Le fonds activiste Muddy Waters s’attaque à son tour au secteur immobilier. Après les assauts de Viceroy sur l’allemand Adler et le suédois SBB, entre autres, Muddy Waters vend à découvert les obligations de la société d’investissement immobilier Vivion Investments, a-t-il indiqué mercredi dans un rapport publié son site internet. Muddy Waters soupçonne que les portefeuilles d’actifs immobiliers en Allemagne de Vivion d’être surévalués et non basés sur des taux d’occupation réels, ce qui ne donne pas une vision réaliste des flux de trésoreriede l’entreprise. Il en est de même du portefeuille hôtelier britannique. Le rapport estime également que les actionnaires majoritaires ont accordé des prêts à Vivion et à ses filiales, mais que les valeurs des prêts dans les dépôts des filiales ne correspondent pas toujours à ceux de la société principale. Le prix de l’obligation Vivion arrivant à échéance en 2024 est tombé à 77,356 contre 88,228 après l’annonce de la position vendeuse de Muddy Waters.
L’arrêt de la politique zéro covid de la Chine sème le chaos sur le marché local des produits de gestion de fortune (wealth management products ou WMP), rapporte le Financial Times. Ces produits, investis principalement en obligations, ont été prisés par les investisseurs particuliers chinois quand le marché actions souffrait avec les confinements successifs et la crise immobilière. Plusieurs sociétés de gestion se voient aujourd’hui contraintes de geler les rachats ou vendre leurs titres précipitamment alors que les investisseurs se ruent pour récupérer leur argent, face à une baisse des rendements obligataires et une amélioration des perspectives sur les actions.
La plateforme de distribution de produits d'épargne en ligne a annoncé ce 14 décembre avoir sélectionné sept fonds obligataires à échéance pour ses contrats d’assurance-vie et plan épargne-retraite.Il s’agit des fonds :Carmignac Credit 2027Sycoyield 2026 RC (de Sycomore AM)R-co Thematic Target 2026 HY F EUR (de Rothschild & co)La Française Rendement Global 2028 RC EURMillesima World 2028 (d’Edmond de Rothschild AM)Pluvalca Credit Opportunities 2028 (de la Financière Arbevel)Apicil Haut Rendement 2027
Morningstar vient de lancer un indice dédié à l'économie positive en France. DénomméMorningstar® France Positive Economy Select 30, cet indice a été développé à partir de données et de méthodologies de notation de l’Institut de l’économie positive, entité de la Fondation Positive Planet. Cette dernière est spécialisée dansles mesures d’impact positif des activités et sociétés françaises.Les scores d'économie positive de Positive Planet sont basés sur 35 indicateurs, qui sont ensuite regroupésautour de cinq dimensions axées sur l’emploi, le partage de la valeur produite par l’entreprise, son impactsur l’environnement, le développement de l’entreprise et la vision stratégique à long terme impliquanttoutes les parties prenantes de l’entreprise. L’indiceest licencié auprès de Citi pour servir de sous-jacent à l’émission de produits structurés.
Le fonds de private equity dédié aux sociétés biopharmaceutiques signe une année 2022 active, avec six investissements, deux refinancements et une sortie.
Euroclear a annoncé ce 14 décembre avoir racheté la fintech britannique Goji, une plateforme de services et de distribution pour les fonds de non coté. Le montant de l’opération n’a pas été dévoilé. Le dépositaire central compte prendre appui sur cette acquisition pour couvrir tout l’univers de la distribution des fonds, du traditionnel à l’alternatif, en passant par les ETF et le non coté. Il a notamment racheté en mars 2021 la plateforme MFEX, numéro trois du marché.
La décollecte de l’industrie mondiale des fonds d’investissement s’est poursuivie sur un rythme plus lent au troisième trimestre 2022 selon les dernières statistiques de l’association européenne de la gestion d’actifs Efama, publiées ce mercredi. Dans leur ensemble, fonds de long terme et fonds monétaires ont décollecté à hauteur de 35 milliards d’euros sur la période après un deuxième trimestre catastrophique au cours duquel des sorties nettes de 157 milliards d’euros avaient été observées. Les encours de la gestion d’actifs mondiale - fonds de fonds inclus - restent stables d’un trimestre à l’autre, ressortant à 62.023 milliards d’euros fin septembre (contre 67,3 milliards fin 2021). Ce montant est réparti sur 154.606 fonds. Dans le détail, entre fin juin et fin septembre 2022, les fonds de long terme ont décollecté à hauteur de 53 milliards d’euros sur la période après les 190 milliards d’euros de rachats nets subis le trimestre précédent. Les fonds actions ont continué de souffrir durant le troisième trimestre 2022, les investisseurs mondiaux ayant racheté 77 milliards d’euros de parts dans ces produits, particulièrement en Europe et aux Etats-Unis. Toutes les catégories de fonds actions ne sont pas concernés à l’instar des fonds actions japonaises qui ont attiré 42 milliards d’euros de nouveaux capitaux sur la période. Les fonds obligataires ont, eux, collecté 41 milliards de dollars après avoir enregistré des sorties nettes de 115 milliards au deuxième trimestre. Un chiffre en trompe-l'œil toutefois puisque la collecte s’est surtout matérialisée dans deux pays, la Chine (58 milliards) et le Brésil (31 milliards). En Europe et aux Etats-Unis, les fonds obligataires ont décollecté à hauteur de 31 et 12 milliards d’euros. La Chine en tête de la collecte Quant aux fonds multi-actifs, ils ont dans l’ensemble subi des rachats de 46 milliards d’euros (-62 milliards au 2T-2022), impactés par les décollectes au Brésil et au Canada. Enfin, les fonds monétaires ont poursuivi leur collecte, quoique moindre par rapport au trimestre précédent (18 milliards d’euros contre 32 milliards au 2T-2022). En Europe, la tendance est inversée. Les fonds monétaires ont décollecté à hauteur de 19 milliards d’euros au cours du troisième trimestre. La Chine a été le marché qui a collecté le plus entre fin juin et fin septembre (71,4 milliards d’euros) devant le Japon (41 milliards d’euros) et la Suisse (6,8 milliards d’euros). A l’inverse, l’industrie luxembourgeoise des fonds a observé des rachats nets de 66,2 milliards d’euros et précède les Pays-Bas (-33,1 milliards d’euros) et le Royaume-Uni (-28,5 milliards d’euros).
Hugau Gestion vient de recruter Valérie Rizk au poste d’économiste. L’intéressée arrive de la Société Geberale, qu’elle a intégré en 2016 via l’inspection générale. Elle y travaillait pour le département d’études économiques et sectorielles depuis 2019.
Le Conseil de stabilité financière (Financial stability board ou FSB) a publié ce 14 décembre son "Évaluation de l’efficacité des recommandations du FSB de 2017 sur l’asymétrie de liquidité dans les fonds ouverts». L'évaluation, qui fait partie du programme de travail du FSB visant à renforcer la résilience des intermédiaires financiers non bancaires, comprend des propositions de travaux supplémentaires dans le domaine des conditions de rachats offerts aux investisseurs en période de crise. L’organisme issu du G20 après la crise de 2008 estime en effet que ses recommandations sont «appropriées» mais qu’il «n’y a pas eu de réduction mesurable du degré d’asymétrie structurelle de la liquidité» des fonds depuis la publication de ses recommandations. Selon lui, le secteur des fonds ouverts s'étant développé en termes absolus, «l’impact potentiel des vulnérabilités pouvant résulter de l’asymétrie structurelle de liquidité des fonds ouverts a également augmenté». Le FSB constate que les outils de gestion de la liquidité qui sont à la disposition des gestionnaires sont assez peu utilisés. Un constat fait également par l’Autorité des marchés financiers (AMF) en France. Même si le Conseil reconnait qu’ils ont été davantage mis en pratique au plus fort de la crise Covid en mars 2020, «il est encore possible d’augmenter l’utilisation de ces outils». Le FSB évoque par exemple le «swing-pricing» qui consiste à relever les frais de sortie d’un fonds lorsque trop d’investisseurs veulent en sortir en même temps. Ce mécanisme doit permettre de protéger les investisseurs restant. Mais son utilisation varie très fortement d’un cas à l’autre dans le cadre notamment des fonds obligataires. Le Conseil s’inquiète aussi de voir que lorsque les outils de gestion de la liquidité sont réglementairement disponibles, des soucis de réputation, de coûts ou de concurrence, ont conduit certains gestionnaires d’actifs à ne pas inclure ces outils dans les prospectus des fonds ou à ne pas les utiliser lorsqu’ils étaient présents. Dans sa note, le FSB explique aussi qu’il a eu des difficultés pour obtenir et analyser les données liées à ces outils et que cela soulève des questions sur la capacité des autorités nationales à évaluer les faiblesses des fonds ouverts. Avec l’aide de l’Organisation internationale des commissions de valeurs (OICV ou Iosco en anglais), il compte donc mener des travaux de suivi sur la base des résultats de son évaluation. Il s’agira in fine de réviser ses recommandations de 2017 et de promouvoir une plus grande inclusion et utilisation des outils de gestion de liquidité. Il veut aussi clarifier les rôles entre les gestionnaires de fonds et les autorités dans la mise en œuvre de ces recommandations, élaborer des orientations détaillées sur la conception et l’utilisation des outils de gestion de liquidité, améliorer la disponibilité des données relatives à ces outils et, enfin, prendre des mesures pour promouvoir l’utilisation des tests de résistance («stress-tests»). Parmi les multiples propositions du FSB, on notera que celui-ci recommande que les fonds qui allouent une part importante de leurs actifs sous gestion (par exemple, 30 à 50 % ou plus) à des actifs qui ne sont pas liquides, même dans des conditions de marché normales, devraient offrir des possibilités de sortie aux investisseurs moins fréquemment que quotidiennement et/ou exiger de longues périodes de préavis/règlement pour le rachat des parts. Il veut aussi offrir un cadre réglementaire qui atténue l’avantage potentiel du premier investisseur sortant découlant de l’asymétrie structurelle de liquidité d’un fonds, de garantir que les investisseurs supportent les coûts de la liquidité associés aux souscriptions et aux rachats de fonds, et de parvenir à une approche plus cohérente de l’utilisation des outils de gestion de la liquidité par les gestionnaires de fonds
C’est le montant du Fonds national de venture industriel (FNVI), qui vient d’être lancé dans le cadre du plan France 2030 de soutien public aux start-up et PME industrielles innovantes. Le FNVI ciblera le capital-risque, entre amorçage et late stage, et sera géré par Bpifrance. Il participera principalement à des levées de fonds de 80 à 250 millions d’euros.
Tout ça pour ça. L’Elysée a attendu le lendemain du dernier jour d’Eric Lombard à la tête de la Caisse des dépôts, le 8 décembre, pour confirmer le directeur général dans ses fonctions en vue d’un second mandat. La fin du suspense, mais pas des procédures inutiles à la CDC. Il a d’abord fallu que Bercy, par un arrêté du 7 décembre, nomme Eric Lombard patron par intérim, avec, en interne, tout le formalisme juridique qui accompagne ce changement de statut. Bis repetita dans les prochains jours, une fois la nomination confirmée par le Parlement. « Le président de la République a promis de simplifier les démarches administratives des entreprises, il les complique en pratique », glisse un observateur averti de l’institution.
Luis Alberto Otarola, le ministre de la Défense du Pérou (d.), prête serment devant Dina Boluarte (g.), la nouvelle présidente du pays. Celle-ci a accédé au pouvoir après une rocambolesque tentative de coup d’Etat de son prédécesseur, Pedro Castillo, qui avait tenté de dissoudre le Congrès avant d’être destitué, ce qui a précipité sa chute. Les investisseurs espèrent un retour à la stabilité politique après un an et demi de troubles, marqués par une valse de ministres. Dina Boluarte a cependant dû annoncer qu’elle avançait les élections générales à avril 2024, deux ans avant le terme du mandat présidentiel, alors que les tensions restent vives à Lima.
Encore un simulacre de progrès environnemental dont la France a le secret ! Le gouvernement présentait, cette semaine, un « plan national de covoiturage renforcé ». Par égard pour notre champion national du partage de voiture, on ne dira pas que c’est du blabla. Mais la démarche a ses limites, consistant à favoriser toujours et encore l’usage de la voiture, et l’image, auprès des voyageurs sans véhicule, qu’elle est incontournable. Pour limiter les émissions liées aux transports, il est temps de passer une vitesse ! Avec le recul, depuis que cette pratique sociale s’est répandue, il semble que la perspective de pouvoir partager les frais avec un passager supplémentaire dissuade en pratique les propriétaires d’automobiles de réfléchir à un autre mode de transport. Il est vrai qu’ils n’ont pas besoin de cela en cette période de fin d’année où les grèves de transport sont de tradition.
La valeur des PME et ETI françaises accompagnées par le capital transmission a été multipliée par 2,85 entre l’entrée des fonds en 2012 et leur sortie en 2021, selon une étude que France Invest a présenté ce mercredi matin à ses membres. La hausse de l’excédent brut d’exploitation (EBE) joue ainsi à hauteur de 67% sur la création de valeur des sociétés en portefeuille. Près de la moitié (54%) de cet effet résultat provient de la croissance organique, les opérations de croissance externe et l’évolution des marges y contribuant pour 34% et 12%. Dans un environnement où les valorisations étaient pendant plusieurs années à des sommets, l’effet multiple est significatif, représentant 36% de la création de valeur. Sur les cessions réalisées en 2021, il atteint un niveau historique de 41%. L’effet désendettement, qui mesure la dette nette à l’entrée et à la sortie, est négatif (-3%), du fait de financements complémentaires dédiés aux opérations de croissance externe.
Arkea Banque Privée vient de nommer Thomas Nebout au poste de directeur commercial. Il arrive d’Arkea Banque Entreprises et Institutionnels, où il travaillait depuis six ans comme directeur de centre d’affaires puis directeur territorial entreprises. Auparavant, il a travaillé cinq ans dans les relations clients chez GE Capital et près de huit dans les relations entreprises à la Caisse d’Epargne.
Climate Asset Management, la société de gestion dédiée au capital naturel, formée par une co-entreprise entre HSBC Asset Management et la société de conseil et d’investissement en matière de changement climatique Pollination, a obtenu des engagements de plus de 650 millions de dollars pour ses deux stratégies de capital naturel, annonce un communiqué. Ces deux stratégies sont baptisées Natural Capital Strategy (NCS) et Nature Based Carbon Strategy (NBCS). Les engagements ont été obtenus auprès d’un éventail géographiquement diversifié d’institutions financières et de sociétés internationales d’Europe, des États-Unis, d’Asie-Pacifique et du Royaume-Uni, HSBC agissant comme investisseur principal pour les deux stratégies. Climate Asset Management continue de lever des fonds pour les deux stratégies et prévoit de faire d’autres annonces au cours de l’année 2023.
Fabien Perez, qui était responsable de la distribution de tiers chez Arkéa Investment Services pour la France et Monaco depuis avril 2019, a rejoint UBS Asset Management. Il y occupera le poste de responsable de la couverture clients institutionnels pour la France. L’équipe d’UBS AM en France sera composée de 9 personnes en janvier prochain. Fabien Perez avait déjà travaillé dans l'équipe commerciale wholesale d’UBS Asset Management pour les marchés français et monégasque entre 2011 et 2019. Il avait auparavant passé plus de huit ans à la Société Générale Corporate and Investment Banking.
La société d’investissement a annoncé mardi la conclusion de nouveaux pactes avec certains actionnaires familiaux. Dans ce contexte, Béatrice Stern, Cécile David-Weill, Natalie Merveilleux du Vignaux, Agathe détenant collectivement 9,4% du capital, réaffirment leur attachement à Eurazeo en renouvelant par anticipation le pacte conclu en avril 2018. Jean-Manuel de Solages, Amaury de Solages et Constance Broz, détenteurs de 5,6% du capital, consentent désormais à Eurazeo un droit de négociation préalable ou un droit de premier refus, selon le nombre de titres dont la cession est envisagée. Ces deux pactes prendront effet le 6 avril 2023 pour une durée de trois ans. Alain Guyot et Hervé Guyot, détenteurs de 0,5% du capital, concluent aussi un nouveau pacte d’actionnaires et consentent un droit de négociation prioritaire à Eurazeo. Ce pacte prendra effet le 1er janvier 2023 pour trois ans.
Le spécialiste des investissements à un stade précoce dans des jeunes pousses européennes de la technologie, Speedinvest, a annoncé mardi avoir levé 500 millions d’euros supplémentaires auprès de nombreux investisseurs comme Bpifrance, le fonds européen d’investissement, l’américain NEA, des fonds de pensions, des banques ou des assureurs. Sur cette somme, 300 millions seront consacrés au lancement d’un nouveau fonds, Speedinvest 4. Le solde sera utilisé pour accompagner «les start-up du portefeuilleexistant», précise la société dans son communiqué. Elle revendique 1 milliard d’euros d’actifs sous gestion qui ont été investis dans sept start-up françaises (Luko, Finary, Lemonway, Flowdesk, + Simple ou MyDataModels) et dans plusieurs entreprises européennes dont Bitpanda, Gostudent, Open et Wefox. Le nouveau fonds Speedinvest 4 a déjà investi dans Autone, Drop, Solvo.ai ou encore NeoCarbon.
Carlyle a des difficultés à lever les 22 milliards de dollars qu’il avait ciblés pour ce qu’il espère être son plus gros fonds, rapporte le Financial Times. La société de private equity a demandé à ses investisseurs un délai supplémentaire jusqu’à fin août, selon trois sources proches du dossier. Elle s’attend à rater son objectif de lever 22 milliards de dollars d’ici à mars 2023. L’une des sources indique que le fonds a jusqu’à présent levé 17 milliards de dollars.
Quaero Capital a annoncé ce 13 décembre le lancement du fonds Quaero Capital Funds (Lux) – Quaeronaut Small & Mid Cap, un nouveau compartiment en actions européennes de sa SICAV luxembourgeoise Quaero Capital Funds (Lux). Le fonds sera investi en petites et moyennes capitalisations européennes (incluant la Suisse et le Royaume-Uni). Il sera géré par Adrian Bignell, qui suivra une approche de gestion comparable à Argonaut, le fonds phare de la maison. La stratégie, de style qualité-value, comptera de 40 à 50 positions, dans des titres valorisés de 1 à 10 milliards d’euros. Le fonds se classe dans la catégorie Article 8 du règlement SFDR.
Les sociétés de gestion européennes utilisent davantage les teneurs de marché indépendants (independent market makers ou IMM) pour passer leurs ordres. Une étude menée auprès de 48 gestionnaires européens par Acuiti, pour le compte de Susquehanna International, et publiée ce mardi, estime que près d’un tiers des grands gérants européens utilisent actuellement les IMM. L’adoption des IMM est plutôt récente car 71% des gérants qui disent utiliser les IMM ont commencé à y avoir recours dans les trois dernières années. Les répondants ont commencé à faire appel aux IMM majoritairement pour améliorer leur accès à la liquidité. «Généralement, les firmes aux encours de 500 à 1.000 milliards d’euros sont les plus susceptibles d’utiliser un IMM pour leurs ordres, suivies par les sociétés qui gèrent entre 100 et 500 milliards d’euros. Cela reflète peut-être le fait que les gérants ont observé qu’en période de volatilité de marché, toutes leurs contreparties ne sont pas toujours présentes et participer activement à la formation des prix», note l’étude. Les gérants européens sondés indiquent que les IMM font mieux voire bien mieux que les courtiers des banques traditionnelles sur la fourniture de liquidité, sur la baisse des coûts d’exécution des ordres et l’amélioration de la qualité des prix. En revanche, les banques sont meilleures sur la capacité à exécuter des ordres de taille, sur les classes d’actifs et instrument financiers offerts ainsi que sur la couverture de marché. Par ailleurs, 35% des gérants interrogés cherchent à changer leurs contreparties de liquidité, soit en augmentant leur nombre, en les diversifiant ou en changeant de fournisseur de liquidité. A l’inverse, 8% envisagent de réduire leur nombre de contreparties. «La principale raison pour augmenter le nombre de contreparties est le désir d’exécuter des ordres contre des entreprises spécialisées sur un produit ou dans un marché spécifique (73%). L’insatisfaction à l’égard des contreparties actuelles, les préoccupations relatives au risque de contrepartie et la concentration ont également été mentionnées, mais dans une bien moindre mesure», relève l’étude d’Acuiti et Susquehanna International.
BlackRock, via sa marque spécialisée iShares, a lancé un fonds indiciel coté ETF sur le métavers. Baptisé iShares Metaverse Ucits ETF [MTAV], le fonds suit l’indice Stoxx Global Metaverse Index et est coté sur la plupart des Bourses européennes. Le métavers, un monde virtuel immersif intégrant des interactions numériques et physiques, est la prochaine frontière du monde numérique et devrait bénéficier d’une accélération des investissements de la part des grandes entreprises technologiques, des marchés privés et des marques grand public au fur et à mesure de l'émergence de nouvelles applications virtuelles, écrit BlackRock. La plus grande société de gestion au monde estime que le marché de la technologie des métavers, qui se développe à un rythme rapide, devrait atteindre une valorisation de 800 millions de dollars d’ici 2025 et une taille de marché de 4 à 5 milliards de dollars d’ici 2030. L’indice de référence comprend des sociétés cotées sur les marchés émergents et développés, de petite, moyenne et grande capitalisation et qui investissent dans le développement de certaines technologies liées au métavers telles que la réalité virtuelle, la modélisation d’images 3D, les avatars, les processeurs graphiques, la blockchain et les jetons non fongibles. L’ETF est doté d’un filtre basé sur des critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG). Le dépositaire du fonds est State Street Custodial Services (Ireland) Limited.
Azimut vient d’acquérir une participation minoritaire de 12,5 % dans Sanctum Altriarch Investment Management, une société de gestion américaine spécialisée dans le crédit privé, et plus particulièrement la dette venture. Créée en 2022, Sanctum Altriarch se concentre sur les prêts senior et subordonnés compris entre 10 millions et 50 millions de dollars, principalement des entreprises technologiques valorisées entre 50 millions et 1 milliard de dollars qui travaillent déjà des opérateurs de venture capital. La prise de participation se fera via une augmentation de capital.