Alantra a annoncé jeudi étendre à l’Italie sa présence dans la gestion alternative avec l’ouverture d’un bureau à Milan, spécialisé dans la dette privée. Alantra Private Debt investira en Italie en proposant des instruments de dette senior à long terme et flexibles de 10 à 30 millions d’euros destinés à soutenir les entreprises de taille moyenne dans tous les secteurs, y compris l’immobilier commercial. L’activité de dette privée d’Alantra a également franchi une nouvelle étape avec son premier investissement en France, réalisé par son fonds de dette immobilière européen. La transaction consiste en un financement pour l’acquisition d’un actif logistique du dernier kilomètre situé à Montreuil, en région parisienne, par Pictet Alternative Advisors et Freo Group.
A la suite de la mise à jour de sa doctrine précisant ses exigences sur le fonctionnement des outils de gestion de la liquidité dans les organismes de placement collectif (OPC) et à la suite de l’homologation des modifications de son règlement général, l’Autorité des marchés financiers (AMF) publie une deuxième mise à jour de sa doctrine sur les outils de gestion de la liquidité. Ces éléments prévoient de nouvelles obligations en l’absence d’introduction, dans la documentation réglementaire des OPC, d’un mécanisme de plafonnement des demandes de rachat (gates) et/ou d’un mécanisme permettant de compenser ou réduire les coûts de réaménagement du portefeuille supportés par l’ensemble des porteurs à l’occasion des souscriptions et de rachats (swing pricing ou droits ajustables acquis). L’AMF veut, avec ces mesures, inciter les sociétés de gestion à doter les OPC qu’elles gèrent de tels outils.
A 48 ans, le ministre irlandais des Finances, s’apprête à être reconduit à la tête de l’Eurogroupe. Paschal Donohoe est le seul candidat à sa succession pour cette instance informelle qui réunit les ministres des Finances des 19 pays partageant la monnaie unique, selon un communiqué publié jeudi. L'élection du nouveau président, pour un mandat de deux ans et demi, doit avoir lieu le 5 décembre, à l’occasion de la prochaine réunion de l’Eurogroupe. En juillet 2020, il avait succédé au Portugais Mario Centeno, alors que son homologue espagnole Nadia Calvino faisait figure de favorite pour la fonction.
Ce prix de L'Agefi distingue une personnalité de l'asset management pour sa carrière et susceptible à l’avenir de marquer par ses nouvelles réalisations l’ensemble du secteur.
Eurazeo a réuni 210 millions d’euros d’engagements pour le premier closing de son fonds Eurazeo Transition Infrastructure Fund (Etif) dédié à l’infrastructure de transition. Le Fonds européen d’investissement a investi 75 millions d’euros, soutenu par le programme InvestEU. En plus de l’engagement d’Eurazeo à hauteur de 100 millions d’euros, plusieurs investisseurs institutionnels ont pris des engagements envers le fonds. Il est classé « Article 9 » dans le cadre du règlement sur la publication d’informations en matière de durabilité dans le secteur des services financiers (SFDR). Etif a déjà alloué des capitaux importants à un portefeuille de trois sociétés, précise Eurazeo. Ces trois entreprises, dont les sièges sociaux se situent dans trois pays européens différents, opèrent dans trois sous-secteurs différents : Ikaros Solar (développeur belge d’installations solaires en toiture), Resource (Joint Venture pour le développement d’une usine de tri de déchets plastiques au Danemark) et Electra (opérateur de bornes de recharge pour véhicules électriques, basé en France).
Pour la septième année, L’Agefi a décerné hier soir le prix de l’AM Leader. Il est revenu à Eric Bendahan, directeur général et fondateur d’Eleva capital. Ce prix distingue une personnalité que sa carrière fait « sortir du lot » dans l’industrie de l’asset management française, mais qui est aussi susceptible dans l’avenir, de marquer par ses nouvelles réalisations l’ensemble du secteur. Le lauréat 2021 était Bettina Ducat, directrice générale de La Financière de l’Echiquier. Pour lui trouver un successeur dans le «hall of fame», la rédaction de L’Agefi a choisi sept nommés, qui ont été proposés au vote des gérants privés, investisseurs institutionnels et multigérants. Eric Bendahan a fondé Eleva Capital à Londres, en septembre 2014, avec 24 millions d’euros sous gestion. En 2017, Eleva Capital déménage à Paris l’essentiel de ses activités dans le cadre du Brexit. Aujourd’hui, la société emploie 44 personnes et gère 9,3 milliards d’euros, à travers plusieurs classes d’actifs et reverse 10% de ses bénéfices à l’Unicef. Les autres nommés 2022 du prix AM Leader étaient: Isabelle BOURCIER, Directrice générale de HSBC Asset management France Thierry DÉAU, Président Directeur Général de MERIDIAM Fabrice DUMONTEIL - Président d’EIFFEL Investment Group Claire MARTINETTO, Présidente du directoire d’ECOFI David MELLUL, Directeur général de VARENNE Capital Partners Antoine PAPIERNIK, Président & Associé gérant de SOFINNOVA Partners
Les fonds Ucits ont accusé des sorties nettes de 109 milliards d’euros en septembre, après des souscriptions nettes de 11 milliards d’euros en août, selon les dernières statistiques de l’Efama, l’association européenne des fonds. Toutes les catégories de fonds ont contribué à ces rachats. Ainsi, les fonds actions ont accusé une décollecte nette de 33 milliards d’euros, doublant celle d’août. Les fonds obligataires ont vu sortir 31 milliards d’euros et les fonds multi-actifs, 12 milliards d’euros. Les fonds monétaires sont aussi en décollecte, à hauteur de 30 milliards d’euros. Les AIF, pour leur part, sont en collecte nette de 5 milliards d’euros. Au total, les actifs nets des Ucits et AIF ont décliné de 4,7 % en septembre à 18.993 milliards d’euros.
BlackRock a signé un accord avec l’italien Fineco, en vertu duquel les clients de ce dernier pourront accéder à une large sélection d’ETF iShares sans commission de négociation à l’achat et sans montant minimum d’investissement. L’initiative concernera aussi bien les ordres simples que les achats dans le cadre du plan d’accumulation du capital Fineco Replay, qui permet la programmation d’investissements progressifs au cours du temps sur un ou plusieurs ETF. Les autres frais, comme les frais de gestion annuels, ne sont pas couverts par l’offre.
JP Morgan Private Bank vient de recruter Neha Coulon au rang de managing director et directrice ESG pour l’EMEA (Europe, Moyen-Orient et Afrique), selon un post sur LinkedIn. Elle sera basée à Londres. Neha Coulon arrive de Kirkoswald Capital Partners, où elle était partner et directrice mondiale ESG depuis 2021. Auparavant, elle a travaillé chez JP Morgan Chase & Co pendant près de 12 ans, dernièrement comme directrice mondiale des solutions ESG. Elle est entrée au sein de la banque en 2010 comme responsable commerciale pour les matières premières, avant d’être promue au rang de directrice des stratégies axées sur la croissance du capital au sein de la finance durable pour la région EMEA en 2017.
Infracapital, la division d’investissement dans des actions infrastructures de M&G, vient d’annoncer la nomination de Latifa Tefridj-Gaillard au rang de managing director et directrice de la levée de fonds et des relations investisseurs. Basée à Londres, elle commencera son nouveau poste d’ici la fin d’année. Latifa Tefridj-Gaillard arrive de DigitalBridge, où elle occupait des fonctions similaires pour l’Europe depuis 2021. Elle était également membre du comité ESG. Auparavant, elle a travaillé chez Goldman Sachs International pendant près de 16 ans au sein de la division des marchés mondiaux et de la banque d’investissement. Elle y est entrée en 2004 comme analyste pour les solutions actions d’entreprises pour l’EMEA avant d’être promue au rang de directrice exécutive pour les stratégies cross-asset en 2008. Elle a ensuite été promue au rang de managing director et directrice commerciale des solutions en 2010. Infracapital a également renforcé son équipe des relations investisseurs avec le recrutement de trois nouvelles associées. Brittany Mark arrive d’IFM investors où elle travaillait dans l’équipe des relations investisseurs responsables pour les actions infrastructures. Jordan McCulla, pour sa part, arrive de Tulchan Communications, où elle conseillait des entreprises cotées et non-cotées dans des secteurs divers. Natalija Vidakovic arrive de DC Advisory où elle travaillait au sein de l’équipe du conseil des fusions et acquisitions et de la dette dans l’infrastructure. Le recrutement dans l'équipe de Latifa Tefridj-Gaillard se poursuit d’ailleurs, puisqu’une nouvelle offre d’emploi a été publiée ce mardi sur Efinancialcareer.
Loomis Sayles Capital Re vient de recruter Derek Göbel au poste de directeur juridique, a annoncé ce dernier via LinkedIn. Il était depuis deux ans directeur juridique de la société hongkongaise 100x. Par le passé, il a travaillé pendant 22 ans chez BNP Paribas, dont il fut notamment directeur juridique pour la zone Asie-Pacifique pendant huit ans. Il a commencé sa carrière chez Simmons & Simmons et Arthur Andersen. La filiale française du gérant éponyme proposera des fonds d’investissement dédiés aux investisseurs institutionnels ayant des besoins importants de couverture de passifs. Elle est dirigée par Stéphane Honig, ex-directeur de la stratégie de Natixis.
Ostrum AM vient de promouvoir Xavier-André Audoli au poste de directeur de l’expertise multi-classes d’actifs pour les assureurs. Il dirigera une équipe de quatre gérants couvrant 12 milliards d’euros d’encours. Il était depuis trois ans responsable de la gestion cross asset. Entre 2017 et 2019, il a aussi dirigé les solutions orientés sur le beta de marché. Par le passé, Xavier-André Audolia a notamment dirigé pendant dix ans l’ingénierie quantitative sur les taux d’intérêts pour Natixis AM. Il a aussi travaillé dans les risques chez EY (2003-2007) et Arthur Andersen (2000-2003).
Le gérant de fortune américain Davidson Investment Advisors, basé dans l’Etat du Montana, a annoncé l’acquisition de Caprin Asset Management, établi dans l’Etat de Virginie. Caprin se concentre sur les investissements obligataires municipaux et imposables. La boutique de gestion gère près d'1,3 milliard de dollars d’encours. Après la clôture de la transaction, attendue au cours du premier trimestre 2023, Davidson Investment Advisors administrera 4 milliards de dollars et Caprin AM formera une division à part entière du groupe.
BlackRock vient de recruter Stefanie Grömling comme responsable des family offices pour la région Allemagne-Autriche-Suisse. Elle arrive de Pimco, où elle a travaillé près de onze ans dans la couverture de la gestion de fortune dans la région, puis des family offices allemands.
Pour cette édition 2022 des Grands Prix de la Gestion d’Actifs (GPGA), 2.524 fonds sont toujours éligibles sur les 13 catégories primées, contre 2.831 l’an dernier, soit une baisse significative de 307 instruments. La méthodologie s’appuie à nouveau sur les fonds notés 4 ou 5 étoiles EuroPerformance sur une population totale de plus de 27.500 fonds. Après une analyse pointue de tous les paramètres, nos équipes ont fait ressortir 2.461 fonds ayant un alpha positif moyen, soit une baisse de 182 fonds par rapport à l’édition précédente. Sans surprise, l’alpha positif moyen recule cette année à 5,28 %, contre 5,75 % lors des derniers GPGA, soit une baisse de 47 points de base (pb). Cette baisse est moins visible sur la population globale, qui ressort avec un alpha positif moyen de 5,13 %, contre 5,29 % lors de la précédente édition, soit une différence de 16 pb. Le classement est largement renouvelé cette année car seuls six fonds ont réussi à se maintenir parmi les fonds gagnants. De surcroît, deux fonds entrants avec un historique de trois ans révolus à fin juin intègrent le palmarès, dont l’un directement à la première place de la catégorie Diversifiés internationaux. Nous avons, de ce fait, huit catégories dont le classement est totalement renouvelé, ce qui démontre la lutte féroce que se livrent les asset managers dans la recherche de l’alpha. Seuls quatre vainqueurs de l’an passé sont parvenus à conserver leur première place pour cette nouvelle édition, ce qui est une prouesse étant donné les nombreux bouleversements rencontrés durant cette année encore si particulière. La baisse observée sur l’ensemble de la population éligible, ainsi que sur la population des fonds avec un alpha positif, se retrouve dans toutes les catégories, excepté celle des Actions Asie hors Japon, qui ne décroît pas et s’offre même le « luxe » de progresser de deux fonds ; ainsi que la catégorie Obligations internationales, dont l’effectif augmente de 31 fonds. Comme l’an passé, les plus forts contingents de fonds restent entre les mains des Actions Europe, des Diversifiés internationaux et des Actions internationales. Neuf catégories voient leur alpha moyen positif progresser, contre quatre catégories pour lesquelles il diminue. La baisse de l’alpha positif moyen s’explique notamment par la diminution du nombre de fonds des Actions Amérique du Nord, bien qu’ils caracolent toujours en tête, ainsi que des Actions internationales ; même si, de ce point de vue, le reclassement de nombreux fonds en Actions thématiques, avec la mise en place de la réglementation SFDR (Sustainable Finance Disclosure Regulation), explique ce paradoxe, ces deux catégories étant les grandes gagnantes de l’an passé. Les Actions Amérique du Nord restent pour autant leaders, avec un alpha moyen positif de 7,33 % (-402 pb), mais de peu, devant les Actions France qui remontent à 7,18 % (+262 pb) et décrochent la plus belle progression toutes catégories confondues. Résilience Le resserrement des alpha positifs moyens entre les catégories élargit les choix possibles des investisseurs, même si le nombre de fonds pris en compte est en baisse. Cette année, l’Asie est à l’honneur : les Actions Asie hors Japon affirment leur dynamisme avec 6,29 % d’alpha positif moyen, soit une progression de 118 pb. Les Actions Japon progressent également, de 11 pb, pour s’établir à un avantageux alpha positif moyen de 6,06 %. Les autres catégories Actions marquent un peu le pas, comme les Actions émergentes, à 5,66 % (-8 pb), les Actions Europe, à 5,47 % (-209 pb), ou les Actions internationales, qui restent tout de même, avec 5,98 % (-251 pb), à un niveau d’alpha élevé. Les fonds diversifiés font également plus que résister, puisque l’alpha moyen positif des Diversifiés internationaux progresse de 97 pb, pour atteindre 5,52 %, et que celui des Diversifiés Europe n’est pas en reste, s’élevant à 4,17 %, soit une augmentation de 62 pb. De leur côté, les catégories obligataires retrouvent des couleurs, notamment avec l’effet de levier de l’inflation, qui oblige les banques centrales à relever plus ou moins leurs taux directeurs. C’est ainsi que les Obligations Europe gagnent 53 pb, pour se stabiliser à 1,87 %, et que les Obligations haut rendement progressent de 109 pb, atteignant 3,85 %. Les Obligations internationales doublent leur alpha positif moyen pour atteindre 4,76 %, grâce probablement à l’apport des fonds « Sensitivity: C2 Internal » supplémentaires. Enfin, les Obligations pays émergents, traditionnellement plus élevées, continuent leur progression, pour se fixer à 6,45 % (+237 pb). Cette édition, qui traverse une nouvelle crise, permet encore de consacrer la gestion dite active et de mettre en lumière les capacités de résilience et les ressources des gérants de conviction au travers des catégories primées. Les alpha positifs sont en progression, et même les obligations sortent la tête de l’eau. Malgré l’inflation galopante, la guerre en Ukraine, les nombreuses incertitudes politiques, géopolitiques et économiques, et la pandémie qui ne cesse de se rappeler à notre bon souvenir, l’industrie des fonds se porte plutôt bien en termes de performances et c’est un signal fort envoyé aux investisseurs sur la solidité de la gestion d’actifs en général. DONNÉES MÉTHODOLOGIQUES Philosophie L’alpha est une grandeur absolue qui calcule la surperformance d’un fonds par rapport à un benchmark.
La Securities and Exchange Commission (SEC) a publié ses priorités pour les prochaines années sous la forme d’un plan stratégique sur les années 2022 à 2026. Un des objectifs de l’agence est, sans surprise, de protéger les investisseurs contre la fraude, la manipulation et les mauvais comportements. La SEC veut aussi élaborer et mettre en œuvre un cadre réglementaire qui suit le rythme de l'évolution des marchés, les modèles d’affaires et les technologies.
Interviewé sur France Info, Laurent Guillot a aussi indiqué que la décision de payer une amende réclamée par l’Etat n’avait pas de lien avec la possible entrée de la Caisse des dépôts au capital d’Orpea.
Au cours d’une année 2022 chahutée sur les marchés, La Financière de l’Echiquier a continué à étoffer sa gamme de fonds. «Le contexte difficile que nous connaissons actuellement nous a poussé à innover encore plus», a déclaré Bettina Ducat, la directrice générale de La Financière de l’Echiquier, lors d’une conférence dédiée aux media internationaux organisée vendredi 18 novembre. La société de gestion française du groupe Primonial vient ainsi de repositionner un fonds sur le thème de l’accès à la santé, dénommé Echiquier Health Impact For All. Il s’agit désormais d’une stratégie à impact social, classée article 9. Ce fonds d’actions mondiales se concentrera sur quatre axes: la disponibilité, l’accessibilité, le caractère abordable et l’acceptabilité des soins. Pour renforcer l’impact du fonds, une partie des frais de gestion seront versés à l’association Les Ptits Doudous, qui vise à améliorer l’accueil et le bien-être des enfants qui subissent une opération chirurgicale. Toujours côté actions, LFDE va prochainement sortir un fonds sur une nouvelle thématique, autour de la démondialisation et de la souveraineté. Enfin, la boutique va, à son tour, proposer un fonds obligataire à échéance. Ce produit sera à horizon 2024. LFDE mise sur ces produits pour relancer une collecte qui s’est tarie en 2022, alors que la décollecte est restée stable, selon Bettina Ducat, interrogée en marge de la conférence. Au total, la société de gestion a vu sortir autour de 500 millions d’euros en net, soit environ 5 % des encours. L'éducation financière des femmes Parmi les autres actions menées en 2022, LFDE a aussi conçu avec Primonial, son actionnaire à 100 %, un produit structuré basé sur une sélection active de valeurs qu’elle a réalisée. Ce produit a été distribué dans une grande banque. Sur le front commercial, la société de gestion a continué à être active à l’international, notamment en Allemagne, où l’équipe s’est étoffée et a remporté de gros mandats institutionnels sur l’impact. Un bureau en Suisse alémanique a aussi été ouvert. S’agissant de Italie et de l’Espagne, LFDE est en train de recruter. Bettina Ducat explique enfin que LFDE a beaucoup travaillé sur l’éducation financière, notamment des femmes, un sujet qui lui tient à cœur. La dirigeante s’est engagée dans un partenariat avec viveS, un media autour des femmes, pour concevoir des capsules vidéo. Dans ce domaine de l’égalité hommes et femmes, Bettina Ducat a aussi été à l’origine d’un programme de coaching collectif dédié aux femmes de la société de gestion.
Après l’annonce d’une importante réorganisation le 27 octobre dernier, Credit Suisse a donné ce jour quelques mises à jour sur ses prévisions de résultats du quatrième trimestre 2022 et pour l’année en cours. Le groupe bancaire doit tenir aujourd’hui, à distance, une assemblée générale extraordinaire pour valider une augmentation de capital de 4 milliards de francs suisse. La banque avait indiqué précédemment, qu’elle avait subi des sorties de dépôts et d’actifs nets au cours des deux premières semaines d’octobre 2022 à des niveaux qui avaient largement dépassé les taux enregistrés au troisième trimestre 2022. «Au niveau du groupe, au 11 novembre 2022, les sorties d’actifs nets représentaient environ 6% des actifs sous gestion à la fin du troisième trimestre 2022. Dans le secteur de la gestion de fortune, ces sorties de fonds ont considérablement diminué par rapport aux niveaux élevés des deux premières semaines d’octobre 2022, mais ne se sont pas encore inversées et représentaient environ 10% des actifs sous gestion à la fin du troisième trimestre 2022" précise ce jour le groupe. Il prévoit par conséquent que «la baisse des dépôts et des actifs sous gestion devrait entraîner une réduction des produits d’intérêts nets et des commissions et frais récurrents ; cela devrait entraîner une perte pour Wealth Management au quatrième trimestre 2022" Dans l’activité de détail de la banque suisse, ces pertes de clients se sont stabilisés et représentaient environ 1% des actifs sous gestion à la fin du troisième trimestre 2022. Comme annoncé le 27 octobre 2022, ces sorties de fonds ont conduit la banque à utiliser partiellement les tampons de liquidité au niveau du groupe et des entités juridiques, et bien que la banque soit tombée en dessous de certaines exigences réglementaires au niveau des entités juridiques, les exigences fondamentales du ratio de couverture de liquidité (LCR) et du ratio de financement stable net (NSFR) au niveau du groupe ont été maintenues à tout moment, poursuit le communiqué. Le LCR quotidien moyen du groupe pour le quatrième trimestre à ce jour (au 18 novembre 2022) était de 140 %, avec des taux au comptant «largement stabilisés» entre ~120 % et ~130 % depuis l’annonce des résultats du 27 octobre 2022. La banque, qui a cédé sa participation dans Allfunds afin de «dérisquer son bilan», a par ailleurs précisé qu’elle enregistrerait une perte de près de 75 millions liée à la cession. En compilant tous les éléments de réorganisation précédemment annoncés, dont une réduction de ses effectifs et la cession d’une large partie de ses actifs titrisés, le groupe prévoit d’enregistrer une perte substantielle avant impôts au quatrième trimestre 2022, pouvant atteindre environ 1,5 milliard de francs suisses suisses. Sur l’année, il préfère ne pas encore s’engager sur un chiffre, le trimestre n'étant pas terminé surtout pour la banque d’investissement qu’il dit «affectéepar le ralentissement marqué des marchés de capitaux touchant l’ensemble du secteur et la diminution des activités de vente et de trading». Il prévoit aussi de vendre certains actifs immobiliers mais sans préciser lesquels et d'éventuelles dépréciations de survaleurs.
Le secteur de la gestion est prévenu et pourra se préparer. Les superviseurs européens lanceront dans un peu moins d’un an, «au cours du deuxième semestre 2023", une action de surveillance commune sur les risques liés à la durabilité et les informations à fournir. C’est ce qu’a annoncé Natasha Cazenave, executive director de l’Esma, le régulateur européen, à l’occasion de l’Efama Investment Management Forum qui se tenait à Bruxelles la semaine dernière. Cette opération coup-de-poing remplace la dernière réalisée sur les publications relatives aux coûts et à la performance à destination de la clientèle de particuliers. L’Esma, a désormais défini les publications et reportings relatifs aux critères ESG (environnement, social et gouvernance) comme une de ses nouvelles priorités de coordination des superviseurs au niveau européen : il s’agit d’une «New Union strategic supervisory priority» (USSP). «L’objectif sera de favoriser la convergence des régulateurs nationaux sur l’application des dispositions relatives aux risques de durabilité et aux informations réglementaires à fournir, avec un accent particulier sur les exigences du SFDR», explique Natasha Cazenave. Cette opération alimentera également les travaux de l’Esma sur l'écoblanchiment (greenwashing).
L’Association nationale des conseils financiers (Anacofi) et l’Union des intermédiaires de crédits (UIC) ont annoncé mardi la signature de leur accord de collaboration aux bénéfices de leurs membres et de la représentation des professionnels qu’elles représentent. L’UIC adhère donc à l’Anacofi, permettant ainsi à ses membres qui le souhaiteront d’accéder aux entités métiers dédiées de l’Association et notamment à l’Anacofi Courtage, association agréée par l’ACPR, dans le cadre de la réforme du courtage. A la suite de cet accord, Bérengère Dubus, présidente de l’UIC, rejoint les conseils d’administration de l’Anacofi, de l’Anacofi Courtage et de l’Anacofi Syndicat. Fortes de plus de 5.000 entreprises membres à ce jour, les deux organisations œuvreront ensemble à accueillir et à porter de concert la voix de tous ceux qui voudront les rejoindre.
En 2018, lorsqu’AllianceBernstein rachetait le bureau de recherche Autonomous spécialisé sur les sociétés financières, le gérant d’actifs se voyait peut-être en consolidateur du brokerage action. Son actionnaire de l’époque, Axa, était en train de se désengager, et le gestionnaire pouvait se sentir pousser des ailes dans des métiers connexes à la gestion d’actifslui permettant de se diversifier. Quatre ans plus tard, le groupe fait marche arrièreen laissant la main à la Société Générale sur la coentreprise que les deux entitésviennent de créer. La société de gestion n’a jamais vraiment réussi à tirer profit de cette activité, dont le poids a diminué année après année. En 2016, l’activité Bernstein Research Services, regroupant les métiers de recherche fondamentale sell side et le brokerage sur actions, représentait, avec 479 millions de dollars, 16% des revenus totaux du groupe. En 2021, ces gains se sont érodés pour ne totaliser qu’un peu plus de 450 millions de dollars et 10% des revenus d’AllianceBernstein. La société était pourtant consciente des difficultés qu’elle aurait à faire croître cette activité. Le développement de la gestion passive, diminuant la rotation des portefeuilles de ses clients institutionnels et donc les frais de brokerage, et, en Europe, l’obligation de faire payer la recherche indépendamment du brokerage instaurée par la directive sur les marchés d’instruments financiers (MIF2), figuraient bien parmi les risques identifiés dans ses rapports annuels. Gestion de fortune A la fin du mois de septembre, la société gérait 610 milliards de dollars, un montant en baisse de près de 20% par rapport à l’année précédente, dans le sillage aux autres sociétés du secteur. Et le brokerage ne fait plus partie de ses prioritésstratégiques. Elle se focalise maintenant sur des activités plus margées. Le groupe a d’ailleurs particulièrement travaillé sur ce point ces dernières années. Sa marge opérationnelle ajustée a ainsi augmenté de 450 points de base depuis 2016, passant de 25,2% en 2016 à 29,7% à la fin du premier semestre 2022. Et il ne compte pas s’arrêter là. Dans une présentation à ses actionnaires, AllianceBernstein explique que la gestion de fortune constituait maintenant un de ses axes privilégiés de développement. Alors que ce segment ne représente que 16% de ses actifs sous gestion, il pèse pour 34% de ses revenus issus des frais qu’il facture à ses clients. La décisionde s’alléger sur le brokerage n’a pas dû être trop difficile à prendre.
M&G a annoncé ce 22 novembre son intention d’ajouter de nouvelles exclusions environnementales, sociales et de gouvernance (ESG) au sein du fonds M&G (Lux) Optimal Income Fund géré par Richard Woolnough. Le fonds va élargir ses exclusions ESG sectorielles aux sociétés ayant des activités dans les domaines du forage dans l’Arctique et de l’extraction de sables bitumineux, des divertissements pour adultes, des jeux d’argent et du tabac. Le degré de participation sera déterminé en évaluant si les entreprises génèrent un chiffre d’affaires provenant des activités interdites supérieur à des seuils prédéfinis. Ces changements apportés n’auront aucune incidence sur l’objectif financier et l’approche d’investissement du fonds.
Jean-Frédéric de Leusse est remplacé par Xavier Bélis à la présidence d'UBS France qui devient dans le même temps une simple succursale de l'entité européenne de la banque suisse.
Richelieu Gestion vient d’annoncer ce 23 novembre le lancement du fonds Richelieu 26, une stratégie obligataire avec une échéance à fin décembre 2026. Le fonds, cogéré par Alexandre Hezez et Etienne Dubourg, est investi exclusivement en obligations d’entreprises émises en euro, à l’exclusion de tout produit complexe, dont la notation est supérieure ou égale à BB-. La stratégie favorise largement les sociétés européennes (80-90% du portefeuille), dont 50% sont françaises et issues d’une vingtaine de secteurs d’activités. Environ 40% de l’actif du portefeuille est investi sur des obligations investment grade. Classé article 8 selon la réglementation SFDR, il comprend une approche propriétaire du type Best in universe retenant, au sein de l’univers d’investissement initial, 80% des émetteurs ayant obtenu la meilleure notation ESG. Le fonds peut être acheté et vendu tout au long de sa durée de vie. Il est éligible à l’assurance-vie, et ne comprend ni droits d’entrée ni droits de sortie.
La gestion d’actifs du groupe espagnol Santander, Santander Asset Management, a recrutéJesús Martín del Burgo en qualité de directeur des ventes institutionnelles externes, hors d’Espagne. Il était précédemment directeur des ventes de DWS en Amérique latine et sera rattaché à Samantha Ricciardi, directrice générale de Santander AM. La firme entend notamment renforcer sa présence en Amérique latine via ce recrutement.
Le fournisseur d’indices britannique FTSE Russell, qui fait partie du London Stock Exchange Group, a indiqué ce mardi que la société de gestion abrdn pourrait revenir dans le FTSE 100, l’indice phare de la Bourse de Londres, à la faveur d’un rebalancement de l’indice à la fin du mois de novembre. Abrdn avait quitté le FTSE 100 début septembre et avait basculé dans l’indice FTSE 250. Le titre a perdu 20% entre le début de l’année et le 22 novembre. Le retour ou non d’abrdn dans le FTSE 100 sera confirmé le 30 novembre par FTSE Russell.