L’actif des fonds d’épargne-pension en Belgique a atteint à la fin de l’année 2013 un total record de 14,33 milliards d’euros, selon les chiffres communiqués par la BEAMA, l’association belge des gestionnaires d’actifs, et cités par L’Echo. La hausse sur l’ensemble de l’année atteint 1,7 milliard d’euros.
Le groupe Generali a annoncé ce jour le lancement de Generali Global Private Corporate Credit, un fonds de 300 millions d’euros d’encours pour Generali Vie, la compagnie française d’assurance vie du groupe. Ce fonds sera principalement investi sur des prêts d’entreprises européennes en privilégiant la France. La gestion de ce mandat a été confiée à BNP Paribas Investment Partners, indique un communiqué. « Nous attendons de cette stratégie d’investissement qu’elle améliore notre rendement et la diversification de nos actifs », a indiqué Fabrizio Vitiello, Head of Asset Managers Management & Alternative Fixed Income de Groupe Generali. « Cela correspond parfaitement à notre volonté de trouver des solutions d’investissements alternatives sur les produits de taux. »Le groupe poursuit l’étude d’autres partenariats pour diversifier sa gestion de taux par produit et par zone géographique.
Fullerton Fund Management, la filiale de gestion d’actifs du fonds souverains singapourien Temasek Holdings, vient de recruter trois gérants seniors afin de renforcer son équipe d’investissement dédiée aux actions, a annoncé la compagnie. Jason Zhu, ancien responsable des actions chez Franklin Templeton Sealand Fund Management, rejoint ainsi Fullerton au poste de responsable des actions chinoises. Par ailleurs, Ian McCallum, jusque-là directeur des investissements à Londres pour Bedlam Asset Management, intègre la société singapourienne en qualité de responsable mondial des marchés émergents. Enfin, Craig Mitchell, ancien gérant de Capital Group, sera chargé de lancer et développer la stratégie actions de performance absolue en Asie.
Sur les quelque 352 milliards de francs gérés par Credit Suisse dans la gestion d’actifs institutionnelle ou asset management (à fin 2013), les activités suisses représentent encore une part majeure de 246 milliards de francs selon des chiffres communiqués le 19 mars, rapporte L’Agefi suisse. Soit plus des deux tiers du total. Des chiffres qui permettent de constater que les récentes cessions d’activités dans la gestion d’actifs ont relativement peu touché les activités en Suisse de la grande banque dans l’asset management. L’an dernier, les actifs sous gestion de l’unité suisse d’asset management ont ainsi augmenté de 5% à 245,6 milliards de francs avec des effectifs totaux de 618 personnes en Suisse. Les stratégies gérées en Suisse ont même drainé 2,6 milliards de francs d’actifs nets. A la faveur d’une stratégie dite multi-boutique. En clair: chaque unité ou classe d’actifs (actions, immobilier,etc) fonctionne comme un centre de profit, avec son propre compte de résultats et même des structures de rémunérations spécifiques liées à la performance pour certaines unités ainsi que le souligne Michael Strobaek, le responsable de l’asset management en Suisse de la grande banque, mais aussi de l’Investment Strategy & Research ainsi que de la stratégie d’investissement (CIO) an plan global.
Vontobel Asset Management a décidé de faire appel aux services de Kneip pour la gestion de ses données et la production de documents réglementaires tels que le KIID.Vontobel utilisera les services de Kneip pour l’ensemble de ses gammes de fonds domiciliés en Suisse et au Luxembourg.
La banque J. Safra Sarasin a annoncé le 19 mars la création d’un centre de compétences à l’intention des fondations. L’activité est dirigée à compter du 1er mars par Ingeborg Schumacher-Hummel et Bernhard Gick. L’objectif de la structure est de conseiller les fondations et de développer des offres dans le contexte d’investissements à buts sociaux ou environnementaux spécifiques (mission-related investing, MRIs), a indiqué le 19 mars l’institut dans un communiqué.Les fondations sont de plus en plus nombreuses à travers le monde à investir une partie de leurs avoirs dans des projets durables. Une tendance qui est en outre confortée par le fait que ce type d’investissement est également rentable.
Le spécialiste de l’administration d’actifs Mitsubishi UFJ Fund Services a annoncé le 19 mars l’acquisition de Meridian Fund Services Group, dont les actifs sous administration s'élèvent à 14 milliards de dollars.Cette acquisition va porter les actifs sous administration d’UFG Fund Services à environ 165 milliards de dollars. La société, qui appartient au groupe Mitsubishi UFJ Financial, propose toute une gamme de services aux hedge funds, aux fonds de fonds, aux capital-investisseurs, aux fonds immobiliers, aux mutual funds et aux family offices.Cette opération est une illustration de la volonté du groupe financier japonais de développer ses activités internationales d’administration de fonds, de façon organique ou par croissance externe.
Lyxor Asset Management (Lyxor AM) enrichit sa gamme d’ETF à destination des investisseurs espagnols. La société de gestion française vient ainsi d’enregistrer un nouveau véhicule répliquant l’indice MSCI World avec une couverture mensuelle en devise, baptisé Lyxor UCITS ETF MSCI World – Monthly Hedged D - EUR, révèle Funds People.L’enregistrement sur le marché espagnol de ce nouvel ETF intervient quelques semaines après le lancement par Lyxor de trois ETF «double short» permettant aux investisseurs de construire des positions courtes sur les principaux indices de dettes publiques.
Rickesh Kishnani et David Robertson vont lancer en juin le Platinum Whisky Investment Fund, le premier fonds de private equity qui propose de faire bénéficier les souscripteurs de la croissance du prix du whisky écossais single malt, rapporte The Asset.com. La fonds prendra des positions dans des productions de single malt. Les deux co-responsables du fonds sont des passionnés de whisky. David Robertson a notamment été master distiller a la distillerie écossaise The Macallan. Le fonds, enregistré à Hong Kong, vise les 10 millions de dollars. L’investissement minimum est de 250.000 dollars.
Huit mois après l’acquisition de Cazenove, la société de gestion britannique Schroders vient d’intégrer dans sa gamme de produits disponible en Espagne un certain nombre des fonds de Cazenove Capital Holdings, rapporte Funds People. L’offre de Schroders s’enrichit ainsi de véhicules dédiés au fixed income, aux actions européennes (tant long/short que long only) et aux actions britanniques de Cazenove. «Les nouveaux fonds que nous avons enregistré sont d’une grande complémentarité avec notre gamme», explique à Funds People Carla Bergareche, directrice générale de Schroders pour l’Espagne et le Portugal, qui se félicite également d’enregistrer l’apport des gérants Steve Cordel et Julie Dean. Dans le cadre de cette démarche, Schroders a enregistré six produits de Cazenove auprès de la CNMV, le régulateur espagnol. Ces produits sont désormais intégrés à la Sicav luxembourgeoise du gestionnaire d’actifs britannique, Schroders ISF. Les six fonds concernés sont: Schroder ISF European Opportunities (anciennement Cazenove Pan European), Schroder ISF UK Opportunities (ex-Cazenove UK Equity), Schroder ISF European Equity ex-UK (Cazenove European Equity ex-UK), Schroder ISF Strategic Credit (Cazenove Strategic Debt), Schroder ISF European Equity Absolute Return (Cazenove European Equity Absolute Return) et, enfin, Schroder ISF European Alpha Absolute Return (Cazenove European Alpha Absolute Return).
La banque privée de Bankinter vient de dépasser le seuil fatidique des 300 Sicav en portefeuille, lui permettant ainsi d’afficher une part de marché de 10 % dans cette activité contre 7 % un an auparavant, rapporte Cotizalia. Concrètement, Bankinter détient début mars 305 Sicav, en hausse de 20 % sur un an, auxquels s’ajoutent cinq autres véhicules domiciliés au Luxembourg où la banque espagnole a acquis l’entité néerlandaise Van Lanschot. Cette croissance se traduit par une progression de 45 % de ses encours depuis 2012, ressortant désormais à 1,878 milliard d’euros d’actifs sous gestion. A ce chiffre doit s’ajouter les encours de ces cinq véhicules au Luxembourg qui, fin 2012, totalisaient 300 millions d’euros d’actifs sous gestion.
BNP Paribas Investment Partners (BNP Paribas IP) pousse ses pions en Asie. La société de gestion française a déposé en mars un dossier à Hong-Kong afin d’obtenir une licence d’investisseur institutionnel qualifié pour la gestion en renminbi (RQFII ou qualified foreign institutional investor) en vue du lancement d’un fonds obligataire hybride conforme à ce statut, rapporte Asian Investor. La compagnie devrait faire la même démarche à Singapour pour obtenir une telle licence, précise le site d’information. BNP Paribas IP espère obtenir le précieux sésame d’ici deux à trois mois, tout en s’attendant à ce que cette licence porte sur un quota de 1 milliard de renminbi (161 millions de dollars).BNP Paribas IP est déjà reconnu comme un gérant QFII, s’étant vu accordé un quota officiel de 500 millions de dollars qui a grossi jusqu’à atteindre 3 milliards de dollars d’exposition. Désormais, l’objectif de la société de gestion est de lancer un produit qui investira dans des obligations renminbi à la fois «onshore» et «offshore», a précisé Vincent Camerlynck, directeur général de BNP Paribas IP pour l’Asie-Pacifique, dans un entretien à Asian Investor.
Les investisseurs allemands sont très attirés par l’investissement dans les fonds immobiliers. 17 milliards d’euros sont investis dans ces produits, selon le Handelsblatt, qui pointe dans une longue enquête les performances décevantes de ces fonds, qui n’ont réalisé en moyenne qu’un gain de 1,6 % par an sur trois ans. Selon les chiffres de l’association BVI, la performance des douze derniers mois s'établit à 1,2 %, loin de la hausse des marchés immobilier constatée en Allemagne. De nombreux fonds vivent actuellement une «descente aux enfers» selon le quotidien, 13 des 16 fonds doivent vendre des actifs pour honorer les sorties des investisseurs, faisant perdre pour certains jusqu'à 20 % de leur performance. Selon DTZ Research, d’ici à 2017, les fonds immobiliers devront céder jusqu'à 17 milliards d’euros d’actifs en portefeuille.
MoraBanc s’ouvre de nouveaux horizons. Le groupe bancaire andorran vient d’ouvrir une société de gestion de fonds UCITS au Luxembourg, baptisée Mora Asset Management Luxembourg, dont l’activité a démarré le 11 février, rapporte Funds People. Cette nouvelle structure est la première plateforme du groupe bancaire au sein de l’Union européenne. Elle complète ainsi le maillage géographique de MoraBanc qui compte déjà des bureaux à Zurich, Miami, Montevideo et Dubaï. Mora Asset Management Luxembourg, dirigée par Maria Victoria Simon, assumera la gestion de Mora Fund Sicav, comptant plusieurs compartiments avec différents types d’actifs et différentes philosophies d’investissement.
Le fonds de pension néerlandais PFZW (Pensioenfonds Zorg en Welzijn) a conclu un accord privé de partage de risque avec Rabobank portant sur un portefeuille de prêts d’entreprise (corporate loans) de la banque néerlandaise, a annoncé PFZW le 18 mars. Concrètement, le fonds de pension néerlandais, qui gère 137,3 milliards d’euros, acquiert une participation dans un portefeuille de 3,2 milliards d’euros portant sur plus de 500 prêts d’entreprises dont plus de la moitié concerne des compagnies néerlandaises. Le montant de son investissement n’a pas été dévoilé. «Cette transaction offre à PFZW l’accès à un portefeuille de risque de crédit qui doit aider à diversifier le mix des actifs du fonds de pension de manière efficace, estime PFZW dans un communiqué. Avec cette transaction, PFZW s’attend à réaliser un rendement stable et robuste à long terme.»Rabobank ne perd pas au change, cette transaction permettant à la banque de réduire son risque de crédit et le capital nécessaire pour la couverture du risque. Du capital que Rabobank pourra réutiliser pour offrir de nouveaux crédits aux entreprises.
L’Union européenne, notée AAA/Aaa/AA+ par Fitch, Moody’s et S&P (avec perspectives stables), a lancé son premier emprunt syndiqué de l’année. La taille de l’emprunt était limitée par le montant des prêts à financer pour le soutien à l’Irlande et au Portugal. L’obligation d’un montant de 2,6 milliards d’euros et de maturité 2024, porte un coupon annuel de 1,875% et son prix a été fixé à 9 points de base au-dessus du taux mid-swap. Les teneurs de livre associés étaient BNP Paribas, Credit Suisse, HSBC, JPMorgan et UniCredit.
La Banque de France a pour la première fois publié hier la balance mensuelle des paiements selon la nouvelle méthode internationale. Celle-ci se traduit notamment par l’enregistrement des opérations de négoce international parmi les échanges de biens, alors qu’auparavant elles étaient enregistrées parmi les services. Certaines opérations financières, auparavant classées en revenus, sont enregistrées désormais en tant que prestation de service. Le déficit des transactions courantes s’établit à 3,9 milliards d’euros (cvs-cjo) en janvier 2014, compte tenu d’un déficit des échanges de biens de 5,1 milliards d’euros, d’un excédent des échanges de services de 1,9 milliard et d’un déficit des revenus de 0,8 milliard. Selon l’ancienne méthode, le déficit des échanges de biens du mois de janvier serait ressorti à 5,9 milliards, l’excédent des services aurait été identique et les revenus auraient présenté un déficit de 0,5 milliard.
La présidente du gendarme américain des marchés, Mary Jo White, a assuré que la SEC étudie actuellement d’éventuelles évolutions au cadre réglementaire s’imposant aux cabinets de conseil en vote. Ces proxy advisory firms sont accusées par certains de ne pas faire tout leur possible pour faire part d’éventuels conflits d’intérêts ou d’avoir une influence trop prononcée sur des gestionnaires d’actifs trop passifs face à leurs recommandations.
La société d’investissement a commencé selon Reuters a assuré la promotion d’une titrisation adossée à des loyers tirés de biens résidentiels saisis aux Etats-Unis durant la crise. Le produit, deuxième «REO-to-rental» seulement après celui lancé par Blackstone en novembre dernier, atteindrait selon IFR qui cite des investisseurs un montant de 500 millions de dollars. JPMorgan et Credit Suisse mènent l’opération.
La société californienne de private equity Vista Equity Partners vise selon le quotidien un montant de 3 milliards de dollars d’engagements initiaux ce mois-ci pour son prochain fonds dédié au secteur technologique, pour un objectif final de 3,5 milliards. Le gestionnaire a commencé à démarcher les investisseurs début février seulement.
Le chancelier de l’Echiquier George Osborne a présenté hier un programme budgétaire pour l’année fiscale 2014-2015, dont les principaux bénéficiaires seront les entreprises, les épargnants et les classes moyennes. Mais les aides publiques vont être réduites.
Les régulateurs australiens lancent à leur tour selon le quotidien leurs limiers concernant des soupçons de manipulation du marché local des changes. Le dossier implique déjà une quinzaine de régulateurs de part le monde et au moins une quinzaine de banques aux Etats-Unis, en Europe et en Asie. Greg Medcraft, président de l’Australian Securities and Investment Commission, indique que l’enquête devrait durer au moins un an.