La sociétéde gestion abrdn vient de rejoindre Partnership for Carbon Accounting Financials (PCAF). Cette initiative globale permet aux institutions financières de mesurer et publier les émissions de gaz à effet de serre engendrés par leurs prêts et investissements. «Nous sommes parfaitement conscients de la nécessité de réduire les émissions cumulées absolues afin d’atténuer les risques liés au changement climatique», a déclaré Nick Gaskell, analyste de durabilité chez abrdn. Le PCAF compte 345 institutions financières comme signataires. Elles travaillent ensemble afin d’élaborer un standard mondial de comptabilité et de publication des émissions de gaz à effet de serre pour le secteur financier. La mission de PCAF comprend également l’alignement du secteur financier aux objectifs des Accords de Paris, en favorisant la transparence et la prise de responsabilité dans la publication des informations sur les émissions.
La Haute Cour de Londres a rejeté une plainte contre le London Metal Exchange dans laquelle un groupe de hedge funds demandait des informations sur la décision du 8 mars 2022 de la Bourse d’annuler quelque 4 milliards de dollars de transactions sur le nickel, rapporte Financial News. AQR Capital Management, ainsi que DRW Commodities, Flow Traders, Capstone Investment Advisors et Winton Capital Management, ont intenté une action en justice contre la Bourse, estimant que le LME n’avait pas donné d’explication adéquate ou complète de sa décision d’annuler ces transactions après qu’un resserrement des positions à découvert - provenant d’une position détenue par le fabricant chinois d’acier inoxydable Tsingshan - a fait grimper les prix du nickel de plus de 240 %.
Les opérations de fusions et acquisitions dans le secteur de la gestion d’actifs ont été très réduites en France. La dynamique est venue de l’étranger, toutefois sans bouleversements majeurs.
Azimut va se retirer d’Assoreti, l’association italienne des réseaux de conseillers financiers, à compter de mars 2023, rapporte Bluerating. La société de gestion italienne avait déjà pris ses distances avec Assogestioni, l’association italienne des professionnels de la gestion d’actifs. Contactée par Bluerating, Azimut n’a pas souhaité commenter sa décision.
Pictet Asset Management va déclasser quatre fonds thématiques article 9 en article 8, rapporte Bloomberg, citant un e-mail envoyé vendredi. Cela va concerner un encours de 14 milliards de dollars. Pictet AM faisait partie des sociétés de gestion qui géraient le plus de fonds article 9 à fin octobre. D’autres sociétés ont déjà reclassé des fonds article 9 en article 8, comme BlackRock, Amundi et BNP Paribas AM. Cela porte à 140 milliards de dollars les encours qui ont fait l’objet d’un changement. Les quatre fonds déclassés sont :Pictet-Global Megatrend SelectionPictet-Global Thematic OpportunitiesPictet-SmartCityPictet-Human
La société de gestion norvégienne Anvil Asset Advisors vient d’ouvrir un bureau au Danemark. Cela lui permettra notamment d’étendre sa plate-forme de dette mezzanine et de se rapprocher de sa clientèle danoise. Anvil est une société de gestion spécialisée dans l’immobilier.
Les actionnaires du groupe de gestion d’actifs australien Pendal Group ont voté vendredi dernier en faveur du rachat de Pendal par son rival Perpetual pour un montant de 2,5 milliards de dollars australiens(1,6 milliard d’euros).Pendal Group est la maison-mère du gestionnaire britannique JO Hambro Capital Management, représenté en France par Frédéric Lejeune. Les deux gestionnaires d’actifs ont entamé un processus de fusion fin août qui doit aboutir à la création du deuxième acteur de la gestion d’actifs en Australie. L’entité qui résultera de la fusion devrait gérer un peu plus de 200 milliards de dollars australiens (126 milliards d’euros).Une fois le résultat du vote validé par la justice australienne, la cotation de Pendal devrait être suspendue de la Bourse australienne après la clôture du marché le 12 janvier prochain. L’acquéreur de Pendal, Perpetual, avait lui-même fait l’objet d’une offre de rachat début novembre qu’il a refusée.
A peine nommée ambassadrice de la République centrafricaine aux Etats-Unis, Shannon Steel vient de créer son propre hedge funds, Steel Capital Management LTD. Il s’agit d’un long-short sur matières premières et devises, qui cible un rendement brut mensuel de 3 à 5%. La structure est domiciliée et régulée par les Îles vierges britanniques, peut-on lire sur le site internet de la nouvelle société. L’entrepreneure du Michigan a commencé sa carrière comme courtière pour Axa Advisors, avant de se lancer dans l’immobilier et l’hôtellerie. Elle a été nommée ambassadrice de la République centrafricaine aux Etats-Unis le mois dernier.
Stig Pastwa, partner et directeur des opérations de Copenhagen Infrastructure Partners (CIP), va partir, selon un communiqué de presse. Il conserve toutefois un rôle de conseiller senior pour la levée de fonds du véhicule Fund V. CIP n’a pas encore annoncé de remplaçant. Stig Pastwa est arrivé chez CIP en 2019 comme partner et directeur des finances. Il a été promu au rang de directeur des opérations en 2022, chargé de diriger la plateforme de la gestion de fonds. Auparavant, il a été directeur financier de plusieurs entreprises danoises, dont TDC Group, une entreprise de télécommunication. Il a également travaillé chez Saxo Bank, d’abord comme directeur des opérations de 2009, avant d’être promu directeur commercial en 2011. Il a travaillé chez ISS pendant plus de 10 ans, où il a occupé le poste de vice-président senior chargé des fusions et acquisitions de 1998 jusqu’à sa promotion au poste de directeur des opérations en 2006. Il a aussi été directeur financier chez AP Moller-Maersk où il a travaillé entre 1986 et 1998.
L’agence de notation Morningstar vient de placer plusieurs fonds de Pimco, dont Pimco Total Return fund, sous surveillance, à la suite du départ du gérant Scott Mather courant décembre. Il s’agit des fonds dénommés Pimco GIS Low Average Duration fund, Pimco GIS Total Return Bond Institutional USD, Pimco Low Duration ESG Institutional, Pimco Low Duration Institutional, Pimco Total Return ESG Institutional et Pimco Total Return Institutional, selon Morningstar. Scott Mather ne gérait plus de fonds depuis octobre, car il avait pris un congé sabbatique, selon Bloomberg. Dès ce mois-là, la gestion de ses fonds avait été réorganisée. L’officialisation de son départ définitif pousse désormais Morningstar à réexaminer la notation de ces stratégies pour de bon. Scott Mather, qui était directeur des investissements pour les stratégies «core» et managing director pour le bureau de Newport Beach, gérait plusieurs fonds, dont la gamme Pimco Low Duration ainsi que le fonds Pimco Total Return. La gestion de la gamme a été transférée à Marc Seidner, directeur des investissements pour les stratégies non-traditionnelles, aux gérants Daniel Hyman et Jelle Brons, qui ont rejoint Jerome Schneider. Ce dernier prend la direction du fonds Low Duration II en tandem avec Marc Seidner et Mike Cudzil. La stratégie Low Duration ESG sera gérée par Jelle Brons et Jerome Schneider, épaulés par Marc Seidner. Les fonds de la gamme Pimco Fixed Income Shares seront gérés par David Braun, Mike Cudzil et Vinayak Seshasayee. Pour le fonds Total Return, Scott Mather a été remplacé par Dan Ivascyn, directeur des investissements, et Qi Wang, directrice des investissements de l’implémentation de portefeuille, qui travaillent aux côtés des gérants déjà présents Mark Kiesel et Mohit Mittal. Avant son départ, Scott Mather supervisait les activités d’investissement durable ainsi que la gestion des portefeuilles européens et pan-européens chez Pimco. Par le passé, il y a aussi co-dirigé les équipes chargées des titres adossés à des créances hypothécaires et à des actifs. Avant de rejoindre Pimco en 1998, Scott Mather a été trader obligataire spécialisé dans les titres adossés à des créances hypothécaires chez Goldman Sachs à New York.
Degroof Petercam a subi début décembre un vol de données clients, a appris le média local Le Soir. Ce serait le fait d’un collaborateur malveillant, qui est depuis poursuivi en justice par la banque privée belge. Le vol a eu lieu au sein du «desk SOP», qui gère les plans d’options sur actions, a précisé l'établissement au média. Il ne s’agit ni d’un piratage, ni d’une intrusion, ni d’une défaillance de la sécurité informatique. Cela concerne plusieurs centaines d’entreprises clientes qui ont confié à Degroof Petercam la gestion de leurs plans d’options sur actions. La banque se veut rassurante sur les risques liées à ce vol, estimant que les données ne devraient être utilisées qu'à des fins commerciales.
Meeschaert AM vient de promouvoir Laura Bellet au poste de responsable de la recherche ISR. Elle remplace Aurélie Baudhuin, récemment partie chez Malakoff Humanis, dont elle est désormais la directrice de l’ISR. Laura Bellet travaille depuis près de dix ans dans l’analyse ISR chez Meeschaert AM, qu’elle a rejoint à l’occasion de son stage de fin d'étude.
Tikehau Capital annonce avoir réalisé avec succès un Collateralized Fund Obligation (CFO ou obligations adossées à des actifs de fonds de private equity notamment) inaugural de 300 millions de dollars aux Etats-Unis. La société française de capital investissement précise que les actifs du CFO sont constitués de participations dans des fonds de dette privée qui étaient principalement détenus au bilan de Tikehau Capital. Ils comprennent notamment une exposition à la stratégie de Direct Lending et à la stratégie de dette privée secondaire du groupe. Les tranches de dette notées et d’equity ont été placées auprès d’investisseurs institutionnels américains. Tikehau Capital conserve, quant à lui, une partie de l’equity. Cette opération pourrait générer un impact positif sur la position de trésorerie de Tikehau Capital d’un montant d’environ 200 millions de dollars sur la durée de vie du véhicule, ajoute la société qui gérait environ 37,5 milliards d’euros d’actifs au 30 septembre 2022. " Cette opération illustre la confiance des investisseurs américains dans les stratégies du groupe et représente une nouvelle étape dans l’expansion de Tikehau Capital en Amérique du Nord», commente Tikehau.
Comme chaque année, 2022 aura connu son lot impressionnant de changements à la tête des sociétés financières. Elle s’est toutefois distinguée des dernières années par l’implication des régulateurs eux-mêmes comme l’Autorité des marchés financiers et l’Autorité de contrôle prudentiel (ACPR) La fin du mandat de Robert Ophèle en juillet dernier a ouvert une longue période de transition en attendant de lui trouver un successeur. Ce dernier n’a été connu que près de trois mois plus tard en la personne de Marie-Anne Barbat-Layani, première femme à diriger l’AMF. Sa nomination aura causé toutefois quelques commentaires de la part des politiques et de certains observateurs pour son expérience passée en tant que représentante des banques notamment à la Fédération bancaire française (FBF), ce qui n’aura pas été le cas de la nouvelle secrétaire générale de l’ACPR, Nathalie Aufauvre, nommée il y a quelques jours à la suite de Dominique Laboureix. Les grands établissements financiers n’ont pas été en reste. BPCE et sa filiale Natixis ont parmi été les premiers touchés avec le départ surprise de Lauren Mignon, président de BPCE, chez Wendel, annoncé en septembre après le départ tout aussi surprenant de son président André François-Poncet. Le retrait de Laurent Mignon du groupe BPCE, qu’il avait rejoint il y a 14 ans, a provoqué un jeu de chaises musicales. La nomination de son remplaçant, Nicolas Namias en octobre, a permis la promotion de Stéphanie Paix à la tête de Natixis en décembre. La Société Générale a dû aussi cette année trouver un successeur à Philippe Oudéa qui a annoncé son futur départ en mai. Ce sera à Slawomir Krupa de conduire la prochaine transformation du groupe. Dans l’activité de banque privée, une autre figure a aussi pris ses distances en la personne de Patrick Folléa. Chez Crédit Mutuel Arkéa, on notera le départ en retraite de Bernard Le Bras, directeur du pôle produits du Crédit Mutuel Arkéa, qui été remplacé de façon très momentanée par Sébastien Barbe, le président du directoire d’Arkéa Investment Services. Ce dernier a en effet décidé quelques mois plus tard de rejoindre Montpensier Finance, une société de gestion entrepreneuriale fondée par Guillaume Dard, pour en prendre la direction générale. Il a alors été remplacé par Thomas Guyot au Crédit Mutuel Arkéa tandis que la présidence de Arkéa Investment Services est revenue à son directeur général François Deltour. Quelques sociétés de gestion ont aussi connu des changements de direction. Paul de Leusse, par exemple, a pris la tête de Sienna IM, la plateforme pour les investissements alternatifs et les actifs réels de GBL (Groupe Bruxelles Lambert), après le départ surprise de Pedro-Antonio Arias. La Française Isabelle Bourcier, une ancienne de Lyxor et Ossiam et qui travaillait chez BNP Paribas AM depuis 2016, a été nommée directrice général de HSMC AM en France au mois de mars. Elle a été remplacée à son poste par Olivier Laplénie, jusqu’alors directeur des obligations quantitatives. Notons également que Marie Jacot-Cardoen est devenue présidente du directoire d’Edram France et que Frédéric Lejeune, ancien patron de Robeco en France, a pris la tête de JO Hambro en France. A l’étranger aussi, quelques changements majeurs ont eu lieu. Celui évidemment de la direction générale de DWS. La filiale de gestion de Deutsche Bank a subi une perquisition de la police dans ses bureaux au mois de mai après le déclenchement d’une enquête pour «publicité trompeuse» sur ses fonds ESG. Un événement sans précédent, qui a terrorisé tout le secteur quant aux risques juridiques liés au «greenwashing» et qui a conduit à la démission immédiate d’Asoka Woehrmann, en charge des métiers de l’asset management de la banque allemande et directeur général de DWS. Il a été remplacé par Stefan Hoops, jusqu’alors en charge de la banque d’affaires. Credit Suisse a dû également changer de tête dans le courant de l’année, Thomas Gottstein cédant les rênes à Ulrich Körner , la banque suisse ne parvenant pas à se remettre de différents scandales. Andrea Rossi, ex-DG d’Axa IM, a pris la tête de M&G. Fiona Frick a annoncé son départ de la direction générale d’Unigestion. Elle y travaillait depuis 32 ans. Bruno Colmant a quitté Degroof Petercam pour Roland Berger et enfin, SSGA a trouvé une remplaçante pour son PDG. Parmi quelques personnalités un peu connu du monde de l’investissement, notons que l’ancien président d’Axa, Denis Duverne, a rejoint le fonds Iris; René Kassis a quitté La Banque Postale AM. Raise a recruté l’ex-ministre Julien Denormandie comme senior advisor. Natixis IM a promu Gad Amar. Alain Guélennoc est devenu président du directoire de Federal Finance. Amundi a nommé Nicolas Calcoen directeur général délégué tandis que Vincent Mortier est devenu le nouveau responsable des investissements du groupe. L’ancien CIO, Pascal Blanqué, est lui parti pour rejoindre un fonds souverain à Abu Dhabi. Enfin, Tikehau Capital a pris un ex-ambassadeur à la tête de son bureau britannique. Enfin, côté association, Philippe Setbon a succédé cette année à Eric Pinon à la présidence de l’Association française de la gestion (AFG)
La demande d’un groupe de hedge fundsdans son litige l’opposant à la Bourse des métaux de Londres (London Metal Exchange ou LME) sur l’annulation de transactions liées au nickel survenues en mars dernier a été rejetéepar un juge britannique ce vendredi selon Reuters. Les hedge fundsdemandaient la remise detranscriptions de conversations téléphoniques et de réunions concernant la décision du LME d’annuler plusieurs transactions sur le nickel en mars dernier. Le groupe, qui estimait avoir perdu plusieurs milliards de dollars, incluait AQR Capital Management, Winton Capital, Capstone Investment Advisors, Flow Traders et DRW Commodities. L’agence Reuters rapporte que le juge britanniqueAdrian Beltrami a indiqué dans sa décision que s’il y avait du côté du LME, «un bon exemple discutable d’irrégularités», il considérait «le bienfondé de l’affaire insuffisant».
Les fonds spéculatifs dits «macro», rendus célèbres par des personnalités comme George Soros et Louis Bacon, ont prospéré cette année grâce aux mouvements sismiques des marchés obligataires mondiaux et à la hausse du dollar, la Réserve fédérale américaine et d’autres banques centrales luttant contre une inflation galopante, rapporte le Financial Times. Parmi les gagnants figure le trader milliardaire Chris Rokos, qui s’est remis de ses pertes de l’année dernière pour gagner 45,5 % en 2022, aidé par des paris sur la hausse des taux d’intérêt, notamment pendant les turbulences du marché britannique à l’automne. Le cofondateur de Brevan Howard est donc en passe de réaliser sa meilleure année depuis le lancement de son propre fonds, qui est aujourd’hui l’un des plus grands fonds macro au monde avec environ 15,5 milliards de dollars d’actifs, en 2015. Le directeur général de Caxton Associates, Andrew Law, a gagné 30,2 % à la mi-décembre dans son fonds macro de 4,3 milliards de dollars, selon un investisseur. Haidar Capital de Said Haidar, basé à New York, a gagné 194 % dans son fonds Jupiter, aidé par des paris sur les obligations et les matières premières, après avoir été à un moment donné en hausse de plus de 270 % cette année.
Le groupe financier helvétique Credit Suisse s’est désengagé du capital de la société de gestion SG Value Partners basée à Zurich. Filippo Rima, qui a été nommé responsable des investissements de Credit Suisse Asset Management en mars, ne préside plus le conseil d’administration de SG Value Partners. Stefan Keitel, ex-directeur des investissements et de la gestion du groupe allemand Deka et ancien directeur mondial des investissements de Credit Suisse, lui succède à ce poste. Il dirige HQ Holding, la société de gestion d’une famille d’industriels allemands, depuis 2020. En octobre 2020, Credit Suisse avait séparé sa gestion actions valuedu reste de Credit Suisse Asset Management, ce qui avait donné lieu à la création de SG Value Partners, avec Sven Sommer à sa tête et Gregor Trachsel à la direction des investissements.
GAM aurait mandaté la banque UBS pour travailler et sonder le marché en vue d’une cession éventuelle de son activité, rapporte Sky News sans citer de sources. La société de gestion suisse, cotée en Bourse, gère environ 75 milliards de francs suisses. Elle a émis un avertissement sur ses résultats dans le courant de l’année 2022 dans la foulée des conséquences de l’affaire Greensill qui l’avait touchée en 2021. Ce spécialiste du financement des chaînes d’approvisionnement (supply chain), qui investissait dans des créances titrisées, a fait faillite début 2021 en raison de diverses fraudes. Le scandale avait contraint GAM à geler plusieurs fonds liés à Greensill puis à les liquider avant de rembourser ses clients. La société de gestion avait écopé d’une amende de la part de la FCA, le superviseur britannique, au Royaume-Uni. Les rumeurs sur une éventuelle cession de GAM sont, depuis, récurrentes...
L’Association française de la gestion (AFG) compte deux nouveaux membres. Il s’agit de la filiale française du hedge fund ExodusPoint Capital Management et d’Inter Invest, a indiqué l’AFG dans le dernier numéro de son magazine Gestion Info.
Quelque 40 sociétés de gestion françaises auront signé les principes pour l’investissement responsable (PRI) des Nations Unies en 2022.En outre, six fournisseurs de services et cinq investisseurs institutionnels français supplémentaires se sont également engagés à les respecter. La barre des 400 représentants français a été dépassée puisque les PRI recensaient 402 signataires originaires de France au 22 décembre 2022 (341 gérants, 37 détenteurs d’actifs et 24 fournisseurs de services). Arkea REIM, Abeille Asset Management, Armen ou encore la Banque de France figurent parmi les signataires tricolores les plus récents.
L’Autorité des marchés financiers (AMF) a autorisé la commercialisation de 628 nouveaux fonds d’investissement européens entre le 1er janvier et le 19 décembre 2022 selon un décompte réalisé par NewsManagers. Il y a peu de chance que le record de 2021 - 692 fonds européens autorisés par l’AMF - soit battu d’ici le 31 décembre.Au total, 7.990 fonds européens sont autorisés pour commercialisation en France. En 2022, quelques gestionnaires d’actifs étrangers ont enregistré leur premier fonds en France à l’instar des sociétés américainesDeuterium Capital Management,GMO InvestmentsetPolaris Capital Management, du hedge fund britannique Redhedge Asset Management ou encore du gérant vietnamien Dragon Capital.Morgan Stanley a enregistré les fonds de son affilié sur l’ investissement responsable Calvert. La plateforme de distribution de fonds néerlandaise Candoris a fait aussi ses premiers pas sur le marché français avec l’aide du tierce-partie marketeur Amadé Global Partners tout comme les boutiques de gestion allemandes Pyfore, soutenue par le TPM Blue Associates, et Lupus alpha qui a ouvert un bureau à Paris. La société de gestion russe VTB Capital Investment n’aura, elle, pas vraiment eu le temps de lever des fonds auprès des investisseurs français. Début janvier, la firme avait reçu le feu vert de l’AMF pour la distribution de son premier produit obligataire Ucits sur les émetteurs russes et de la communauté des Etats indépendants, juste avant que la Russie n’envahisse l’Ukraine fin février. Contingent de fonds datés Sur les 628 nouveaux fonds européens autorisés au 19 décembre, 151 sont des fonds indiciels cotés (ETF), soit presque un sur quatre. Plusieurs se focalisent sur le futur de la tech, de la finance ou encore sur le métavers. Par ailleurs, 256 des 628 fonds comportaient dans leur nom une référence à l’investissement durable (ESG, ISR,sustainable,green, net zero,blue, impact, Paris-Aligned Climate, PAB, biodiversité, positive change,better world, SDG,low carbon,decarbonisation), soit deux fonds sur cinq. En outre, l’AMF a autorisé 34 Sicav françaises, 112 fonds communs de placement et 5 fonds immobiliers (OPCI/OPCIP) sur la base des données disponibles sur la base Geco, au 19 décembre 2022. Parmi ces fonds, plus d’une vingtaine sont des fonds obligataires à échéance, hausse des taux oblige. Certains gérants français comme Amiral Gestion et Sycomore Asset Managementont lancé des fonds pour la première fois sur ce segment. On notera le lancement de plusieurs véhicules santé/bien-être et tech sans oublier les thèmes de la durabilité et du climat qui s’imposent dans les intitulés de plusieurs produits.
Giovanni Becchere a rejoint le bureau parisien d’Allfunds, la plateforme de distribution de fonds espagnole, en tant qu’analyste de fonds senior. L’ex-responsable de la gestion de portefeuille et de la multigestion d’ABN Amro Investment Solutions a dévoilé son nouveau poste sur le réseau social LinkedIn. De 2006 à 2022, Giovanni Becchere a occupé divers postes au sein du groupe ABN Amro, d’Asset Allocation Advisors à Neuflize OBC Investissements devenu ABN Amro IS. Il a été gérant, multi-gérant, responsable des solutions pour les clients particuliers et privés, puis responsable de la multigestion et de la gestion de portefeuille. Il a également travaillé au sein de l’ancien bureau parisien d’Invesco en tant que directeur d’investissement pour la gestion de portefeuille discrétionnaire en Italie et membre de l'équipe de multigestion en Europe continentale. Avant cela, il a été responsable de la gestion de portefeuilles modèles pour la gestion discrétionnaire de Pioneer et gérant de portefeuilles de performance absolue et obligataires. Giovanni Becchere a commencé sa carrière comme trader chez Unicredit en 1997.
C’est à une sorte de sauve qui peut général auquel se sont prêtés les investisseurs pour la semaine se terminant au 21 décembre. Preuve en est les quelques chiffres répertoriés par le «Flow show», le rapport hebdomadaire des flux dans les fonds d’investissements mondiaux par BofA Global Research. Les fonds investis sur les actions ont enregistré leur plus forte décollecte nette hebdomadaire de leur histoire, soit près de 42 milliards de dollars. Les auteurs de l'étude l’expliquent très sommairement par une «moisson de pertes fiscales». Les fonds obligataires n’ont pas sauvé la mise puisqu’ils ont subi aussi 10 milliards de dollars de rachats, leur première décollecte en trois semaines. Quant aux fonds monétaires, ils ont rendu aussi la somme impressionnant de 60 milliards de dollars. Sur le front des actions, les européennes n’ont fait, comme d’habitude, que rebuter les investisseurs pour la 45ème semaine consécutive (-2,7 milliards de dollars cette semaine). La surprise est venue du front américain avec aussi des rachats de l’ordre de 37 milliards de dollars, soit leur pire décollecte depuis décembre 2021. Par style de gestion, ce sont les fonds grandes capitalisations et la gestion «value» (qui recherche les actions les moins bien valorisées) qui ont fondu. Les fonds actions des pays émergents et du Japon ont quant à eux attiré des souscriptions respectives de 3,2 milliards de dollars et 800 millions. Côté fonds obligataires, les rachats ont concerné en premier lieu le haut rendement («high yield») et les obligations municipales, pour plus de trois milliards chacun. Viennent ensuite les fonds obligataires les mieux notés «investment grade» qui enregistrent des rachats de 2,3 milliards, tout comme les fonds obligataires souverains.
Le gestionnaire d’actifs basé à Londres, en difficulté financière, songe à se développer en Amérique latine ainsi qu’en Asie, rapportait vendredi Bloomberg en citant des sources internes à la société. Nommé directeur général de Janus Henderson en juin dernier, Ali Dibadj a pour mission de redresser l’entreprise qui affiche des pertes sur l’argent confié par ses clients depuis 20 trimestres d’affilée. La nomination du nouveau directeur général a été orchestrée par l’investisseur activiste Nelson Peltz, qui a rejoint en novembre 2021 le conseil d’administration de la société et est devenu son principal actionnaire. Nelson Peltz, qui a renoncé à ce siège le mois dernier, est convaincu que les investisseurs reviendront à une politique de gestion active des fonds après avoir privilégié la gestion indicielle durant la dernière décennie.
Le gestionnaire d’actifs basé à Londres, en difficulté financière, songe à se développer en Amérique latine ainsi qu’en Asie, rapportait vendredi Bloomberg en citant des sources internes à la société. Nommé directeur général de Janus Henderson en juin dernier, Ali Dibadj a pour mission de redresser l’entreprise qui affiche des pertes sur l’argent confié par ses clients depuis 20 trimestres d’affilée. La nomination du nouveau directeur général a été orchestrée par l’investisseur activiste Nelson Peltz, qui a rejoint en novembre 2021 le conseil d’administration de la société et est devenu son principal actionnaire. Nelson Peltz, qui a renoncé à ce siège le mois dernier, est convaincu que les investisseurs reviendront à une politique de gestion active des fonds après avoir privilégié la gestion indicielle durant la dernière décennie.
ABP, le plus important fonds de pension néerlandais avec environ 500 milliards d’euros d’actifs sous gestion, prévoit de supprimer un grand nombre d’entreprises de son portefeuille car il entend restreindre ses investissements aux sociétés qui font un réel effort pour atteindre la neutralité carbone à l’horizon 2050. Cette politique pourrait réduire de moitié le nombre de sociétés présentes dans le portefeuille d’ABP, a déclaré le directeur des investissements Dominique Dijkhuis au quotidien financier néerlandais FD dans un entretien publié vendredi. «Nous devons examiner de près les entreprises qui correspondent à notre nouvelle vision. Les entreprises qui ne peuvent ou ne veulent pas contribuer à la transition énergétique sont trop risquées pour nous», a expliqué le dirigeant. «Nous investirons dans moins d’entreprises et nous prendrons des participations plus importantes dans celles-ci», a-t-il ajouté. L’an dernier, le fonds avait déjà fait savoir qu’il se séparerait de 15 milliards d’euros d’investissements dans les combustibles fossiles.
Deux géants se sont associés aux Etats-Unis vendredi 23 décembre. D’un côté, AT&T, acteur majeur du secteur américain des télécommunications, et de l’autre, BlackRock, plus grosse société de gestion au monde avec ses 7.961 milliards de dollars d’encours gérés. Une filiale du gestionnaire d’actifs, BlackRock Alternatives, et AT&T ont signé un accord définitif afin d’établir une co-entreprise, Gigapower, qui opérera une plateforme commerciale sur la fibre optique en libre accès. L’objectif de Gigapower est de fournir le meilleur réseau de fibre optique possible aux fournisseurs d’accès à Internet et aux entreprises américaines. La co-entreprise prévoit de déployer son réseau auprès de 1,5 million de sites clients dans un premier temps. Dans la fibre optique, AT&T nourrit de grandes ambitions dont celle d’atteindre plus de 30 millions de lieux connectés à la fibre optique aux Etats-Unis, y compris des sites commerciaux, d’ici fin 2025. Gigapower s’adressera aux clients établis en dehors des 21 Etats américains déjà couverts par AT&T via la fibre optique. AT&T et BlackRock espèrent que le déploiement du réseau de Gigapower fera progresser les efforts visant à réduire la fracture numérique et stimuler les économies locales là où il sera déployé. BlackRock déjà partenaire de Verizon La joint-venture est nichée dans un fonds géré par l’équipe d’infrastructures diversifiées de BlackRock dirigée par Mark Florian. Les deux entités seront copropriétaires et codirigeants de la structure créée, qui sera supervisée par Bill Hogg, président des opérations technologiques d’AT&T. Dans le domaine des télécoms, AT&T n’est pas le seul partenaire de BlackRock. En mai 2021, le gestionnaire d’actifs a fait entrer le directeur général de Verizon Communications, Hans Vestberg, à son conseil d’administration. Larry Fink, directeur général et président de BlackRock, avait alors indiqué que l’ajout d’Hans Vestberg au conseil d’administration était primordial. Et ce, dans la mesure où la société de gestion continuait de s'étendre dans des marchés clés et utilisait la technologie pour poursuivre sa transformation et intégrer la durabilité dans ses processus d’investissement. En mars dernier, Verizon avait annoncé qu’elle allait équiper les nouveaux locaux new-yorkais de BlackRock au 50 Hudson Yards avec un réseau privé 5G, pour ce qui serait la première mise en œuvre commerciale d’un réseau privé 5G pour Verizon.
Desiree Fixler, l’ancienne responsable de la durabilité de DWS, s’est confiée à Financial News sur les craintes de l’industrie de la gestion d’actifs relatives à l'éco-blanchiment (greenwashing). Les gestionnaires d’actifs ont récemment vu Goldman Sachs Asset Managementfaire l’objet d’une enquête de la SEC sur ses fonds utilisant des critères ESG (environnementaux, sociaux, gouvernance) et BNY Mellon Investment Advisor écoper d’une amende pour des déclarations trompeuses sur ses fonds ESG. Desiree Fixler, qui avait lancé l’alerte sur le fait que DWS vendait ses fonds ESG« plus verts et durables qu’ils ne l’étaient en réalité» estime que ces craintes sont «saines».«Il faut adopter une approche conservatrice pour structurer et commercialiser les produits. Je vois l’ESG, comment cela s’est accéléré durant le Covid et comment beaucoup de gens ont sauté dans le train en marche (...) Certaines entreprises ont pensé que c'était juste de l’ESG, que parce qu’elles ne publiaient pas d'états financiers... elles pouvaient faire des déclarations ambitieuses. Elles ne pensaient pas que ce qu’elles faisaient pouvait être trompeur», a déclaréDesiree Fixler à Financial News. La lanceuse d’alerte a récemment rejoint le comité ESG établi par le régulateur britannique Financial Conduct Authority.
IM Gestão de Ativos (IMGA) est la deuxième plus grosse société de gestion portugaise, disposant d’une part de marché de 21% à fin novembre selon les données du régulateur financier local CMVM. Le gestionnaire d’actifs vient de recevoir le soutien de la Cour de justice de l’Union européenne - via un arrêt publié jeudi 22 décembre – dans son litige l’opposant au fisc portugais. L’affaire porte sur l’imposition d’un droit de timbre, prévu sur certaines opérations financières dans le droit portugais, ayant été appliqué à la commercialisation de 31 fonds communs de placement d’IMGA en 2019. En 2019, un quatuor de banques portugaises a commercialisé auprès du grand public des parts des fonds d’IMGA. En échange de ce service, les banques ont perçu des commissions pour les souscriptions de nouvelles parts dans les fonds d’IMGA réalisées via leur intermédiaire, qu’elles ont facturées au gestionnaire. IMGA a ensuite refacturé ces commissions à ses fonds, dont une partie – environ 8,7 millions d’euros – correspondait à la valeur des commissions de commercialisation des nouvelles parts souscrites via les banques. La société de gestion a également versé plus de 350.000 euros à l’Etat portugais en guise de droit de timbre (taux de 4%) sur les commissions de commercialisation des parts souscrites via les banques. Droit de timbre que IMGA a contesté devant la justice portugaise. L’impôt indirect non conforme au droit européen L’affaire a été portée à l’examen de la Cour en 2021 via une demande de décision préjudicielle d’un tribunal d’arbitrage administratif. Elle a soulevé une question concernant l’interprétation de la règlementation européenne en vigueur relative aux impôts indirects frappant les rassemblements de capitaux. Le droit européen s’oppose-t-il à une règlementation nationale qui prévoit la perception d’un impôt indirect (le droit de timbre) sur les commissions facturées par les banques aux sociétés de gestion de fonds lorsque les banques les aident à enregistrer de nouvelles souscriptions de parts dans leurs fonds? En outre, s’y oppose-t-il dans la mesure où ces commissions de gestion incluent la refacturation, aux fonds de placement, des commissions facturées par les banques aux gestionnaires ? Oui dans les deux cas pour la cour de justice de l’UE. La CJUE constate notamment que les services de commercialisation mis en cause «font partie intégrante d’une opération de rassemblement de capitaux». Or, ce type de services fait partie des opérations non soumises à la fiscalité indirecte selon la législation européenne. Dès lors, les grever d’un droit de timbre est interdit par les textes en vigueur. Par conséquent, la Cour indique dans son arrêt que le droit européen s’oppose à une règlementation qui prévoit l’imposition d’un droit de timbre surla rémunération que perçoit un établissement financier de la part d’une société de gestion de fonds en échange de la fourniture de services de commercialisation aux fins de nouveaux apports en capital visant la souscription de parts de fonds nouvellement émises. L’interdiction d’imposer un droit de timbre vaut également pour les montants perçus par la société de gestion auprès de fonds communs de placement. Cela,«dans la mesure où ces montants incluent la rémunération que ladite société de gestion a versée aux établissements financiers au titre de ces services de commercialisation».