L ‘inflation semble s’accélérer aux Etats-Unis, ce qui devrait inciter la Réserve fédérale (Fed) à relever plus rapidement les taux d’intérêt, a déclaré hier le président de la Fed de Richmond, Jeffrey Lacker. La hausse des prix à la consommation est inférieure à l’objectif de 2% de la Fed depuis plus de quatre ans, mais certains responsables de la politique monétaire américaine ont jugé qu’un taux de chômage à 4,9% est suffisamment faible pour exercer une pression sur les salaires. «Il y a des signes que l’inflation s’accélère», a-t-il dit à l’université Marshall à Huntington, en Virginie occidentale. Jeffrey Lacker ne vote pas au comité de politique monétaire cette année, mais il argumente en faveur d’une hausse sensible des taux pour prévenir une inflation trop forte à l’avenir.
Dans des décisions distinctes, le juge du district de Manhattan Valerie Caproni a estimé que les investisseurs sur les marchés de l’or et de l’argent étaient en droit de mener la plupart de leurs poursuites à l’encontre de banques accusées d’avoir manipulé les cours de ces deux métaux précieux. Dans le cas de l’or, Barclays, Bank of Nova Scotia, HSBC et la Société Générale sont concernées. Deutsche Bank, également citée, a pour sa part obtenu un règlement amiable en avril dernier. Les manipulations auraient eu cours entre 2004 et 2013. Pour l’argent, il s’agit de ScotiaBank et de HSBC. En revanche, la banque suisse UBS a été mise hors de cause.
Selon nos informations, en mai 2016, le Régime Local d’Assurance Maladie d’Alsace Moselle, accompagné par Forward Finance, a investi 300 millions d’euros dans 5 supports différents (mandats de 15 à 150 millions d’euros), comprenant des catégories d’investissements diverses (actions, crédit, diversifié...) et critères (horizons, ISR, garantie en capital...). La zone géographique privilégiée est l’Europe, le véhicule d’investissement le FCP dédié.
De la consommation à l’inflation en passant par l’emploi ou la durée du travail, les économistes de BNP Paribas proposent en quelques tableaux une photographie assez complète de l'économie française en 2015 et 2016, d’où se dégagent quelques grandes tendances. Une comparaison est à chaque fois possible avec les autres grands pays de la zone euro. Edifiant.
L’encours des crédits aux particuliers a progressé de 4% en France sur les douze mois à fin août, un rythme sensiblement supérieur à celui de fin juillet (+3,7%), selon les données brutes publiées aujourd’hui par la Banque de France. Cette évolution reflète une accélération de la croissance des crédits à l’habitat (+3,7 après +3,3%) et une quasi-stabilité des crédits à la consommation, dont la croissance reste très dynamique (+5,6% après +5,7%).
La Banque centrale européenne (BCE) ne perçoit pas de risque de crise bancaire dans la zone euro malgré quelques «cas individuels» d'établissements en difficulté, a déclaré Ignazio Angeloni, l’un des responsables du Mécanisme de surveillance unique (MSU), l’organe de supervision bancaire de la BCE. L’environnement de taux bas et l’accumulation de créances douteuses alimentent les craintes. Celles-ci ont été aggravées par l’amende de 14 milliards de dollars (12,5 milliards d’euros) que risque Deutsche Bank aux Etats-Unis.
La Commission européenne décidera d’ici la fin de l’année si elle s'écarte ou non de la ligne de l’IASB au sujet de l’application de l’IFRS 9 par les assureurs dont la maison mère est une banque. Les assureurs «purs» ont en effet obtenu que son entrée en vigueur soit repoussée à 2021, afin de tomber en même temps que l’IFRS 4 sur les contrats d’assurance. L’IASB n’a pas accordé ce délai aux bancassureurs.
Les stocks de pétrole brut ont encore reculé la semaine dernière aux Etats-Unis, leur cinquième baisse hebdomadaire consécutive, a annoncé l’Agence américaine d’information sur l'énergie (EIA). Les stocks de brut ont diminué de 3 millions de barils à 499,74 millions alors que les économistes attendaient en moyenne une hausse de 2,6 millons. Les stocks d’essence ont en augmenté de 222.000 barils, mais cette hausse est moindre que celle de 702.000 que prévoyaient les économistes. Le taux d’utilisation des capacités des raffineries a reculé de 1,8 point à 88,3%.
Baring Asset Management prévoit de monter une activité dédiée à la dette d’infrastructures en Australie, a appris AsianInvestor. La société de gestion britannique a d’abord l’intention de recruter deux responsables pour l’origination de transactions locales. Ce projet se concrétisera d’ici à la fin de l’année ou en début d’année prochaine.
La banque privée suisse Gonet & Cie a annoncé, mardi 4 octobre, la nomination de Christophe Stucki en qualité de secrétaire général. L’intéressé prendra officiellement ses fonctions le 1er novembre. Depuis février 2011, il était directeur général du Genève-Servette Hockey Club dont il a développé les activités durant les cinq dernières années. Auparavant, il a exercé pendant plus de 15 ans des fonctions dirigeantes dans le domaine du luxe, en particulier chez Cartier, après avoir débuté sa carrière professionnelle dans la société de conseil et d’audit PricewaterhouseCoopers.
Près de deux des 10 meilleurs gérants de fonds au Royaume-Uni dans le secteur “retail” sont des femmes, montre une étude de rplan citée par Funds Europe. Sur les 50 fonds retail les plus performants au Royaume-Uni, 9, soit 18% sont gérés par des femmes. Les gérantes, qui ne représentent que 9 % du secteur des gérants de fonds au Royaume-Uni, sont « sur-représentées » dans ces classements.
Premier Asset Management a lancé l’opération financière devant mener à son introduction en Bourse sur la plateforme dédiée aux petites entreprises AIM (Alternative investment market) le 7 octobre, rapporte Investment Week. La société va émettre 35.875.660 nouvelles actions et 12.381.916 actions ordinaires existantes à 132 pence par action, ce qui lui permettra de lever environ 63,7 millions de livres. En se basant sur le prix de placement, la capitalisation boursière est d’environ 139,7 millions de livres.
Source, le fournisseur européen de fonds indiciels cotés (ETF), et Risk Based Investment Solutions (RBIS), filiale du groupe Rothschild & Co, ont annoncé, ce 4 octobre, le lancement du fonds Source RBIS Equal Risk Equity US UCITS ETF. Il s’agit du deuxième produit Rothschild RBIS utilisant une structure ETF, précisent les deux partenaires dans un communiqué. Ce nouveau véhicule d’investissement vise à offrir une large exposition aux actions américaines avec une volatilité moindre par rapport aux investissements traditionnels utilisant une pondération par la capitalisation boursière, sans sacrifier les performances à long terme. Le premier produit de la gamme – le Source R Equal-Risk European Equity UCITS ETF – a été lancé en janvier 2015 et a depuis collecté 137 millions d’euros d’actifs. Le nouvel ETF suit l’indice R Risk-Based US Equity, fournissant une exposition aux actions américaines. Les 500 plus grandes valeurs américaines sont ainsi éligibles, mais seules les 250 les moins risquées – sur la base de leur volatilité et corrélation – sont sélectionnées dans le fonds. « Nous effectuons ensuite une pondération afin que chacune comporte un risque similaire, ajoutent Source et RBIS. L’indice est revu tous les trimestres et rebalancé tous les mois. »Ce nouveau fonds est coté au London Stock Exchange et il est disponible en dollars américain. Domicilié en Irlande, cet ETF propose des frais de gestion de 0,48% par an.
Environ 75 % des gérants de fonds anticipent un déclin des frais des fonds sur les cinq prochaines années, et 14 % d’entre eux pensent que ces frais vont chuter de manière dramatique, rapporte Investment Week, citant une étude de FIRST. 64 % s’attendent à une baisse des frais dans les 12 mois qui viennent et seulement 4 % pensent qu’ils vont augmenter. 30 % indiquent qu’il n’y aura pas de changement entre maintenant et la fin avril 2017.
Bien décidée à échapper à son prédateur HarbourVest, la firme de capital-investissement britannique SVG Capital a donné son accord de principe à la vente d’une partie de son portefeuille à Pomona Capital et Pantheon Ventures. Elle discute ainsi avec ces derniers en vue de leur céder la moitié de ses actifs pour 379 millions de livres, avec une décote de 7,8%. Elle précise même qu’elle compte vendre le solde (qui représente 388 millions de livres) et pourrait cesser toute activité d’ici à la fin de l’année 2017. SVG Capital discute également avec un consortium formé de Goldman Sachs et du Canadian Pension Plan Investment Board.
Le gestionnaire d’actifs et fortune suisse GAM a annoncé avoir finalisé l’acquisition de la société britannique Cantab Capital Partners (Cantab) le 3 octobre après avoir obtenu le feu vert des autorités de régulation compétentes. L’opération avait été initialement annoncée le 29 juin 2016. Cantab est un gestionnaire d’actifs systématique multi-stratégies basé à Cambridge, au Royaume-Uni. En date du 1er octobre, la société gère 4,1 milliards de dollars d’actifs pour le compte de clients institutionnels à travers le monde.Cantab va constituer « la pierre angulaire » d’une nouvelle plateforme de gestion systématique créée par GAM, baptisée sobrement Gam Systematic, selon un communiqué. Cette nouvelle plateforme d’investissement est dirigée conjointement par Adam Glinsman, directeur général de Cantab, et Anthony Lawler, responsable de la gestion de portefeuille au sein du département « Alternative Investments Solutions » (AIS) de GAM. Deux nouveaux fonds Ucits doivent être lancés prochainement sur cette plateforme à partir de « la méthodologie et des stratégies investissements éprouvées » de Cantab, précise le groupe suisse. Dans le détail, la première offre sera une stratégie actions mondiales « market neutral » dont l’objectif, sur un cycle de trois ans, est de générer des rendements attractifs avec une volatilité annuelle de 6% - 8%. Cette stratégie investira sur actions liquides en utilisant les outils de recherche et de trading propriétaires de Cantab. La seconde offre sera une stratégie macro diversifiée, basée sur le fonds Core Macro de Cantab lancé en 2013. Sur l’ensemble du cycle d’investissement, cette stratégie a également pour objectif de délivrer des rendements attractifs avec une faible corrélation aux marchés traditionnels et une volatilité annualisée de 10% - 12%. Outre la gamme de fonds existante de Cantab, la plateforme GAM Systematic intégre aussi les stratégies « Alternative Risk Premia » de GAM, gérées par Dr Lars Jaeger.
Le gestionnaire d’actifs Russell Investments vient de lancer un nouveau fonds d’obligations mondiales sans contrainte, baptisé Russell Unconstrained Bond, rapporte Citywire Selector. Ce nouveau véhicule a été lancé pour répondre aux investisseurs qui recherchent de plus en plus de stratégies obligataires sans contrainte pour diversifier leurs portefeuilles dans un contexte de taux d’intérêt historiquement bas. Le fonds, au standard Ucits, cible principalement les investisseurs institutionnels au Royaume-Uni et les investisseurs particuliers dans les autres pays, précise le site d’information britannique. Ce nouveau produit sera géré par Adam Smears, responsable de la recherche obligataire et gérant principal de portefeuilles pour les stratégies Russell Unconstrained Fixed Income.
Le gestionnaire d’actifs britannique Legal & General Investment Management (LGIM) a nommé Dianne Ramsay au poste nouvellement créé de « senior distribution manager », rapporte Reuters. L’intéressée vient ainsi renforcer l’équipe en charge de la distribution auprès des institutionnels. Dianne Ramsay arrive en provenance de Standard Life Investments où elle officiait, depuis juin 2015 en qualité de « investment director » au sein du département liée aux solutions d’investissements. Au cours de sa carrière, elle a également travaillé chez Schroders, Mercer et Towers Perrin.
Le gestionnaire immobilier Grosvenor Europe, anciennement Grosvenor Fund Management, vient de recruter deux nouveaux collaborateurs afin de soutenir sa croissance et sa stratégie de développement. Ainsi, Maria Kaye rejoint le bureau de Stockholm en qualité de « Senior Manager » en charge de la gestion et du développement d’actifs tandis que José Escobar intègre le bureau de Paris en tant que directeur des travaux et du développement.Maria Kay a pour principale mission d’assurer la gestion des relations publiques avec les municipalités pour les actifs suédois de la société et elle devra également explorer les opportunités de développement résidentiel sur le portefeuille. L’intéressé dispose d’une solide expérience internationale à Hong Kong et en Thaïlande, où elle a travaillé avec Hutchison Whampoa, KPMG et Macquarie Bank sur une offre de développement d’hôtels, de villas de luxe et d’immeubles en copropriété. Elle est basée en Suède depuis 2011, où elle a dirigé le développement commercial et résidentiel de Tyresö Centrume, puis a développé et géré le premier projet résidentiel de Redito. Pour sa part, José Escobar, architecte diplômé, a pour mission de mener des projets de développement à travers l’Europe continentale. Il possède une longue expérience dans la construction et le développement à travers l’Europe, débutée à Madrid où il a travaillé avec Lend Lease, Immobilaria Chamartin et également Grosvenor sur le partenariat Grosvenor Lar en 2003. Plus récemment, il avait rejoint Accor à Paris, assurant la gestion de grands projets de rénovation internationaux en Allemagne, aux Pays-Bas, en Belgique, en Russie, en Europe de l’Est, ainsi que dans le Moyen-Orient. Il a par la suite été consultant à titre indépendant sur des projets basés à Paris et à Londres.A fin 2015, Grosvenor Europe affichait 3,5 milliards de livres (4 milliards d’euros) d’actifs sous gestion, incluant un portefeuille d’immeubles historique à Lyon, Liverpool et Stockholm.
Deux gérants d’obligations convertibles sont sur le point de quitter DWS, la société de gestion d’actifs allemande de Deutsche Asset Management, suite au départ du responsable des actions mondiales Henning Gebhardt, rapporte Financial News. L’un d’eux est Stefan Schauer, gérant adjoint du fonds Deutsche Invest Convertibles 1 de 2,4 milliards d’euros. L’autre, Marc-Alexander Kniess, est gérant du fonds DWS Convertibles de 265 millions d’euros, selon des personnes proches du dossier.
Le gestionnaire d’actifs indépendant espagnol Bestinver a annoncé l’arrivée dans les prochains jours de José Manuel Arroyas en qualité d’analyste senior. L’intéressé, qui compte 11 années d’expérience, est spécialisé sur les petites et moyennes entreprises dans les secteurs de la logistique, de la construction, des services et des transports. José Manuel Arroyas arrive en provenance d’Exane BNP Paribas où il officie en qualité d’analyste actions sur les petites et moyennes capitalisations. Avant cela, il a travaillé chez Santander Investment également à un poste d’analyste d’actions. Auparavant, il est passé chez Morgan Stanley à Londres et chez BBVA.
Le groupe Alantra a annoncé, ce mardi 4 octobre, avoir finalisé l’acquisition auprès de Financière Syz de 27% du capital supplémentaire des sociétés N+1 Syz Gestion et N+1 Syz Valores, entités de banque privée du groupe espagnol, pour un montant de 5,46 millions d’euros. L’opération avait été initialement annoncée au mois de mai. A l’issue de cette transaction, les sociétés N+1 Syz Gestion et N+1 Syz Valores sont désormais entièrement détenues par le groupe Alantra. Ce dernier a expliqué que cette opération s’inscrit dans le cadre de sa stratégie vise à accélérer son développement dans le métier stratégique de la banque privée. Comme annoncé récemment (lire NewsManagers du 28 septembre 2016), N+1 Syz Gestion et N+1 Syz Valores changent de nom pour devenir Alantra Wealth Management Gestion et Alantra Wealth Management Agencia de Valores.
La Française annonce l’arrivée de Guillaume Pasquier en tant que responsable Développement Foncières. Il devra développer et mettre en œuvre des projets de foncières au sein du groupe La Française dans le cadre du développement du Grand Paris. Âgé de 40 ans, diplômé des Mines de Nancy et d’un Master de Sciences Po Paris, Guillaume Pasquier a notamment été en 2008 conseiller dans le Cabinet de Christian Blanc, Secrétaire d’État au développement de la région capitale. Il a participé à la construction du projet pour le Grand Paris. A partir de 2009, il a dirigé la mission de préfiguration du futur établissement public Paris-Saclay, dont il a été le directeur général délégué en 2011.
Sofidy, la société indépendante de gestion de fonds immobiliers, a annoncé, mardi 4 octobre, la nomination de Grégoire Gas au poste de directeur adjoint des investissements en charge des opérations. Placé sous la responsabilité d’Olivier Loussouarn, directeur des investissements de Sofidy, l’intéressé aura pour mission de suivre l’ensemble des opérations d’investissements, d’assurer l’exécution de toutes les opérations d’investissements immobiliers inférieurs à 5 millions d’euros et de reporter l’ensemble de l’activité au directeur des investissements et à la direction générale de la société.Grégoire Gas, 41 ans, a commencé sa carrière comme auditeur chez Arthur Andersen en 1998 avant de rejoindre en 2000 la société PricewaterhouseCoopers (PwC) au sein du service en charge des « due diligences » financières et des finances d’entreprise. En 2006, il intègre l’entreprise Aéroport de Paris et occupera pendant 10 ans le poste de responsable en montage d’affaires et financement d’opération au sein de la direction de l’immobilier, avant d’être nommé directeur adjoint des investissements par Sofidy.
DNCA Finance étoffe sa gamme de fonds actions européennes avec le lancement de DNCA Invest Archer Midcap Europe. Ce nouveau véhicule d’investissement, lancé le 24 juin 2016, vient compléter une gamme qui compte déjà DNCA Invest Value Europe, DNCA Invest Europe Growth et DNCA Invest South Europe Opportunities.Géré par Don Fitzgerald et Isaac Chebar, le fonds DNCA Invest Archer Midcap Europe cible les moyennes capitalisations européennes (Espace économique européen et Suisse) présentant une décote par rapport à leur valeur intrinsèque, selon l’analyse des gérants.L’équipe de gestion s’appuie sur une analyse fondamentale des valeurs et vise à sélectionner des entreprises présentant un avantage concurrentiel pérenne, une allocation du capital robuste et un alignement des intérêts des dirigeants et des actionnaires, précise la société de gestion. Le fonds dispose d’un portefeuille concentré de 40 à 65 positions, chaque ligne représentant de 1% à 4% du portefeuille. L’objectif de ce nouveau fonds est de dégager sur le long terme « des rendements attractifs ajustés en fonction du risque sur la période d’investissement recommandée (5 ans) », indique DNCA Finance. Géré de façon discrétionnaire, la composition du portefeuille ne cherche pas à répliquer un indice de référence. Toutefois, l’indice MSCI Europe MID CAP Net Return Euro Index, calculé dividendes réinvestis, est utilisé à titre de comparaison a posteriori.
Amundi marche sur les traces de BlackRock. Plus d’une décennie après le lancement par le géant américain d’Aladdin, une plate-forme de sous-traitance, le gestionnaire français se lance à son tour dans les prestations de services. Hier, le groupe a en effet officialisé le lancement d’Amundi Services, une nouvelle activité dont la vocation est de proposer une large palette de services aux sociétés de gestion de taille intermédiaire et aux investisseurs institutionnels. « BlackRock a 15 ans d’avance sur nous, a reconnu Bernard de Wit, directeur général délégué et directeur des fonctions Support et Développement chez Amundi. Ils ont très vite compris l’importance de l’infrastructure et ils ont réussi à vendre des outils et des méthodologies. Nous sommes dans la même philosophie, même si nous n’offrirons pas un outil mais plutôt des services, en nous inscrivant d’abord dans une logique européenne. » Pour Amundi, l’objectif est de réussir à « vendre des prestations de services indépendamment des prestations de gestion », selon Bernard de Wit. Il s’agira donc aussi de convaincre des concurrents.Pour les promoteurs d’Amundi Services, la simple gestion financière ne constitue plus la panacée chez les investisseurs. « Dans un environnement de baisse durable des rendements et de hausse des risques et de la volatilité, ils prennent moins de risques dans leurs investissements, avance Bernard de Wit. La composante gestion a donc tendance à être moins importante par rapport aux composantes allocations, ingénierie, services et infrastructure opérationnelle. Les clients attendent désormais plus de services interactifs et de conseil, avec l’accès à une infrastructure opérationnelle. » Concrètement, Amundi va proposer un accès à sa plate-forme informatique unique et propriétaire qui emploie 500 informaticiens et qui serait déjà utilisée par 30 sociétés de gestion internes et externes. C’est en 2015 qu’clle a été ouverte plus largement.L’idée est de sous-traiter tout ou partie des opérations (gestion des positions front-office, des opérations sur titres, d’exécution des ordres sur les marchés, etc.) des sociétés de gestion clientes. Elles seraient déjà cinq, dont Montpensier et Fédéris, tandis que les trois autres sont en cours de migration et devraient être opérationnelles fin 2016, a indiqué Bernard de Wit. En parallèle, Amundi propose d’héberger dans des fonds « maison » les stratégies de gestion d’acteurs étrangers afin de leur faciliter l’accès aux investisseurs institutionnels français. Un service déjà développé par sa filiale BFT IM sous la forme de « partenariats de gestion ». BFT IM a par exemple par le passé remporté un appel d’offres du Fonds de Réserve des Retraites (FRR) en déléguant à une boutique américaine la gestion d’un fonds. Enfin, toujours pour les acteurs étrangers, Amundi se propose de les accompagner dans la distribution de leurs produits en Europe en prenant en charge les aspects administratifs et juridiques. Dans ce cadre, sa filiale luxembourgeoise ouvrira à d’autres sociétés de gestion son infrastructure juridique et opérationnelle de distribution.Côté investisseurs institutionnels, il s’agira pour le gestionnaire français de les aider à piloter leurs investissements et leurs allocations, à gérer la documentation réglementaire (production des fameux « KID » par exemple), à consolider et à enrichir leurs données voire, enfin, à gérer l’ensemble des unités de compte d’un assureur y compris celles gérées par des tiers. Amundi ne cache pas ses ambitions pour cette nouvelle activité. « Nous voulons être la plate-forme de référence des sociétés de gestion de taille intermédiaire et des institutionnels », explique Lionel Sancenot, directeur d’Amundi Services. D’ici à 2020, le groupe vise 50 à 80 millions d’euros de revenus, soit jusqu’à 5% de son activité. Il reste toutefois encore du chemin pour se comparer à Aladdin et à BlackRock. En 2015, BlackRock Solutions, le pôle pilote de la plate-forme Aladdin, a en effet généré près de 700 millions de dollars de revenus.
Wells Fargo Asset Management (Wells Fargo AM) a annoncé, mardi 4 octobre, avoir finalisé l’acquisition d’Analytic Investors, une société de gestion quantitative. L’opération avait été annoncée au début du mois d’août. Fondée en 1970 et basée à Los Angeles, Analytic Investors affiche 15 milliards de dollars d’actifs sous gestion. La société rejoint ainsi un groupe qui pèse 481 milliards de dollars d’encours.
BlackRock réduit les frais de 15 ETF d’iShares aux Etats-Unis, signe que le remaniement fédéral des règles d'épargne retraite transforme une partie du secteur des services financiers, rapporte le Wall Street Journal. La décision de la société de gestion concerne 216 milliards de dollars d’actifs et va réduire les frais en deçà ou au même niveau que ceux des fonds proposés par Vanguard Group et State Street Global Advisors. Ainsi, le iShares Core S&P 500 ETF verra ses frais diminuer de 0,07 % à 0,04 %, tandis que le iShares Core U.S. Aggregate Bond ETF coûtera désormais 0,05 % contre 0,08 % auparavant. La société de gestion parie que les fonds à faibles coûts répliquant la performance des marchés vont prendre une part plus importante dans les comptes de retraite dans les années qui viennent en raison de nouvelles règles de l’administration Obama qui exigent que les courtiers mettent les intérêts des épargnants devant les leurs.