurClouard,directeur juridique et conformité chez Mandarine Gestion. Mais elles s’orientaient plutôt vers un maintien plus encadré». Des propositions pour une forfaitisation ou un plafonnement ont été le plus souvent évoquées par les profesionnels, à côté de la suppression que proposait l’AMF. «Plafonner simplement les commissions de mouvement paraissait compliqué vis-à-vis de l’égalité de traitement des porteurs de parts, remarque de son côté Jean-Pierre Laclautre, senior manager chez Agama Conseil.En effet, si durant la première partie de l’année, la société de gestion atteignait le plafond, comment peut-elle faire pour assurer une égalité de traitement entre les porteurs de parts durant la seconde partie de l’année?». Au crédit de l’AMF, cette dernière n’est pas restée inactive sur ce problème des commissions de mouvement. Elle a ainsi sanctionné par le passé une poignée de sociétés de gestion, mais avant tout pour des abus d’usage, pas pour l’usage lui-même. L’AMF a aussi fait en 2021 un exercice de supervision joint européen (Common Supervisory Action ou « CSA ») sur les coûts et frais dans la gestion d’actifs à la suite duquel elle a justement fait ses propositions au secteur pour modifier sa doctrine et son règlement. A noter cependant que les achats-ventes en immobilier ou en non coté ne sont pas concernés...
A vouloir être trop disruptif, on se prend parfois les pieds dans le tapis. C’est ce qui semble être en train d’arriver à Stuart Kirk, en charge de l’investissement responsable chez HSBC Asset Management, qui lors d’une conférence organisée par le Financial Times et intitulée «FT Live Moral Money Summit Europe», a déclaré que «le changement climatique n’est absolument pas un risque financierdont nous devons nous inquiéter». On peut même lire dans sa présentation, visible sur YouTube depuis que le Financial Times l’a mise en ligne, que «les avertissements apocalyptiques non fondés, stridents, partisans et intéressés ont TOUJOURS tort». Sa direction s’est depuis lors désolidarisée de ces propos et le banquier a été suspendu de ses fonctions, selon un article du FT publié dimanche. Stuart Kirk commence sa conférence en déclarant qu’au cours de ses 25 années de carrière dans le secteur financier, «il y avait toujours un cinglé qui [lui] parlait de la fin du monde», faisant référence par exemple «au bug de l’an 2000". Il se dit ainsi en total désaccord avec les présentations précédentes de la conférence prévenant que «l’humanité n’allait pas survivre(au réchauffement climatique)». «Mais pourtant, personne n’est sorti de la salle en courant malgré que l’on vous ait dit que vous n’alliez pas survivre. Vous avez tous continué à faire comme si de rien n’était et à consulter vos téléphones mobiles». La raison? Les avertissements de ce genre sont tellement catastrophiques, qu’ils ne sont plus audibles. Mais plus encore, ce sont des risques de long terme qui sortent du champ d’activité de la plupart des financiers. Il cite ainsi l’exemple de sa propre banque dont les durées moyennes des prêts sont de 6 ans. « Ce qui arrive à la planète la septième année n’est en fait pas pertinent pour notre portefeuille de prêts », fait-il part avec une franchise assez déconcertante. Il mentionne également le fait que les indices boursiers ont grimpé depuis 1930 malgré la traversée des guerres mondiales, des catastrophes naturelles, des pandémies, etc. mettant en avant le sens de l’adaptation de l’humanité face à tous les dangers. «Les êtres humains se sont adaptés d’une manière fantastique au changement, aux urgences climatiques, et nous continuerons à le faire. Qui se soucie que Miami soit six pieds sous le niveau de la mer dans 100 ans ? Amsterdam est six pieds en dessous du niveau de la mer depuis des lustres et c’est un endroit très agréable à vivre », commente-t-il. Pourtant, les évolutions réglementaires sur le changement climatique lui demandent « un niveau de travail considérable ». Tout cela alors que, pendant ce temps, l’action de la chaîne de supermarchés américaine Target avait perdu 25% en une seule séance à cause d’une baisse des ventes liée à l’inflation. Et que dans le même temps sa banque «est attaquée par les cryptos, qu’il y a des régulateurs aux Etats-Unis qui essaient de nous arrêter, que avons le problème de la Chine , une crise du logement qui se profile, que nous avons des taux d’intérêt qui augmentent, de l’inflation qui arrive par tous les tuyaux, et on me dit de passer mon temps à examiner quelque chose qui va se produire dans vingt ou trente ans, a-t-il expliqué. «C’est complètement disproportionné.» Des stress tests biaisés des banques centrales Durant son intervention, il s’en prend également aux banques centrales et plus particulièrement à la banque d’Angleterre et celle des Pays-Bas. Reprenant les propos de l’ex-gouverneur de la Banque d’Angleterre, Mark Carney, qui avait dit que « le changement climatique éclipsera la douleur du coût de la vie,» Stuart Kirk commente ainsi : « je comprends tout à fait qu'à la fin de votre carrière dans une Banque centrale, il reste encore beaucoup, beaucoup d’années à remplir. Vous devez dire quelque chose, vous devez voyager dans le monde entier pour participer à des conférences, vous devez faire mieux que le type d’après, mais j’ai l’impression que cela devient un peu hors de contrôle.» Allant encore plus loin, Stuart Kirk suggère que les modèles financiers des Banques centrales relatifs stress tests climatiques sont biaisés pour obtenir le résultat qu’elles recherchent. « Même avec une taxe sur le carbone, même en frappant la croissance, elles n’ont pas réussi à faire bouger le risque climatique. Alors elles ont dû demander à leurs astucieux techniciens en coulisse de faire passer un gigantesque choc de taux d’intérêt dans leurs modèles afin de faire les gros titres.» La vidéo, vue plus de 20.000 fois a suscité des réactions de la part des dirigeants de HSBC. Nicolas Moreau, le directeur général de HSBC Asset Management, a ainsi réagi auprès d’Investment Week en assurant que les propos de Stuart Kirk « ne reflètent en aucun cas le point de vue de HSBC Asset Management ou du groupe HSBC». « HSBC Asset Management s’engage à conduire la transition vers une économie mondiale durable et a la responsabilité fiduciaire de s’assurer que les fonds de ses clients sont gérés pour des résultats environnementaux et sociaux positifs à long terme », ont-ils déclaré. « HSBC considère le changement climatique comme l’une des urgences les plus graves auxquelles la planète est confrontée, et s’engage à soutenir ses clients dans leur transition vers le zéro net et un avenir durable et, comme HSBC Asset Management, s’engage à atteindre le zéro net d’ici 2050. »
BlackRock a annoncé la fermeture définitive de deux ETF exposés à la Russie. Il s’agit des ETF «iShares MSCI Eastern Europe Capped Ucits ETF» et «iShares MSCI Russia ADR/GDR Ucits ETF USD ». Ces deux fonds avaient déjà suspendus les souscriptions et rachats de parts et étaient suspendus de transactions sur les marchés. «En raison de l’invasion de l’Ukraine par la Russie, les conditions normales de négociation sur le marché sont restées sensiblement altérées, et une part importante des titres russes n’est toujours pas négociable actuellement pour les investisseurs étrangers non russes, explique le gérant américain. Par conséquent, BlackRock pense agir dans l’intérêt des actionnaires en fermant (ces deux ETF)». Le groupe explique souhaite protéger la valeur des titres russes détenus par les fonds en procédant à des cessions de manière ordonnée afin d’essayer de restituer les produits aux actionnaires si une valorisation peut être réalisée. Les titres russes resteront donc dans les fonds jusqu'à ce qu’il soit possible, praticable et approprié, selon le gestionnaire, de liquider chacune des positions de manière ordonnée. IShares indique dans des documentations réglementaires distinctes qu’elle retirera les fonds de la Bourse de Londres le 22 juin ou autour de cette date.
Le producteur d’hydrogène vert fera ses premiers pas sur Euronext Paris lundi. Les millions d’euros levés lui permettront de financer sa croissance, qu’il prévoit explosive.
BlackRock a annoncé la fermeture définitive de deux ETF exposés à la Russie. Il s’agit des ETF «iShares MSCI Eastern Europe Capped Ucits ETF» et «iShares MSCI Russia ADR/GDR Ucits ETF USD ". Ces deux fonds avaient déjà suspendus les souscriptions et rachats de parts et étaient suspendus de transactions sur les marchés. " En raison de l’invasion de l’Ukraine par la Russie, les conditions normales de négociation sur le marché sont restées sensiblement altérées, et une part importante des titres russes n’est toujours pas négociable actuellement pour les investisseurs étrangers non russes, explique le gérant américain. Par conséquent, BlackRock pense agir dans l’intérêt des actionnaires en fermant (ces deux ETF)» Le groupe explique souhaite protéger la valeur des titres russes détenus par les fonds en procédant à des cessions de manière ordonnée afin d’essayer de restituer les produits aux actionnaires si une valorisation peut être réalisée. Les titres russes resteront donc dans les fonds jusqu'à ce qu’il soit possible, praticable et approprié, selon le gestionnaire, de liquider chacune des positions de manière ordonnée. IShares indique dans des documentations réglementaires distinctes qu’elle retirera les fonds de la Bourse de Londres le 22 juin ou autour de cette date.
BlackRock a annoncé la fermeture définitive de deux ETF exposés à la Russie. Il s’agit des ETF «iShares MSCI Eastern Europe Capped Ucits ETF» et «iShares MSCI Russia ADR/GDR Ucits ETF USD ». Ces deux fonds avaient déjà suspendus les souscriptions et rachats de parts et étaient suspendus de transactions sur les marchés. «En raison de l’invasion de l’Ukraine par la Russie, les conditions normales de négociation sur le marché sont restées sensiblement altérées, et une part importante des titres russes n’est toujours pas négociable actuellement pour les investisseurs étrangers non russes, explique le gérant américain. Par conséquent, BlackRock pense agir dans l’intérêt des actionnaires en fermant (ces deux ETF)»
Aviva Investors, la filiale de gestion d’actifs d’Aviva plc, a annoncé la nomination de Sam Tripuraneni au poste de Head of Sustainable Outcomes. Il s’agit d’une création de poste avec pour objectif que «la société déploie son capital, son envergure et son influence pour soutenir la transition durable». Basé à Londres, il rend compte à Mirza Baig, responsable mondial des investissements ESG, et dirige une équipe de huit personnes spécialisée sur la durabilité. Les fonctions de Sam Tripuraneni consisteront à superviser les franchises Stewardship et Sustainable Outcomes d’Aviva Investors. Ces franchises englobent la gamme de produits de transition climatique, sociale et du capital naturel. Il doit améliorer la philosophie et les processus des fonds durables existants, des données liées et des modèles de recherche quantitative, ainsi que la quantification et la livraison des impacts de durabilité. Il sera également chargé de superviser la recherche thématique ESG et la manière dont elle est intégrée dans les classes d’actifs liquides.
Près de dix ans après la prise d’indépendance de sa filiale de private equity, devenue Ardian, Axa va remettre sur pied une entité dédiée au non coté, a appris Instit Invest. Une information confirmée dans la journée de jeudi par le groupe. Le directeur des investissements de l’assureur, Pascal Christory, va passer du côté du gérant d’actifs maison, Axa Investment Managers, pour en prendre le pilotage. La future entité serabaptisée Axa IM Private Markets Enabler, en abrégé Axa IM Prime. Elle regroupera des compétences d’investissement alternatif indirect, comme les fonds de fonds de capital investissement et d’infrastructure sur les marchés primaire et secondaire, les participations minoritaires au capital des sociétés de gestion, la dette privée, les fonds de hedge funds, le financement de fonds ainsi que les co-investissements. Les actifs sous gestion de ce périmètre s’élèvent à environ 20 milliards d’euros à fin 2021, dont 12 milliards déjà gérés par Axa IM. La création de la nouvelle entité opérationnelle est encore en cours de discussion avec les représentants du personnel. Tout comme pour Axa IM Alts et Axa IM Core, une équipe de vente propre à Axa IM Prime serait créée. Quatre personnes de l’équipe d’investissement du groupe Axa spécialistes de l’infrastructure, du capital investissement et de la dette privée rejoindraient Axa IM Prime en qualité de responsables des différentes activités «Notre ambition est de tirer parti de l’expérience développée par l’équipe de Pascal et de la maturité de cette activité acquise au fil des années, afin d’en faire une entité dotée d’objectifs de levée de fonds ambitieux auprès des clients tiers. Cette nouvelle entité opérationnelle bénéficierait ainsi de l’expertise ESG (Environnement, Social, Gouvernance), de la taille, du modèle opérationnel et de l’organisation d’Axa IM pour accélérer sa croissance », a déclaré Marco Morelli, Executive Chairman d’Axa IM. .
Le groupe MNK a annoncé ce 19 mai la promotion de Marine Langlès au poste de directrice du fund management. Elle sera chargée de la structuration et la gestion des fonds de la maison et de l’animation de l'équipe de gérants. Elle intègre par ailleurs le comité de direction. Elle a intégré MNK Partners en 2018 en tant que gérante afin de structurer et gérer des fonds professionnels immobiliers commercialisés par la société de gestion. Par le passé, elle a travaillé chez Arkéa Banque, BNP Paribas et Macquarie Infrastructure Debt Investment Solutions.
Le gestionnaire d’actifs espagnol Rentamarkets IM a troqué sa dénomination pour Miralta Asset Management, suite à la décision de sa maison-mère Rentamarkets de se rebaptiser Miraltabank. Les fonds seront rebaptisés dans les prochaines semaines. A fin mars 2022, Rentamarkets IM gérait 79 millions d’euros selon les données d’Inverco.
UBS vient de recruter la directrice de la durabilité d’EQT, a appris Financial News. Therése Lennehag va diriger l'équipe de conseil ESG pour la région EMEA (Europe, Middle East & Africa) de la banque helvétique, à partir d’août.
Près de dix ans après la prise d’indépendance de sa filiale de private equity, devenue Ardian, Axa va remettre sur pied une entité dédiée au non coté, a appris Instit Invest. Selon nos informations, le directeur des investissements de l’assureur, Pascal Christory, va passer du côté du gérant d’actifs maison, Axa Investment Managers, pour en prendre le pilotage. Interrogé, Axa IM a confirmé l’information à Instit Invest. La future entité sera baptisée Axa IM Private Markets Enabler, en abrégé Axa IM Prime. Elle regroupera des compétences d’investissement alternatif indirect, comme les fonds de fonds de capital investissement et d’infrastructure sur les marchés primaire et secondaire, les participations minoritaires au capital des sociétés de gestion, la dette privée, les fonds de hedge funds, le financement de fonds ainsi que les co-investissements. Les actifs sous gestion de ce périmètre s’élèvent à environ 20 milliards d’euros à fin 2021, dont 12 milliards déjà gérés par Axa IM. La création de la nouvelle entité opérationnelle est encore en cours de discussion avec les représentants du personnel.
Le graphique représente la courbe de Beveridge aux Etats-Unis, de la relation entre les taux de chômage (en abscisses) et d’emplois vacants (en ordonnées), mise en avant par l’économiste anglais W. Beveridge en 1944. Elle renseigne sur la qualité de l’appariement entre l’offre et la demande de travail. Elle permet de distinguer les changements conjoncturels, traduits par des déplacements le long de la courbe, des changements structurels, correspondant à des déplacements de la courbe. Par ailleurs, une baisse du taux d’emplois vacants précède généralement la hausse du chômage et l’entrée en récession. Le déplacement de la courbe elle-même traduit la plus ou moins grande efficacité du processus d’appariement entre les offres et les demandes d’emploi (mobilité, attractivité, concordance des profils et qualifications).
Swiss Life Asset Managers France a annoncé, jeudi, avoir réalisé une nouvelle acquisition, celle d’un actif de bureaux au sein du marché immobilier madrilène, pour le compte d’un de ses fonds, dédié à l’assureur français MAIF. Il s’agit d’un immeuble de 3.535 m² situé à proximité immédiate de la grande gare d’Atocha. Construit en 1970, l’immeuble vient de faire l’objet d’une restructuration lourde, qui s’est terminée en février 2022. L’immeuble dispose de 200 m² d’espaces extérieurs, dont notamment une terrasse au sixième étage et un toit-terrasse au septième. Les panneaux solaires installés en toiture permettent par ailleurs de produire une partie de l’énergie nécessaire au fonctionnement de l’immeuble.
Le gérant star Juan Nevado va quitter la société britannique M&G après 34 années de collaboration. Il laisse la gestion de son fonds M&G (Lux) Dynamic Allocation Fund (2,4 milliards d’euros d’actifs sous gestion) à son actuel cogérant Craig Moran, ainsi qu'à Steven Andrew, un gérant diversifié possédant plus de 20 ans d’expérience, qui le remplacera dès juillet. «Le fonds continuera d’être géré selon la même philosophie d’investissement, tout en étudiant la possibilité d’inclure davantage d’aspects relatifs aux enjeux de durabilité dans le processus de construction du portefeuille, et ce, avec la contribution de Maria Municchi, gérante de stratégies durables au sein de l’équipe», a indiqué M&G dans un communiqué. Craig Moran et Steven Andrew ont déjà repris un autre fonds de Juan Nevado, le M&G (Lux) Conservative Allocation, à l'été 2020. Les encours y ont été divisés par quasiment trois en deux ans, pour atteindre désormais 635 millions d’euros. Steven Andrew est par ailleurs gérant du fonds M&G (Lux) Income Allocation Fund (1,2 milliard d’euros d’encours) depuis son lancement en 2013. Juan Nevado a rejoint M&G en 1988 en tant que stratégiste actions et, à partir de 1999, a géré des capitaux internes au sein du groupe avant d’être nommé, en janvier 2011, le gérant du fonds qui est aujourd’hui M&G (Lux) Dynamic Allocation Fund.
Edmond de Rothschild Asset Management a embauché Nicolò Piotti en tant que nouveau responsable de la distribution de la gestion d’actifs en Italie. Ce recrutement vise à donner une impulsion au développement d’Edram en Italie. Basé à Milan, il sera rattaché à Marie Jacot-Cardoen, responsable mondiale de la distribution d’Edram. Nicolò Piotti vient de Payden & Rygel où il était pendant cinq ans responsable de l’Europe continentale pour les clients institutionnels et professionnels. Il a bâti de zéro l’activité italienne qui affiche aujourd’hui un encours de plusieurs milliards d’euros. Précédemment, il a travaillé 19 ans chez Morgan Stanley Investment Management.
La Foncière Magellan a annoncé ce 19 mai le lancement de Primmoval, un fonds de capitalisation (le fonds procède automatiquement au réinvestissement des bénéfices réalisés) éligible au PEA-PME et dédié aux opérations de promotion immobilière en région. Constituée sous forme de société par actions simplifiées (SAS), Primmoval est une solution de co-investissement aux côtés de promoteurs de taille intermédiaire. Ouvert à la souscription jusqu’au 30 juin 2023, le fonds investit dans des opérations de promotion immobilière résidentielles et tertiaires (bureaux, activité). La société a porté son objectif de collecte à 50 millions d’euros, avec un ticket d’entrée à 100.000 euros. Elle vise les investisseurs professionnels et la clientèle patrimoniale (CGP, family offices, banques privées…).
Groupama AM a annoncé ce 19 mai avoir obtenu la labellisation ISR (investissement socialement responsable) pour 12 fonds supplémentaires, portant son total à 39 fonds labellisés. Il s’agit cette fois-ci de solutions d’investissement exclusivement commercialisées via les réseaux de distribution de la compagnie d’assurance Groupama. Les nouveaux fonds labellisés sont : - Groupama Mondactions - Tesorus Dynamique (FCPE) - GEP Actions Internationales (FCPE) - Tesorus Monétaire (FCPE) - Tesorus Prudence (FCPE) - Retraite Prudence - Retraite Pérennité - Gan Prudence - Retraite Dynamique - Retraite Plénitude - Gan Dynamisme - Finama Actions Internationales (FCPE)
Melvin Capital va fermer ses fonds et rendre l’argent à ses investisseurs, rapporte le Wall Street Journal. Dans une lettre aux clients lue par le journal, Gabe Plotkin, le fondateur de Melvin, écrit qu’il a pris sa décision après s'être entretenu avec le conseil d’administration au cours d’un processus de réévaluation de son entreprise qui a duré plusieurs mois. «Les dix-sept derniers mois ont été une période incroyablement éprouvante pour la société et pour vous, nos investisseurs», écrit-il. «J’ai donné tout ce que je pouvais, mais dernièrement, cela n’a pas été suffisant pour fournir les rendements que vous devriez attendre. Je reconnais maintenant que je dois me retirer de la gestion de capitaux externes», poursuit-il. Melvin était, jusqu'à l’année dernière, l’un des hedge funds les plus performants. Ses résultats d’environ 30 % par an après frais avant 2021 étaient parmi les meilleurs de Wall Street. Mais les positions vendeuses de Melvin ont explosé en janvier 2021 lorsque des investisseurs individuels sur des forums en ligne tels que WallStreetBets de Reddit se sont regroupés pour faire monter le prix des actions, comme celles de GameStop contre lesquelles Melvin avait parié. Bien que le gérant ait rattrapé une partie de ces pertes à la fin de l’année, sa concentration sur les entreprises à croissance rapide lui a valu de nouveaux revers cette année. A fin avril, Melvin a perdu 23 %, en plus d’une perte de 39,3 % en 2021.
Oddo BHF Asset Management vient de recruter au Luxembourg, André Koeken en tant que sales manager pour le Benelux. L’intéressé vient de Carmignac où il a travaillé près de 5 ans, également au Luxembourg. Dernièrement, il était business development executive. Précédemment, il était chez Clearstream. Chez Oddo BHF AM, André Koeken travaillera au sein de l’équipe de Dominique Nys, responsable de la vente pour le Benelux.
Les encours mondiaux gérés dans la gestion immobilière à fin 2021 ont augmenté de 23,8% sur un an pour atteindre 4.100 milliards d’euros, selon une étude annuelle menée auprès de 143 gestionnaires immobiliers par les associations asiatique, américaine et européenne des investisseurs des fonds d’immobilier non coté (ANREV, NCREIF et INREV). Deux tendances caractérisent ce record d’encours, à savoir une grosse consolidation du secteur de la gestion immobilière et des records de levées de capitaux. Les actifs sous gestion moyens étaient de l’ordre de 28,6 milliards d’euros fin 2021 (contre 21,5 milliards d’euros fin 2020). Les encours cumulés gérés par les 10 plus gros gestionnaires immobiliers au monde ont dépassé les 1.700 milliards d’euros fin décembre 2021 (+41,6% sur un an glissant). Ils représentaient 41% des encours totaux de la gestion immobilière dans le monde selon l’étude. Leurs encours moyens étaient de 169,4 milliards d’euros. Les cinq plus grands groupes, en termes d’actifs sous gestion, restent inchangés par rapport à 2020. Blackstone est largement en tête avec 419,3 milliards d’euros sous gestion dans l’immobilier. La firme a vu ses encours immobiliers augmenter de près de 200 milliards d’euros en 2021. Brookfield (221,1 milliards d’euros d’encours) et Prologis (189,6 milliards d’euros d’encours) complètent le podium, suivis par PGIM et Nuveen. Figurent également dans le top 10, MIM, CBRE Investment Management, Axa IM Alts, UBS et GLP. Ce dernier est le seul à faire son entrée dans le top 10 des gestionnaires immobiliers internationaux en 2021. Blackstone, leader en Europe et en Amérique du Nord En Asie, GLP est devenu le plus important gestionnaire immobilier passant de la troisième à la première place en un an tandis qu’en Europe, Blackstone a réalisé la même performance. La société de gestion américaine gère 85,7 milliards d’euros d’actifs sur le continent européen et précède d’une courte tête Swiss Life (85,4 milliards d’euros). Axa IM Alts est troisième avec 82,7 milliards d’euros sous gestion en Europe fin 2021. Suivent plus loin Union Investment,abrdn, NN Investment Partners qui, avec sa sixième place fait sa première incursion dans le top 10 européen, Credit Suisse Asset Management, Deka Immobilien Investment GmbH,Patriziaet UBS. En Amérique du Nord, Blackstone se classe aussi en première position. Le montant de l’argent engagé dans les fonds mais encore non alloué (dry powder) s’élevait à 214 milliards d’euros fin 2021 (contre 195 milliards en 2020), soit 7,2% des encours totaux de la gestion immobilière mondiale. Environ 71% de cette dry powder est détenue par les 36 plus gros gestionnaires immobiliers.
DNCA Finance a annoncé ce 18 mai la nomination de Juliette Filou au poste de responsable investisseurs CGP sur la région Ouest, et celle de Julien Latard en qualité de responsable investisseurs Banques de Réseaux sur la région Est et Sud-Ouest. Juliette Filou intègre l’équipe de Benjamin Leneutre, et sera chargée du développement et du suivi des conseillers en gestion de patrimoine basés sur le Grand Ouest, de la Normandie au Pays basque. Elle prend la suite de Thomas Lemaire qui va rejoindre les équipes Institutionnelles. Juliette Filou a commencé sa carrière chez Theseis comme responsable du développement des placements financiers auprès des conseillers du réseau. En 2019, elle rejoint Rothschild & Co, pour renforcer l’équipe commerciale et devient responsable des relations partenaires. Julien Latard vient renforcer l’équipe d’Alexandre de La Raitrie. Il aura la charge du développement et suivi des banques de réseaux de la région Est et Sud-Ouest. Côté carrière, il a démarré comme professionnel de volleyball de 2011 à 2017. A la fin de ses études en 2017, il intègre le Crédit Agricole Gestion Conseillée à Paris comme gérant de portefeuille actions, obligations et OPCVM.
La société de gestion franco-allemande Oddo BHF Asset Management va fusionner, le 10 juin prochain, le fonds de droit français Oddo BHF Sustainable European Convertibles (78 millions d’euros d’encours au 16 mai 2022) avec le compartiment de sa Sicav luxembourgeoise, Oddo BHF Convertibles Global (10 millions d’euros d’encours au 16 mai 2022). Ce, dans l’optique de rationaliser sa gamme de fonds. Dans une lettre aux porteurs de parts, le gestionnaire évoque également un élargissement géographique de l’univers d’investissement qui permettra d’augmenter les opportunités d’investissement et une plus grande diversification du portefeuille.
Pascal Christory va prendre la tête d’une nouvelle entité d’investissement du groupe sur les marchés privés, dotée de 20 milliards d’euros, a appris Instit Invest.