La grande foire de la lutte contre le changement climatique se tient jusqu’au 18 novembre à Charm-el-Cheikh. Au menu de cette COP 27 égyptienne, dont on attend de connaître le bilan carbone, des milliers de déplacements en avion et en voiture, de grands discours alarmistes sur l’état de la Terre, et, on l’espère, la relance des engagements pris lors des précédents sommets des Nations unies. A l’impossible nul n’est tenu, dans un contexte de guerre en Ukraine, de crise énergétique à court terme et de multilatéralisme au point mort. Peu d’observateurs croient à un accord ambitieux au terme de cette rencontre. Prochaine étape du tour : les Emirats Arabes Unis, pour la COP 28 de 2023.
Eiffel Investment Group et le Fonds européen d’investissement (FEI) annoncent ce jour, à l’occasion de la COP27, le lancement d’Eiffel Transition Infrastructure, un fonds d’equity bridge dédié au financement des infrastructures d’énergie renouvelable. Le FEI investit 75 millions dans ce fonds dont l’objectif maximum de collecte s’élève à 500 millions d’euros. Plusieurs investisseurs institutionnels, comme AG2R La Mondiale, Abeille Assurances, Allianz et l’Auxiliaire, se sont également engagés à souscrire au véhicule. La solution d’Eiffel fournira aux développeurs d’énergie renouvelable des fonds propres ou quasi-fonds propres pour financer et accélérer la phase de développement de nouveaux actifs. Avec ce montant, le fonds ambitionne d’accélérer le déploiement de 7 gigawatts de nouvelles capacités d’énergies renouvelables et annoncera dans les prochaines semaines ses deux premières opérations avec Green Genius et Pacifico Energy Partners dans le photovoltaïque.
Tout comme des gérants d'actifs, des «zinzins» avaient pris des participations au capital de la plateforme. Son impasse financière va leur coûter cher.
Le groupe financier américain Goldman Sachs prévoit de fournir des services de labellisation de fonds indiciels cotés (ETF) en marque blanche aux institutionnels européens, rapporte le média britannique ETF Stream. Cela ferait partie du nouveau service ETF Accelerator de Goldman Sachs, destiné à aider les clients de la firme à lancer, coter et gérer leurs ETF. Selon ETF Stream, les premiers ETF sont attendus sur la plateforme d’ETF en marque blanche de Goldman Sachs, dirigée par Lisa Mantil, en 2023.
La banque privée et la gestion d’actifs de Rothschild & Co ont enregistré une baisse de 5% des encours depuis le début de l’année à 98,6 milliards. La division voit toutefois ses revenus progresserde 9% à 164 millions. L'établissement explique que l’effet de performance négatif des marchés a été partiellement compensé par une collecte nette positive en Europe de 3 milliards d’euros et une récente acquisition en France de 3 milliards d’encours. Rothschild & Co s’attend pour ses trois métiers à «de solides performances au cours du quatrième trimestre 2022», mais «l’année 2023 sera probablement plus compliquée compte tenu de l’environnement macroéconomique et géopolitique». Son chiffre d’affaires global s'établit à 864 millions au troisième trimestre, en hausse de 30% sur un an. Sur les neuf premiers mois de l’année, les revenusde la banque atteignent 2,24 milliards d’euros, en progression de 11%.
Millennium Management, l’une des principales sociétés de hedge funds au monde, a dévoilé une réorganisation de ses activités d’investissement qui conduira au départ de son co-directeur des investissements, Bobby Jain, rapporte le Financial Times. Le fondateur Izzy Englander a écrit aux employés mardi, dans une note lue par le FT, que la société, qui gère 59 milliards de dollars, allait créer un «bureau du directeur des investissements», qui inclura deux nouveaux codirecteurs des investissements et les responsables de la gestion des risques des classes d’actifs couvertes par la société. Paul Russo, le responsable mondial du risque actions, deviendra l’un des codirecteurs des investissements. Le second sera annoncé prochainement.
L’Organisation des Nations unies s’attaque désormais aux fausses prétentions de neutralité carbone. De nombreuses entreprises et institutions financières se sont engagées à atteindre zéro émission carbone pour leurs activités d’ici 2050. Cependant, ces engagements sont devenus une opportunité publicitaire, sans parfois de réalité opérationnelle. Lors de la COP 27 qui se déroule actuellement en Egypte, Antonio Guterres, le secrétaire général de l’ONU, a souligné son intention de ne plus supporter les engagements net-zéroqui manquent d’ambition. Pour y arriver, le groupe d’experts sur ce sujet, constitué en mars dernier, vient de délivrer ses recommandations pour s’assurer que les engagements sont crédibles, pour tenir responsables les entités concernées, et pour atténuer le réchauffement climatique. Les engagements zéro émission des entreprises, des banques, des sociétés de gestion, et des gouvernements devront être alignés avec le scénario du GIEC de réchauffement moyen de+1,5°C par rapport à l'ère pré-industrielle. Cela correspond à une réduction de 45% des émissions mondiales d’ici 2030, afin d’atteindre zéro émission d’ici 2050. Les engagements net-zérodevront fixer des objectifs intermédiaires concrets, couvrant toutes les émissions, dont celles provenant des chaines d’approvisionnement, tous les cinq ans à partir de 2025. Pour les institutions financières, cela inclut l’intégralité des activités financés. Les dirigeants des entreprises, des institutions financières et des gouvernements locaux seront obligés de fournir un plan de transition pour accompagner leurs engagements zéro émission carbone. Ces plans, disponibles au grand public, doivent expliquer des actions concrètes pour atteindre des objectifs, en dévoilant toute l’activité du lobbying en noir et blanc. «La direction doit être responsable de la réalisation de ces engagements», a ajouté Antonio Guterres, ce qui fixe concrètement la responsabilité sur le management. Il a également ajouté que les réductions d’émissions devraient provenir d’actions réelles et non pas des crédits du carbone. Créer une autorité de vérification Parmi les objectifs, les entités qui se sont inscrites à l’initiative zéro carbone volontairement devront expliquer comment elles vont s’aligner sur un réchauffement à +1,5°C, d’ici au début de 2023. «L’engagement du gouvernement ou du secteur privé en faveur de l’objectif «zéro émission» ne peut être un simple exercice de relations publiques», a-t-il expliqué. Antonio Guterres a également constaté l’absence d’autorités publiques indépendantes pour vérifier les engagements et les actions de signataires de l’initiative zéro carbone. Il a demandé au secrétaire exécutif de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques de dévoiler un plan d’ici début de 2023 pour combler cette insuffisance. Les politiques ont enfin été priés de jouer leur rôle pour limiter le réchauffement planétaire. Antonio Guterres a demandé aux gouvernements de s’assurer que les initiatives volontaires de zéro émission carbone deviennent la nouvelle norme. «La résolution de la crise climatique exige un leadership politique fort», a-t-il ajouté, en demandant aux dirigeants mondiaux d'écrire des lois et d’allouer des financements destinés à limiter le réchauffement climatique en-deçà de 1,5°C.
Un groupe de sociétés de gestion alternatives vient de lancer l’ESG Integrated Disclosure Project (ESG IDP), une initiative de l’industrie visant à améliorer la publication de données ESG dans le crédit privé. Elle est gérée par l’Alternative Credit Council (ACC), une branche de l’Alternative Investment Management Association (AIMA), ainsi que la Loan Syndications and Trading Association (LSTA) et les Principes pour l’Investissement Responsable des Nations unies. L’ESG IDP vient de sortir une matrice standardisée de publication de métriques ESG pour des entreprises non cotées et des investisseurs en crédit privé. Les entreprises privées peuvent utiliser ce «template» standardisé comme un outil de base pour développer leur capacité de publication de rapports ESG. Les investisseurs, de leur part, pourraient identifier des risques ESG sectoriels au sein des portefeuilles de crédit et comparer les données entre des gérants alternatifs d’une manière cohérente. Apollo Global Management et Oak Hill Advisors sont les fondateurs de cette initiative. Ils travailleront avec le comité exécutif d’ESG IDP pour promouvoir l’adoption de cette matrice à travers le marché alternatif. Le comité réévaluera cette matrice annuellement afin de la mettre à jour. Cette initiative est également soutenue par d’autres parties prenantes dont le Carbon Disclosure Project (CDP), l’ESG Data Convergence Initiative et le Loan Market Association. L’Alternative Credit Council compte près de 250 sociétés de gestion dans les segments du crédit privé et les prêts directs, représentant 600 milliards de dollars d’encours sous gestion. Loan Syndications and Trading Association, pour sa part, est une association d’industrie comptant 600 membres, dont des banques, des courtiers, des hedge funds et des OPCVM, d’assureurs et d’autres prêteurs, qui s’engagent dans l’origination, la structuration et la négociation des prêts aux entreprises.
BNP Paribas fait un pas vers la neutralité carbone. Alors que la COP 27, qui se tient actuellement à Charm-el-Cheikh en Egypte, vient de s’ouvrir, sa société de gestion, BNP Paribas AM, a présenté ce 8 novembre sa feuille de route pour atteindre cet objectif d’ici 2050. Une démarche qui met ce signataire del’initiative Net Zero Asset Managers en conformité avec les attentes d’Antonio Guterres. Le secrétaire général de l’ONU a en effet prononcé ce même jour un discours critique à l'égard de l’usage abusif des engagements vers la neutralité carbone, notamment de la part des entreprises. Il a demandé à ces dernières de mettre en place des actions concrètes et de détailler les étapes intermédiaires de leurs plans pour pouvoir se prévaloir de l’alignement vers la neutralité carbone. Parmi les principales mesures, la société de gestion a décidé de sortir progressivement du financement des entreprises émettrices de carbone, en limitant son périmètre d’investissement aux entreprises ayant déjà atteint la neutralité carbone, alignées avec cet objectif ou en cours d’alignement pour 60% de ses encours d’ici 2030, et pour la totalité d’ici 2040. Elle s’est également engagée à réduire l’empreinte carbone de ses investissements de 30% d’ici 2025 et de 50% d’ici 2030 par rapport à 2019. Elle promet aussi de sortir totalement du charbon d’ici 2030 au sein de l’Union européenne et des pays de l’OCDE et d’ici 2040 pour le reste du monde. Elle va enfin augmenter ses investissements thématiques dans les solutions environnementales et climatiques. Le travail de BNP Paribas AM va aussi passer par l’engagement actionnarial. La société a ainsi indiqué qu’elle voterait «en faveur de l’action climatique des entreprises dans le cadre des assemblées générales», sans donner davantage de précision, et engagerait un dialogue sur la neutralité carbone avec les entreprises détenues en portefeuille. La moitié des encours Cette feuille de route couvre un périmètre initial de 250 milliards d’euros, soit la moitié des actifs sous gestion de la société. BNP Paribas AM prévoit à la fois d’accroître la proportion de ses encours couverts par ses engagements et de renforcer ses objectifs pour atteindre la neutralité carbone d’ici 2050 au plus tard. Le projet comprend aussi un volet plus opérationnel. BNP Paribas AM s’engage ainsi à accompagner ses clients dans leur transition vers la neutralité carbone, à rendre compte aux parties prenantes des progrès réalisés, à réduire son empreinte opérationnelle, à améliorer son efficacité énergétique et à recourir davantage aux énergies vertes. La firme compte par ailleurs plaider en faveur de politiques climatiques nationales et internationales alignées sur la neutralité carbone. Cette annonce arrive quelques semaines après des actions coups de poings de la parts d’activistes du climat. Le 26 octobre, trois associations, Oxfam, les Amis de la Terre et Notre affaire à tous, ont mis la banque de la rue d’Antin en demeure de cesser de soutenir les nouveaux projets d’énergies fossiles. Elles ont donné trois mois à BNP Paribas pour «se mettre en conformité avec la loi». Sinon, elles ont indiqué vouloir saisir le tribunal judiciaire de Paris pour ouvrir le «premier contentieux climatique au monde» avec une banque commerciale. Le lendemain, lors du Climate Finance Day au Palais Brongniart, rebelote : des activistes des Amis de la Terre France et Alternatiba Paris déployaient une banderole avec l’inscription «BNP Paribas condamne le climat».
Russell Investments vient d’annoncer le lancement d’un fonds international d’infrastructures non cotées dénommé Russell Investments Global Unlisted Infrastructure Fund. Ce fonds est classé article 8 sous le règlement SFDR et destiné aux investisseurs professionnels en France. Ce véhicule investira dans des infrastructures de différents types, dont des infrastructures Core Plus qui ciblent des biens immobiliers en centre-ville avec des travaux de rénovation et des infrastructures Super Core qui incluent des biens avec des tarifs réglementés. Il inclura également le segment «Value-Add» qui cherche à améliorer l’immobilier pour la croissance à long-terme. Il investira dans des structures, typologies et des zones géographiques diverses et vise à générer une performance égale à l’indice des prix à la consommation + 4 % en investissant sur des actifs. Le fonds cherchera à tirer profit des principales tendances dans le secteur des infrastructures, dont l’amélioration de la collecte et du stockage des données pour répondre à l’augmentation du trafic cellulaire et l’utilisation croissante de la technologie cloud et de l’internet. Le fonds jouera également sur le recours de plus en plus important aux énergies renouvelables et l’amélioration des infrastructures de transport en réponse à la croissance démographique et à l’urbanisation. Russell Investments disposait de 280 milliards d’euros d’encours sous gestion au 30 septembre 2022.
M&G Investments vient d’annoncer deux promotions dans l’équipe actions internationales. Nicholas Cunningham, jusqu’ici analyste senior basé à Hong Kong, vient d’être promu au poste de gérant adjoint des stratégies Global Listed Infrastructure, représentant 4 milliards d’euros d’encours, et Global Themes, qui compte 3 milliards d’euros. Basé en Asie, il travaillera en étroite collaboration avec Alex Araujo, gérant actuel de ces deux fonds, à partir du janvier 2023. Nicholas Cunningham travaille chez M&G Investments depuis 2019. Auparavant, il a été analyste senior chez Port Meadow Capital Management, où il a travaillé pendant quatre ans en tant qu’analyste principal couvrant le transport, la logistique et les infrastructures. Nicholas a démarré sa carrière en tant qu’analyste des infrastructures et des services publics mondiaux cotés en Bourse chez Macquarie Funds Group à Sydney, en Australie. Après trois ans à ce poste, il est passé au Macquarie Securities Group à Tokyo, au Japon, où il a créé et dirigé l'équipe chargée des transports et de la logistique au Japon. Son Tung Nguyen, jusqu’ici analyste, a été nommé analyste senior. Il est actuellement analyste pour le compte du fonds M&G Global Listed Infrastructure Fund depuis son lancement en octobre 2017 et du fonds M&G Global Themes Fund depuis janvier 2019. M&G Investments a également étoffé cette division depuis le début de cette année, avec l’arrivée des analystes Ana-Cristina Mutilica et Georgi Gunchev. Ana-Cristina Mutilica se concentre sur le «stewardship», dont la stratégie d’entreprise, la durabilité et la gestion du risque climatique. Son homologue Georgi Gunchev sera chargé de la recherche des banques européennes, notamment des banques espagnoles et italiennes. L’équipe actions internationales gère actuellement près de 21 milliards d’euros d’encours. M&G Plc comptait 405 milliards d’euros d’actifs au 30 juin 2022.
Seulement une institution financière sur cinq - sur un panel de 395 sociétés du secteur - révèle publiquement son impact sur la planète et l’humanité. La statistique provient de la World Benchmarking Alliance (WBA), organisation à but non lucratif créée en 2018 et basée à Amsterdam. Celle-ci a dévoilé, ce mardi, un indice classant 395 institutions financières parmi les plus influentes au monde en fonction de leur contribution aux objectifs de développement durables (ODD) des Nations Unies auxquels elles ont adhéré mais aussi aux objectifs des Accords de Paris ainsi qu’aux principes directeurs relatifs aux entreprises et aux droits de l’homme de l’ONU. Alors que les prises de positions, alliances et autres initiatives sur l’environnemental et le social se multiplient dans tous les segments de la finance, l’indice pointe plusieurs manquements du secteur financier. Comme le fait que moins de 40% des 395 institutions financières ciblées par WBA aient déjà publié des objectifs zéro carbone à horizon long-terme. Et dans ces engagements, seulement 2% se sont traduits par des objectifs intermédiaires dont seulement 1% est soutenu par des évidences scientifiques. Les données collectées par WBA pour établir son indice sur le secteur financier révèlent aussi que moins de 5% des 395 institutions financières analysées ont mis en place un processus pour identifier l’impact de leurs activités de financement sur la nature. Sur le social, les sociétés étudiées ne font pas beaucoup mieux. Elles sont moins de 10% à dévoiler leurs processus en place visant à identifier les risques et impacts liés aux droits humains dans leurs opérations et moins de 3% dans leurs activités de financement. Trois financières sur 395 obtiennent la moyenne L’indice de la WBA sur le secteur financier attribue une note sur 100 aux sociétés financières. Le score se compose de trois segments. Le premier, gouvernance et stratégie, compte pour 40 points. Il se concentre sur l’intégration des cibles et des considérations des impacts positifs et négatifs, attendus ou inattendus dans la stratégie et gouvernance des institutions. Les aspects relatifs à la préservation de la planète Terre (notamment les émissions de Co2 financées, l’impact sur la nature et la biodiversité, l’approche sur les énergies fossiles, l’engagement pour une trajectoire 1,5 degré) comptent pour 30 points. Les 30 points restants couvrent les efforts des institutions financières sur les aspects sociétaux (droits humains et des travailleurs, éthique, lutte contre la corruption, etc). Parmi les 395 institutions sondées, elles ne sont que trois à avoir un score supérieur à 50/100. La Canadienne Bank of Montreal domine le classement établi par WBA avec un score de 52,5 sur 100 devant Aviva (51,2/100) et EIB Group (50,9/100). Les Françaises BNP Paribas et Crédit Agricole complètent le top 5 avec des scores respectifs de 49,1 et 43,4 sur 100. BNP Paribas se classe première au classement général sur les aspects sociétaux et troisième sur les indicateurs environnementaux. Société Générale se classe 11ème avec un score de 39,9 sur 100 tandis qu’Axa se situe au 18ème rang avec un score de 36,4. Autres institutions financières françaises notées, BPCE se classe 94ème (20,5/100), Proparco, filiale de l’agence française de développement, 152ème (15/100), Crédit Mutuel 182ème (12,5/100), Groupama 226ème (8,9/100) et Apax Partners 313ème (2,2/100). Abrdn et CDPQ, les meilleurs dans leurs catégories Du côté des sociétés de gestion (62 sondées), le top 5se compose d’abrdn (14ème, 37,6/100), Schroders (19ème, 34,9/100), BlackRock (20ème, 34,4/100), Cathay (21ème, 34,3/100) et Fidelity International (28ème, 31,5/100). Amundi ne figure pas parmi les sociétés étudiées. Sur le segment gouvernance et stratégie, State Street devance BlackRock et abrdn. Concernant les aspects relatifs à la sauvegarde de la planète, Fidelity International se classe premier devant Schroders et Legal & General. abrdn, Cathay et Schroders forment le podium sur les aspects sociétaux. En outre, 18 gérants alternatifs ont été analysés mais les résultats sont peu reluisants. Seulement deux d’entre eux se voient gratifier d’un score supérieur à 10/100, en l’occurrence CVC Capital Partners et Carlyle Group. Enfin, du côté des 59 investisseurs institutionnels étudiés, la Caisse de Dépôt et de Placement du Québec (CDPQ), 26ème du classement général, fait mieux que ses pairs avec un score de 32,4 sur 100. Elle est suivie par les néerlandais APG (30ème, 31,2/100) et PGGM (35ème, 29,1/100), le danois ATP (61ème, 25,5/100) et le suédois Alecta (62ème, 25,3/100). La Caisse des Dépôts se place neuvième au classement des institutionnels et 96ème au général avec une note de 20,3 sur 100, taclée notamment sur les aspects sociétaux et la prise en compte des impacts dans sa stratégie et gouvernance. Dans la catégorie des fonds souverains (18 analysés), le fonds norvégien Norges Bank Investment Management (NBIM) avec sa note de 31 sur 100 se place loin devant CDP Group (21,1/100) et le fonds singapourien Temasek (9,2/100).
Allianz Global Investors (AllianzGI) a annoncé le lancement d’un fonds dédié au métavers, ce monde virtuel numérique persistant qui pourrait être l’avenir d’Internet. Baptisé Allianz Metaverse et géré depuis San Francisco, ce véhicule investira dans des actions de société au niveau mondial qui participent à la chaine de valeur de la création de mondes virtuels. Ce fonds favorisera des thèmes comme l’infrastructure Web 3.0 dont le matériel, le logiciel et les réseaux de cette nouvelle itération du World Wide Web, ainsi que dans des écosystèmes d’applications, par exemple l’informatique spatiale, c’est-à-dire l’interaction en 3D entre des personnes et des ordinateurs. Il investira également sur les technologies de blockchain, les expériences virtuelles, et l’économie basée sur les jetons. AllianzGI comptait 578 milliards d’euros d’actifs sous gestion au 30 juin 2022.
Crédit Mutuel Asset Management a annoncé ce 8 novembre le lancement d’un fonds obligataire à échéance 2025. Dénommé CM-AM OBLI IG 2025, ce fonds utilise une stratégie d’investissement «buy and hold». Le portefeuille estdiversifié sur un grand nombre d’émetteurs de qualité de crédit majoritairement Investment Grade. Ce fonds d’obligations libellées en euro bénéficie également d’une diversification géographique et sectorielle. La maturité des obligations n’excédera pas trois mois au-delà de la dernière valeur liquidative du fonds en décembre 2025.
La société de gestion américaine Capital Group a recruté Scott Steele au poste de directeur du développement de l’activité obligataire pour l’Europe et l’Asie. Basé à Londres, il sera rattaché à Alexandra Haggard, responsable des produits et des services d’investissement en Europe et en Asie. Ses fonctions au sein de ce poste nouvellement créé consisteront à définir la stratégie de distribution des fonds obligataires et une feuille de route de développement produit dans l’optique de mieux répondre aux attentes des clients intermédiaires et institutionnels européens et asiatiques. Avant de rejoindre Capital Group, Scott Steele était directeur mondial de la gestion de portefeuille clients sur l’obligataire chez Janus Henderson Investors. Il a également travaillé chez Pimco et BMO.
La société de conseil aux investisseurs institutionnels Hexagone vient de recruter Julien Nuyts comme responsable de la sélection dans le non coté. Elle a également recruté Shankavi Sivarajah comme analyste non coté et immobilier. Le premier arrive du Crédit Agricole d'Île-de-France, où il était chargé d’affaires private equity fonds de fonds depuis quatre ans. La seconde travaillait depuis trois ans à l’ERAFP comme analyste non coté puis immobilier.
Groupama AM a annoncé avoir choisi StarQube pour intégrer la donnée ESG dans son processus de décision d’investissement «La solution de StarQube permettra dans un premier temps à Groupama AM d’assurer l’intégration et la mise en qualité des données ESG provenant de sources variées tout en renforçant la gouvernance de ses données. Elle permet également de manipuler les données ESG sélectionnées afin d’optimiser la recherche interne et de calculer ses propres scores, et ce à plusieurs niveaux (émetteurs, univers de gestion, portefeuilles). Ces données et scores propriétaires sont alors mis à la disposition des équipes de gestion instantanément via la solution, précise un communiqué.
Lombard Odier vient de nommer Geoffroy Vermeire en tant que responsable du bureau dédié à la clientèle privée du groupe en Belgique. Il arrive de Van Lanschot Kempen Belgique, où il était directeur commercial depuis 2014. Par le passé, il a travaillé sept dans chez Petercam comme directeur exécutif en charge du développement des activités de banque privée, ainsi qu’en tant que directeur non-exécutif de la succursale du groupe aux Pays-Bas. Il a aussi travaillé chez Delta Lloyd en Belgique et aux Pays-Bas.
Eurazeo a annoncé mardi anticiper une collecte d’environ 3 milliards d’euros en 2022, après avoir levé 2,1 milliards d’euros auprès d’investisseurs tiers au cours des neuf premiers mois de l’année. La société d’investissement a également dévoilé une hausse de son activité sur la période de janvier à septembre. Sur neuf mois, le chiffre d’affaires économique, qui correspond au chiffre d’affaires consolidé auquel est ajoutée la part proportionnelle du chiffre d’affaires des sociétés mises en équivalence, a progressé de 38% par rapport à la même période de 2021, à 3,76 milliards d’euros. Au 30 septembre, les actifs sous gestion du groupe ont progressé de 20% sur un an et de 5% par rapport à fin décembre 2021, pour s'établir à 32,14 milliards d’euros. «Eurazeo réalise sur les neuf premiers mois de l’année une croissance solide dans un contexte économique et géopolitique complexe et incertain. La bonne exécution du programme de levée de fonds, la croissance à deux chiffres des commissions de gestion, le niveau soutenu de la rotation d’actifs et la croissance de nos sociétés de portefeuille, confirment la poursuite de la dynamique du groupe, la pertinence de ses secteurs d’investissement et sa discipline et sa solidité», a indiqué Virginie Morgon, présidente du directoire, citée dans un communiqué. «Eurazeo a initié en 2022 les levées prometteuses de fonds flagships sur plusieurs de ses stratégies qui viendront alimenter la croissance du groupe en 2023", a précisé Virginie Morgon. En termes de perspectives, le groupe continue de tabler sur une trajectoire de doublement de ses actifs sous gestion qui pourraient atteindre 60 milliards d’euros à horizon cinq à sept ans, ainsi qu’une augmentation de la marge de FRE («Fee related earnings») à moyen terme à 35-40%, contre environ 30% en 2021.
L’Agefi organise la 4ème édition du Forum Private Assets le jeudi 17 novembre à l’Hôtel Lutetia à Paris.Le contexte macro-économique et géopolitique actuel, entre inflation et tensions sur les besoins énergétiques, est-il favorable au marché des actifs réels et privésou générateur de risques accrus?Si la guerre en Ukraine a précipité l’Europe dans une inéluctable flambée des prix de l’énergie et accélère les tensions sur l’approvisionnement, elle rend aussi plus palpable l’urgence à assurer le financement de la transition énergétique. Le secteur des infrastructures doit ainsi jouer son rôle à plein. Quelles sont alors les opportunités pour les investisseurs institutionnels dans le cadre du développement des EnR ou de la filière hydrogène?Dans le même temps, l’inflation pèse sur l’économie réelle et n’épargnera pas complètement les actifs réels: quelles seront notamment les conséquences sur le private equity et la dette privée?Enfin, alors que la prise en compte des critères ESG est un défi qui concerne plus que jamais l’ensemble des classes d’actifs réelles et privées, quels sont les moyens mis en place par les investisseurs pour prendre à bras le corps ces sujets? Comment investir dans l’immobilier de santé après le scandale Orpea? Quels sont les garde-fous pour se prémunir de risques ESG? Comment faire les bons choix pour faire rimer dette infrastructures et monde décarboné? Comment réussir l’intégration de l’ESG dans vos investissements en dette privée et dans quel cas peut-on parler de dette privée à impact?Ces questions, et bien d’autres encore, seront discutées lors de cette rencontre incontournable pour les investisseurs institutionnels et gérants d’actifs.Ne manquez pas cette nouvelle édition du Forum Private Assets le 17 novembre prochain qui vous propose:Un événement unique à Paris entièrement dédié aux investissements en actifs réels et privés : Immobilier, Infrastructures, Private Equity et Dette privée.Des thèmes clés couvrant l’actualité et les préoccupations du moment.Des débats concrets animés par les journalistes des rédactions de L’AGEFI et permettant des échanges et partages d’expériences entre gérants et investisseurs institutionnels.Inscrivez-vous en cliquant ici : https://diievents.dii.eu/forum-actifs-reels/inscription/
Lazard Frères Gestion lance les fonds Lazard Human Capital et Lazard Global Green Bond Opportunities, classés «article 9» selon la nomenclature SFDR. Il s’agit de ses deux premiers fonds investis à 100% de manière durable. Lancé le 31 août, Lazard Human Capital est un fonds d’actions internationales principalement investi dans les grandes capitalisations. Les entreprises du portefeuille sont filtrées selon leur capacité à fidéliser leurs salariés, les former, leur offrir une bonne couverture sociale et un cadre favorable à leur épanouissement. Ces notions, ainsi que la promotion de la parité femmes-hommes, font partie des cinq critères de «capital humain» retenus dans le cadre de la gestion du fonds. Lazard Frères Gestion s’engage également à dialoguer avec leur direction, questionner leur politique ESG et éventuellement déposer des résolutions en assemblée générale. Lazard Global Green Bond Opportunities, lancé le 30 septembre 2022, est un fonds flexible investi à plus de 90% en obligations vertes. Le fonds peut investir sur différents segments de marché: dettes souveraines vertes, titrescorporateInvestment Grade ou High Yield, dettes «Cocos» Green ou durables, ces dernières étant limitées à 10% de l’actif net du portefeuille. Le fonds est également flexible dans la gestion de sa sensibilité aux taux, celle-ci pouvant varier de -3 à +12. Dans sa gamme de fonds d’investissement responsable, Lazard Frères Gestion commercialise également de 14 fonds labellisés ISR, 3 fonds labellisés «Relance» et revendique plus de 20 milliards d’euros gérés au 30 septembre 2022 sur des fonds classés «article 8» au sens du règlement SFDR.
Willem Schramade, un ancien gérant impact de NN Investment Partners, vient de rejoindre Schroders en tant que responsable des conseils durables pour les clients, selon son profil Linked-In. Il sera chargé d’aider les clients à investir de manière plus durable et de concevoir de nouvelles solutions. Willem Schramade avait travaillé comme gérant à impact chez NN IP entre 2016 et 2019. Après cela, il avait créé une société de conseil.
Amundi vient de promouvoir Florian Neto, directeur des multi-actifs en Asie du Nord, au rang de directeur des investissements pour Hong Kong et Taiwan. Il sera également directeur de la gestion multi-classes d’actifs pour l’Asie. La société de gestion a également nommé David Poh, actuellement directeur de la recherche pour la joint-venture Amundi Bank of China Wealth Management, au poste de directeur des investissements et des stratégies ESG en Asie du Sud. Florian Neto travaille chez Amundi depuis 2012.Il a d’abord évolué dans la gestion du risque à Hong Kong, avant d'être nommé gérant multi-classes d’actifs en 2015. Il est directeur de la gestion multi-classes d’actifs pour l’Asie du Nord depuis 2019. Il fait également parti du comité exécutif de cette région. David Poh, pour sa part, a rejoint Amundi en 2018 comme directeur des actions, avant d’être promu au poste de directeur des investissements pour Singapour en 2019. Auparavant, il a travaillé chez Credit Suisse, Société Générale et Bank of Singapore. Amundi gère environ 1.900 milliards d’euros d’encours.
Les pertes de Tiger Global Management ont continué à se creuser en octobre après que le hedge fund new yorkais a été malmené par les valorisations fluctuantes des valeurs technologiques aux Etats-Unis et des ventes massives en Chine, rapporte le Financial Times. Le fonds phare de la société a perdu 5,4 % en octobre, portant la baisse depuis le début de l’année à 54,7 %, selon une source bien informée. Un fonds «crossover» a abandonné 4 % en octobre et 44 % depuis le début de l’année, selon un document lu par le FT. A mi-année, le fonds phare de Tiger avait perdu environ 50 %, tandis que le fonds crossover cédait près de 36 %.
BlackRock devrait bientôt reclassifier la totalité de sa gamme de fonds indiciels PAB (Paris-aligned Benchmark ) et CTB (Climate Transition Benchark) d’article 9 à article 8 selon la réglementation SFDR, a appris ETFStream, selon une source proche du dossier. Cela représenterait quelques 20 milliards d’euros d’encours, selon le média spécialisé. UBS aurait également pris la même décision. Les deux gérants seraient en train de mettre à jour leurs documentations de fonds et la reclassification rentrera en force à partir du début de l’année prochaine. Amundi, qui gère 19 milliards d’euros sous ces formats, étudierait également la question, indique ETFStream. Cette potentielle reclassification fait suite à la clarification de l’ESMA (European Securities and Markets Authority), qui précise qu’un fonds catégorisé article 9 devra être totalement investi dans des activités durables. Ce n’est pas le cas avec ces indices, qui cherchent plutôt à favoriser des entreprises qui fournissent des efforts sur la transition vers une économie bas-carbone.
VanEck vient de nommer Alessandro Rollo product manager pour l’Italie. Basé à Francfort, l’intéressé sera rattaché à Sander Zboray, responsable du marketing et de la stratégie produits. Alessandro Rollo travaille chez VanEck depuis début 2022. «Alessandro sera une composante clé de l’équipe italienne de VanEck et son arrivée reflète l’importance croissante que le marché italien revêt», a déclaré Salvatore Catalano, responsable pour l’Italie de VanEck.