Les fonds indiciels cotés (ETF) obligataires ont engrangé 32,5 milliards de dollars d’entrées nettes en juillet, selon des données de BlackRock, citées par le Financial Times. La collecte est en nette hausse par rapport aux 3,2 milliards de dollars collectés en juin. Les ETF sur le crédit ont particulièrement séduit les investisseurs en juillet collectant 13,8 milliards de dollars dont 9,9 milliards sur les ETF investment grade. Sur ce montant, les ETF investment grade européens ont enregistré des entrées nettes de 2,2 milliards de dollars, soit leur plus grande collecte mensuelle depuis avril 2020 d’après les données de BlackRock.
Après des pertes plutôt contenues au premier trimestre 2022, l’industrie de la gestion d’actifsa souffert au cours du deuxième trimestre 2022. Si la saison des résultats trimestriels n’est pas encore terminée, le secteur a perdu l'équivalent de 2.852 milliards d’euros entre fin mars et fin juin 2022 selon les calculs de L’Agefi sur la base des résultats de 26 sociétés de gestion et filiales de gestion d’actifs cotées en Bourse. Ce groupe de 26 sociétés* gérait quelque 31.733 milliards d’euros à fin mars, mais seulement28.881 milliards à fin juin 2022, suggérant une baisse générale d’encours de 9% pour le deuxième trimestre 2022. Cette baisse est principalement liée à un effet défavorable des marchés, plus ou moins fort selon les groupes, conjugué à des décollectes parfois massives. Les effets de change de devises ont été variables selon les firmes. Le géant de la gestion d’actifs, BlackRock, représente plus d’un tiers des pertes d’encours (37%) de ces 26 gestionnaires d’actifs analysés, avec sa chute de 1.062 milliards d’euros d’encours sur le trimestre. Soit 11% d’actifs sous gestion en moins entre fin mars et fin juin 2022. Sur le périmètre, les pertes d’encours en pourcentage se sont étalées de-4% à -18%. Le métier asset management de BNP Paribas et de HSBC, ainsi que Pimco etAmundi limitent la casse avec des chutes d’encours comprises entre -4% et -6% sur le trimestre. A l’inverse, les Américains Artisan Partners, T.Rowe Price et Columbia Threadneedle ont vu leurs actifs sous gestion chuter respectivement de 18%, 15,6% et 14%. Allianz Global Investors, qui a été confronté aux conséquences de l’affaire des fonds Alpha, ainsi que State Street ont perdu 11% d’encours. Sur le périmètreanalysé par L’Agefi, seuls quatre gérants affichent une hausse d’encours. En l’occurrence trois gestionnaires d’actifs alternatifs américains – Blackstone (+25 milliards d’euros), KKR (+12 milliards) et Apollo (+2 milliards) – et le britannique Schroders (+25 milliards). Pour Apollo comme pour Schroders, cependant, les acquisitions pour le premier de Griffin Capital et pour le second du pôle solutions de River and Mercantile ont contribué à cette progression. Les actifs alternatifs et l’Asie sauventles flux Côté flux, les résultats ont également été contrastés, affectés en majeure partie par la réallocation des investisseurs institutionnels face à la conjoncture macro-économique explosive (tensions géopolitiques, inflation, hausse de taux, crise de l’énergie, etc). Pris dans leur ensemble, les 26 gérants affichent une collecte nette cumulée de 73,3 milliards d’euros pour le deuxième trimestre 2022 selon les calculs de L’Agefi. En retirant les gestionnaires alternatifs KKR, Blackstone et Apollo, qui représentent à eux trois 146,1 milliards d’euros de collecte nette, la décollecte nette cumulée des 23 gérants restants atteint 72,8 milliards d’euros. BlackRock et Blackstone ont continué à collecter de manière significative sur le deuxième trimestre à hauteur de 87,9 et 86,3 milliards d’euros respectivement. Le segment des actifs alternatifs a été particulièrement porteur puisque Apollo et KKR ont respectivement collecté 35,3 et 24,5 milliards d’euros. D’autres gérants comme les Britanniques Schroders et Man Group ont vu leur flux portéspar l’alternatif. Janus Henderson, qui a enchaîné un 19ème trimestre de décollecte, a lui aussi collecté sur les actifs alternatifs. Ces flux nets sont un peu paradoxaux dans la mesure où la plupart des actifs privés, en particulier les actifs sur le private equity, ont fait l’objet de décotes, parfois substantielles, dans leur valorisation au cours du premier semestre 2022. Aussi Jefferies estime-t-il dans un récent rapport que les investisseurs se sont délestés de leurs parts de fonds de capital investissementà un niveau record de 33 milliards de dollars au premier semestre 2022, contre 19 milliards au premier semestre 2021. Les sorties se sont manifestées sur la gestion traditionnelle. Parmi les grosses décollectes, celles des produits de State Street (-61 milliards d’euros), des fonds obligataires de Pimco (-28,7 milliards d’euros) et de DWS (-25 milliards d’euros, l’essentiel enfonds monétaires) sont à noter. Les joint-ventures en Asie et partenariats ont aussi permis à certains gestionnaires d’actifs de s’en tirer avec une collecte positive sur le trimestre. C’est le cas notamment d’Amundi (+ 1,8 milliard d’euros) qui a pu s’appuyer sur les flux entrants de ses joint-ventures en Chine et en Inde et d’Axa Investment Managers dont la collecte du deuxième trimestre a été portée par ses co-entreprises en Asie. Marges stables ou en baisse contenue Autre tendance de ces résultats trimestriels: pour la plupart des gestionnaires d’actifs publiant le montant des commissions de gestion perçues, celui-ci a reculé d’un trimestre à l’autre. Une petite disparité s’observe dans l'évolutiondes marges opérationnelles sur le trimestre. Parmi les gérants publiant leurs marges, plusieurs l’ont vue se contracter de manière relativement limitée (Invesco, AllianzGI, Franklin Resources, Janus Henderson notamment) ou rester presque stable (BlackRock, Pimco) quand d’autres l’ont amélioré dont Amundi et Man Group. Sur la première moitié de 2022 en revanche, certains gérants ont vu leur marge opérationnelle dégringoler de manière significative comme le Britannique Jupiter Asset Management et le Suisse GAM Holding. Le premier, qui a acté le départ de son futur-ex directeur général Andrew Formica, a perdu 10 points de marge opérationnelle sur la période tandis que GAM, qui a perdu environ 17% de ses encours sur le semestre et serait de nouveau à vendre, affiche une marge opérationnelle négative de 17,6 points sur le semestre. Il faudra également suivre l’évolution de l’asset management chez Credit Suisse qui traverse une passe difficile, puisque son désormais ex-patron Ulrich Körner a pris les rênes du groupe à la place de Thomas Gottstein. *Amundi, Axa IM, Rothschild & Co, Natixis, Artisan Partners, Franklin Resources, Invesco, Credit Suisse, DWS, UBS, BlackRock, Man Group, Columbia Threadneedle, BNP Paribas, Allianz Global Investors, Pimco, Apollo Global Management, Blackstone, KKR, T.Rowe Price, State Street, Schroders, Jupiter, GAM, HSBC, Janus Henderson.
Vanguard a annoncé ce 8 août avoir nomméWellington Management Company et Pzena Investment Management comme conseillers du fonds Vanguard Global Equity Fund. Ils remplacent Marathon Asset Management, qui cogérait à parts égales ce fonds avec Baillie Gifford. Cette dernière société de gestion conserve 50% des encours du fonds sous sa coupe, tandis que les deux nouveaux conseillers se partagent équitablement l’autre moitié.
Le directeur général du groupe financier japonais SoftBank, Masayoshi Son, a affirmé, ce lundi lors d’un point presse, que des discussions étaient en cours pour la vente de son gérant d’actifs alternatifs Fortress Investment Group, acquis en 2017pour 3,3 milliards de dollars (3,2 milliards d’euros). La vente de Fortress est envisagée depuis quelque temps. En juillet, Bloomberg rapportait que le fonds souverain d’Abu Dhabi, Mubadala, envisageait de racheter Fortress, valorisé à 1 milliard de dollars. SoftBank a publié une perte record de 3.160 milliards de yen (23 milliards d’euros) pour le deuxième trimestre 2022. Masayoshi Son a indiqué que le groupe devra «couper les coûts de manière drastique».
Le gérant d’actifs finlandais Aktia AM a annoncé ce 8 août, à l’occasion de la présentation des résultats du deuxième trimestre 2022, la conclusion d’un partenariat de distribution avec le consultant britannique Harrington Cooper. L’accord couvre les fonds obligataires pour le Royaume-Uni, l’Irlande, le Benelux, la Norvège et la Suisse francophone. Côté résultats, Aktia AM a maintenu son attractivité avec une collecte nette de 111 millions d’euros, a annoncé la société. «Les ventes nettes ont augmenté dans les institutions nationales et étrangères, ainsi que dans la clientèle de la banque privée», a expliqué Mikko Ayub, directeur général d’Aktia Bank. Les encours totaux ont toutefois baissé de 5% sous l’effet de la chute des marchés. Au deuxième trimestre, Aktia AM comptait 13,9 milliards d’euros d’encours sous gestion au fin juin contre 14,7 milliards d’euros trois mois plus tôt. L’intégration des activités de gestion d’actifs de Taaleri, qu’Aktia a acquis en mars 2021, progresse comme prévu, a souligné Mikko Ayub. Au sein de cette fusion, Aktia et Taaleri ont lancé un fonds dénommé Bioindustry 1 Fund cette année.
Les investisseurs internationaux détenaient 48,8% de la capitalisation totale du marché des actions espagnoles fin 2021 selon une étude de l’opérateur boursier local Bolsas y Mercados Espanolespubliée début août. C’est 1,1 point de moins qu’en 2020. Le rapport note que les investisseurs institutionnels, fonds souverains et gestionnaires d’actifs en tête, restent toujours actifs en Espagne. A titre d’exemple, la société de gestion BlackRock, le fonds souverain du Qatar et le gérant de private equity CVC, à eux trois, détenaient 6% de la capitalisation des titres de l’indice de référence Ibex35 à fin 2021. L’étude de BME cite également Norges Bank, Vanguard, Fidelity, Standard Life, Capital Group, le fonds souverain singapourien GIC et son homologue émirati Adia, Amundi ou encore Invesco parmi les principaux actionnaires étrangers identifiés. Les fonds souverains ont investi quelque 2,8 milliards d’euros dans 12 sociétés espagnoles cotées entre octobre 2020 et décembre 2021, souligne la recherche de BME. La part des actions espagnoles détenues par les fonds d’investissement et Sicav espagnols a grimpé de 8,7% sur un an pour atteindre 8,46 milliards d’euros, soit tout juste 1,15% de la capitalisation totale du marché à fin 2021 selon BME.
L’Angers Sporting Club de l’Ouest (SCO) ne battra pas pavillon américain. Le club de football de Ligue 1 a annoncé en fin de semaine dernière avoir finalement décliné une offre de rachat du fonds GFC (Global Football Corporation). «Un fonds qui était dans le groupement qui devait reprendre le club s’est retiré pour des questions de gouvernance. Ce qui était prévu au départ ne peut pas se faire aujourd’hui, a déclaré le président du club, Saïd Chabane, cité dans un article du Monde. [...] Quand on a annoncé l’ouverture de capital, c’était pour trouver quelqu’un qui donne un nouvel élan au club. [Si le fonds américain] n’a pas les moyens de racheter le club, comment pourra-t-il lui faire passer un palier?».
Avec le départ surprise du directeur général, annoncé dimanche, il ne reste plus rien du duo nommé en 2018 pour succéder aux trois fondateurs du gérant américain.
Schroders vient de promouvoir Amy Cho au poste de directrice adjointe de l’Asie Pacifique. Elle conserve son poste de directrice de Hong Kong, qu’elle occupe depuis fin 2018, quand elle est rentrée chez le gérant britannique comme directrice des relations avec les intermédiaires dans la région. Par le passé, elle a travaillé chez Pictet AM entre 2006 et 2018, dont elle fut notamment directrice Asie hors Japon. Elle a également travaillé dans le commercial pour First State Investments (aujourd’hui First Sentier Investors) et HSBC.
Fidelity International vient de nommer Jackson Lee comme directeur pour le marché taïwanais et président de FIL Securities Investment Trust Co. (Taiwan). Il est rattaché à Rajeev Mittal, le directeur Asie hors Japon. Jackson Lee était chargé de développer la présence de Fidelity en Chine continentale depuis 2011.
La société de gestion japonaise Sumitomo Mitsui DS Asset Management vient d’annoncer l’ouverture d’une filiale à Shanghaï. Dénommée Sumitomo Mitsui DS Private Fund Management (Shanghai), cette entité a été établie le juillet 27 avec un capital social de 60 millions de renminbis (8,73 millions d’euros). Sumitomo Mitsui DS AM a ouvert un bureau représentatif à Shanghaï en août 2005, afin de s’engager dans la recherche d’investissement dans cette région. La nouvelle filiale a été lancée pour offrir des services de gestion de portefeuilles et de marketing en Chine continentale. Elle vise également à obtenir l’autorisation pour exercer l’activité de gestion de fonds privés en Chine.
L’enquête de la Commission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil) sur Criteo n’est pas achevée, mais elle évoque, dans une décision préliminaire, diverses violations du règlement général sur la protection des données, (RGPD), et propose une amende de 60 millions d’euros. L’entreprise française affirme être en désaccord avec ces conclusions. La décision finale est attendue dans un an environ. En 2018, l’organisation britannique Privacy International attaquait en justice plusieurs sociétés, dont le français Criteo, spécialiste du reciblage publicitaire. Début 2020, la Cnil ouvrait officiellement une enquête, qui faisait alors «suite aux enquêtes des autorités irlandaises et britanniques de protection des données».
Selon les calculs de L’Agefi, les fonds gérés cumulés de 26 sociétés de gestion qui ont publié leurs résultats trimestriels, ont reculé de 9%, perdant 2.852 milliards d'euros.
Les investisseurs vendent leurs parts de fonds de private equity et de capital-investissement à un niveau record, selon un article du Financial Times. Les investisseurs, fonds de pension et fonds souverains en tête, se sont délestés de quelque 33 milliards de dollars de parts dans ces fonds au cours du premier semestre 2022 d’après les données de Jefferies. En comparaison, ce chiffre était de 19 milliards de dollars pour les six premiers mois de 2021.
Les fonds de capital-risque de l’Asie du Sud-est ont dépensé quelques 20 milliards de dollars en 2021, soit deux fois plus que le reste de l’Asie, selon les dernières données de Preqin. Cela représente une hausse de 85% par rapport au dernier pic de 2018, et plus d’argents investis que 2019 et 2020 combinés. La majorité des deals se sont concentrés à Singapour et en Indonésie, qui représentent respectivement 46% et 37% de l’argent investi sur la période. Les fonds ont privilégié les entreprises du secteur des technologies de l’information, qui ont reçues 6,7 milliards de dollars au travers de 379 deals.
Berkshire Hathaway, la société d’investissement dirigée par Warren Buffett, a fait état samedi d’une perte nette de 43,8 milliards de dollars (42,9 milliards d’euros) au deuxième trimestre 2022 à cause de la chute des marchés d’actions américains, contre un bénéfice net de 28,1 milliards de dollars dégagé un an auparavant. Elle a néanmoins vu son résultat d’exploitation progresser de 39% à 9,28 milliards de dollars en rythme annuel grâce une meilleure performance de ses activités dans la réassurance et les chemins de fer. Berkshire Hathaway a réduit ses rachats d’actions à un milliard de dollars sur le trimestre écoulé, contre 3,2 milliards de dollars de titres rachetés au premier trimestre 2022.
Peter Sanderson, directeur général de GAM Holding, a déclaré que la situation difficile de la société de gestion helvétiquel’incitait à ne pas remplacer les collaborateurs qui ont décidé de quitter l’entreprise, rapportait vendredi Bloomberg en se référant à une noteenvoyée par le dirigeant au personnel. Aux prises avec une baisse de ses revenus et de ses actifs sous gestion, GAM a publié mercredi dernier une perte de 275 millions de francs suisses (281 millions d’euros) au premier semestre 2022 après avoir été contrainte de déprécier la valeur de sa marque. Pour réduire ses coûts, elle a fermé le mois dernier plusieurs fonds représentant au total des actifs sous gestion de 167 millions de francs. GAM anticipe pour 2023 une nouvelle diminution de ses coûts d’au moins 20 millions de francs à la faveur de l’accélération de mesures destinées à améliorer sa rentabilité.
Le premier fonds de L’Attitude Ventures a clôturé, en milieu de semaine dernière, une levée de 100 millions de dollars auprès de divers institutions financières dont JP Morgan Chase, Barclays ou encore RBC. Trujillo Group et Bank of America avaient fait partie des investisseurs initiaux. Ce fonds de capital-investissement américain cherche à investir dans les premières étapes de développement de sociétés fondées ou dirigées par des personnes issues de la communauté hispanique (latino).
La banque en ligne espagnole Abanca a fait savoir dans une communication au régulateur local CNMV qu’elle avait acquis 61,65% supplémentaires du capital de la société de gestion Imantia Capital. Abanca, qui était déjà actionnaire à hauteur de 30%, a racheté ses parts à Miurex Inversiones Hispania, dirigé parPedro Raúl López Jácome qui les détenait depuis 2016.
Le fournisseur britannique de données et de technologies pour les fonds d’investissement FE fundinfoa analysé plus de 78.000 fichiers EET (European ESG Templates) collectés auprès d’environ 200 sociétés de gestion. Ces fichiers EET, créés par le groupe de travail européen du secteur financier (FinDatEx), regroupent et harmonisent, en un modèle de fichier unique, toutes les informations extra-financières des fonds concernés. Les distributeurs de fonds, les fonds de fonds et les assureurs utilisent ces informations notamment pour être en conformité dans leur reporting client quant à la prise en compte des aspects extra-financiers tels que définis dans les directives européennes Insurance Distribution Directive (IDD), Mifid II, SFDR ou encore la taxonomie verte européenne. FE fundinfo indique que les fonds analysés répertorient la part de leurs investissements exposée aux armes controversées comme la première principale incidence négative (principal adverse impact ou PAI) conséquente à leurs décisions d’investissement. C’était le cas à fin juillet pour environ 88% des fonds classés Article 8 au sens de SFDR (qui promeuvent des caractéristiques environnementales et/ou sociales) et plus de 96% des fonds classés Article 9 (qui ont un objectif de développement durable) analysés par FE fundinfo. Les fonds Article 9 répondent aux attentes sur la publication des indicateurs Le deuxième PAI le plus évalué par les fonds concernés à fin juillet était la part de sociétés impliquées dans la violation des principes du Pacte mondial des Nations unies, ce cadre d’engagement volontaire pour les sociétés qui englobe dix principes relatifs aux droits humains, aux normes internationales du travail, à l’environnement et à la lutte contre la corruption. Ainsi, respectivement 86% et 94% des fonds SFDR Article 8 et 9 analysés par FE fundinfo publiaient des informations relatives à cette incidence négative dans leurs rapports EET. Le fournisseur de données observe qu’à fin juillet, environ 96% des fonds Article 9 et 68% des fonds Article 8 répertoriaient la part, dans leurs portefeuilles, de sociétés actives ou exposées au secteur des énergies fossiles. «Comme l’on attend des fonds Article 9 qu’ils soient totalement investis de manière durable, ce n’est pas une surprise d’en voir un très grand nombre évaluer les principales incidences négatives de leurs décisions d’investissement. En outre, plus de 80% des fonds Article 9 (analysés par FE fundinfo) prennent en compte les émissions de gaz à effet de serre, la production d’énergie de sources d’énergie non-renouvelables ou encore la diversité de genre au conseil d’administration des sociétés dont ils détiennent les titres en sous-jacent», commente Matthias Breier, responsable produit ESG chez FE fundinfo. Par ailleurs, les fichiers EET peuvent permettre aux gestionnaires de publier des informations sur les critères adoptés par leurs fonds. D’après les données collectées par FE fundinfo, presque un fonds sur cinq analysé (19%) publie au moins un critère d’exclusion, principalement les armes non-conventionnelles (17,7%), le charbon (15,4%) et le tabac (14,7%).
La société de gestion suisse ThomasLloyd vient d’annoncer la nomination de Marc Fischer au rang de directeur du marketing wholesale, institutionnel et «corporate» à partir de 2 Aout. Au sein de ce poste nouvellement créé, il sera chargé de la supervision des activités commerciales à travers des investisseurs qualifiés et institutionnels. Basé à Zurich, il sera rattaché à Michael Sieg, directeur général du groupe. Marc Fischer arrive de Fidelity International, où il était directeur du marketing pour la Suisse, l’Autriche et les pays d’Europe central et Europe de l’Est depuis 2018. Auparavant, il a travaillé chez Credit Suisse Asset Management comme directeur des projets pour l’EMEA depuis 2012, avant d’être promu au poste de directeur mondial du marketing en 2015.
La société de gestion américaine Loomis, Sayles & Co., affiliée de Natixis Investment Managers, poursuit le groupe Citigroup en justice pour violation de contrat et d’obligations fiduciaires, accusant le broker de lui avoir fait perdre plus de 70 millions de dollars (68,7 millions d’euros) en mars dernier en exécutant deux ordres séparés qui ont submergé les marchés, rapporte Bloomberg. Loomis Sayles indique que l’unité de marchés internationaux de Citigroup était son broker pour l’achat d’environ 800.000 actions de Shopify et la vente de plus de 5 millions d’actions de Colgate-Palmolive mais n’a pas respecté la façon dont elle devait exécuter les ordres. Alors qu’elle devait veiller à ne pas affecter les cours du marché, selon Loomis Sayles, l’unité de Citigroup a exécuté les ordres à l’occasion d’une enchère de clôture illiquide à la fin de la journée du 18 mars 2022. Or, les ordres tels qu’exécutés par Citigroup ont causé une dislocation des prix. Le cours de Shopify a augmenté de 19% et celui de Colgate-Palmolive a perdu 3,9% suite à ces opérations de trading, résultant en une perte de 60 millions de dollars dans le premier cas et 10 millions de dollars dans le second cas. En mai dernier, Citigroup s’était rendu coupable d’un flash crash éclair qui avait fait chuter les actions européennes à la suite d’une erreur «en saisissant une transaction». La vente soudaine d’actions suédoises avait fait en cinq minutes des ravages sur les Bourses, anéantissant jusqu’à 300 milliards d’euros de valorisation.
Le distributeur britannique de fonds en ligne Hargreaves Lansdown vient de recruter Richard Caldicott pour diriger le conseil financier. Il arrive de M&G Wealth, et dirigera la filiale HL Financial Advice à partir d’octobre. Hargreaves Lansdown compte 1,7 million de clients pour 132,3 milliards de livres d’investissements.
Peter Sanderson, directeur général de GAM Holding, a déclaré que la situation difficile de la société de gestion helvétique l’incitait à ne pas remplacer les collaborateurs qui ont décidé de quitter l’entreprise, rapportait vendredi Bloomberg en se référant à une note envoyée par le dirigeant au personnel. Aux prises avec une baisse de ses revenus et de ses actifs sous gestion, GAM a publié mercredi dernier une perte de 275 millions de francs suisses (281 millions d’euros) au premier semestre 2022 après avoir été contrainte de déprécier la valeur de sa marque. Pour réduire ses coûts, elle a fermé le mois dernier plusieurs fonds représentant au total des actifs sous gestion de 167 millions de francs. GAM anticipe pour 2023 une nouvelle diminution de ses coûts d’au moins 20 millions de francs à la faveur de l’accélération de mesures destinées à améliorer sa rentabilité.
Les activités de gestion d’actifs du groupe financier français Rothschild & Co affichaient des encours de 26,2 milliards d’euros à fin juin 2022, en baisse de 9,6% sur le deuxième trimestre selon les résultats trimestriels publiés par le groupe. Dans le détail, les activités européennes et américaines de gestion d’actifs géraient respectivement 18,6 milliards et 7,6 milliards d’euros d’encours au 30 juin 2022. Seul le chiffre de la décollecte de l’activité de gestion d’actifs aux Etats-Unis sur le trimestre a été publié (-0,5 milliard d’euros). Sur la partie banque privée/gestion de fortune, les encours sous gestion de Rothschild & Co sont restés presque stables, passant de 73,8 à 73,4 milliards d’euros au cours du deuxième trimestre 2022. La collecte nette sur ce segment atteint 1,2 milliard d’euros. Rothschild & Co évoque par ailleurs l’acquisition en avril dernier d’un conseiller de gestion en patrimoine indépendant français qui lui a rapporté 3 milliards d’euros d’encours supplémentaires. Rothschild & Co note un effet de marché défavorable de 6,9 milliards d’euros pour le trimestre (9,1 milliards pour le premier semestre 2022). Les encours cumulés de la gestion d’actifs et de fortune du groupe ont reculé de 4% sur la première moitié de 2022 à 99,6 milliards d’euros.
Rarement conjoncture aura été aussi mauvaise qu’au deuxième trimestre 2022 pour la gestion d’actifs de l’assureur allemand Allianz. L’activité d’asset management, qui inclut de la gestion en interne et par ses filiales Allianz Global Investors (AllianzGI) et Pimco, a payé tant le déclin brutal des marchés que les développements de l’affaire des fonds Structured Alpha qui a contraint AllianzGI à s’exiler du marché américain pour dix ans et à «abandonner» 101 milliards d’euros d’encours à Voya IM. Son résultat opérationnel pour le deuxième trimestre 2022 s’élève à 771 millions d’euros, en recul de 6,6% sur un an glissant et de 7,2% par rapport au trimestre précédent. La gestion d’actifs d’Allianz affiche des revenus de 2 milliards d’euros, légèrement en hausse de 0,8% sur un an grâce à l’effet de change de devises. Ses encours totaux ont décru de 159 milliards d’euros au cours du deuxième trimestre 2022 (-6,4%, -11,1% sur le premier semestre 2022), ressortant à 2.319 milliards d’euros au 30 juin 2022. L’activité a subi un effet de marché défavorable de 159,2 milliards d’euros que n’a pas compensé un effet de change de devises favorable de 87,7 milliards d’euros. Les encours cumulés gérés pour compte de tiers par AllianzGI et Pimco, ont reculé de 5,8% à 1.769 milliards d’euros entre avril et juin 2022, revenant un peu en-dessous de leur niveau de début 2021. Signe de ce mauvais trimestre, leur décollecte nette cumulée de 33,8 milliards d’euros (43 milliards d’euros sur le premier semestre 2022) a dépassé les attentes les plus pessimistes des analystes qui avaient tablé sur 19 milliards d’euros de sorties nettes en moyenne et 28 milliards au maximum. Il s’agit de la deuxième plus grosse décollecte de la gestion d’actifs d’Allianz sur ces cinq dernières années. Sorties massives dans les fonds de Pimco A lui seul, le spécialiste américain de l’obligataire Pimco a subi des rachats nets de 28,7 milliards d’euros sur le deuxième trimestre 2022 – après des rachats nets de 13,6 milliards au premier trimestre 2022 – tandis qu’AllianzGI a vu sortir 5,1 milliards d’euros de ses fonds et mandats. Pimco a encore de la marge par rapport à sa spectaculaire décollecte de 63,8 milliards de dollars observée lors du premier trimestre 2015, qui avait été provoquée en grande partie par le départ de l’ancien «pape» des obligations Bill Gross vers Janus Capital. Cette fois-ci, les raisons sont techniques. Pimco s’est heurté, comme c’est le cas depuis le début de l’année, à des mouvements de vente de grande ampleur sur les obligations liés principalement aux politiques hawkish actuelles des banques centrales auxquelles ses fonds sont sensibles. Les fonds obligataires ont certes commencé à collecter à nouveau fin juillet début août mais les remontées de taux visant à contrer l’inflation ne sont probablement pas terminées. Par classe d’actifs, les rachats nets d’AllianzGI et de Pimco se sont élevés à 32 milliards d’euros sur l’obligataire, 5 milliards sur les actions tandis qu’ils ont collecté respectivement 2,8 et 0,3 milliards d’euros sur l’alternatif et la gestion multi-actifs. Les encours de Pimco étaient en repli de 4,2% sur le trimestre à 1.386 milliards d’euros, ceux d’AllianzGI de 11,1% à 383 milliards d’euros fin juin. Quant aux encours gérés en interne, ils se sont contractés de 8,4% à 550 milliards d’euros.
Les investisseurs internationaux confirment leur retour sur les fonds obligataires. Entre le 28 juillet et le 3 août, ils y ont placé quelques 11,7 milliards de dollars nets (11,4 milliards d’euros), selon le «Flow Show », le rapport hebdomadaire sur les flux dans les fonds de BofA Global Research. Il s’agit de la plus importante collecte de la catégorie depuis novembre 2021. A côté, les fonds actions ont rendu 2,6 milliards de dollars, et les fonds monétaires 4,1 milliards. L’univers des fonds obligataires a surtout enregistré une première collecte positive depuis mars sur les stratégies couvrant les entreprises investment grade, avec +5,8 milliards de dollars de flux nets. L’appétit des investisseurs s’est aussi porté sur les fonds de high yield (+3,5 milliards), de dettes municipales (+1,1 milliard) et de titres souverains (1,5 milliard, malgré une décollecte de 0,4 milliard sur les fonds de dettes indexées à l’inflation). La collecte des fonds actions est éparpillée selon les régions, les styles et les secteurs. La zone émergente a reçu 0,8 milliard de dollars nets, tandis que les fonds des principaux marchés ont décollecté. Les stratégies couvrant l’Europe ont rendu 3 milliards de dollars, celles sur les Etats-Unis 1,1 milliard, et celles sur le Japon 0,4 milliard. Sur le marché américain, deux grandes catégories ont souffert : les fonds de grandes capitalisations, avec une décollecte de 6,1 milliards de dollars, et les fonds value, avec -2,9 milliards. La collecte a été positive pour les fonds croissance (+1,6 milliard), petites capitalisations (+1,2 milliard), et du secteur des biens de consommation (+1,2 milliard).
La société de gestion américaine BlackRock est en passe de se faire détrôner par Vanguard en tant que gérant du plus gros fonds indiciel coté (ETF) du monde, rapporte le Financial Times, qui s’appuie sur des données Factset. L’ETF iShares Core US Aggregate Bond de BlackRock a été en première ligne de la chute de 10,5% subie entre décembre 2021 et début août par l’indice qu’il suit, à savoir le Bloomberg US Aggregate Bond Index. L’ETF de BlackRock, qui demeure le plus gros ETF obligataire du marché depuis le milieu des années 2010, a ainsi décollecté de 815 millions de dollars entre janvier et début août. Ses encours ont régressé de 92,2 milliards de dollars en décembre 2021 à 82,5 milliards de dollars début août. Par conséquent, l’ETF Vanguard Total Bond Market le talonne. Il a collecté 6,9 milliards de dollars jusqu’alors cette année et ses actifs se situent à 82,4 milliards de dollars début août, en baisse seulement d'1,9 milliard depuis début 2022 selon Factset.
Les montants des bonus touchés par les salariés dans la gestion d’actifs traditionnelle pourraient décliner de 15 à 20% fin 2022 par rapport aux montants observés en 2021 selon les projections d’un rapport du consultant américain Johnson Associates, spécialisé sur les rémunérations du secteur financier publié ce jeudi. Cette projection exclut l’éventuel impact de l’inflation estimé à 8%. Cette baisse anticipée s’explique selon le consultant par une baisse significative des encours liée au déclin des marchés mais aussi par les sorties nettes constatées sur les stratégies actions actives et la collecte à l’équilibre des stratégies obligataires, multi-actifs et monétaires. Johnson Associates pointe également une accélération des acquisitions sur les actifs alternatifs sur lesquels les gérants traditionnels bâtissent actuellement une stratégie parmi les explications. Dans le secteur des hedge funds, les montants des bonus des fonds macro et quantitatifs pourraient progresser de 10 à 20% par rapport à 2021 tandis qu’ils pourraient diminuer de 10 à 15% pour les hedge funds portés sur les actions tels que les long/short. Dans le secteur du private equity, hors carry, les bonus versés en 2022 seront identiques ou en baisse de 5% par rapport à 2021 pour les méga-fonds de private equity, prévoit Johnson Associates. Les fonds de taille moyenne ou large devraient, eux, voir leurs bonus s’effriter de 5 à 10% en comparaison de 2021. Sur le segment de la gestion des clients très fortunés, la baisse des bonus envisagée par le consultant est de l’ordre de 10 à 15% par rapport à 2021. Malgré les baisses anticipées des bonus, le salaire de base dans le secteur financier devrait progresser de 5% sur l’année 2022 par rapport à 2021.