La société de hedge fund de Chris Rokos, Rokos Capital Management, a affiché une perte avant rémunération de ses membres de 3,6 millions de livres sur les douze mois à mars 2022, rapporte le Financial Times, citant des documents de la Companies House. L’année précédente, elle avait enregistré un bénéfice de 914 millions de livres. La société a été pénalisée par la chute des obligations à courte échéance pendant l’automne 2021. Son fonds, qui avait réalisé des gains importants au début de la pandémie, a fini 2021 en recul de 26 % environ. Depuis, il a rebondi, profitant de paris sur la hausse des taux. Le fonds a fini 2022 sur une hausse de 51 %, avec seulement un mois de perte, sa plus forte année calendaire depuis son lancement en 2015.
Citadel, l’un des plus gros hedge funds du monde, envisage de s’établir au 350 Park Avenue, un gratte-ciel à Manhattan, le quartier des affaires de New York, rapporte Bloomberg. Le bâtiment est une tour d’environ 411 mètres de haut avec 51 étages de bureaux et sept terrasses, dont la construction devrait s’achever en 2032 selon des sources anonymes interrogées par Bloomberg. Citadel devrait occuper 54% des bureaux de la tour, qui sera conçue par le cabinet de l’architecte star Norman Foster, Foster + Partners. En juin 2022, Ken Griffin, le milliardaire fondateur de Citadel, avait annoncé le déménagement du hedge fund de Chicago à Miami.Dans une lettre à ses employés, l’homme d’affaires indiquait qu’il avait personnellement déménagé en Floride et que son activité de teneur de marché, Citadel Securities, s’y installait aussi. En janvier 2019, Ken Griffin avait acquis le logement le plus cher jamais vendu aux Etats-Unis, payant 238 millions de dollars pour un appartement donnant sur Central Park à New York City, selon les informations du Financial Times, peu après l’acquisition d’une autre demeure à Londres pour 95 millions de dollars. En 2020, le Wall Street Journal valorisait à plus d’un milliard de dollars le patrimoine immobilier personnel de Ken Griffin. En 2022, le fonds principal du hedge fund a enregistré une performance de 38%. Citadel a aussi engrangé dès profits records.
Le gestionnaire alternatif canadien Brookfield Asset Management a annoncé, lundi, avoir reçu le feu vert de la Bourse de Toronto pour racheter plus de 31 millions d’actions de classe A entre le 11 janvier 2023 et le 10 janvier 2024. Cela représente environ 10% du flottant de la société de gestion, qui a précisé qu’elle paiera le prix du marché au moment de l’acquisition pour toute action de classe A concernée par l’opération. A la date du 28 décembre 2022, Brookfield AM avait émis plus de 412 millions d’actions qui représentaient 25% du capital de la société de gestion, les 75% restants étant détenus par Brookfield Corporation. Sur les 412 millions d’actions de Classe A émises, plus de 317 millions formaient le flottant pouvant être investi par le public.
La nouvelle présidente de l’Autorité de marchés financiers (AMF), Marie-Anne Barbat-Layani, a présenté ce 9 janvier ses premiers vœux à la presse. Au menu du discours, trois domaines qui ont particulièrement souffert en 2022: protection des épargnants, finance durable, et régulation de la finance digitale. Les épargnants seront au cœur de l’action de l’AMF en 2023, a expliqué Marie-Anne Barbat-Layani. Du côté du conseil financier, la présidente veut que la qualité comme la proximité du conseil soient prises en compte dans les réflexions européennes sur la protection des investisseurs. «Des idées qui peuvent être simples en apparence comme l’interdiction pure et simple des commissions ne sont pas forcément les plus efficaces. Evidemment, les frais doivent être transparents, raisonnables et justifiés », a-t-elle ainsi soutenu. Pour cela, le régulateur va s’assurer que l’information financière comme les frais des produits soient lisibles et compréhensibles par l’épargnant moyen pour qu’il puisse prendre des décisions d’investissement éclairées. L’AMF va également mener une campagne d'éducation financière ciblée et diffusée sur les réseaux sociaux, et surtout agir contre la commercialisation et la promotion d’offres d’investissement à risque sur les réseaux sociaux, notamment via les fameux « influenceurs ». La dirigeante a ensuite mis l’accent sur sa volonté d’obtenir des clarifications sur la réglementation européenne verte autour de la finance durable afin de faciliter son travail de supervision. Elle a notamment souligné «une frustration» sur ce manque de clarté des textes réglementaires. «Nous ne disposons pas en matière de finance durable, soit pour les sociétés de gestion soit pour les émetteurs, de toutes les bases et les références », a-t-elle déclaré. Et ce malgré la création de la Commission Climat et Finance Durable (CCFD) depuis 2019 au sein du régulateur français et un certain nombre de réglementations européennes et la doctrine de l’AMF en matière d’information des investisseurs. «Nous avons besoin de poursuivre la clarification au niveau européen des réglementations durables», a-t-elle ajouté. La régulation reste ambiguë sur la notion d’investissement durable L’année 2023 sera en effet charnière pour la finance durable en Europe. Le niveau 2 de la réglementation Sustainable Finance Disclosure Regulation (SFDR) est entré en vigueur ce 1er janvier. Il exige des sociétés de gestion de justifier la catégorisation des fonds les moins verts (article 6) aux plus verts (article 8 et 9). Cependant, la régulation reste ambiguë sur la notion d’investissement durable, ce qui préoccupe le régulateur français sur l’application de SFDR, l’une de ses priorités de supervision pour l’année 2023. En attendant, la plupart des grandes sociétés de gestion ont déjà rétropédalé en déclassant de nombreux fonds d’article 9 à 8, ou de 8 à 6. En ces temps de transformation, Marie-Anne Barbat-Layani a assuré aux acteurs financiers qu’elle continuerait à les accompagner, qu’elle maintiendrait son niveau d’exigence et qu’elle n’hésiterait pas à dénoncer le greenwashing. Enfin, en plein krach crypto suite à l’effondrement de la plateforme FTX, le gendarme financier français a dévoilé des pistes pour davantage protéger les investisseurs. Marie-Anne Barbat-Layani a ainsi confirmé sa volonté d’accélérer le passage du régime d’enregistrement au régime d’agrément obligatoire pour les acteurs cryptos non enregistrés, comme l’a proposé le sénateur Hervé Maurey (Union centriste) dans un amendement au projet de loi visant notamment à adapter la réglementation européenne Markets in Crypto-Assets (MiCA) en droit français. Les prestataires de services sur actifs numériques (PSAN), qui seront enregistrés d’ici le 1er octobre 2023, seront eux «accompagnés» le temps du délai permis par la transition vers le régime MiCA. « Aujourd’hui en France, nous avons 50 acteurs enregistrés mais aucun agréé », a d’ailleurs rappelé la présidente.
Le Département d’Etat américain (DOS), chargé des relations internationales, a déclaré qu’il avait l’intention de faire passer les frais de renonciation à la citoyenneté américaine de 2.350 dollars à 450 dollars. Cette déclaration figure dans une réponse faite au tribunal du District de Columbia qui oppose le DOS à l’Association des Américains Accidentels, constituée de personnes qui ont hérité de manière fortuite de la nationalité américaine sans avoir d’attache à ce pays. Le 31 décembre dernier, le département du Trésor américain avait déjà publié des textes visant à assouplir les obligations de déclaration des banques étrangères concernant ces citoyens n’ayant, pour beaucoup, pas résidé durablement aux Etats-Unis.
Le président de la République envisage, sur proposition de la Première ministre, de nommer Robert Ophèle en qualité de président de l’Autorité des normes comptables. La présidente de l’Assemblée nationale et le président du Sénat sont saisis de ce projet de nomination, afin que la commission intéressée de chacune des assemblées se prononce. Robert Ophèle était, jusqu’en juillet dernier, président de l’Autorité des marchés financiers (AMF).
La société de gestion française Amundi a annoncé trois nominations ce lundi. Cinza Tagliabue a été nommée présidente du conseil d’administration de la filiale italienne d’Amundi. Elle était depuis 2017 directrice générale d’Amundi en Italie et directrice adjointe des réseaux partenaires depuis 2020. Elle est devenue directrice mondiale des réseaux partenaires en mars 2022. Gabriele Tavazzani, directeur général d’Amundi en Autriche depuis mai 2020, a été promu directeur général et exécutif d’Amundi en Italie. Il a dirigé auparavant les activités d’Amundi en Pologne et a supervisé les ventes et le marketing des fonds d’Amundi en Italie entre 2009 et 2015. Franck du Plessix lui succède au poste de directeur général d’Amundi en Autriche. Celui-ci a été présidé et dirigé les activités d’Amundi en République Tchèque, poste qui est revenu à Alain Berry fin novembre. Il a été auparavant responsable du développement des partenariats et réseaux ainsi que des produits structurés sur le segment retail.
La société de services financiers et de gestion privée Atlantic Financial Group a annoncé, lundi, les arrivées de Julien Sureau en tant que directeur général et Loïc Villebrun en tant que directeur institutionnels. Julien Sureauaura pour responsabilité de développer l’offre et mettre en place la stratégie de croissance de la société. Depuis 2020, il était directeur général de Cedrus & Partners, qu’il avait rejoint en 2016 en tant que responsable de la recherche et sélection de fonds. Auparavant, il avait travaillé chez Unigestion dans l’analyse et la sélection de hedge funds et chez Allianz Global Investors, notamment en tant que responsable de la stratégie produit. Loïc Villebrun sera responsable de la promotion de l’offre d’Atlantic auprès de laclientèle institutionnelle française. Il évoluait précédemment chez Muzinich & Co en tant que directeur institutionnels après avoir occupé des postes similaireschez Franklin Templeton Investments et Tocqueville Finance.
Le groupe financier japonais Nomura a recruté Meno Stroemer, ancien directeur de la gestion de portefeuille de Fisch Asset Management, en tant que responsable de la gestion crédit sur les marchés émergents. Une fonction qu’il occupera tant pourNomura Corporate Research and Asset Management que pour Nomura Asset Management. Avant son passage chez Fisch AM, d’où il a démissionné l’an dernier, Meno Stroemer a travaillé dans le département du trading corporate marchés émergents de Morgan Stanley ainsi que dans les salles de marché d’UBS et de HSBC.
Amplegest décline le concept pricing power sur les Etats-Unis. La société de gestion a récemment transformé son fonds Amplegest Actions internationales, lancé en 2013, en Amplegest Pricing Power US. Ce nouveau fonds, dont Amplegest nous avait annoncé la création imminente en octobre dernier, applique la philosophie de gestion du fonds «historique», Amplegest Pricing Power, aux actions nord-américaines. Le fonds atteint d’ores et déjà un encours de 87 millions d’euros au 31 décembre 2022. Amplegest Pricing Power US se présente comme un fonds de convictions, concentré sur une quarantaine de valeurs positionnées sur cinq tendances structurelles porteuses : digitalisation, bien-être, productivité, transition écologique et marques exclusives. Le fonds fraîchement remanié est géré par Julie Jourdan, arrivée tout récemment en provenance de Mansartis. Elle travaillera sous la direction de Gilles Constantini, le nouveau directeur de la gestion actions après le départ de Gérard Moulin et sera épaulée par les quatre analystes d’Amplegest. « Cette nouvelle stratégie porte l’encours global des deux fonds pricing power à près de 400 millions d’euros et conforte durablement notre statut de « Maison du Pricing Power », qui représente plus que jamais un marqueur fort de notre gestion actions », explique Jean-François Castellani, directeur du développement d’Amplegest.
Un duo de gérants actions thématiques basés aux Etats-Unis a rejoint la société de gestion britannique M&G Investments. Jeffrey Lin et Thomas Lee, spécialistes des actions technologiques, évoluaient précédemment chez TCW Group, où ilsgéraient diverses stratégies portant notamment sur l’IA, la mobilité de nouvelle génération et les technologies du divertissement. Jeffrey Lin a pris les fonctions de directeur des actions thématiques et sera rattaché à Fabiana Fedeli, directrice des investissements actions, multi-actifs et durabilité. Thomas Lee est nommé directeur adjoint des actions thématiques. M&G envisage de lancer de nouvelles stratégies thématiques avec l’arrivée de ces deux gérants.
Lazard Frères Gestion a annoncé ce 9 janvier la création d’une direction du développement commercial qui chapeautera les clientèles institutionnelles et gestion privée. Ce poste a été attribué à Sophie de Nadaillac, associée-gérante, qui dirige déjà le développement commercial pour la gestion privée. Elle récupère les attributions de Jean-Jacques de Gournay, associé-gérant, directeur du développement de la gestion institutionnelle, qui quitte l’entreprise pour se consacrer à des activités de philanthropie et de conseil. Dans le cadre de ses nouvelles fonctions, Sophie de Nadaillac sera responsable de la stratégie commerciale de Lazard Frères Gestion, mais aussi des sujets liés au développement de l’entreprise (ouverture de nouvelles succursales en régions ou à l’étranger, opportunités de croissance externe, sans préjuger de l’éventuelle survenue de ces projets à l’avenir). Elle intègre à ce titre le comité international « Sales & Marketing Management » de Lazard Asset Management, où elle représentera Lazard Frères Gestion. Sophie de Nadaillac a rejoint le groupe Lazard en 1995, initialement au sein du département Conseil en Fusions et Acquisitions de Lazard Frères à Paris, avant de devenir en 2007 directrice du développement de la gestion privée de Lazard Frères Gestion.
La société de gestion lyonnaise vient de recruter Alexis Charvériat comme gérant sous mandat, a annoncé ce dernier sur LinkedIn. Alexis Charvériat était dernièrement responsable de la gestion actions européennes à la Financière de la Cité entre 2017 et 2021. Il y était notamment gérant des fonds FDC Brexit et FDC Citadelle Euro. Par le passé, il a été directeur de la recherche chez Wormser Frères Gestion (2015-2017), a participé au lancement de Quantology Capital Management (ex-Uncia AM, récemment placé en redressement judiciaire) en 2012, et a été gérant actions près de dix ans chez Ecofi (2001-2010).
La société de gestion non cotée Aqua Asset Management vient de recruter Marie-Anastasia Harmand comme responsable impact. Elle arrive de Blunomy, chez qui elle était consultante en stratégie puis analyste financière entre 2020 et 2023.
Le gestionnaire d’actifs britannique Pacific Asset Management a noué un accord avec le tierce-partie marketeur Campion Capital pour la distribution de ses fonds dans la région ibérique (Espagne, Portugal, Andorre). Trois fonds sont proposés aux investisseurs espagnols, le premier sur les actions émergentes, le deuxième global macro et le troisième sur la thématique de la longévité.
La société de gestion italienne Anima a enregistré en décembre une collecte nette de 253 millions d’euros, portant la collecte totale sur l’année 2022 à plus de 1,6 milliard d’euros. En incluant l’assurance vie, cette collecte se monte à 2,4 milliards d’euros. A fin décembre, Anima gérait plus de 177 milliards d’euros. Cotée en Bourse, Anima est détenue par Banco BPM et Poste Italiane. La société fait régulièrement l’objet de rumeurs de rachats. Mais dernièrement, sa direction a plutôt manifesté sa volonté de faire des acquisitions.
Muzinich & Co. vient de promouvoir Hans Valer au poste de directeur Suisse, responsable de la distribution institutionnelle et wholesale. Il succède à Martin Gut, qui reste membre du conseil d’administration suisse. Hans Valer travaille chez Muzinich en Suisse depuis près de sept ans. Par le passé, il a notamment évolué chez Amundi, BlackRock, Credit Suisse et la Banque cantonale de Zurich.
A l’occasion de ses premiers vœux comme présidente de l'Autorité, Marie-Anne Barbat-Layani s’est inscrite dans les pas de son prédécesseur, Robert Ophèle.
Vanguard a annoncé ce 22 décembre son intention de lancer le Vanguard Short-Term Tax-Exempt Bond ETF, un fonds indiciels coté sur les obligations municipales qui sera géré par Vanguard Fixed Income Group. Vanguard compte sortir cet ETF au cours du premier trimestre de 2023. «Le nouvel ETF Short-Term Tax-Exempt Bond a été construit de manière réfléchie pour les investisseurs sensibles à l’impôt ayant un horizon temporel court et une faible tolérance au risque (...)», explique dans un communiqué Daniel Reyes, responsable du département Portfolio Review de Vanguard. Le groupe indique que cet ETF est destiné aux investisseurs qui cherchent à générer un rendement exonéré d’impôt dans leurs portefeuilles tout en minimisant la sensibilité aux taux d’intérêt. Il investira principalement dans des obligations municipales à court terme de première qualité et suivra l’indice S&P 0-7 Year AMT-Free Muni Bond. Il affiche un ratio de frais estimé à 0,07 %, comparativement à 0,54 % pour un fonds d’obligations à court moyen terme.
La société de non-coté Catalio Capital Management va acquérir HealthCor, un hedge fund long/short focalisé sur les actions du secteur de la santé et des sciences de la vie, selon des médias américains. Le hedge fund new-yorkais a été fondé en 2005 par Art Chen et Joe Healey.La transaction devrait être clôturée début 2023.
En 2022, l’univers des hedge funds a vécu une année contrastée. Le secteur a d’abord affiché une certaine vigueur lors du premier trimestre qui a vu le lancement de 185 hedge funds, majoritairement des long/short et des global macro. Puis l’inflation, la remontée des taux et la guerre en Ukraine sont passés par là. En conséquence, le nombre de nouveaux hedge funds a baissé drastiquement au deuxième trimestre (80 lancements) et au troisième trimestre (71 lancements) selon les estimations du fournisseur américain de recherche et d’indices sur les hedge funds HFR. Ces 71 lancements recensés au troisième trimestre 2022 représentent un point bas plus vu depuis le quatrième trimestre 2008, au cours duquel seuls 56 hedge funds téméraires s’étaient lancés en dépit de la crise financière mondiale. Les liquidations de hedge funds ont, elles, été les plus nombreuses au deuxième trimestre 2022 (156 liquidations), le premier ayant fait 126 victimes et le troisième 145. Entre fin septembre 2021 et fin septembre 2022, HFR estime que 449 hedge funds ont vu le jour quand 544 autres ont mis la clé sous la porte. «Avec une incertitude significative et une grande disparité dans les perspectives économiques pour début 2023, il est probable que les lancements et les liquidations de hedge funds restent proches de niveaux historiques. Ce, alors que les investisseurs évaluent soigneusement les opportunités et positionnent délibérément les portefeuilles face à la volatilité attendue en 2023», commente Kenneth J. Heinz, président de HFR. Niveaux de frais les plus bas depuis 2008 Aussi les frais des hedge funds ont-ils été au troisième trimestre 2022 les plus bas jamais enregistrés par HFR depuis le début de son activité en 2008. Fin septembre, les frais de gestion moyens des hedge funds s’élevaient à 1,35%, y compris pour les fonds lancés durant le troisième trimestre, quand les frais de performance (incentive fee) se situaient à 16,01%. Ces derniers étaient de 17,23% pour les hedge funds ayant vu le jour au troisième trimestre. Cependant, la structure de frais traditionnelle 2+20, qui consiste en 2% de frais fixes de gestion et 20% de frais de performance, est de plus en plus délaissée par les gros hedge funds comme Citadel, Millennium ou Brevan Howard au profit des frais répercutés («pass through»). Ces frais, qui couvrent notamment les dépenses de fonctionnement des gestionnaires, n’ont pas de plafond et peuvent grimper jusqu'à 10% voire plus. Côté performance, l’industrie des hedge funds s’est majoritairement retrouvée dans le rouge à l’issue des onze premiers mois de 2022, possiblement sa pire année depuis 2018 et la seconde plus mauvaise depuis 2013. L’indice HFRI 500 Fund Weighted Composite affichait une performance négative de -3,87% sur la période. Cet indicecouvre les performances des 500 plus gros hedge funds fournissant leurs données à HFR, ouverts aux investissements et offrant une liquidité trimestrielle ou mensuelle. Avant le mois de décembre, les hedge funds macro et les plus gros hedge funds en termes d’encours, à l’image de Citadel, s’affichaient déjà comme les grands gagnants de 2022.
CBRE Investment Management a à son tour reporté les paiements de son fonds immobilier CBRE UK Property PAIF en raison des conditions de marché actuelles, rapporte Investment Week. C’est la deuxième fois que la société repousse les paiements de ce véhicule institutionnel, qui comptait 1,5 milliard de livres d’encours en décembre 2021. En octobre, CBRE avait annoncé reporter de trois mois les remboursements acceptés au deuxième trimestre. Un porte-parole a confirmé le 5 janvier que le fonds allait verser cet argent la semaine suivante. Toutefois, une partie des remboursements au titre du troisième trimestre sera différée.
Les investisseurs internationaux se sont montrés prudents pour le passage à la nouvelle année. Entre le 29 décembre 2022 et le 4 janvier 2023, ils ont privilégié les fonds monétaires, avec 112,3 milliards de dollars (105,9 milliards d’euros), selon «Flow show», le rapport hebdomadaire des flux dans les fonds d’investissements mondiaux par BofA Global Research. Les fonds obligataires ont également connu une bonne semaine, avec +6,5 milliards de dollars flux nets. La collecte des fonds actions est pour sa part de -4,6 milliards de dollars, ce qui en fait sa 47ème semaine négative de suite. La collecte obligataire s’est orientée principalement sur les fonds de dettes souveraines (+6,5 milliards de dollars). Les fonds de dettes d’entreprises investment grade ont rendu 3,6 milliards, ceux de dettes émergentes quelque 300 millions, et ceux de dettes à haut rendement une petite centaine de millions. Sur le front des actions, la décollecte provient principalement des fonds d’actions américaines (-6 milliards de dollars). Les retraits se sont faits notamment sur les fonds de grandes capitalisations (-3,3 milliards), croissance (-1,7 milliard) et de petites capitalisations (-1,5 milliard). Les investisseurs leur ont privilégié les fonds d’actions japonaises (+3,5 milliards de dollars) et les fonds d’actions émergentes (+ 0,5 milliard). Les fonds d’actions européennes ont rendu 45 millions de dollars.
Janus Henderson a fusionné deux équipes d’investissement obligataire suite à une revue interne de sa gamme de produits et de ses ressources, a appris Citywire Selector. La décision coïncide avec la volonté de la société de gestion d’économiser 40-45 millions de dollars d’ici à fin 2023. Les équipes obligations monde et obligations stratégiques seront regroupées au sein d’une même équipe obligations monde. Elle sera dirigée par John Pattullo et Jenna Barnard, qui cogèrent le fonds Horizon Total Return Bond.
Lazard Frères Gestion vient de lancer un fonds obligataire Lazard Credit 2027. Il est géré par Adrien Lalanne avec l’appui d’une équipe de onze analystes-gérants de portefeuille, dont une spécialiste ESG. Le fonds est classé « article 8 » selon la nomenclature SFDR. La stratégie est fondée sur le portage, avec des titres de maturité de cinq ans, tout en ayant la possibilité de réaliser des arbitrages. Ce véhicule est investi en obligations du secteur privé Investment Grade et High Yield, ainsi qu’en dettes financières (hors dettes subordonnées AT1 ou hybrides). Il a vocation à s’exposer principalement aux segments de marché notés « BBB » et « BB ». La période de souscription sera clôturée le 30 avril 2023.
Eiffel Investment vient de recruter Adrien Burel en tant que vice-président du pôle Business Development. Il sera principalement chargé de la commercialisation des OPCVM actions cotées de la gamme Eiffel NOVA. Il participera également au renforcement du réseau de distribution (partenariats CGP, family office, bancaires et assureurs) des unités de compte d’actifs privés et des fonds de crédit coté d’Eiffel. Adrien Burel arrive de Fidelity International, où il était business development manager depuis 2016. Auparavant, il a exercé différentes fonctions marketing et commerciales notamment pour Arkeon Finance et Henderson Global Investors.
Turgot Asset Management a annoncé ce 6 janvier la nomination de Florence Roche au poste de directrice de la gestion immobilière à partir de fin janvier. Elle sera chargée de la prise en charge et du développement de l’activité résidentiel du Groupe Magellim, afin de renforcer les équipes dédiées de la SCI ViaGénérations. Elle remplacera Thibault Corvaisier, directeur général de Turgot AM depuis le rachat de Turgot Capital par Magellim en février 2022, qui part pour des nouveaux projets. Le poste de directeur général délégué, qui était également occupé par ce dernier, a été attribué un peu plus tôt à Sonia Raimbault, qui demeure en même temps directrice administrative et financière. Florence Roche arrive de Primonial REIM, où elle était responsable transaction et asset management du pôle résidentiel depuis 2017. Auparavant, elle a travaillé chez ICADE Conseil depuis 2007 comme consultante logements avant d’être nommée en 2012 responsable asset management pour le pôle résidentiel chez Colliers IIAM (anciennement ICADE Asset Management). Le groupe Turgot Capital comptait 1,3 milliard d’euros d’actifs au 31 décembre 2022.
La Financière Arbevel vient de recruter Benoit Faitot comme chargé de relations investisseurs. Il arrive de Kays Wealth Management où il était gérant privé depuis ses débuts en 2018. Au 31 décembre 2022, Financière Arbevel compte 2.1 milliards d’euros d’actifs sous gestion et 47 salariés. Elle a été reprise en 2009 par ses dirigeants actuels.
La commissaire européenne aux services financiers, à la stabilité financière et l’union des marchés de capitaux Mairead McGuinness est favorable à l’interdiction des rétrocessions dans la vente de produits financiers aux clients particuliers selon Reuters. L’agence a consulté une lettre datée du 21 décembre et envoyée par Mairead McGuinness au député européen Markus Ferber, farouchement opposé à une suppression généralisée des rétrocessions dans l’UE. Dans cette missive, la commissaire européenne écrit qu’une interdiction généralisée dans l’Union européenne des rétrocessions dans le cadre de la vente de produits financiers pourrait diviser le coût de ces produits par plus d’un tiers pour les investisseurs particuliers. Elle indiquetoujours envisager différentes options réglementaires; Pour Mairead McGuinness, le modèle de vente de fonds aux particuliers basé sur les rétrocessions signifie souvent que les produits financiers vendus sont plus chers que d’autres alternatives moins coûteuses disponibles sur le marché. Aussi la commissaire européenne affirme-t-elle que le conseil en investissement automatisé ne doit pas être cher. Selon Mairead McGuinness, proscrire les rétrocessions forcerait les banques à changer de modèle d’activité mais ne les empêcherait en rien de vendre leurs produits financiers et de réaliser des profits. Fin novembre, la commissaire européenne avait été l’une des destinataires d’une lettre conjointe de trois organisations(Better Finance, le Bureau européen des unions de consommateurs et Finance Watch). Celles-ci avaient réitéré leur demande d’interdire les rétrocessions dans la vente de produits financiers aux investisseurs particuliers dans l’UE et de suivre ainsi les exemples du Royaume-Uni et des Pays-Bas, précurseurs sur le sujet.