Le gouvernement suisse a annoncé mercredi avoir l’intention de confisquer les avoirs d’un proche de l’ex-président ukrainien prorusse Viktor Ianoukovitch, dont la chute en 2014 a précipité le conflit entre l’Ukraine et la Russie. Les avoirs appartenant à Youri Ivaniouchtchenko et sa famille, d’une valeur supérieure à 100 millions de francs suisses (97 millions d’euros), sont gelés depuis 2014. Leur confiscation n’est pas liée aux sanctions adoptées par la Suisse contre la Russie à la suite de l’invasion de l’Ukraine en février, précise le gouvernement. Cette décision doit encore être approuvée par le Tribunal administratif fédéral suisse avant que les fonds ne puissent être transférés à l’Ukraine.
Selon le dernier rapport mensuel d’ETFGI, les ETF thématiques ont comptabilisé 7,16 milliards de dollars (6,69 milliards d’euros) d’entrées nettes en avril au niveau mondial, portant la collecte nette depuis le début de l’année sur ces produits à 38,62 milliards de dollars. Dans le même temps, Le total des actifs investis dans les ETF et EP thématiques a diminué de 6,8 % à cause de la baisse des marchés, passant de 450 milliards de dollars à fin mars 2022 à 419 milliards de dollars au 30 avril.
L’iconique directeur général de la banque privée de Degroof Petercam, Bruno Colmant, va finalement rejoindre le cabinet de conseil Roland Berger outre-Quiévrain comme partner. Il avait déjà évolué chez le consultant comme responsable mondial des services financiers entre 2011 et 2015. L'économiste a annoncé sa démission au début du mois de mai, et a d’ores et déjà été remplacé par Sabine Caudron, qui dirigeait jusqu’ici la banque privée dans les Flandres. Au cours de sa carrière, Bruno Colmant aura notamment été directeur de cabinet du ministre des finances et vice-premier ministre belge Didier Reynders, président de la Bourse de Bruxelles, directeur général adjoint d’Ageas, et directeur général de Degroof Petercam, avant de prendre la direction de la banque privée de cette dernière.
Fisch Asset Management, société de gestion suisse spécialiste des obligations convertibles et du crédit, a ouvert début mars des bureaux à Francfort. Ces bureaux constitueront le centre de l’activité de Fisch en Allemagne. Sikandar Salam, responsable des ventes et de la relation clients en Allemagne, a pris le poste de managing director de la nouvelle entité Fisch Asset Management GmbH, en plus de ses responsabilités actuelles. Il sera rejoint par deux commerciaux. Fisch AM opère en Allemagne depuis vingt ans et le pays représente le principal marché international pour la société suisse qui gère environ 10 milliards d’euros.
L’Américain Global X ETFs a lancé deux ETF Ucits sur la Bourse de Milan, le Global X Silver Miners Ucits ETF et le Global X Uranium Ucits ETF. Le premier est exposé au secteur de l’argent et le second à l’uranium. Récemment, HANetf a aussi lancé un ETF sur l’uranium en Europe. Avec la guerre en Ukraine, ce secteur est de nouveau sous les projecteurs.
Fondo Italiano d’Investimento SGR a nommé Barbara Poggiali présidente du conseil d’administration. Davide Bertone devient administrateur délégué et directeur général. Les autres administrateurs sont Ilaria Bertizzolo, Gianluca Brancadoro, Enrico Canu, Esedra Chiacchella, Ines Gandini, Gaia Ghirardi, Massimiliano Mastalia, Nicoletta Montella, Giorgio Piazza, Domenico Pimpinella et Giovanni Sabatini. Barbara Poggiali était entre 2019 et 2020 managing director de la division cybersécurité de Leonardo. Avant cela, elle a été directrice marketing stratégique de Poste Italiane et président de Poste Mobile. Davide Bertone, de son côté, vient de Mediobanca, où il était depuis 2019 co-responsable Mid-corporates and financial sponsor solutions.
La société de gestion britannique Janus Henderson vient de recruter Alex Ng au rang de directeur des ventes auprès des intermédiaires en Asie hors Japon à partir de juillet. Au sein de ce poste nouvellement créé, il sera chargé des clients mondiaux de la banque privée. Il sera rattaché à Andrew Hendry, directeur de la distribution en Asie hors Japon, qui vient de rejoindre la société la gestion en février dernier. Alex Ng arrive de Federated Hermes, où il était directeur de la distribution wholesale en Asie hors Japon depuis 2020. Auparavant, il a travaillé chez Aberdeen Standard Investments comme responsable senior du développement commercial en 2015, avant d’être promu au rang de directeur chargé de la distribution auprès des banques et des family offices à Singapour en 2018. Il a également été directeur adjoint du développement commercial en Europe chez Lion Global Investors Limited. Il a aussi travaillé comme responsable commercial chez Reliance Asset Management Singapour et Superfund Financial à Hong Kong, et comme vice-président chargé de la commercialisation chez EurekaHedge.
La société suédoise de divertissement Pophouse Entertainment, fondée par la star d’ABBA Bjor Ulvaeus et le président d’EQT Conni Jonsson, prévoit de lever 750 millions d’euros pour un fonds de private equity dédié à la musique, rapportent AMWatch et Bloomberg News. Le nouveau fonds, dont le premier closing est attendu fin juin, investira dans les droits de propriété intellectuelle d’une vingtaine d’artistes. L’équipe du fonds comprend également deux anciens dirigeants de Spotify Technology.
Fidelity International a élargi son partenariat avec Moonfare, une plateforme dédiée aux actifs privés, afin d’offrir des fonds alternatifs aux clients hongkongais et singapouriens. La fintech allemande Moonfare distribue des fonds privés et des fonds de capital-investissement à travers des véhicules nourriciers. Après le lancement à Hong Kong et à Singapour, ils comptent élargir ce service aux autres régions en Asie. Fidelity International a déjà conclu un partenariat initial avec Moonfare en mars 2021, afin de démocratiser l’accès aux fonds privés à ses clients européens en France, en Italie, en Allemagne, en Suisse et au Royaume-Uni. La société de gestion américaine est l’un des premiers investisseurs institutionnels à prendre une participation minoritaire dans Moonfare. Fondé par Steffen Pauls, l’un des anciens managing director de KKR, Moonfare compait 1,2 milliard de dollars d’encours sous gestion au sein de sa plateforme. Fidelity International disposait 768 milliards d’actifs sous gestion.
Le gouvernement suisse a annoncé mercredi avoir l’intention de confisquer les avoirs d’un proche de l’ex-président ukrainien prorusse Viktor Ianoukovitch, dont la chute en 2014 a précipité le conflit entre l’Ukraine et la Russie.
Les hedge funds quantitatifs réalisent des profits colossaux en ce début d’année tourmenté sur les marchés, rapporte le Financial Times. Les hedge funds suiveurs de tendance, qui utilisent des modèles mathématiques pour tenter de prédire les mouvements du marché, ont souffert pendant des années, dans une période dominée par les achats d’obligations par les banques centrales - qui ont supprimé une bonne partie de la volatilité sur laquelle ils prospèrent. Le secteur de 337 milliards de dollars affiche ses meilleurs gains depuis la crise financière de 2008, selon HFR. Ils ont gagné en moyenne 15,1 % sur les quatre premiers mois de l’année. Parmi les acteurs qui s’illustrent figure BlueTrend, BH-DG ou Aspect Capital.
Exor a nommé Axel Dumas, gérant d’Hermès, membre non exécutif de son conseil d’administration, a annoncé mardi la holding d’investissement de la famille Agnelli, qui entend ainsi accélérer son développement dans le luxe. Axel Dumas, à la tête du groupe de luxe français depuis 2013, a été nommé pour un mandat d’un an qui peut être renouvelé, a indiqué la compagnie italienne dans un communiqué à l’issue de son assemblée générale. Exor a également annoncé la nomination d’Ajay Banga, membre du conseil d’administration, au poste de président avec effet immédiat, dans le cadre de la séparation des rôles de président et de directeur général, qui étaient jusqu'à présent assumés par John Elkann.
Deux ans après avoir bouclé son fonds Midcap II à 800 millions d’euros, Cathay Capital remet le couvert. La société de gestion vient de lancer Cathay Health, un fonds de 500 millions d’euros dédié à l’investissement dans la santé. L’enveloppe a été alimentée par nombre d’investisseurs, comme Bpifrance, Axa ou le Groupe Pierre Fabre. Ce fonds se concentrera sur les entreprises en phase de développement de produits et de croissance des ventes à travers l’Europe, l’Amérique du Nord et l’Asie. Les tickets d’investissement vont de 5 à 50 millions d’euros et permettront d’intervenir dans des tours de financement allant de la série A à la série D. Trois entreprises ont d’ores et déjà bénéficié du fonds, à savoir la société française Tissium (spécialisée dans la réparation de tissus), la biotech américaine Kojin Therapeutics et le studio de création d’entreprises américain Initiate.
Advent International confirme son statut d’incontournable du private equity mondial. La société de gestion née il y a près de quarante ans à Boston vient d’empocher la bagatelle de 25 milliards de dollars pour son dixième fonds mondial de capital-investissement. Une somme de 40% supérieure à celle levée par son prédécesseur, il y a trois ans, alors que l’environnement géopolitique et macroéconomique mondial s’est dégradé sous l’effet de la guerre en Ukraine. «Le succès de cette levée est notamment à mettre au crédit de nos investisseurs historiques, qui représentent 84% du fonds», explique Michael Ogrinz, associé et président d’Advent en France. Au total, le gérant a pu compter sur le soutien de 365 investisseurs (LP, pour «limited partners»), provenant aussi bien des Etats-Unis (40%) que du reste du monde. Fonds de pension publics ou privés, fonds souverains, fondations, fonds de fonds, family offices… l’engouement a été massif et s’explique notamment par les performances passées d’Advent. Selon les données du California Public Employees’ Retirement System (Calpers), le précédent millésime, bouclé en 2019, affiche un retour aux investisseurs de trois fois la mise initiale et un TRI net de 129% au 30 septembre 2021. Une donnée à prendre avec des pincettes car le fonds était encore loin d’être totalement désinvesti. Mais le gérant a prouvé sa capacité à maintenir le cap en période de tempête. Le fonds GPE V, levé en 2005, a traversé la crise financière en affichant un multiple de 2,4 et un TRI net de 43%. Des tickets de 100 millions à2milliardsdedollars Auprès de ses investisseurs, Advent a su obtenir un mandat particulièrement flexible lui permettant d’intervenir sur l’ensemble de la planète avec des tickets compris entre 100 millions et 2 milliards de dollars. Cela dans l’idée de constituer un portefeuille d’une trentaine de participations. «Nous cherchons à être géographiquement agnostiques pour ne nous focaliser que sur les meilleurs opportunités, grâce à notre quinzaine de bureaux mondiaux», explique Michael Ogrinz. Au cours des douze derniers mois, Advent s’est illustré en France en revendant pour 3,2 milliards d’euros le fournisseur de services télécoms Circet. Toujours dans l’Hexagone, il a investi dans MangoPay et Litchi, ainsi que dans Shift Technology. Sur ses radars, le gérant a aussi identifié l’enseigne Grand Frais, dont la vente devrait redémarrer cette année sous l’égide de Morgan Stanley et d’Amala Partners.
Depuis quarante ans, Arkéa Capital creuse son sillon dans le paysage du capital-investissement français. Une activité que cette filiale du Crédit Mutuel Arkéa a su faire fructifier jusqu’à représenter plus de 13% des fonds propres du groupe, soit 1,2 milliard d’euros sous gestion. Pour continuer à grandir, Arkéa Capital a décidé de franchir le Rubicon de la gestion pour compte de tiers. Un bouleversement majeur pour ce groupe mutualiste, qui s’accompagne de nouvelles ambitions: doubler les encours sous gestion d’ici cinq à dix ans. «Le groupe veut continuer à développer cette activité. L’ouverture aux investisseurs tiers n’est donc pas un désengagement mais bien une ressource supplémentaire», explique Marc Brière, le président du directoire d’Arkéa Capital. Pour attirer le chaland, la société de gestion fait valoir les résultats de sa stratégie historique, basée sur des investissements minoritaires dans des entreprises rentables ou non, réalisant entre un million et plusieurs milliards d’euros de chiffre d’affaires. Depuis ses sept bureaux régionaux, dont le dernier a ouvert à Lyon l’an dernier, Arkéa Capital revendique avoir accompagné plus de 500 sociétés dans leur projet d’innovation, de développement ou de transmission. Le tout pour un multiple brut proche de 2,4 et un taux de rentabilité interne (TRI) brut de près de 20%. Choc culturel Captive de la septième banque de France, Arkéa Capital va devoir montrer patte blanche pour espérer attirer des investisseurs tiers, naturellement sensibles à l’indépendance des équipes de gestion. Or à ce jour, le groupe dirigé par Hélène Bernicot souhaite rester l’unique actionnaire de sa filiale, comme il le fait avec la plupart de ses activités. L’ouverture aux «limited partners» (LP) s’apparente donc à un choc culturel pour l’établissement financier, même si des discussions se poursuivent en interne pour tenter de faire bouger les lignes. Par le passé, l’équipe d’Arkéa Capital avait obtenu de sa maison mère l’introduction du «carried interest», l’intéressement aux plus-values. Une révolution dans l’univers mutualiste, mais un prérequis pour espérer attirer et fidéliser les talents dans l’univers hautement concurrentiel du capital-investissement. En février, Arkéa Capital a recruté Astrid de Geloes en qualité de responsable des relations investisseurs. Cette structuration va de pair avec l’ouverture de deux fonds à la souscription, Arkéa Capital 2 et Breizh Ma Bro (souscription en unités de compte, compte titres et PEA-PME). Mais aussi, depuis peu, du FPCI We Positive Invest 2, six ans après le premier millésime, de 20 millions d’euros. «Nous avons acquis la conviction qu’il est possible de délivrer de l’impact réel et de la performance. Ce fonds article 9 ambitionne ainsi de lever 100 millions d’euros avec un ‘hard cap’ à 150 millions», détaille Morgan Carval, directeur de l’investissement à impact chez Arkéa Capital. Le nouveau véhicule ouvert aux investisseurs tiers sera sponsorisé par sa maison mère, devenue entreprise à mission, et investira jusqu’à 10 millions dans des entreprises des domaines de la transition énergétique et climatique, de l’économie circulaire, du capital humain et de la santé. Le succès de sa commercialisation donnera le ton pour les futures levées de la société de gestion. Avec ce revirement stratégique, Arkéa Capital marche dans les pas de Natixis. La banque affiliée au groupe BPCE avait transformé le modèle de sa captive dédiée au private equity, Naxicap Partners, en 2012, peu après le rachat d’AtriA Capital.
Franklin Templeton vient de nommer Patrick Vizzone comme directeur du pôle Agri-Food au sein de ses activités alternatives en Asie-Pacifique. Son rôle consistera à diriger les investissements durables en capital-risque et capital-investissement dans les secteurs agricoles et alimentaires. Basé à Hong Kong, il est rattaché à Jing Su Vivatrat, président et directeur des opérations du groupe alternatif en Asie-Pacifique de Franklin Templeton. Patrick Vizzone était dernièrement directeur alimentation, boissons et agrobusiness, ainsi que directeur de la couverture de Hong Kong à la ANZ Banking Group. Auparavant, il a dirigé la banque institutionnelle et le département alimentation et agrobusiness pour la National Australia Bank. Il a également travaillé sur cette thématique chez Rabobank et GE Capital Asia-Pacific.
Arkéa Capital, filiale de capital-investissement du Crédit Mutuel Arkéa, a annoncé ce 24 mai le lancement du Fonds Professionnel de Capital Investissement (FPCI) We Positive Invest 2. Ce millésime compte lever plus de 100 millions d’euros, avec le sponsoring du Crédit Mutuel Arkéa. La collecte s’effectuera auprès d’investisseurs institutionnels, d’entrepreneurs, de family offices et de grands groupes.We Positive Invest 2 investira dans une quinzaine d’entreprise réalisant un chiffre d’affaires supérieur à un million d’euros, et positionnées dans des secteurs à fort potentiel de croissance:la transition énergétique et climatique (réduction des émissions de GES, protection de la biodiversité, réduction des pollutions, gestion de l’eau, adaptation aux changements climatiques, etc.)l’économie circulaire (matériaux biosourcés, éco-design, seconde vie des produits, recyclage, etc.)le capital humain (éducation, formation professionnelle, engagement citoyen, qualité de vie au travail, inclusion, etc.)la santé et le bien-être (santé, handicap et vieillesse notamment)Le fonds investira des montants de de 2 à 5 millions d’euros sur un premier tour, avec un maximum par entreprise de 10 millions d’euros.
Franchise ou pulsion autodestructrice ? Stuart Kirk, le patron de l’investissement responsable chez HSBC Asset Management, a créé un énorme malaise au sein de la banque britannique. Lors d’une conférence organisée par le FT le 20 mai, il a moqué les avertissements apocalyptiques au sujet du changement climatique. Au cours de ses 25 années de carrière dans la finance, « il y a toujours un cinglé qui [lui] parlait de la fin du monde », a-t-il expliqué en évoquant le bug de l’an 2000. Sa présentation, intitulée « Pourquoi les investisseurs ne doivent pas s’inquiéter du risque climatique », avait été approuvée par HSBC et mise en ligne. Les dirigeants du groupe se sont dépêchés de s’en désolidariser, avant de suspendre Stuart Kirk le 22 mai, selon le FT.
Le fonctionnement du système européen d'échange de droits à polluer reste perfectible. La réforme en discussion à Bruxelles est loin de régler le problème.
C’est le plus haut atteint par les encours sous gestion de vingt des plus grands gérants d’actifs européens au second semestre 2021, selon des données compilées par Moody’s. Cette croissance annuelle de 9 % a profité d’un effet marché favorable ; les flux nets sont restés positifs, à 122 milliards d’euros. Enfin, les frais ont progressé de 5 % par rapport au premier semestre, tirés par les frais de performance qui ont grimpé de 50 %.
La remontée des taux américains n’a pas été tendre pour la tech. Tiger Global en sait quelque chose. Le groupe surexposé à la technologie affiche 17 milliards de pertes sur 90 milliards de dollars d’encours, plus de deux fois la perte affichée par Wall Street. Le tigre ne grogne pas. « Les marchés n’ont pas été coopératifs compte tenu du contexte macroéconomique, mais nous ne croyons pas aux excuses et nous n’en proposerons donc pas », a asséné le fonds à ses clients. Heureusement qu’il s’agit d’un gérant alternatif (ou hedge fund, fonds de couverture, en anglais) ; on n’ose imaginer quelles auraient été les pertes autrement.