Le contrôle des obligations professionnelles de La Financière Desselligny (LFD) lancé en août 2014 pourrait coûter très cher à la société de gestion et à ses deux dirigeants. La représentante du Collège de l’AMF a requis vendredi une amende de 100.000 euros à l’encontre de la société créée en 1996. L’ex-AAZ Finances avait déjà été épinglée par le gendarme boursier en 2007. La procédure a conclu à des griefs concernant le non-respect de son agrément, la qualité des procédures et de lourdes carences de contrôle interne. Elle pourrait aboutir à un blâme et à une amende de 80.000 euros à l’encontre de son actuel PDG, Stanislas Oudart, qui avait pris la suite d’Olivier Avit en juin 2013. Jugé récidiviste, celui-ci pourrait écoper d’une amende de 80.000 euros et d’une interdiction de trois ans d’exercice de gestion pour compte de tiers.
Nommé en juillet dernier directeur général de Citadel Securities, Kevin Turner vient de quitter l’entreprise et il a été remplacé par Peng Zhao, auparavant responsable mondial des activités de tenue de marché, a déclaré vendredi soir une porte-parole du géant américain du courtage américain, filiale du groupe de gestion alternative Citadel fondé voici plus de vingt-cinq ans par Ken Griffin. Ce dernier a néanmoins salué «l’importante contribution» de Kevin Turner durant cette brève période. Avant d’être recruté par le fonds d’investissement, Kevin Turner avait passé onze ans chez Microsoft en tant que directeur de l’exploitation (COO) et il avait précédemment travaillé pour le distributeur Wal-Mart. Citadel Securities perd ainsi son deuxième cadre dirigeant en quelques semaines, après le départ mi-janvier de Tian Zeng, responsable du marché des CDS (credit-default swaps).
Anne Courrier, directrice des investissements et des participations financières de Malakoff Médéric à la rédaction d’Option Finance : «L’investissement socialement responsable (ISR) représente environ 95 % de nos portefeuilles actions et près de 20 % du total de nos investissements. Nous sommes désormais actifs sur un nouveau pan de ce dernier, à savoir les placements liés à la transition énergétique et écologique. Nous demandons systématiquement à nos gestionnaires d’actifs de commencer à investir dans des entreprises ou des projets qui s’inscrivent dans cette démarche. Ils doivent déjà déterminer si tous nos placements dans les actifs cotés peuvent être affectés par la matérialisation d’événements climatiques ou écologiques. Par exemple, le secteur de l’assurance est souvent bien noté sur les critères environnementaux, sociaux et de gouvernance, mais sa valorisation peut être fortement pénalisée en cas de multiplication d’événements climatiques. Nous devons donc prendre en compte ce type d’aléa dans nos portefeuilles. Dans ce cadre, nous commençons à investir dans des fonds à impact de type transition énergétique. Dans certaines classes d’actifs comme les infrastructures, nous avons tendance à privilégier des investissements dans les énergies renouvelables et pouvons refuser d’investir dans des projets liés aux énergies fossiles par exemple.»
Aberdeen vient de lever 151 millions de dollars pour son récent fonds d'investissement dédié à l’immobilier asiatique. Ce nouveau véhicule d’investissement, qui est aussi le quatrième fonds multigestion dédié à l’immobilier asiatique lancé par Aberdeen depuis 2006, sera géré de façon analogue par une équipe basée à Singapour et placée sous la responsabilité de Kang Puay-Ju, Head of Property Multi-Manager au sein de la société de gestion internationale.
La société de gestion Vestathena, spécialisée dans l’investissement en actions, vient d'annoncer le renforcement de son équipe commerciale avec l’arrivée de David Botte en tant que directeur commercial, d’Abigail Lopez Cruz, chargée de relations commerciales et de Grégoire Prengere, chargé de marketing et communication. De son côté, Sophie Caillaut, directrice du développement, quitte la société.
La croissance américaine au quatrième trimestre a été de 1,9% en rythme annualisé selon les chiffres publiés vendredi par le département du Commerce. C’est sous les anticipations des économistes interrogés par l’agence Dow Jones Newswires (2,2%). Sur l’ensemble de l’année 2016, la croissance s’est fixée à 1,6%, loin des 2,6% connus en 2015 et à son plus bas annuel depuis 2011.
Les fonds souverains sont peu impliqués financièrement sur les problématiques climatiques et liées à la préservation de l’environnement, rapporte le quotidien Les Echos. D’après les estimations de la Banque mondiale et de l’Organisation de coopération et de développement économiques, entre 2006 et 2016, les investissements « verts » (énergies renouvelables...) ont représenté seulement 0,7% du montant total de leurs opérations stratégiques ou 3,6% de la valeur de leurs investissements dans l’énergie, les infrastructures et les services aux collectivités locales. L’an passé, ce dernier chiffre a toutefois bondi à 13,4 % du fait de quelques investissements massifs.En parallèle, évoquant des données préliminaires établies par le Sovereign Wealth Funds Institute, le quotidien économique note que les fonds souverains se tournent davantage vers les Etats-Unis au détriment de l’Europe. Ils ont ainsi effectué pour 30 milliards de dollars d’investissement directs stratégiques aux Etats-Unis, notamment dans l’immobilier, à peu près au niveau de leurs investissements en Europe. Deux ans plus tôt, les fonds investissaient près de trois fois plus sur le Vieux Continent (60 milliards de dollars) qu’outre-Atlantique (23 milliards).
Profitant du Paris Fintech Forum qui se tenait hier et mercredi, Thomas Buberl, directeur général d’Axa, a annoncé le prochain lancement d’un fonds de 150 millions d’euros sur le thème des start-up. Contrairement au fonds existant actuel de 230 millions d’euros, géré par Axa Strategic Ventures (ASV), qui investit directement dans les jeunes pousses, il s’agira d’investissements indirects dans des fonds de capital-risque. L’idée sera de sélectionner jusqu'à une dizaine de fonds, plus ou moins spécialisés sur la finance, l’assurance, l’investissement, mais pas seulement. Il pourrait mettre des tickets de 10 à 15 millions par fonds. L’idée est aussi d’aller chercher des zones géographiques plus lointaines mais tout aussi innovantes et où ASV n’est pas présent comme Israël, la Chine ou l’Amérique latine. Le fonds actuel d’investissements directs a déployé environ 40 millions d’euros sur les 230 millions levés.
Les actifs sous gestion du fonds Moneta Long Short s'élèvent désormais à environ 300 millions d’euros alors qu’ils affichaient un encours de 160 millions d’euros fin 2015, a indiqué le 26 janvier Patrice Courty, co-dirigeant de Moneta AM et gérant du fonds, à l’occasion d’une présentation aux investisseurs. Les actifs sous gestion de Moneta AM, qui ont également bénéficié d’un effet marché positif, sont ainsi passés de 3 milliards d’euros fin 2015 à environ 3,2 milliards d’euros début 2017. Le fonds Moneta Long Short, lancé il y a une dizaine d’années, affiche une performance annualisée de 5,2% depuis sa création fin 2006. L'équipe de gestion du fonds a insisté sur l’importance prise ces toutes dernières années par le critère de la gouvernance, désormais au centre de son processus d’investissement. Car une bonne gouvernance est synonyme de meilleurs résultats dans la durée et de meilleures performances boursières, souligne Moneta. Dans le processus d’analyse d’une société, la gouvernance est envisagée sous au moins trois têtes de chapitre : l’actionnariat, le conseil d’administration et le management. C’est ainsi que le groupe espagnol Mapfre a été écarté car, en 2012, son conseil d’administration comptait 21 membres, dont 7 indépendants mais qui n’avaient aucune expertise en assurance. Depuis 2015, le conseil ne compte plus que 18 membres et un expert indépendant en assurance mais l'évolution est encore beaucoup trop lente aux yeux des analystes de Moneta.
Blackstone a conclu l’exercice 2016 sur les chapeaux de roue. Au cours du quatrième trimestre 2016, la société américaine de gestion américaine a en effet dégagé un résultat net économique de 811,6 millions de dollars, en hausse de 86% par rapport au quatrième trimestre 2015. Ses revenus totaux atteignent 1,57 milliard de dollars à l’issue du quatrième trimestre, en hausse de 79% sur un. Quant à son bénéfice net (exprimé en normes GAAP), il s’établit à 368 millions de dollars contre 200,9 millions un an plus tôt, soit un bond en avant de 83%.Pour l’ensemble de l’année 2016, son résultat net économique ressort à 2,4 milliards de dollars, en progression de 11% par rapport à 2015. Ses revenus s’établissent à 5,1 milliards de dollars, en croissance de 11% également. Enfin, son bénéfice net s’inscrit à 1,04 milliard de dollars, en hausse de 46% par rapport à 2015.Au 31 décembre 2016, les actifs sous gestion de Blackstone s’élèvent à 366,6 milliards de dollars, en hausse de 9% sur un an. Au cours de l’année écoulée, la société a enregistré 69,7 milliards de dollars de collecte brute. Sa collecte nette ressort, quant à elle, à 11,97 milliards de dollars.
Au cours du quatrième trimestre 2016, le gestionnaire de fortune britannique St James’s Place a enregistré une collecte nette de 2,1 milliards de livres, en hausse de 26% par rapport au quatrième trimestre 2015. Grâce à cette solide performance, ses souscriptions nettes atteignent 6,8 milliards de livres sur l’ensemble de l’année 2016, en progression de 17% par rapport à 2015.Au 31 décembre 2016, ses actifs sous gestion s’établissent désormais à 75,3 milliards de livres, en hausse de 5,5% par rapport au troisième trimestre 2016 et en croissance de 28 % sur un an.
A l’issue de son premier trimestre fiscal 2017, clos au 31 décembre 2016, le gestionnaire d’actifs britannique Brewin Dolphin a dévoilé des encours de 36,4 milliards de livres, en hausse de 2,8% par rapport au trimestre précédent et en progression de 9,6% sur un an. Les actifs sous gestion de ses fonds discrétionnaires ressortent à 30,1 milliards de livres à fin décembre 2016, en progression de 4,2 % par rapport à fin septembre 2016 et en croissance de 16,2% sur un an.Cette progression des encours d’un trimestre sur l’autre a été essentiellement tirée par un effet marché positif à hauteur de 900 millions de livres. Au cours des trois mois écoulés, la collecte nette a en effet été très modeste, ressortant à 100 millions de livres seulement. Dans le détail, les fonds discrétionnaires ont attiré 500 millions de livres de flux nets entrants tandis que les fonds « core » ont capté 200 millions de livres de souscriptions nettes. En revanche, l’activité « advisory » a subi 100 millions de livres de rachats nets et les fonds « execution only » ont vu sortir en net 300 millions de livres.A l’occasion de la publication de ces chiffres, Brewin Dolphin a indiqué que l’acquisition de Duncan Lawrie Asset Management, annoncée le 19 décembre 2016, devrait être finalisée dans « la deuxième partie de l’année fiscale en cours ».
La société britannique Octopus Investments vient de recruter Chris McVey en provenance de Citigroup en qualité de gérant de fonds au sein de son équipe dédiée aux petites capitalisations, rapporte Investment Week. L’intéressé va se concentrer sur la gestion des portefeuilles Octopus AIM Inheritance Tax, du Octopus AIM Venture Capital Trusts et du fonds FP Octopus UK Micro Cap Growth. Chris McVey arrive de Citigroup où il a travaillé pendant sept ans comme analyste actions en charge des petites et moyennes capitalisations britanniques. Avant cela, il a été analyste et gérant chez Gartmore, déjà en charge des petites et moyennes valeurs cotées.
Keensight Capital, l’un des acteurs européens du growth private equity, a recruté Anne de Bonnefon en tant que responsable des relations investisseurs.Anne de Bonnefon a commencé sa carrière en 2000 comme consultante en stratégie au sein du cabinet A.T Kearney. En 2006, elle a rejoint l’équipe Investissement Primaire d’Unigestion à Genève où elle était en charge de la sélection de fonds européens. Elle a ensuite pris les fonctions de directeur au sein de l’équipe relations investisseurs de LBO France pendant 5 ans avant de rejoindre Keensight Capital.
L’UFF vient de nommer Christopher Soares en tant que directeur de la transformation du groupe. Directement rattaché à Paul Younès, directeur général de la société, Christopher Soares aura pour mission la mise en œuvre de programmes de transformation et la conduite des projets stratégiques de l’UFF. Christopher Soares a intégré l’UFF en septembre 2016. Auparavant il travaillait à la Banque Postale, comme directeur Sourcing (achats, ressources humaines et informatique, NDLR), puis directeur PMO («project management office», bureau de gestion de projets, NDLR). Il y sera successivement en charge de la stratégie d’externalisation de la DSI et du pilotage d’un programme de refonte de la distribution bancaire.« Christopher Soares contribuera activement à la conduite du changement du Groupe, avec pour objectif de rendre le système d’information plus agile, les process plus efficients et d’intégrer les nouvelles opportunités offertes par le digital. Ses missions consisteront à la mise en œuvre opérationnelle du plan de transformation du système d’information de l’UFF pour rendre plus fluide l’expérience client. Christopher Soares aura sous sa responsabilité la direction des Systèmes d’information, la direction des services clients et la direction des achats ; ce qui regroupe 130 collaborateurs », détaille un communiqué.
Le gestionnaire d’actifs britannique Schroders a annoncé, ce 26 janvier, le lancement d’un nouveau fonds obligataire à haut rendement utilisant l’approche « value ». Baptisé Schroder ISF Global Credit Value, ce produit a pour objectif de dégager une croissance du capital et un revenu de 6% à 9% par an (avant déduction des frais) sur des périodes continues de 5 ans. Il investit dans des obligations émises par des sociétés et des gouvernements du monde entier, précise la société de gestion. Le fonds adopte un style d’investissement « value » sur l’univers mondial du crédit afin d’identifier « des opportunités sur des segments de marché délaissés, avec pour but d’offrir aux investisseurs un rendement total élevé », ajoute Schroders. Ce nouveau véhicule d’investissement n’a aucune contrainte en terme d’indice de référence, ce qui permet à l’équipe d’investissement d’avoir « la flexibilité nécessaire pour maintenir leur approche contrariante et exploiter les opportunités sur le marché mondial du crédit », avance le gestionnaire d’actifs. Son univers d’investissement est composé d’obligations d’entreprises et d’émetteurs financiers, issus aussi bien des marchés développés qu’émergents, des obligations convertibles (jusqu’à 30%) et des ABS (« asset backed securities ») et MBS (« mortage back securities ») jusqu’à 20%. En outre, l’allocation du fonds au segment à haut rendement pourra aller jusqu’à 100%. Ce fonds est géré par Konstantin Leidman, membre de l’équipe crédit à Londres, qui bénéficiera de l’appui de plus de 40 analystes dans le monde entier. Il vient compléter une gamme de produits obligataires flexibles avec les lancements récents des fonds Global Credit Income et Global Multi Credit.
Meeschaert Capital Partners, filiale du groupe Meeschaert spécialisée dans l’investissement dans les PME et ETI non cotées, vient d’acquérir le groupe TCS, spécialiste du transport de plis et petits colis, dont Cobalt Capital est actionnaire majoritaire depuis 2009 aux cotés de son fondateur, Jean Clavel. Meeschaert Capital Partners, qui sera actionnaire majoritaire, est accompagné d’un consortium d’investisseurs composé d’Idia Capital Investissement, Swen Capital Partners et de deux autres entités du groupe Crédit Agricole. L’opération reste soumise à l’approbation des Autorités de la Concurrence, ont précisé Meeschaert Capital Partners et Cobalt Capital dans deux communiqués séparés. La transaction « devrait être finalisée dans les prochaines semaines », a toutefois indiqué Meeschaert Capital Partners.Fondé en 1972, le groupe TCS emploie aujourd’hui 550 personnes et réalise un chiffre d’affaires supérieur à 90 millions d’euros. La société est spécialisée dans la collecte, le tri, le transport et la distribution de documents et de courrier pour les entreprises.
Le gestionnaire d’actifs Stamina Asset Management (Stamina AM), filiale du groupe Primonial, a lancé le 28 décembre 2016 le fonds Stamina Abolute Return. Ce nouveau véhicule multi stratégies, domicilié à Paris, a pour objectif de générer une performance absolue en mettant en œuvre des stratégies de primes de risque (« risk premia ») qui peuvent acheter ou vendre de la volatilité, des dividendes, du momentum, etc, via des contrats réalisés avec une banque d’investissement. Ce produit est géré par Laurent Michel et Benjamin Bourguignat, qui assurent déjà la gestion de trois autres stratégies de performance absolue chez Stamina AM pour un total de 150 millions d’euros.
La société de gestion genevoise Decalia Asset Management, fondée par d’anciens de Syz Asset Management, vient d’acquérir Astor Investment Advisors SIM SpA, une société milanaise active dans la gestion institutionnelle. Le montant de l’opération est resté confidentiel. Cette acquisition permet non seulement à Decalia AM de prendre pied en Italie, qui est l’un de ses « marchés-cibles prioritaires », mais ouvre également la porte à d’autres implantations en Europe, grâce au passeport européen. Outre son activité de base, Astor va désormais se consacrer également à la gestion de fortune privée et à la distribution des fonds Decalia.Suite à l’opération, Astor Investment Advisors SIM changera son nom en Decalia Asset Management SIM SpA. Fondée en 2008 à Milan par Francesco Marini Clarelli et Jody Vender, la société italienne se spécialise dans la gestion thématique. Concentrée sur quelques thèmes porteurs, cette approche est mise en œuvre dans un hedge fund et un fonds UCITS de droit italien. La boutique compte aujourd’hui six collaborateurs, mais plusieurs recrutements sont prévus à brève échéance afin de mener à bien les projets de développement suite à la reprise, ce qui devrait rapidement porter les effectifs à une dizaine de personnes.« L’Italie est un marché majeur en Europe et constitue l’une de nos cibles prioritaires. Nous avions prévu dès le début de nous y installer et, grâce à cette acquisition, c’est maintenant chose faite de la meilleure façon possible. Francesco Marini Clarelli et Jody Vender sont deux personnalités majeures de la place financière italienne», a commenté Alfredo Piacentini, partner et directeur général de Decalia. Decalia AM, qui gérait 1,8 milliard d’euros en octobre 2016, souhaite également se développer en France, comme l’avait annoncé à NewsManagers Xavier Guillon, l’un des associés de la société de gestion.
Banca Esperia vient de recruter deux banquiers privés senior d’UBS Wealth Management, Fabrizio Bassano et Paolo Banfi, rapporte Funds People Italia. Le duo va intégrer la direction «clients» dirigée par Alessandro Vagnucci.
Victor Rodriguez, jusque-là responsable de l’obligataire pour l’Asie-Pacifique chez Aberdeen Asset Management, s’apprête à quitter la société de gestion, rapporte Citywire Selector. L’intéressé va en effet rejoindre la société australienne Challenger Limited où il officiera en qualité de responsable de l’obligataire à compter du 18 avril 2017. Au sein d’Aberdeen AM, Victor Rodriguez assurait la gestion des fonds Aberdeen Asia Bond (22,5 millions de dollars d’encours) et Aberdeen Diversified Fixed Income (19,3 millions de dollars d’encours). Avant de rejoindre Aberdeen AM en 2009, il avait occupé pendant 13 ans le poste de responsable adjoint de l’obligataire chez Credit Suisse.
2016 restera une année à marquer d’une pierre blanche pour la gestion d’actifs et de fortune de Nordea. L’an dernier, le pôle « Wealth Management » a en effet enregistré une collecte nette record de 19,3 milliards d’euros, a annoncé le groupe bancaire scandinave lors de la publication de ses résultats annuels. Un montant qui aurait pu être encore plus important sans une décollecte nette de 200 millions d’euros au cours du quatrième trimestre 2016. Grâce à cette bonne dynamique commerciale, les actifs sous gestion de Nordea ont atteint le niveau record de 322,7 milliards d’euros à fin décembre 2016, en hausse de 2% par rapport au troisième trimestre 2016 et en progression de 12% par rapport à fin 2015.Au cours du quatrième trimestre, le pôle « Wealth Management » a généré 538 millions d’euros de revenus, en hausse de 10% par rapport au trimestre précédent et en croissance de 3% par rapport au quatrième trimestre 2015. Son résultat opérationnel s’établit à 331 millions d’euros à la fin du quatrième trimestre 2016, en hausse de 15% d’un trimestre sur l’autre et en progression de 3% sur un an. Sur l’ensemble de l’année 2016, ses revenus ressortent à 2 milliards d’euros, en hausse de 4% par rapport à 2015. Son résultat opérationnel annuel atteint 1,2 milliard d’euros, en croissance de 6% sur un an. A elle seule, l’activité de gestion d’actifs (« asset management ») a dégagé des revenus de 239 millions d’euros au quatrième trimestre, en hausse de 11% par rapport au trimestre précédent et en croissance de 17% par rapport au quatrième trimestre 2015. Son résultat opérationnel s’inscrit à 175 millions d’euros, en progression de 15% d’un trimestre sur l’autre et en hausse de 22% par rapport au quatrième trimestre 2015. Sur l’ensemble de l’année 2016, la gestion d’actifs a réalisé 850 millions d’euros de revenus, en croissance de 11% par rapport à 2015. Son résultat opérationnel s’établit à 606 millions d’euros en 2016, en hausse de 14% sur un an.
Les actifs sous gestion de Hansainvest, la division de gestion d’actifs du groupe Signal Iduna, ont progressé l’an dernier à 24,5 milliards d’euros à fin décembre contre 22,3 milliards d’euros un an plus tôt, selon un communiqué publié le 26 janvier. La société, qui propose déjà 217 fonds ouverts et dédiés, travaille sur de nouvelles stratégies traditionnelles et alternatives, notamment dans le secteur des actifs réels.
La société de gestion italienne Arca Fondi a lancé son premier plan individuel d’épargne («piano individuale di risparmio» ou PIR), cette nouvelle enveloppe qui permet de s’affranchir de l’impôt sur les plus-value et sur les successions, rapporte Milano Finanza. Le fonds, appelé Arca Economia Reale Bilanciato Italia, est un produit diversifié investi pour la partie actions dans les petites et moyennes entreprises italiennes. Anima était la première société de gestion à avoir lancé un PIR.
Le groupe bancaire Société Générale en Suisse a communiqué le 26 janvier les coordonnées de son nouveau site web à l’occasion des 120 ans de la filiale: www.societegenerale.ch. C’est en 1897 que Société Générale s’implante en Suisse, avec l’ouverture de la première agence à Lausanne. 120 ans plus tard, le groupe bancaire dirigé par Hugues de La Marnierre a renforcé et diversifié ses activités, notamment à Genève et à Zurich, et poursuit sa stratégie de développement sur le territoire suisse, entre autres en banque privée et en gestion d’actifs.
La société de gestion française DNCA Investments a désigné le marché helvétique comme l’un des axes importants de son développement à l’étranger, rapporte L’Agefi suisse. «Générer 10% de la croissance totale en Suisse à l’horizon 2020, ce serait superbe», a indiqué à l’agence AWP le directeur général (CEO) Eric Franc. Fin 2016, la boutique financière gérait une masse de quelque 500 millions de francs provenant de Suisse, sur des encours globaux de 19,8 milliards. La société parisienne ne possède pas d’antenne sur le territoire helvétique. Sa gamme de fonds est distribuée localement par Natixis Global Asset Management (NGAM), unité de gestion d’actifs de Natixis. Tant que ce partenariat donnera satisfaction, il ne sera pas remis en question. DNCA appartient depuis 18 mois au géant bancaire français. La volonté de devenir un «acteur pérenne» sur ce marché se concrétisera pas à pas, sans précipitation. «Nous ne sommes pas impatients», souligne Eric Franc. Depuis la reprise par NGAM, la Suisse figure en bonne place parmi les priorités stratégiques du gestionnaire, bien que les activités aient connu un retard à l’allumage, relève le quotidien suisse.
Au quatrième trimestre, le groupe suisse UBS a enregistré un bénéfice corrigé avant impôts de 1,1 milliard de francs suisses et un bénéfice avant impôts publié de 848 millions de francs. Le résultat net attribuable aux actionnaires s’élève à 738 millions de francs, en baisse de 22% d’une année sur l’autre. Ce résultat inclut des provisions pour litiges, questions réglementaires et similaires pour un montant de 162 millions de francs ainsi que des frais de restructuration de 372 millions de francs. Sur l’ensemble de l’année, UBS enregistre un bénéfice corrigé avant impôts de 5,44 milliards de francs et un bénéfice avant impôts publié de 4,2 milliards de francs au titre de l’exercice 2016. Le résultat net attribuable aux actionnaires s’élève à 3,3 milliards de francs, en recul de près de 47% d’une année sur l’autre. Ce résultat inclut des charges pour provisions pour litiges, questions réglementaires et similaires pour un montant de 693 millions de francs ainsi que des frais de restructuration de 1.458 millions de francs. A fin décembre 2016, les actifs sous gestion s’inscrivaient à 2.821 milliards de francs, contre 2.747 milliards de francs à fin septembre 2016. «Malgré des conditions de marché très difficiles en 2016, nous avons réalisé de solides résultats, grâce à notre mix d’activités, à notre répartition géographique équilibrée et à l’accent soutenu que nous mettons dans l’exécution de notre stratégie. Wealth Management Americas a enregistré une performance record et notre activité Personal & Corporate Banking suisse a obtenu ses meilleurs résultats sur l’ensemble de l’année depuis 2008. Bien que nous ayons observé une aversion au risque persistante chez nos clients et d’importantes sorties de fonds transfrontalières, nous avons généré plus de 40 milliards de francs suisses d’afflux net d’argent frais dans nos activités de gestion de fortune», déclare Sergio Ermotti, directeur général du groupe, cité dans un communiqué."Bien que les incertitudes économiques, les tensions géopolitiques et des politiques favorisant la discorde continuent d’affecter l'état d’esprit des clients et les volumes de transactions, nous observons les premiers signes d’un regain de confiance des investisseurs, notamment aux Etats-Unis, ce dont pourraient profiter nos activités de gestion de fortune», explique encore la banque dans son communiqué. La division Wealth Management a dégagé sur l’année un bénéfice corrigé avant impôts de 2,4 milliards de francs, en baisse de 15% en glissement annuel. L’afflux net d’argent frais s’est monté à 26,8 milliards de francs, malgré des sorties de fonds transfrontalières de 14 milliards de francs. Les ventes nettes de mandats se sont chiffrées à 14 milliards de francs, avec une pénétration des mandats en hausse de 50 points de base à 26,9% d’actifs investis, tandis que les actifs investis totaux ont augmenté de 30 milliards de francs sur un an à 977 milliards de francs. La marge nette corrigée a reculé de 5 points de base à 25 points de base. La division Wealth Management Americas a enregistré l’an dernier un bénéfice corrigé avant impôts record de 1,25 milliard de dollars, soit une hausse de 43% en glissement annuel. Ceci reflète la hausse des résultats d’opérations d’intérêts et la baisse des charges pour provisions pour litiges, questions réglementaires et similaires. L’afflux net d’argent frais s’est élevé à 15,4 milliards de dollars et les comptes avec mandat de gestion ont progressé de 70 points de base à 34,7% des actifs investis, tandis que les actifs investis totaux ont augmenté de 78 milliards de dollars à 1.111 milliards de dollars. La marge nette corrigée s’est améliorée de 4 points à 12 points de base. La division Asset Management a dégagé sur l’année un bénéfice corrigé avant impôts de 552 millions de francs, en baisse de 10% en glissement annuel. Hors marchés monétaires, l’année se termine sur une décollecte nette de 22,5 milliards de francs.
Présenté à l’automne dernier, le conseil d’administration de l’unité suisse du Credit Suisse devrait enregistrer des changements de personnel. Sur pression de l’autorité de surveillance des marchés (Finma), cet organe sera complété avec la désignation de deux ou trois administrateurs indépendants, rapporte le magazine Bilanz dans son édition du 27 janvier, citant sans le nommer un membre du conseil d’administration de Credit Suisse (Suisse) SA.Selon la Finma, le conseil d’administration de l’unité suisse du Credit Suisse ne dispose pas de l’indépendance qualifiée nécessaire en vue de la mise en Bourse partielle prévue pour la deuxième partie de cette année. Cinq des sept administrateurs sont en effet également au service de la maison-mère CS Group. Ce point de vue de la Finma a également une autre conséquence: le président du conseil d’administration de CS Suisse, Alexandre Zeller, considéré comme indépendant, ne jouirait pas toutefois de l’indépendance qualifiée nécessaire si, comme annoncé, il devait être élu au conseil d’administration du groupe lors de l’assemblée générale du 28 avril prochain.