CVC Credit a bouclé la levée de son troisième fonds de prêt direct, EUDL 3. Le gestionnaire alternatif a réalisé une levée de 6,3 milliards d’euros,qui seront déployés sur le marché du direct lendingeuropéen. La hausse du coût de la dette et le retrait des banques du financement des leveraged buy-out(LBO) depuis le début de l’année ouvre de belles perspectives au fonds de prêts, les seuls aujourd’hui à financer des LBO d’envergure. EUDL 3 a déjà financé les acquisitions d’Irca par Advent, d’Open Health par Argos, d’Euro Techno Com par Cinven, et de Version 1 par Partners Group.
Le Parlement européen et le Conseil de l’Union européenne laissent la main aux Etats membres pour trancher sur de nombreux points clé concernant le «Buy Now Pay Later».
Le gestionnaire américain a annoncé la semaine dernière qu’il n’irait pas au terme de son projet de rachat des activités de services aux investisseurs de Brown Brothers Harriman (BBH) pour 3,5 milliards de dollars en numéraire, annoncé en septembre 2021. L’accord concernait les services de conservation, de comptabilité et d’administration de fonds de BBH, ainsi que les services technologiques. Un communiqué précise que l’arrêt des négociations s’est faite d’un commun accord, après le retour des autorités réglementaires et les modifications nécessaire à faire pour répondre à leurs attentes. Selon State Street, «la structure de la transaction modifiée proposée était de plus en plus complexe» et présentait un risque opérationnel supplémentaire ainsi qu’une diminution du montant des synergies anticipées.
Les fonds actions ont connu une fin de novembre difficile en termes de collecte. Entre le 24 et le 30 du mois, les porteurs de parts ont repris 14,1 milliards de dollars nets, selon le Flow Show, le bulletin d’analyse des flux dans le monde des fonds d’investissements, élaboré par BofA Global Research. Les fonds obligataires ont également décollecté, avec 2,4 milliards de dollars de flux négatifs, tandis que les fonds monétaires ont reçu 31,1 milliards de dollars. Dans l’univers des actions, la décollecte a été principalement alimentée par les fonds exposés aux Etats-Unis, avec 16,2 milliards de dollars de retraits. Les fonds d’actions japonaises et européennes ont aussi décollecté, avec respectivement 0,6 milliard et 0,9 milliard de dollars de retraits. Les fonds émergents ont, eux, reçu 1,1 milliard de dollars. Sur les Etats-Unis, les stratégies de grandes capitalisations représentent la majorité des rachats (-14,5 milliards de dollars), suivies par les fonds «value» (-5,8 milliards de dollars) et les fonds croissance (-1,6 milliard de dollars). Quelques stratégies sectorielles ont su attirer les investisseurs, comme les fonds de «utilities», ou services aux collectivités, (+0,9 milliard de dollars) et les fonds santé (+0,7 milliard de dollars). Le crédit décollecte Du côté obligataire, aucun segment du crédit n'échappe à la décollecte. Les fonds de titres d’entreprises «investment grade» (IG, ou catégorie investissement) ont rendu 1,6 milliard de dollars, ceux de titres à haut rendement 0,3 milliard de dollars, et ceux d’obligations émergentes 0,5 milliard de dollars. Sont également touchés par la décollecte les fonds de dettes municipales (-1,1 milliard de dollars) et de dettes souveraines indexées à l’inflation (-0,5 milliard de dollars). Seuls les fonds de dettes souveraines au nominal ont su tirer leur épingle du jeu, avec une collecte nette positive de 2,3 milliards de dollars.
State Street a annoncé qu’il abandonnait son projet de rachat des activités de services aux investisseurs de Brown Brothers Harriman (BBH) pour 3,5milliards de dollars en numéraire, communiqué en septembre 2021 et qui devait se conclure initialement fin 2021. L’accord concernait les services de conservation, de comptabilité et d’administration de fonds de BBH, ainsi que les services technologiques. Un communiqué précise que l’arrêt des négociations s’est faite d’un commun accord, à la suite d'échanges avec les autorités réglementaires et les modifications nécessaire à faire pour répondre à leurs attentes. «State Street a jugé que la voie réglementaire à suivre impliquerait des retards supplémentaires, et que toutes les approbations nécessaires n’ont pas été obtenues», écrit le groupe américain. Selon ce dernier, «la structure de la transaction modifiée proposée était de plus en plus complexe» et présentait un risque opérationnel supplémentaire pour State Street ainsi qu’une diminution du montant des synergies anticipées. «Par conséquent, nous avons estimé qu’il n'était pas dans le meilleur intérêt des clients, des actionnaires ou des employés de continuer à investir du temps et des ressources dans la transaction dans ce contexte difficile de fusions et acquisitions dans le secteur des services financiers», conclut la banque. Son président directeur général, Ron O’Hanley, ajoute que ni la qualité de la structure de BBH, ni celle de ses employés ne sont en cause.
Le doute des gérants d’actifs concernant la durabilité de leurs stratégies classées «article 9" selon la réglementation européenne SFDR continue de s'étendre. BNP Paribas AM vient de modifier la classification SFDR de 26 fonds jusqu’ici présentés comme «article 9", le plus haut degré de durabilité selon la réglementation européenne. Cela représente 15,6 milliards d’euros d’encours, a appris Bloomberg, des informations confirmées ensuite à Newsmanagers par la société. De même, DWS a déclassifié dix fonds indicielsParis-Aligned Benchmark (PAB) d’article 9 à article 8.Concernant BNP Paribas AM, la reclassification concerne 24 fonds indiciels et deux fonds gérés activement, ces deux derniers ne représentant que 400 millions d’euros d’encours. La majorité des fonds actifs classés «article 9" vont le rester, a précisé BNP Paribas AM. Cela représente 20 milliards d’euros d’encours.BNP Paribas AM nous a transmis la liste des fonds reclassés d’article 9 à article 8 :BNP Paribas Easy MSCI USA SRI S-Series PAB 5% CappedBNP Paribas Easy € Corp Bond SRI PABBNP Paribas Easy MSCI Europe SRI S-Series PAB 5% CappedBNP Paribas Easy € Corp Bond SRI PAB 1-3YBNP Paribas Easy MSCI World SRI S-Series PAB 5% CappedBNP Paribas Easy MSCI Japan SRI S-Series PAB 5% CappedBNP Paribas Easy € Corp Bond SRI PAB 3-5YBNP Paribas Easy MSCI Emerging SRI S-Series PAB 5% CappedBNP Paribas Easy LOW CARBON 100 Europe PAB®BNP Paribas Easy MSCI EMU SRI S-Series PAB 5% CappedBNP Paribas Easy MSCI Europe Small Caps SRI S-Series PAB 5% CappedBNP Paribas Easy Low Carbon 300 World PABBNP Paribas Easy Low Carbon 100 Eurozone PABBNP Paribas Easy ECPI Circular Economy LeadersBNP Paribas Easy ECPI Global ESG Blue EconomyBNP Paribas Fund III N.V. BNP Paribas ESG Global Property Securities Index FundBNP Paribas Easy ESG Eurozone Biodiversity Leaders PABBNP Paribas Easy ECPI Global ESG Hydrogen EconomyBNP Paribas Easy FTSE EPRA Nareit Developed Europe ex UK Green CTBBNP Paribas Easy FTSE EPRA Nareit Global Developed Green CTBTheam Quant- World Climate Carbon Offset PlanTheam Quant Europe Climate Carbon Offset PlanTheam Quant- Equity Europe Climate CareTheam Quant- Bond Europe Climate Carbon Offset PlanPour le gérant allemand DWS, les fonds suivants, des ETF, ont été également reclassifiés :Xtrackers USD Corporate Bond Short Duration SRI PAB UCITS ETF (XYLD)Xtrackers USD Corporate Bond SRI PAB Ucits ETF (XZBD)Xtrackers EUR Corporate Bond SRI PAB Ucits ETF (XB4D)Xtrackers EUR Corporate Bond Short Duration SRI PAB Ucits ETF (XZE5)Xtrackers World Net Zero Pathway Paris Aligned Ucits ETF (XNZW)Xtrackers EMU Net Zero Pathway Paris Aligned Ucits ETF (XNZE)Xtrackers Emerging Markets Net Zero Pathway Paris Aligned Ucits ETF (XEMN)Xtrackers Europe Net Zero Pathway Paris Aligned Ucits ETF (XEPA)Xtrackers USA Net Zero Pathway Paris Aligned Ucits ETF (XNZU)Xtrackers Japan Net Zero Pathway Paris Aligned Ucits ETF (XNJG)
Le hedge fund Capstone Investment Advisors a recruté Adam Iqbal, qui était managing director chez Goldman Sachs, pour renforcer son équipe de gestion, rapporte Financial News. Adam Iqbal était dernièrement responsable mondial du trading d’options FX G10 chez Goldman. Chez Capstone, il sera gérant de portefeuilles et se focalisera sur la volatilité des taux de change.
Lombard Odier vient de recruter Richard Berger comme directeur de l’architecture ouverte, a appris Citywire Selector. Il remplace Philippe Baumann, parti l'été dernier, et dont le nouveau point de chute n’est toujours pas connu. Richard Berger était dernièrement chez HSBC Alternative Investments, où il a dirigé la division hedge funds de 2018 à 2021. Par le passé, il a travaillé chez Pioneer de 2006 à 2017, où il a notamment dirigé la gestion alternative multi-classes d’actifs. Il a également évolué chez Olympia Capital comme directeur de la recherche, et comme trader sur dérivés actions chez Credit Suisse First Boston et BNP Paribas.
La taxonomie verte britannique doit éviter les erreurs de l’Union européenne dans cette démarche, selon un rapport rédigé par des parlementaires britanniques.
Alex Lehmann, le président de Credit Suisse a déclaré que les clients avaient commencé à revenir vers la banque après avoir retiré des dizaines de milliards de dollars d’actifs suite à une «tempête sur les réseaux sociaux» début octobre. Le dirigeant a indiqué que les rachats s’étaient stabilisés et avaient commencé à se redresser, mais l’ampleur des rachats a pris la banque par surprise. «Cela a été une véritable tempête», a déclaré Alex Lehmann lors du sommet Global Banking du Financial Times. «Cela a été une tempête dans le segment retail et partiellement dans la gestion de fortune, notamment en Asie, où nous avons eu des rachats vraiment massifs pendant deux ou trois semaines».
Coup de tonnerre dans l’univers des agences de conseil en vote. L’unique acteur français, Proxinvest, vient d’être racheté par Glass Lewis. Créé en 1995 par Pierre-Henri Leroy, le proxy avait été acquis en juin 2020 par Alain Demarolle, devenu président du conseil de Proxinvest. A l’époque, ce dernier s’était fixé pour objectif d’avoir un «acteur français et européen fort face au duopole américain» - ISS et Glass Lewis – «dans l’intérêt des investisseurs comme des émetteurs». Proxinvest «avait l’ambition d’être un proxy advisor européen de premier plan, mais le rachat d’ISS par Deutsche Börse est probablement venu contrecarrer cette ambition, constate Jean-Florent Rerolle, directeur général de VienGi (Valeur et Gouvernance). Cette cession s’inscrit dans un phénomène de concentration du secteur à l’instar de ce qui se passe dans l’analyse ESG. Malgré son excellente compréhension des entreprises françaises, Proxinvest peine à développer une stratégie lui permettant de conserver son indépendance». Une issue «très attristante hélas pour le fondateur de Proxinvest...», a posté Pierre-Henri Leroy, jeudi sur LinkedIn. « Il a toujours semblé important pour l’AMF de favoriser la diversité des agences de conseil en vote et une certaine souveraineté européenne,confie Astrid Milsan, secrétaire générale adjointe de l’AMF.Proxinvest a des externalités positives pour la Place, et l’a aidée à progresser. Nous espérons que cela pourra perdurer ». Echec de la place à garder un acteur français En attendant, ce passage sous pavillon américain est mal accueilli par la place parisienne.« Cela m’attriste, avoue Denis Branche, directeur général délégué de Phitrust. Cette opération semble purement financière pour les vendeurs. Depuis quatre ans, nous avertissions la place de Paris, sur la nécessité de maintenir un pôle de conseil en vote en France. Nous avions dénoué nos liens avec Proxinvest il y a deux ans, tout en le conservant pour ses analyses de conseil en vote ». « Triste nouvelle avec ce nouvel opérateur qui passe sous influence américaine, confie une grande gestion française. Ce dossier révèle trois échecs. D’une part, Pierre-Henri Leroy a mal organisé sa succession, qui a pourtant duré dix ans. D’autre part, la place de Paris n’a rien fait pour conserver un acteur de qualité, manifestant l’irresponsabilité des investisseurs institutionnels, notamment de Bpifrance et de la CDC qui n’ont pas su apporter les capitaux nécessaires. Et surtout la promesse d’indépendance donnée au marché lors du rachat de 2020 a fait long feu. L’acquéreur s’avérant plus un spéculateur qu’un entrepreneur ». Contacté par L’Agefi, Alain Demarolle n’a pas souhaité s’exprimer. Il détenait environ 70% du capital et le management de Proxinvest le solde. Glass Lewis a acquis 100% du capital mais n’a pas dévoilé le prix d’acquisition. En 2020, un expert évaluait le prix de cession entre 1 à 2 fois le chiffre d’affaires. En 2021, Proxinvest a dégagé 1,2 million d’euros de chiffre d’affaires (+17%), pour un bénéfice net de 53.000 euros (+68%). L’indépendance en question « L’indépendance a été un point crucial des discussions, explique à L’Agefi Charles Pinel, directeur général de Proxinvest. Nous conservons notre politique de vote et poursuivrons nos mises à jour annuelles. Notre meilleure garantie est la confiance de nos clients. Si nous perdons notre indépendance, nous perdrons nos clients ». Néanmoins, beaucoup s’interrogent sur le maintien de cette indépendance, même si «nous savons que Glass Lewis protégera pleinement l’indépendance et la spécificité de notre recherche», assurent Alain Demarolle et Charles Pinel dans le communiqué. L’avenir le dira. « Proxinvest avait atteint ses propres limites et avait besoin d’un partenaire pour augmenter la couverture de ses services, poursuit Charles Pinel. Cette issue était inéluctable. Nous suivons les principaux indices européens, mais nos clients demandent une couverture mondiale. Adossé à Glass Lewis, avec qui nous avions déjà mené des partenariats ponctuels, nous pourrons leur offrir des services complémentaires ». Glass Lewis prend du poids en Europe Avec ce rachat, Glass Lewis poursuit son renforcement sur le marché européen. « Glass Lewis réalise une très belle opération grâce à la notoriété de Proxinvest sur le marché français, explique Marie-Sybille Connan, senior stewardship analyst chez Allianz Global Investors. Il sera désormais en position frontale avec ISS sur le marché français. Ce monopole de deux acteurs américains signe aussi l’échec de l’émergence d’un acteur européen ». Proxinvest «offre une très bonne qualité de recherche et un niveau de détails et d’explications plutôt plus élevé que sur ses concurrents, notamment sur les rémunérations, poursuit Marie-Sybille Connan. Ses rapports sont disponibles bien en amont des assemblées générales et il avait régulièrement mis en contact les investisseurs avec des lanceurs d’alerte dans les entreprises sur des sujets de gouvernance. Ces spécificités seront-elles maintenues ? » Proxinvest «conservera-t-il une autonomie suffisante pour continuer à faire des analyses généralement très fouillées ?s’interroge Jean-Florent Rérolle. Proxinvest a joué un rôle important dans l’évolution de la gouvernance en France. Il serait dommage que cette voix disparaisse ». Pour l’heure, Glass Lewis s’engage à maintenir et développer la politique de Proxinvest « élaborée à partir d’une analyse unique des spécificités et enjeux locaux», qui continuera à être offerte en français. Proxinvest, devient une filiale de Glass Lewis, et reste basé à Paris.
Ils ne digèrent pas leur éviction. BlackRock et et la gestion d’actifs de BNY Mellon font partie des gérants qui ont pris des mesures pour être rayés de la liste noire de l’Etat du Texas, qui les accuse de boycotter les énergies fossiles, a appris Bloomberg. La réglementation locale de cet état producteur d’hydrocarbures interdit en effet aux fonds de pension publics de l’Etat de confier des actifs à ces sociétés. Il leur est reproché d’utiliser des critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG), hostiles à l’économie locale par le Texas et d’autres Etats. Des représentants d’au moins cinq gérants d’actifs ont demandé au bureau de Glenn Hegar, le contrôleur financier de l’Etat, de les retirer de la liste d’une dizaine de gérants et de plus de 300 fonds publiée en août 2022, en arguant qu’ils n’auraient jamais dû y figurer. La perte de la clientèle de grands institutionnels tels que le fonds de pension des enseignants du Texas est en effet significative pour eux. «Nous estimons que votre jugement est erroné et se trouve contredit par des informations publiques vérifiables», ont écrit pour BlackRock la directrice des affaires externes Dalia Blass et le directeur de la clientèle Mark McCombe dans une lettre du 3 octobre 2022 à Glenn Hegar. Ils ajoutent que «BlackRock ne boycotte pas les entreprises de l’énergie» selon le code de l’Etat en vigueur. Des documents publics auxquels Bloomberg a eu accès montrent qu’un rendez-vous a été fixé entre BalckRock et le contrôleur le 20 octobre pour évoquer sa présence dans la fameuse liste. Pas de changement en vue La division de gestion d’actifs de la banque BNY Mellon a également chercher à s’expliquer car elle compte 19 de ses fonds dans la liste noire texane. Elle avait déclaré en août 2022: «Nous sommes persuadés que l’inclusion de ces fonds relève d’une erreur et n’est pas cohérente avec les informations que nous avons fournies en réponse à la demande de vérification». La banque a publié un communiqué la semaine passée, expliquant qu’elle ne boycotte pas les entreprises énergétiques et qu’elle discute avec les officiels texans pour détailler le processus d’investissement de ses fonds. Le contrôleur financier du Texas doit mettre à jour sa liste noire au moins une fois par an, mais peut techniquement la rafraichir chaque trimestre. Un porte-parole a fait savoir qu’aucune mise à jour n’interviendrait avant le trimestre prochain.
Depuis les révélations sur l’état de la gestion financière de FTX et plus largement sur l’empire de Samuel Bankman-Fried calamiteux voire frauduleux, les fonds de capital-risque (VC) du monde traditionnel ayant investi dans la plateforme comme Sequoia, SoftBank ou encore BlackRock sont pointés du doigt pour leur manque de vérification préalable. Le PDG de BlackRock Larry Fink n’a pas échappé à ce sujet lors du Deal Book Summit organisé par le New York Times ce mercredi. «Nous avons investi 24 millions de dollars (dans FTX) via un fonds de fonds, ce qui ne représentait pas une part essentielle de notre activité», s’est justifié le PDG. Le journaliste Andrew Sorkin a tout de même insisté en rétorquant que le modèle économique des VC n’était manifestement pas tourné autour des vérification préalables (due diligence): «Sur une cinquantaine d’investissements faits par les VC, une quarantaine vont échouer», a-t-il souligné. Un modèle qui «fonctionne et continuera probablement à fonctionner dans le futur!», a répondu d’un air provoquant Larry Fink. «Nous avons certainement commis une erreur (avec FTX). Je ne vais pas spéculer tant que nous n’avons pas plus d’éléments clairs sur la situation». Pour le patron de BlackRock, plus il y a d’argent investi tôt par les VC dans une entreprise prometteuse et plus son apport pourra devenir «fondamental» pour la société. «FTX n’était pas de la finance décentralisée» Malgré la crise que traverse le marché des cryptomonnaies, d’abord débutée avec la chute de Terra-Luna puis aggravée avec la faillite de FTX, Larry Fink n’a pas de doute que la crypto va «transformer» l’investissement dans la prochaine génération du marché, notamment avec la tokenisation des actifs via «le registre distribué consultable par le monde entier», sans nommer explicitement l’infrastructure de la blockchain publique comme bitcoin et ethereum. Un système dans lequel «vous n’avez pas besoin de croire une banque», a-t-il expliqué en faisant référence aux promesses portées par la finance décentralisée (DeFi), ce que «n’était pas» FTX. S’il croit toujours au potentiel des cryptos, Larry Fink est en revanche persuadé que la majorité des entreprises crypto n’existeront plus dans le futur. Surtout celles dont le modèle économique est basé sur «une cryptomonnaie qu’elles ont créée». En août, BlackRock a accéléré ses placements dans l’écosystème crypto en nouant un partenariat avec la plateforme d’échanges américaine cotée en Bourse Coinbase destiné aux clients institutionnels de sa plateforme de gestion Aladdin.
Vauban Infrastructure Partners, investisseur dans des infrastructures essentielles et Carbone 4, cabinet de conseil spécialisé dans les stratégies de décarbonation et l’adaptation au changement climatique, ont annoncé jeudi un nouveau partenariat dédié au développement d’une méthodologie d’analyse des risques climatiques physiques en Amérique du Nord. Cette initiative commune est basée sur la méthodologie CIARA (Carbon Impact Analytics for Real Assets), visant à développer des indicateurs clés de performance concernant l’alignement des portefeuilles d’infrastructures sur l’accord de Paris et la gestion plus efficace des risques climatiques des actifs concernés.
Allianz Global Investors vient d’annoncer la nomination de Jenny Zeng au rang de directrice des investissements obligataires asiatiques à partir du début de l’année prochaine, selon un communiqué de presse. Elle remplacera David Tan, qui va prendre un congé à partir de fin janvier prochain. David Tan travaille chez AllianzGI pendant 10 ans, où il y a développé l’activité obligataire asiatique. Jenny Zeng arrive d’AllianceBernstein, où elle était co-directrice des obligations asiatiques ainsi que responsable de l’activité hongkongaise. Elle y travaille depuis 2013, où elle est entrée comme gérante et directrice de la recherche crédit. Auparavant, elle a également été vice-présidente chez Citi de 2006 à 2013. AllianzGI comptait 521 milliards d’euros d’encours sous gestion au 30 septembre 2022.
Ni la croissance de l’activité cumulée des sociétés détenues en portefeuille, ni la réaffirmation constante de son identité d’investisseur de long terme, n’ont jusqu’ici fait mouche. Wendel, qui combine au sein de son patrimoine des actifs cotés (comme Bureau Veritas ou Tarkett) et privés (tels Constantia Flexibles, Stahl ou encore CPI), essentiellement en Europe et aux Etats-Unis, continue d’afficher une lourde décote boursière, témoignage des doutes du marché. Pis, alors que l’action lâche 14% en 2022, cette décote ne se résorbe pas, avec un cours qui fluctue autour de 53% à 57% de l’actif net réévalué, calculé à 155,1 euros par action au 30 septembre dernier, soit 6,9 milliards d’euros, contre 188,1 euros par action fin 2021. Pourtant, depuis la mi-septembre, Wendel se réveille en Bourse et s’offre un rebond de 17%, une performance nettement supérieure à celles des indices français (+11% pour le SBF 120 et le CAC 40) et celle du rival Eurazeo, qui s’adjuge 8,5% sur la période. La date n’est pas anodine. C’est le 17 septembre dernier que Wendel a annoncé son choix de confier à Laurent Mignon les rênes opérationnelles du groupe. L’ex-patron de BPCE, remplacé par Nicolas Namias à la tête du groupe bancaire mutualiste, prend officiellement ses fonctions ce vendredi à la tête du directoire de la société d’investissement, succédant à André François-Poncet. Devoir ou droit d’inventaire? L’ancien bancassureur va-t-il s’inscrire dans les pas de son prédécesseur, aux commandes durant cinq ans et chercher à accélérer le rythme d’exécution, ou établir sa propre feuille de routeen s’autorisant un droit d’inventaire ? Wendel, par la voix d’un André François-Poncet sur le départ, a pris soin de baliser le chemin lors de sa 21e journée investisseurs ce jeudi 1er décembre. Ces années, marquées par la crise sanitaire, la guerre en Europe et désormais la normalisation monétaire et la hausse des taux d’intérêt «justifiaient une grande discipline en dépit de la pression générale à déployer du capital en s’endettant. L’environnement de liquidité abondante a fort heureusement été clément pour les vendeurs d’actifs non cotés, permettant à Wendel de faire pivoter son portefeuille vers des actifs de croissance et vers les Etats-Unis et de céder des sociétés à des valorisations attrayantes», souligne-t-il. Wendel qui se dit, malgré sa forte décote boursière, peu friande d’un scénario de rachat de ses propres actions - veut en revanche accélérer sur le terrain des entreprises de croissance. Elle rebaptise son initiative «Wendel Lab» en «Wendel Growth» avec la mission, confiée à Antoine Izsak, ancien directeur d’investissement au sein de Bpifrance, d’investir dans des fonds – notamment via a16z, Accolade Partners ou InvAscent - ou en direct dans des entreprises innovantes et à forte croissance. Objectif: 500 millions d’euros investis à moyen terme contre 170 millions d’euros, à ce stade, pour atteindre 5% à 10% de l’actif net réévalué global en 2024. Le tout en visant des retours de 10% à 15% sur les fonds et de plus de 25% pour les participations en direct. Parmi les atouts du groupe figure à n’en pas douter un bilan robuste qui offre bien de marges de manœuvre. Wendel qui a investi 380 millions d’euros en 2022, dont 304 millions pour Acams, revendique un milliard d’euros de trésorerie, assortie de 750 millions d’euros de facilités de crédit. Sa dette, 100% à taux fixe avec une maturité moyenne de 6,6 années, sans rendez-vous obligataire avant avril 2026, affiche un coût moyen de 1,7%. A Laurent Mignon désormais d’imprimer sa propre marque.
Credit Suisse ne parvient pas à convaincre les investisseurs qu’une sortie de crise est possible. Son action a perdu 37% depuis la présentation de son plan de restructuration le 27 octobre, et 66% depuis le début de l’année. Elle a même atteint ce jeudi 1er décembre un plancher record de 2,67 francs suisses. C’est à peine 6% de plus que le prix de 2,52 francs proposé à ses actionnaires existants pour l’exercice de leurs droits de souscription, dans le cadre de son augmentation de capital. Cette nouvelle descente aux tréfonds boursiers est le signe du peu d’appétit des investisseurs vis-à-vis de cette offre fortement décotée. Dans une note publiée ce jeudi 1er décembre, les analystes de JPMorgan l’attribuent à «l’importance de la levée de fonds» de la banque - 4 milliards au total – «avec un manque de précisions sur une restructuration très complexe de sa banque d’investissement» ainsi qu’à une «perte conséquente due à la décollecte» massive de 84 milliards de francs suisses, soit 6% des actifs sous gestion, subie par la banque selon les chiffres arrêtés au 11 novembre. La décollecte reste scrutée Tandis que Credit Suisse avait justifié la fuite des clients par les «rumeurs de presse» sur sa solidité début octobre, le mouvement s’est même amplifié au quatrième trimestre, notamment dans son cœur d’activité, la gestion de fortune. Credit Suisse a émis la semaine dernière un nouvel avertissement sur résultat, le quatrième depuis janvier. La banque devrait enregistrer une perte nette de 1,5 milliard de francs suisses au quatrième trimestre, a-t-elle prévenu, ravivant un peu plus les craintes sur son avenir. Les analystes de JPMorgan se montrent malgré tout confiants dans le succès de l’augmentation de capital destinée à financer la restructuration. Si le titre se maintient au-dessus de 2,52 francs, qui est aussi «le prix de souscription ferme» pour le consortium de 19 banques choisi par Credit Suisse, jusqu’au dernier jour de négociation des droits le 6 décembre, «nous pouvons supposer à ce moment-là que la levée de fonds est un succès», estiment-ils. C’est sur cette corde rassurante que le président de Credit Suisse Axel Lehmann a voulu jouer lors d’une conférence à Londres,. Il a estimé que le cours se stabiliserait après la clôture de la période de souscription, les investisseurs devant s’attendre à de la volatilité jusque-là. De possibles opérations de fusions-acquisitions Toutefois, cela pourrait ne pas être suffisant pour sortir Credit Suisse de l’ornière. Si la décollecte continue – JPMorgan table sur 107 milliards de francs suisses au total au quatrième trimestre - les agences de notation pourraient envisager une dégradation de la note de crédit de la banque. Surtout, jugent les analystes, cela relancerait les spéculations sur de possibles fusions-acquisitions. Credit Suisse, qui a annoncé la cession de ses activités de titrisation au fonds Apollo, ainsi que la scission partielle de sa banque d’affaires First Boston aux Etats-Unis, pourrait ainsi envisager «une fermeture complète de sa banque d’investissement» et «une mise en Bourse de sa banque commerciale en Suisse CS Schweiz» qui, à elle seule, est valorisée 14 milliards de francs suisses, selon JPMorgan. Credit Suisse avait déjà réfléchi à une introduction en Bourse partielle de cette entité en 2016, avant d’opter pour une augmentation de capital. Si la capitalisation boursière du groupe «reste aux alentours de 10 milliards de dollars pendant une période prolongée», ce scénario serait «probable», jugent les analystes. En revanche, un rapprochement avec UBS est «plus improbable», du fait notamment de l’absence de synergies de revenus et de la concentration co
Comgest vient de recruter Heyang Ping en tant qu’analyste pour le fonds Comgest Growth Japan. La nouvelle recrue sera basée à Tokyo, où la société de gestion dispose de bureaux, avec le reste de l’équipe dédiée à la gestion des actions japonaises composée de treize professionnels. Avant d’arriver chez Comgest, Heyang Ping a travaillé chez Sparx Asset Management comme analyste actions japonaises pour une stratégie durable. Le fonds Comgest Growth Japan affiche un encours de 2,6 milliards d’euros.
La société de gestion alternative américaine Blackstone a annoncé, ce jeudi, sa décision de limiter les rachats dans son fonds Blackstone Real Estate Income Trust dont les encours s'élèvent à 69 milliards de dollars. La firme a indiqué qu’elle avait reçu des demandes de rachats excédant les limites maximales en place pour les sorties du fonds, à savoir 2% de la valeur nette d’inventaire pour le mois et 5% de la valeur nette d’inventaire pour le trimestre. Une structure destinée à éviter toute asymétrie de liquidité dans le fonds. Blackstone avait déjà reçu des demandes de rachat satisfaites à hauteur de 2,7% de la VNI du fonds en octobre (environ 1,8 milliard de dollars) et les 2,3% restants de demandes pour novembre et décembre ont déjà été pourvus. En novembre, c’est 1,3 milliard de dollars qui a été rendu aux investisseurs désireux de sortir du trust (2% de la VNI), soit environ 43% des demandes de rachats de chaque investisseur. Pour décembre, les rachats ne pourront être honorés qu'à hauteur de 0,3% de la VNI. La firme prévient que les demandes de rachats non satisfaites ne seront pas reportées automatiquement sur le mois ou le trimestre suivant et que les investisseurs devront soumettre à nouveau la portion manquante de leur demande de rachat en cours.
La cour d’appel de Paris vient, dans un arrêt du 16 novembre 2022 consulté par NewsManagers, de trancher sur le licenciement d’une ancienne salariée de la société de gestion Generali Insurance Asset Management (GIAM), filiale européenne de gestion d’actifs de Generali, et d’en ordonner la réintégration. En mars 2019, l’ex-employée, alors directrice du département investissements socialement responsables (ISR), saisit une première fois les prud’hommes, lorsqu’elle travaille encore au sein de la société de gestion, l’accusant de harcèlement moral et de discrimination. Elle argue entre autres d’une inégalité de traitement salarial du fait qu’elle est une femme et moins rémunérée que deux autres directeurs de recherche masculins. En juin 2019, elle est licenciée pour cause réelle et sérieuse. Parmi les motifs retenus pour son licenciement, elle aurait «vertement critiqué» les annonces de son supérieur hiérarchique lors d’une réunion du comité d’engagement du groupe et publiquement éreinté la présentation de son manager lors d’une séance de l’Agence française de normalisation (Afnor) visant à la reconduction des labels de deux fonds ISR gérés par la firme. La salariée conteste son licenciement devant les prudhommes qui joignent les deux procédures. Elle demande une réintégration avec un salaire mensuel de plus de 20.000 euros ainsi que 2,2 millions d’euros au titre du préjudice financier entraîné par son licenciement. Le conseil de prud’hommes de Paris juge, fin août 2020, le licenciement sans cause réelle ni sérieuse. Il condamne en outre GIAM à verser près de 170.000 euros tout en déboutant la salariée de ses demandes relatives à l’inégalité de traitement, la discrimination, le harcèlement moral et la nullité du licenciement. Liberté d’expression L’ancienne salariée fait appel de la décision. Le 16 novembre dernier, la cour d’appel de Paris annule le licenciement de la salariée de GIAM, ordonnant sa réintégration au poste de directeur du département ISR ou à un poste équivalent. Ce, sur la base d’un salaire mensuel fixe de 12.000 euros devant être «réévalué annuellement depuis son licenciement sur la base de la moyenne des augmentations collectives et individuelles des salariés de rang cadres dirigeants». GIAM doit aussi régler les salaires fixes de la salariée depuis décembre 2019 et le paiement du bonus annuel depuis 2019jusqu'à sa réintégration sur la base d’un bonus mensuel moyen d’un montant de 40% du fixe annuel. Les demandes de la plaignante sur l’inégalité de traitement, la discrimination et le harcèlement moral sont, elles, à nouveau rejetées. La cour s’appuie sur la liberté d’expression pour ordonner sa réintégration. Dans son arrêt, elle souligne que la plaignante a été licenciée «au moins partiellement en raison de l’exercice par elle de sa liberté d’expression». Elle rappelle que «sauf abus, le salarié jouit, dans l’entreprise et en dehors de celle-ci, de sa liberté d’expression». «Le caractère illicite du motif du licenciement prononcé, même en partie, en raison de l’exercice, par le salarié, de sa liberté d’expression, liberté fondamentale, entraîne à lui seul la nullité du licenciement», poursuit la cour. La juridiction ne voit par conséquent aucun abus dans les «critiques» émises publiquement par la plaignante à l’encontre de son supérieur hiérarchique. «Aucun abus dans l’exercice de ce droit n’est établi ni même d’ailleurs allégué puisqu’il n’est fait état d’aucun propos injurieux, diffamatoires, excessifs ou même déloyaux», souligne-t-elle. Contactées, les deux parties n’ont pas souhaité s’exprimer sur le sujet.
La société de gestion suisse Pictet Asset Management a décidé de renommer son fonds actions Clean Energy. Le gestionnaire va y accoler le mot Transition à compter du 12 janvier 2023. Le fonds investit au moins deux tiers de ses encours dans des sociétés soutenant le changement structurel vers une économie bas carbone. Pictet AM estime que le nom actuel du fonds - Clean Energy - ne rend pas justice au processus de transition nécessaire au passage d’une économie basée sur les énergies fossiles à une économie basée sur les énergies propres. Le gestionnaire juge que le nouveau nom - Clean Energy Transition - améliorera la transparence du fonds et attirera davantage l’attention des investisseurs sur la dynamique de la transition énergétique. Les encours du fonds s'élevaient à 4,3 milliards d’euros à fin novembre 2022.
Les fonds d’investissement espagnols ont enregistré un 25ème mois de collecte consécutif en novembre selon les données préliminaires publiées par l’association de la gestion d’actifs locale Inverco. Un chiffre quelque peu en trompe-l'œil puisque seulement quatre catégories de fonds sur dix ont collecté. Les entrées nettes se sont concentrées sur les fonds obligataires (+1,3 milliard d’euros) et la gestion passive (+1,1 milliard d’euros). Les fonds garantis et actions espagnoles ont respectivement collecté 376 et 27 millions d’euros. A l’inverse, les fonds obligataires mixtes ont décollecté à hauteur de 314 millions d’euros tandis que les fonds globaux ont observé des sorties de 258 millions d’euros. Les fonds actions internationales n’avaient pas non plus les faveurs des investisseurs espagnols en novembre, ayant décollecté 61 millions d’euros. Le patrimoine des fonds espagnols s'élevait à 309 milliards d’euros, en baisse de 2,7% par rapport à fin décembre 2021.
M&G vient de recruter Philipp Kowollik pour diriger les ventes auprès des banques privées et des family offices en Allemagne, a appris Private Banking Magazin. Il arrive de Columbia Threadneedle, où il occupait un poste équivalent depuis une dizaine d’années. Auparavant, il a travaillé cinq ans comme commercial pour l’Allemagne et l’Autriche chez Société Générale Asset Management.
Les Principes pour l’investissement responsable des Nations Unies (UN PRI) ont lancé, ce lundi, une initiative de collaboration concernant l’engagement actionnarial des investisseurs sur les problématiques liées au social et aux droits humains. Plus de 220 investisseurs, représentant un total cumulé de 30.000 milliards de dollars d’encours sous gestion, sont impliqués dans cette nouvelle initiative baptisée Advance. Quelque 120 d’entre eux vont avoir un rôle actif ou de soutien dans l’engagement avec 40 sociétés sur les problématiques sociales et relatives aux droits humains. Les sociétés initialement ciblées font partie des secteurs des mines et métaux et des énergies renouvelables. Parmi elles, figurent entre autres Anglo American, Nippon Steel, Goldfields, Orsted, Engie, Posco, Rio Tinto et RWE. Le dialogue sera également engagé avec des entreprises d’autres secteurs et des législateurs au cours des cinq prochaines années. Afin d’améliorer la transparence du dialogue, les PRI ont publié les noms des investisseurs qui vont conduire le dialogue avec chacune des 40 sociétés. Ainsi Actiam et la fondation Ethos sont en charge de diriger les discussions avec Engie; Schroders et Morgan Stanley Investment Management avec Anglo American tandis que Rio Tinto sera approché par ACSI et d’autres investisseurs avec Phoenix, Aviva et Pimco. Chacun des investisseurs engagés dans Advance a signé une déclaration publique dans laquelle il reconnaît l’urgence et la nature systémique des problématiques de droits humains. Les investisseurs reconnaissent également l’importance de sauvegarder les droits humains et de prendre leurs responsabilités pour faire respecter les standards internationaux en la matière.
La banque privée de JP Morgan vient de promouvoir Ulysses Lau, jusqu’ici directeur des investissements et du conseil pour Hong Kong et les Philippines, au rang de directeur des investissements pour l’Asie. Basé à Hong Kong, il sera rattaché à Kam Shing Kwang, directeur général de l’activité asiatique. Il remplacera Diana Robinson, qui va s’installer à Londres. Elle y occupera le même poste, chargée de la direction de l’équipe du conseil d’investissement au Royaume-Uni, en Irlande et sur les Îles Anglo-Normandes. Au sein de son nouveau poste, Ulysses Lau sera responsable de la direction des solutions d’investissement ainsi que des équipes spécialisées dans cette région. Il sera également responsable de la mise en œuvre des plans d’investissements pour les clients sophistiqués, basés sur des objectifs de long-terme et multigénérationnels.
Janus Henderson a annoncé ce 1er décembre le recrutement d’Alexandre Jaussaud comme responsable commercial senior. Il couvrira les intermédiaires et clients institutionnels en Suisse romande. Basé à Genève, il est rattaché à Fedor Plambeck, le directeur des ventes en Suisse. Alexandre Jaussaud arrive de Baring Asset Management où il était directeur adjoint, responsable du développement des activités de distribution aux intermédiaires et clients institutionnels en Suisse et au Luxembourg. Précédemment il a travaillé chez Schroders, notamment comme directeur des ventes pour la Suisse romande.
DWS, la division de la gestion d’actifs de Deutsche Bank, vient d’annoncer l’achèvement du transfert de sa plateforme d’investissement digitale IKS auprès d’une nouvelle co-entreprise créée avec le Français BlackFin. La société de gestion allemande conserve une participation de 30% dans cette co-entreprise. La plateforme IKS opèrera désormais avec le nouveau nom de MorgenFund, a annoncé DWS dans un communiqué de presse. Les deux acteurs avaient conclu un partenariat stratégique en octobre 2021 afin de faire évoluer ensemble la plateforme digitale d’investissement de DWS dans un écosystème de plateformes. Cette dernière offrira des solutions et services d’investissement digitaux aux distributeurs, aux investisseurs institutionnels ainsi qu’aux clients particuliers. DWS comptait 833 milliards d’euros d’encours sous gestion au 30 septembre 2022.