Edmond de Rothschild et Hottinger Group viennent de finaliser leur structure commune annoncée en octobre 2021 à la suite de l’approbation des conditions réglementaires par la Financial Conduct Authority britannique. Le Groupe Edmond de Rothschild est ainsi devenu actionnaire à hauteur de 42,5 % de l’entité élargie tandis que son activité de gestion privée basée à Londres a été confiée à Hottinger Group le 31 mai 2022. Durant cette période, Hottinger Group a obtenu une autorisation de la Securities and Exchange Commission aux Etats-Unis lui permettant d’étendre ses services à la clientèle américaine. Depuis l’annonce faite en octobre, la direction de Hottinger Group a obtenu l’autorisation du régulateur américain pour offrir des services spécialement conçus pour les citoyens des États-Unis et les détenteurs d’unegreen card vivant en dehors des États-Unis ainsi que pour les ressortissants étrangers qui s’installent dans le pays. L’objectif de cette opération pour Edmond de Rothschild est de se renforcer à Londres. « La meilleure structure pour cela est celle d’un family office, la plus à même d’accompagner les grandes familles basées à Londres ou qui y vont régulièrement », avait confié Michel Longhini, directeur de la banque privée Edmond de Rothschild, à L’Agefi Actifs en octobre dernier. Edmond de Rothschild poursuivra ses activités de gestion d’actifs au Royaume-Uni, notamment la dette d’infrastructure et l’immobilier, mais la gestion privée passe donc dans le giron d’Hottinger. Les deux entreprises collaboraient déjà ensemble, sans lien capitalistique. Suite à l’acquisition, Hottinger Group fournira ses services depuis son siège londonien à plus de 200 grandes familles à travers le monde.
Amundi vient de nommer Florent Deixonne au poste de directeur de la stratégie réglementaire ESG. Précédemment chez Lyxor Asset Management (avant la fusion avec Amundi, ndlr), Florent Deixonne a co-dirigé les travaux ESG lors du rapprochement entre la filiale de la Société Générale et Amundi. Il a dirigé entre 2014 et 2022 le pôle investissement responsable et durable de Lyxor, ainsi que son secrétariat général. Auparavant, il a géré pendant plus de cinq ans des fonds structurés pour la société générale. Il a débuté dans l’analyse quantitative chez Axa IM de 2005 à 2006.
La Banque Postale Asset Management (LBPAM) vient d’annoncer, ce 7 juin, la clôture initiale de son huitième fonds de dette d’entreprise. Dénommé LBPAM Mid Cap Senior Debt, ce véhicule vise à lever 300 millions d’euros. Quelque 135 millions d’euros l’ont été lors de la clôture initiale. Ce fonds investira dans la dette senior sécurisée et libellés en euros des entreprises européennes de petite et moyenne taille. Il favorisera les entreprises françaises à dimension régionale implantées sur l’ensemble du territoire. Le fonds sera classifié article 9 selon le règlement européen Sustainable Finance Disclosure Regulation (SFDR), avec l’objectif d’accompagner les entreprises investies dans l’accélération de leur transition vers une économie plus durable. Outre l’analyse extra-financière utilisée pour sélectionner les entreprises en portefeuille, le fonds aura également recours à des indicateurs élaborés avec les dirigeants des entreprises, afin de cibler les axes de progrès pertinents pour chacune. Ces objectifs incluent par exemple la réduction de l’empreinte carbone, la qualité de l’emploi, le partage de la valeur ou la prise en compte de la RSE (responsabilité sociétale des entreprises) dans la chaîne de valeur. L’équipe de dette privée d’entreprise de LBPAM, intégrée au pôle dénommé actif réels et privés, est dirigée par Isabelle Luy-Landès. Elle a investi plus de 1,7 milliards d’euros dans une centaine d’entreprises depuis 2012. Ce pôle a levé 6,9 milliards d’euros depuis son origine et comptait 3,9 milliards d’euros d’encours sous gestion. Les encours consolidés de LBPAM et sa filiale Tocqueville Finance s’élevaient à 60 milliards d’euros d’actifs gérés et distribués, au 31 décembre 2021.
Macquarie Asset Management vient d’annoncer la nomination de Kristina Kloberdanz, au poste de responsable de la durabilité (chief sustainability officeren anglais). Elle sera chargée de la réalisation des engagements de la société de gestion liés à la durabilité et aux critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG), dont celui d’atteindre la neutralité carbone d’ici 2040. Elle sera également responsable pour l’intégration de la durabilité et ESG au sein des processus d’opérations, de l’investissement et de la gestion d’actifs. Kristina Kloberdanz arrive de Mastercard, où elle a occupé le même poste. Elle était responsable pour la création et la mise en œuvre de la stratégie de durabilité. Elle était également chargée de la direction des engagements net zéro carbone de la firme ainsi que des produits et solutions à vocation environnementale. Elle a par aillleurs participé à l’émission de la première obligation durable de la société. Auparavant, Kristina Kloberdanz a travaillé chez IBM pendant près de 25 ans. Elle y est entrée comme responsable du marketing en 1993, avant d’occuper plusieurs postes au sein du département marketing. Elle a ensuite été promue au rang de directrice de la responsabilité sociétale de l’entrepriseen 2013.
Invesco Real Estate vient de lancer son premier fonds de dette immobilière en Europe, Invesco Commercial Mortgage Income - Europe FCP RAIF (CMI Europe). Il s’agit d’un fonds ouvert, domicilié au Luxembourg, dont l’objectif initial de collecte est de 1 milliard d’euros. Il est principalement adossé à des actifs d’assurance. Le fonds, qui investira en priorité dans des actifs durables et jugés comme ayant un bon profil ESG (environnement, social, gouvernance), a déjà réalisé sa première transaction : un prêt senior d’un montant de 50 millions d’euros pour financer une série de six installations logistiques françaises et trois espagnoles, toutes pré-louées à l’un des plus grands distributeurs e-commerce au monde resté anonyme.Outre le prêt senior initial de 50 millions d’euros, le fonds dispose également d’un pipeline de transactions engagées de 150 millions d’euros en France, en Espagne et au Royaume-Uni. Le fonds vise à offrir aux investisseurs institutionnels un flux de revenus stables et à haut rendement, ainsi que des rendements ajustés au risque attrayants, en accordant des prêts garantis par des biens immobiliers de haute qualité au Royaume-Uni et en Europe. Les critères ESG sont intégrés dans l’analyse crédit, la due diligence et le processus de sélection du fonds, l'équipe analysant la qualité des actifs, les plans de développement et le profil des emprunteurs. Les facteurs pris en compte incluent notamment les notations EPC, les certifications «bâtiments verts», l’utilisation d'énergies renouvelables et les politiques ESG des locataires. Pour le premier prêt de la stratégie, les actifs sont en passe d’obtenir la certification Breaam «Very Good» et comprennent des panneaux photovoltaïques ainsi que des systèmes de récupération de l’eau de pluie pour les espaces verts. Plus de 300 arbres seront plantés par an dans le cadre du projet.
Martin Vial a rejoint Montefiore Investment, une société d’investissement spécialisée dans les PME et ETI de services en France, en tant que senior advisor à compter du 7 juin 2022. «Martin Vial mettra à profit ses 40 années d’expérience de dirigeant dans les métiers de services et d’actionnaire professionnel, notamment à la tête d’Europ Assistance et de l’APE (Agence des participations de l’Etat), ainsi que ses connaissances dans l’accompagnement, le développement et la direction de grands groupes et ETI français et européens», indique un communiqué. Après différentes responsabilités au sein de cabinets ministériels, Martin Vial est nommé président-directeur général de l’Aéropostale en 1993, puis devient directeur général du Groupe La Poste en 1997. En décembre 2000, il est nommé président du groupe La Poste et parallèlement vice-président de la Caisse Nationale de Prévoyance (CNP). Entre 2003 et 2014, il assure les responsabilités de directeur général du Groupe Europ Assistance. En 2015, Martin Vial est nommé Commissaire aux participations de l’Etat. Il est resté directeur général de l’APE jusqu’au 1er juin 2022.
Arkéa REIM, la nouvelle société de gestion de fonds immobiliers affiliée à Arkéa Investment Services, lance Territoires Avenir, une unité de compte (UC) immobilière qui vise à accompagner les grandes transitions sur les territoires en France et en Europe. Elle utilise une grille d’analyse propriétaire comportant 49 critères de notation et devant répondre à trois objectifs : être acteur du développement des territoires, contribuer au bien-être des occupants et minimiser l’impact environnemental des actifs. Conçue en partenariat avec Suravenir, filiale d’assurance-vie et de prévoyance du Crédit Mutuel Arkéa, la SCI Territoires Avenir, est labellisée Investissement Socialement Responsable (ISR) et a pour ambition d’investir principalement dans un portefeuille d’actifs immobiliers diversifiés dans les régions. «Les tendances sociétales et démographiques actuelles (développement du télétravail, essor de la logistique et du e-commerce…) qui contribuent à développer l’attractivité des territoires ont été accentuées par la crise sanitaire que nous venons de vivre. Territoires Avenir a pour objectif de tirer parti de ces nouvelles transitions à l’oeuvre dans le marché immobilier et de participer à la dynamique des territoires français et européens en investissant dans un portefeuille d’actifs immobiliers diversifiés», explique un communiqué. Territoires Avenir a obtenu le label ISR Immobilier.
Créé fin 2020, le label relance est utilisé par 221 fonds totalisant 24,1 milliards d’euros au 1er juin 2022, rapporte Les Echos sur la base des chiffres du ministère de l’Economie. Sur ce total, 74% des encours sont investis en fonds propres ou quasi-fonds propres dans des entreprises françaises, soit environ 18 milliards d’euros. C’est un peu moins que l’ambition de 20 milliards consacrés spécifiquement au financement de long terme des sociétés tricolores, fixées à fun juin par Bruno Le Maire, ministre de l’Economie. Mais la guerre en Ukraine et la baisse des marchés est passée par là. L’objectif devrait toutefois être franchi dans les prochains mois " à mesure que les fonds de capital-investissement bouclent leurs périodes successives de commercialisation», écrit Les Echos.
La banque finlandaise Aktia a annoncé la promotion d’Anna Vaissi, jusqu’au ici manager du risque et de la juridique, au rang de directrice générale d’Aktia Fund Management Company, à partir du 1er juin. Elle remplace Nils Lundberg, qui se concentrera sur la direction de l’activité opérationnelle au sein d’Aktia Asset Management. Il continuera également comme membre du comité exécutif pour l’activité de la gestion d’actifs. Anna Vaissi a travaillé au sein d’Aktia depuis 2007, où elle s’est chargé des missions juridiques pour la banque ainsi que de l’activité de la gestion d’actifs. Elle a été responsable pour l’implémentation de la réglementation de MiF 2 en 2016. Depuis 2020, elle a été responsable pour les opérations des fonds d’Aktia. Elle est actuellement présidente du comité exécutif pour la gestion d’actif et des fonds pour Finance Finland. Aktia a également nommé Timo Penttilä en tant que membre du conseil d’administration de l’activité de la gestion d’actifs depuis 30 mars 2022. Timo Penttilä est professeur de la pratique au département de finance à l’Université Aalto avec une expérience profonde sur les devoirs des dirigeants du secteur financier.
Le gérant alternatif américain Pantheon vient de nommer Eimear Palmer au poste de la directrice de l’ESG (environnement, social, gouvernance). Elle est aussi associée (partner) et sera chargée de développer la stratégie ESG de la firme. Elle arrivera en août au bureau londonien, et sera rattachée à Alex Scott, investment partner. Eimear Palmer est une cofondatrice de la branche britannique de l’Initiative internationale pour le climat, dont fait parti Pantheon. Elle était dernièrement directrice de l’investissement responsable chez Intermediate Capital Group. Auparavant, elle a mis en place le cadre ESG chez Carlyle Europe Partners.
Les Européens s’accordent sur la nécessité d’armer l’UE pour rééquilibrer ses relations avec Pékin, et de limiter les dépendances stratégiques envers la Chine.
Procure AM, un fournisseur américain de fonds indiciels cotés (ETF) thématiques, a lancé mercredi l’ETFProcure Disaster Recovery Strategy à la Bourse de New York. Cet ETF investit dans des sociétés engagées dans la croissance durable et la réduction des risques de désastres naturels. Il suit l’indice VettaFi Natural Disaster Response and Mitigation qui comprend quatre types de secteurs investis: la climatologie, la géophysique, l’hydrologie et la météorologie. Les compagnies figurant dans l’indice sont impliquées entres autres dans la production de générateurs et de batteries électriques d’urgence et de secours, la construction et l’ingénierie ou encore la gestion de déchets. Procure souligne dans un communiqué que les Etats-Unis, seuls, ont connu 323 catastrophes climatiques et météorologiques depuis 1980 ayant coûté au total 2.200 milliards de dollars. Le gestionnaire ajoute que le gouvernement américain a prédit que les dommages liées aux divers sinistres naturels coûterait 2.000 milliards de dollars par an d’ici la fin du 21ème siècle.
Andreas Zingg, actuel responsable pour la Suisse de Vanguard Investments Switzerland, prendra le rôle nouvellement créé de responsable des solutions multi-actifs pour Vanguard Europe. L’intéressé sera rattaché à Rick Vassell, en charge de l’équipe du Portfolio Review Department (PRD) de Vanguard. L’équipe PRD supervise les fonds et les ETF actuellement offerts par Vanguard ; et développe de nouveaux fonds et ETF. Dans ses nouvelles fonctions, Andreas Zingg sera responsable de la gamme multi-classes d’actifs européens de Vanguard et de son développement futur. Il partagera son temps entre Londres et Zurich. Andreas Zingg a rejoint Vanguard en 2016. Avant cela, il était responsable des ventes d’iShares au Moyen-Orient et en Afrique et auparavant responsable des ventes d’iShares pour les régions germanophones de la Suisse chez BlackRock. Avant de rejoindre BlackRock en 2010, Andreas Zingg a travaillé pour UBS Asset Management. Il a commencé sa carrière en tant que consultant chez McKinsey & Co. à Zurich. Simone Rosti, responsable de l’Italie et de l’Europe du Sud, assurera la direction jusqu’à ce qu’un remplaçant soit trouvé pour le poste de responsable de la Suisse.
Julius Baer a annoncé ce 2 juin sa décision de céder sa filiale suisse Fransad Gestion à la direction de ladite société via un management buyout. La transaction, dont les contours financiers n’ont pas été révélés, a été achevée ce 1er juin. A travers cette cession, Julius Baer souhaite réduire notamment la complexité de son portefeuille d’entreprises. A la suite de l’opération, Fransad Gestion quittera le groupe Julius Baer, mais les deux parties se sont engagées à maintenir un partenariat allant au-delà des services traditionnels de conservation. Fondé à Genève en 2010, Fransad Gestion dispose de 1,5 milliard de francs suisses (1,46 milliard d’euros) d’encours sous gestion. La société de gestion de patrimoine indépendante compte vingt salariés, dont dix responsables des relations clients.
Le gestionnaire d’actifs scandinave Nordea Asset Management vient de recruter Fabian Strube au sein de son équipe de ventes en Allemagne. L’intéressé, qui évoluait précédemment chez Robeco sur le segment wholesale, remplace Thomas Marner, qui prendra sa retraite fin 2022 après 13 ans passés chez Nordea AM.Fabian Strube sera responsable des relations avec les banques privées, gestionnaires d’actifs et fonds de fonds allemands.
Marjolein van Dongen vient de rejoindre Amundi en tant que directrice de la distribution pour les segments retail et wealth aux Pays-Bas, a-t-elle annoncé sur LinkedIn. Elle avait déjà travaillé dans cette société de gestion française de 2016 à 2020. Elle y a été responsable commerciale pour la distribution néerlandaise, avant d’être promue au rang de directrice pays adjointe pour Amundi Netherlands et directrice ESG pour le Benelux en 2019. Marjolein van Dongen arrive de NN Investment Partners, où elle était directrice de l’activité wholesale. Elle était responsable du développement commercial au sein des clients affiliés ainsi que des clients retail néerlandais. Elle a commencé sa carrière chez Van Lanschot en 2005, où elle a travaillé pendant 10 ans. Elle y est entrée comme product manager pour la banque privée, avant d’occuper des postes seniors comme senior policy officer, manager pour le soutien commercial pour la banque privée et d’entreprise ainsi que directrice de l’amélioration du business au sein de cette division.
Les fonds d’investissement espagnols ont réalisé leur meilleure collecte depuis le début de l’année 2022 sur le mois de mai. Selon les données préliminaires de l’association hispanique de la gestion d’actifs Inverco, les fonds locaux ont enregistré des flux nets entrants de 1,2 milliard d’euros. Comme c'était le cas sur les trois mois précédents, les investisseurs espagnols ont plébiscité les fonds obligataires qui ont collecté près de 1,5 milliard d’euros en mai. Loin derrière, les fonds garantis et la gestion passive ont collecté 171 et 164 millions d’euros. Etant donné le contexte macro-économique, les fonds actions n’ont pas vraiment eu les faveurs des investisseurs espagnols. Les fonds investis en actions espagnoles et ceux investis en actions internationales ont enregistré des flux nets positifs respectifs d’environ 18 et 12 millions d’euros. Les fonds actions mixtes ont, eux, rendu plus de 54 millions d’euros. Les deux plus fortes décollectes en Espagne pour le mois de mai 2022 reviennent aux fonds obligataires mixtes (-317 millions d’euros) et aux fonds globaux (-381 millions d’euros). Cette dernière catégorie de fonds a décollecté plus de 1,2 milliard d’euros depuis le début de l’année. Les encours des fonds espagnols ressortent à 303,6 milliards d’euros à fin mai, en baisse de 1% sur un mois et de 4,5% depuis début 2022.
La société de gestion française BDL Capital Management prépare l’ouverture de son bureau à Madrid en Espagne, rapporte le média Funds People. Un bureau qui sera dirigé par Flavien del Pino, nommé en mai directeur de la filiale BDL Capital Management España. Les deux fonds phares de la firme BDL Convictions et BDL Rempart sont déjà enregistrés sur le marché espagnol qui représente un tiers des actifs sous gestion en dehors de la France de BDL Capital Management selon Hugues Beuzelin, directeur général de la société de gestion.
Le gestionnaire américain JP Morgan Asset Management a annoncé, ce jeudi, qu’il allait investir dans des fonds de capital investissement gérés par d’anciens soldats de l’armée américaine dans le cadre de son projet Spark. Lancé en 2021, ce projet investissait déjà dans des fonds de capital investissement gérés par des femmes ou individus issus de communautés sous-représentées. Cette initiative est menée conjointement avec la division dédiée à l’armée et aux anciens soldats de JPMorgan Chase. JP Morgan AM va investir un montant initial de 25 millions de dollars dans cinq fonds de capital investissement et fonds privés ou plus, couvrant une large gamme de secteurs et fondés par des vétérans de l’armée américaine. Cet investissement sera supervisé par le comité d’investissement du projet Spark présidé par Jamie Kramer, responsable du groupe de solutions alternatives de JP Morgan AM. Depuis son lancement, 17 fonds de capital investissement ont été sélectionnés par le projet Spark pour un investissement de 69 millions de dollars sur les 140 millions que JP Morgan AM s’est engagé à investir. Douze fonds ont déjà été investis et cinq autres font actuellement l’objet d’une due diligence.
A la peine depuis le début de l’année, le gestionnaire alternatif new-yorkais Tiger Global Management, fondé et dirigé par Chase Coleman, a de nouveau chuté en mai, rapporte Bloomberg, qui cite une lettre aux investisseurs et une source au fait de la situation. La performance de son hedge fund a baissé de 14,2% «en raison de pertes sur plusieurs titres et de décotes substantielles sur les actifs privés» qu’il détient. A fin mai, le hedge fund de Tiger Global Management, qui a coupé ses paris sur la tech, présentait une performance négative de -52% (contre -43,7% fin avril) pour l’année en cours, indique Bloomberg. Suite aux pertes subies sur les actions, l’exposition du hedge fund aux actifs non-cotés est devenue trop importante. Par conséquent, la firme a mis en place un plan de rachats pour ses investisseurs investis dans ses fonds de long terme et son hedge fund. S’ils souhaitent retirer leur argent, leurs investissements en actifs privés seront placés sur un compte séparé (side-pocket) et ils en toucheront les bénéfices plus tard sans qu’une date n’ait été communiquée. Bloomberg rapporte qu’en guise de compensation, Tiger Global Management autorise ses investisseurs à retirer une plus grande partie de leur argent sans tenir compte des périodes de lockup. Les clients peuvent ainsi racheter jusqu'à 33 % de leur investissement cette année contre 25% pour le hedge fund et 20% pour les fonds de long terme habituellement. Toutefois, ces modifications ne sont que temporaires et selon Bloomberg,Tiger Global indique dans sa lettre aux investisseurs qu’il prévoit de revenir à des rachats entièrement en espèces « dès qu’il sera prudent de le faire ». En outre, Tiger Global Management a décidé de couper de 50 points de base ses frais de gestion jusqu'à décembre 2023.
Christopher French, coresponsable de la banque privée de Goldman Sachs pour la région Emea, a accordé un entretien à L’Agefi hebdo paru ce 2 juin. Il se confie sur la stratégie en gestion de fortune du groupe en France et en Europe. La banque américaine a pour objectif de «devenir un des leaders dans les principaux pays d’Europe: le Royaume-Uni, la France, l’Allemagne, l’Espagne et l’Italie. Et d’avoir une présence significative en Suisse». Goldman Sachs espère ainsi doubler sa part de marché actuelle en Europe dans la gestion de fortune à horizon cinq ans. Il revendique sur toute la zone Emea, environ 3.000 clients et des équipes de gestion de fortune de près de 500 personnes. En France, près de dix conseillers en gestion de fortune travaillent au sein d’une équipe de vingt personnes au total. A Paris, Goldman Sachs compte aujourd’hui 300collaborateurs sur tous ses métiers, et a pour intention de monter à 400 personnes dans les mois qui viennent. Les nouveaux locaux à Paris permettent d’accueillir jusqu'à 500collaborateurs. Christopher French explique que la moitié des clients dans cette activité sont des fortunes nouvelles. «Nous accueillons des clients qui sont en mesure de nous confier au minimum 10millions de dollars. En moyenne, ils disposent de plus de 50 millions de dollars d’avoirsfinanciers», précise-t-il.
Après des années de tests, passage au cas d’usage grandeur nature. Le gestionnaire d’actifs Natixis Investment Managers commercialise «depuis quelques semaines» l’ensemble des ses OPCVM monétaires et obligataires court terme via la technologie de la blockchain à ses clients trésoriers d’entreprises et investisseurs institutionnels. Et pour l’occasion, son partenaire en la matière, FundsDLT, vient d’ouvrir une succursale en France, première implantation physique du groupe en dehors du Luxembourg. «Nous avons étendu nos agréments luxembourgeois en France via le passeport européen pour accompagner notre client et actionnaire Natixis IM», a annoncé Olivier Portenseigne, directeur général de FundsDLT, à l’occasion d’une conférence co-organisée par L’Agefi et FundsDLT. Il s’agit donc du premier déploiement de la blockchain dans la commercialisation de fonds à grande échelle en France. Et le groupe Natixis IM compte bien ouvrir «d’ici la fin de l’année» cette nouvelle technologie à l’ensemble de sa gamme d’OPCVM comprenant tous ses affiliés, de Mirova à Ostrum en passant par Loomis Sayles, auprès des trésoriers d’entreprises et des institutionnels. Le segment de la distribution (banques privées, conseillers, etc) sera ouvert dans un second temps. Protocole Etherum FundsDLT n’est pas le seul acteur en matière de distribution blockchain de fonds – le Français Iznes exerce aussi depuis longtemps - mais Joseph Pinto, responsable de la distribution pour l’Europe, l’Amérique latine, le Moyen-Orient et l’Asie-Pacifique chezNatixis IM, a indiqué que le groupe avait choisi FundsDLT il y a quelques années car il recherchait une technologie qui lui permette «de répondre à tous nos besoins, à la fois pour les fonds de droit français, de droit luxembourgeois ou irlandais et aussi pour une clientèle internationale et pas seulement française». FundsDLT développe une technologie blockchain avec le protocole Etherum. «La commercialisation marche extrêmement bien car il y a une plus grande rapidité pour l’expérience clients et plus de transparence pour nous car nous savons plus rapidement ce qu’il se passe dans nos OPCVM monétaires», relate Joseph Pinto. Natixis IM est le troisième client de FundsDLT pour des cas d’usage après l’Italien Azimut et un deuxième client qui a souhaité rester anonyme. Aujourd’hui, en France, la distribution de fonds est très fragmentée, partagée entre les banques, les conseillers financiers, les dépositaires, assureurs, plateformes de fonds et agents de transfert. Les asset managers sont souvent «aveugles» par rapport aux comportements des clients finaux. «L’idée avec la blockchain est de répondre aux problèmes de manque de transparence et de difficultés de distribution transfrontalières que cette fragmentation engendre, avec une infrastructure nouvelle et la modification des modèles opérationnels actuels», explique Gilles Maréchal, le patron France de FundsDLT. La France pionnière en matière de réglementation La France est pionnière en matière de réglementation grâce à la loi Pacte et le Dispositif d’enregistrement électronique partagé (Deep). L’Europe est en cours de préparation de textes également depuis que la Commission européenne a publié en septembre 2020 son «Digital Finance Package» visant à développer la finance numérique.«Le marché européen pourra bientôt dépasser la phase d’apprentissage et de test et rentrer dans un domaine plus industriel de dématérialisation des titres financiers en blockchain», prévient Franck Guiader, directeur de Gide 255, au sein du cabinet Gide. FundsDLT compte d’ailleurs ouvrir d’autres bureaux en Europe, notamment en Irlande, ainsi qu’en Asie. Elle n’envisage pas pour le moment de s’ouvrir à la distribution de crypto actifs comme le bitcoin mais plutôt aux devises digitales qui seront lancées par les banques centrales ou les banques commerciales comme celle de JP Morgan.
Christopher French, coresponsable de la banque privée de Goldman Sachs pour la région Emea, a accordé un entretien à L'Agefi. Il se confie sur la stratégie en gestion de fortune du groupe en France et en Europe.
La Commission européenne a approuvé jeudi sans conditions l’acquisition de Cerner, spécialiste des données médicales, par le géant américain des logiciels professionnels Oracle pour un montant de 28,3 milliards de dollars (25 milliards d’euros), ont annoncé les autorités de la concurrence de l’Union européenne. Avec cette opération, Oracle réalise sa plus grosse acquisition. Son précédent record date de 2016, lorsqu’il avait acquis l’éditeur de logiciels financiers NetSuite pour 9,3 milliards de dollars. Cette acquisition permettra au groupe d’accéder à une vaste quantité de données et attirer davantage de clients du secteur de la santé vers sa plate-forme cloud. La Commission européenne a déclaré que l’opération ne posait pas de problème de concurrence, car il n’y a pas de chevauchement entre les deux entreprises.
FundsDLT ouvre une succursale à Paris pour accompagner son actionnaire et client Natixis IM. Celui-ci compte pouvoir commercialiser tous ses OPCVM aux institutionnels via la blockchain.
Le gestionnaire a revu le langage des documents mis à disposition des investisseurs afin qu’ils soient adaptés aux exigences réglementaires et prudentielles.
Le rapprochement annoncé en juin 2021 entre les sociétés de gestion Flornoy et Ferri a donné naissance à une nouvelle entité nommée Flornoy Ferri. La société du groupe Premium, lui-même contrôlé par Eurazeo, gère aujourd’hui 2,2 milliards d’euros d’actifs pour le compte d’une clientèle de particuliers, de conseillers en gestion de patrimoine, d’associations et d’institutionnels. Sylvain et Nicolas Ferri, co-fondateurs de Ferri Gestion, ont pris respectivement les fonctions de directeur général délégué et directeur des risques de Flornoy Ferri. C’est le président de Flornoy, Benoît Jauvert, qui préside le nouvel ensemble.
A l’occasion de sa réponse à la consultation publique de la Commission européenne sur la notation ESG, l’Autorité des marchés financiers (AMF) rappelle la nécessité de définir un encadrement réglementaire européen des fournisseurs de données, notations et services ESG. L’AMF considère que cette future réglementation doit couvrir toute l’offre de données, notations et services extra-financiers et ne pas se limiter aux seules notations ESG. Toujours selon l’AMF, la règle doit prévoir des exigences de transparence sur les méthodologies, les données sous-jacentes utilisées, et les objectifs des produits (notamment risque ou impact). Elle doit également prévoir des exigences en matière de gestion des conflits d’intérêts, des procédures de contrôle interne, et un dialogue renforcé avec les sociétés qui font l’objet d’une notation extra-financière. L’AMF considère enfin que cette réglementation doit être centralisée au niveau européen.