Nous sommes dans une période où la gestion financière est incontestablement très compliquée. Les tendances actuelles du marché, si elles sont à la base le résultat de réalités économiques incontestables, sont amplifiées d’une manière spectaculaire par la nature des marchés et des intervenants. Le matin, l’on ne sait pas si les indices vont baisser de 5 % ou monter de 5 % ; les tendances sont imprévisibles et l’ampleur du mouvement également. A quoi pouvons-nous nous raccrocher à l’heure actuelle ? Si l’on croit que le monde occidental ne rentrera pas dans une profonde récession, mais connaîtra une croissance molle, alors il nous semble que les marchés actions anticipent largement et même plus l’impact de cette évolution sur les résultats des entreprises. Ces entreprises restent un vecteur indispensable pour toute reprise économique. Quant aux marchés obligataires, les taux italiens (environ 5% sur 10 ans) nous paraissent plus réalistes que les taux allemands (inférieurs à 2%). En tout état de cause, les taux bas ne sont pas le remède adéquat à la maladie des économies occidentales car sinon, nous aurions un taux de croissance extraordinaire. Tout en ayant parfaitement conscience que les risques sont élevés, car les questions qui se posent au monde occidental sont nouvelles, et que des solutions innovantes devront être trouvées, nous restons sur la ligne qui est la nôtre depuis plusieurs mois : favorables aux actions, méfiants sur les obligations souveraines Cette politique est mise en place avec prudence, car la situation technique des marchés rend toute prise de position un peu hasardeuse, au moins à court terme.
Née en 2002 sur les cendres de la Mutuelle retraite de la fonction publique (MRFP), l'Union Mutualiste Retraite s'est donnée des bases saines et fixé des objectifs ambitieux. En dépit d'un investissement malheureux ayant conduit récemment l'UMR à assigner en justice une société de gestion pour dissimulation, le contrat est rempli, explique à Newsmanagers Vincent Ribuot, directeur des investissements, qui détaille ici les caractéristiques de la gestion de l'établissement.
Les fonds européens et transfrontaliers ont subi une décollecte nette de 100 milliards d’euros au troisième trimestre, les fonds asiatiques de long terme enregistrant pour leur part une collecte de 18 milliards d’euros, selon des données communiquées par Strategic Insight, rapporte Citywire.Strategic Insight souligne que sur le seul mois de septembre, la décollecte nette des fonds européens de long terme s’est élevée à 46 milliards d’euros. En Asie, en revanche, et au Japon notamment, les investisseurs ont continué d’allouer des capitaux aux fonds. Depuis le début de l’année, la collecte nette atteint ainsi 68 milliards de dollars, soit environ 49 milliards d’euros.
La filiale californienne d’Allianz Global Investors (AGI), Pacific Investment Management Co. (Pimco), a renouvelé le mandat de sous-traitance confié à State Street Corporation pour des activités de services d’investissement portant sur un montant de 1.300 milliards de dollars.Depuis 2000, State Street avait pris en charge le traitement des transactions, la conservation, la comptabilité et la valorisation. Il s’y est ajouté la gestion du collatéral, le traitement des dérivés et le développement informatique. Plus de 700 salariés de State Street dans le monde sont chargés de ces activités pour le compte de Pimco.State Street précise avoir environ 8.000 milliards de dollars d’actifs middle-office sous administration.
Les investisseurs dans les hedge funds internationaux ont confié plus de 1,4 milliard de dollars aux hedge funds asiatiques au troisième trimestre, selon la dernière édition du Asian Hedge Fund Industry Report de HFR, rapporte Hedge Week.Les performances n’ont toutefois pas été au rendez-vous si bien que les actifs sous gestion dans ces hedge funds ont diminué à 82,6 milliards de dollars, enregistrant ainsi leur première baisse depuis plus d’un an. Sur les neuf premiers mois de l’année, la collecte nette dans les hedge funds asiatiques s’est élevée à 7,6 milliards de dollars, ce qui représente environ 10% des souscriptions nettes sur la même période.
Hugh Young, responsable des actions asiatiques chez Aberdeen Asset Management, a indiqué que le gestionnaire britannique n’exclut pas de lancer de nouveaux produits pour augmenter ses 70 milliards de dollars en actions asiatiques, mais qu’il souhaite poursuivre la pause entamée il y a un an pour freiner la multiplication des petits mandats. Le directeur de la gestion actions asiatiques précise à Asian Investor qu’il ne s’interdit pas de lancer un fonds Chine si Aberdeen obtenait un second quota QFII, un fonds Corée du Sud ou un fonds Taïwan. Le premier quota QFII de 200 millions de dollars a été réparti entre les différents fonds existants d’Aberdeen à raison de 70 % pour les fonds actions et 30 % pour l’obligataire (dont 50 millions pour un mandat séparé en renminbi à duration courte).Hugh Young indique aussi qu’Aberdeen, basé à Hong-Kong pour la partie asiatique, envisage de s’implanter en Chine continentale, vraisemblablement à Shanghai, même si ses principaux clients institutionnels chinois sont basés à Pékin.
«La direction a brossé un tableau très sombre de la situation et a annoncé qu’elle devrait prendre des décisions lourdes et difficiles», a indiqué à L’Agefi un responsable syndical de Groupama. Interrogée sur d'éventuelles cessions de filiales en France comme à l'étranger, «la direction a indiqué que toutes les hypothèses sont actuellement regardées et étudiées mais qu’aucune décision n’a encore été prise», a ajouté cette source syndicales. La direction a aussi indiqué qu’elle entendait éviter tout adossement à un autre groupe. Un comité de groupe extraordinaire, en présence de la direction générale, se tiendra le 23 novembre.
Dans un entretien accordé à La Tribune, Noël Amenc, directeur de l’Edhec-Risk Institute, revient sur la polémique opposant les produits indiciels cotés à réplication synthétique et physique. Il souligne qu’il n’y a «aucune raison de considérer que les ETF synthétiques soient plus risqués que d’autres fonds Ucits» et insiste sur le fait que pour des raisons marketing et pour répondre aux critiques qui leur sont faites, les ETF synthétiques ont «souvent mis en œuvre des règles de transparence, notamment en matière de composition du collatéral, qui vont bien au-delà des exigences du régulateur». Noël Amenc craint que le «faux débat actuel» sur le risque des ETF occulte la vraie question de leur meilleure utilisation, «qu’il s’agisse de l’efficience des indices qu’ils répliquent ou de la mise en oeuvre d’une politique efficace d’allocation dynamique de gestion des risques que permet leur liquidité».
La Deutsche Bank vient de lancer quatre nouveaux ETF synthétiques conformes au format Ucits à la Bourse de Singapour. Ces ETF sont liés au MSCI Pakistan Investable Market Index, au MSCI Bangladesh Investable Market Index, au MSCI Singapore Investable Market Index et au MSCI Asia Ex Japan Index. Cette nouvelle série comprend pour la première fois des ETF liés au Pakistan et au Bangladesh, souligne la Deutsche Bank dans un communiqué. «Dans la grande majorité des cas, et dans tous les pays émergents, la réplication synthétique est la meilleure méthode pour construire un ETF sans erreur de suivi significative. En 2008, nous avons lancé un ETF lié à un autre marché frontière, le Vietnam. Cet ETF est désormais le plus gros ETF dans le monde consacré à un seul marché frontière avec des actifs sous gestion de plus de 250 millions de dollars. Nous portons les mêmes ambitions avec les ETF sur le Pakistan et le Bangladesh», souligne le patron de la plate-forme d’ETF de la Deutsche Bank en Asie, Marco Montanari. Cette nouvelle offre renforce la position dominante de la Deutsche Bank à Singapour sur le marché des ETF. La Deutsche Bank propose désormais 47 ETF à la Bourse de Singapour et détient une part de marché d’un peu plus de 32%.
Man Group a recruté Yifei Li, l’une des principales femmes d’affaires chinoises, afin de piloter son développement en Chine, rapporte le Financial Times. Cette ancienne responsable de MTV en Chine travaillera avec Pierre Lagrange, le co-fondateur de GLG Partners, qui a été nommé récemment président pour l’Asie, un nouveau poste. Un bureau pourrait être ouvert prochainement à Beijing.
Aberdeen Asset Management vient de lancer le Aberdeeen Diversified Growth Fund ainsi que le fonds nourricier pour l’assurance vie Aberdeen Life Diversified Growth Fund.Les deux produits ont reçu un capital d’amorçage de 40 millions de livres de la part d’investisseurs institutionnels. Ils seront commercialisés aux institutionnels et aux clients «wholesale».Le portefeuille des fonds est censé offrir des rendements similaires à ceux des actions, avec une volatilité réduite, par le biais d’une allocation d’actifs dynamique. Ils seront investis dans diverses classes d’actifs, comme les obligations ou les actifs alternatifs, sachant que l’allocation aux actions sera plutôt faible. De plus, le portefeuille aura un biais stratégique sur l’Asie et les marchés émergents. Les fonds seront gérés par l’équipe multi-asset d’Aberdeen dirigée par Mike Turner, responsable de la stratégie globale et de l’allocation d’actifs, qui gère environ 6 milliards de livres d’encours.
La société de gestion britannique Fundsmith vient de lancer un fonds nourricier au Luxembourg au format Ucits IV. Fundsmith est ainsi la première société de gestion britannique à utiliser la directive Ucits IV entrée en vigueur le 1er juillet dernier, souligne la société dans un communiqué.Le Fundsmith Equity Fund Feeder donne accès au Fundsmith Equity Fund aux investisseurs qui préfèrent investir offshore ou par le biais d’une sicav. Le Fundsmith Equity Fund, qui a été lancé en novembre 2010, a réalisé une performance de 12,1% depuis son lancement contre 1,7% pour l’indice MSCI World.
A la fin du troisième trimestre 2011, Calamos Asset Management affiche des encours de 31,8 milliards de dollars au 30 septembre. Comparé à la fin du deuxième trimestre ils sont en baisse de 15%. Sur un an, les actifs ont baissé de 2 %. Les rachats nets ont représenté un décollecte de 925 millions de dollars au troisième trimestre, alors que l’effet marché négatif est responsable d’une baisse de 4,7 milliards d’euros des actifs.
Le groupe américain de gestion alternative Fortress Investment a fait état pour le troisième trimestre d’un bénéfice imposable de 43 millions de dollars contre 78 millions de dollars un an plus tôt. Un résultat en recul mais que le marché a bien accueilli dans la mesure où le consensus tablait sur un chiffre plus médiocre.En outre, les actifs sous gestion restent quasi stables. Ils s’inscrivaient à 43,6 milliards de dollars au 30 septembre, contre 43,8 milliards au 30 juin. Une très légère baisse qui souligne la résistance des poids lourds du secteur que les investisseurs continuent à préférer aux sociétés plus petites.
Pour le troisième trimestre 2011, Berkshire Hathaway, la société de portefeuille contrôlée par Warren Buffett, a accusé une contraction de son bénéfice net à près de 2,28 milliards de dollars contre 2,99 milliards pour la période correspondante de 2010. Cette chute de 24 % est imputable à une perte de 1,59 milliard de dollars contre 95 millions sur le portefeuille de dérivés, phénomène que l’entreprise juge non significatif.En revanche, le bénéfice d’exploitation s’est accru à 3,81 milliards de dollars contre 2,79 milliards.Pour les neuf premiers mois de l’année, le bénéfice net a diminué à 7,21 milliards de dollars contre 8,58 milliards tandis que le bénéfice d’exploitation progressait à 8,11 milliards contre 8,08 milliards.
L’américain Fidelity Asset Management a annoncé le 4 novembre la nomination de nouveaux présidents pour ses groupes obligations et instruments monétaires ainsi que la création de deux postes de dirigeants pour l’obligataire institutionnel et pour la recherche obligataire. Les quatre nouveaux promus sont subordonnés directement à Charles S. Morrison, president de la division fixed income de Fidelity (729 milliards de dollars d’encours fin septembre).Robert P. Brown, president of money markets a été nommé president du bond group en remplacement de Christopher Sullivan, qui devient head of institutional fixed income.Nancy D. Prior succède à Robert P. Brown comme president of money markets, après avoir été managing director of credit research.Quant à David E. Hamlin, qui était également managing director of credit research, il occupe désormais le nouveau poste de head of research for fixed income.
Lors d’une table ronde organisée par Newsmanagers et Am League le 26 octobre 2011, David Tomi, analyste gérant actions a détaillé les principales caractéristiques de la gestion de la CRPN: Nous gérons en direct un portefeuille d’une cinquantaine de titres du benchmark MSCI Europe. Dans la période récente, nous avons essayé d'être assez réactifs et de profiter des à coups du marché, par exemple en achetant des ETF mi-juillet et au cours du mois d’août. Par rapport à notre allocation, du fait de l’effet mécanique des marchés, on est passé à sous-pondéré sur les actions dans la poche européenne alors qu’on est relativement surpondéré sur la poche reste du monde, Asie et Etats-Unis. On a profité de ces à-coups pour se renforcer sur la partie ETF. Nous avons historiquement une sous-pondération sur les valeurs financières. Cela aurait dû nous aider, mais réduire la performance des valeurs financières est difficile. Nous étions surpondérés sur des valeurs cycliques, notamment tout ce qui est valeurs industrielles qui ont énormément souffert. A contrario, on a réussi à profiter du rebond sur la période récente. Ce qui fait que notre performance est désormais en ligne avec celle du MSCI. Sur la poche européenne, la part de la gestion interne doit représenter à peu près 19% de nos encours. Sachant qu’on incorpore dans la gestion directe ce qui est ETF, on gère à peu près un tiers. Cela nous permet d’ajuster un peu notre exposition. Pour les deux tiers restants, tout est géré à l’extérieur, notamment sous forme de fonds dédiés. En termes de profil de fonds, on ne recherche pas vraiment de style de gestion particulier, si ce n’est que la plupart de nos fonds ont un biais large cap, du fait de notre benchmark sur le MSCI Europe. En termes de diversification, nous avons pris un fonds indiciel et un fonds spécialisé sur les petites et moyennes capitalisations. Nous n’avons pas vocation à rechercher des fonds flexibles. Nous essayons de faire nous mêmes notre propre allocation. On cherche plutôt des fonds full invested. Compte tenu du découpage maison, un fonds global n’a pas vocation à être retenu. Car nous avons des fonds européens, des fonds nord-américains, des fonds Asie-Pacifique hors Japon ou des fonds emerging markets.
L'épargne salariale concerne près de 10 millions de salariés en France, pour un volume d'encours de près de 90 milliards d'euros à fin décembre 2010. Cette épargne est placée très majoritairement sur des Plans d'Épargne Entreprise ou de Groupe bloqués 5 ans (PEE ou PEG), les Plans d'Épargne Retraite Collectifs (PERCO) se diffusent progressivement dans les entreprises. Une moitié de l'encours est investie en OPCVM à gestion variée, l'autre moitié variée est investie sur des fonds en actions de l'employeur, selon des formules d'actionnariat salarié.
Le quotidien veut croire que la société de private equity mène un groupe d’investisseurs s’apprêtant à formuler une offre de reprise auprès de BAA concernant l’aéroport d’Edimbourg. La valeur d’entreprise de l’offre serait de 524 millions d’euros. Carlyle pourrait consacrer 100 à 200 millions de livres (jusqu’à 230 millions d’euros) à l’opération.
Citant le président du gestionnaire alternatif pour l’Asie, Pierre Lagrange, le quotidien indique que Man Group a de hautes ambitions en Chine.Le moment est tout à fait bien choisi selon le dirigeant, qui assure que le hedge fund va déployer davantage de moyens «sur le terrain». Man Group a ainsi recruté la responsable locale de Viacom, Yifei Li.
Le PDG du courtier en faillite MF Global Holdings a démissionné vendredi, quatre jours après le dépôt de bilan du groupe, affaibli notamment par ses positions sur la dette souveraine européenne. Jon Corzine avait dirigé Goldman Sachs de 1994 à 1999 avant de se tourner vers une carrière politique qui l’avait mené au Sénat puis au poste de gouverneur du New Jersey. Il avait rejoint MF Global en mars 2010 après avoir perdu son siège de gouverneur.
L’administrateur chargé du dédommagement des victimes de Bernard Madoff réclame près d’un milliard de dollars à BNP Paribas. Dans sa plainte déposée jeudi, l’administrateur Irving Picard explique qu’un « feeder fund » de Madoff baptisé Harley International a en 2008 transféré 975,5 millions de dollars à BNP Paribas Arbitrage SNC. Irving Picard estime que le droit fédéral des faillites et les lois de l’Etat de New York l’autorisent à récupérer cette somme. BNP Paribas juge cette plainte sans fondement et entend se défendre énergiquement.
La banque privée suisse Julius Baer a relevé son offre pour la part détenue par la banque néerlandaise Rabobank dans sa concurrente Banque Sarasin et propose désormais une transaction entièrement en numéraire, selon le journal SonntagsZeitung, citant des sources. Rabobank détient 46% du capital de Sarasin et 68% des droits de vote.
La Banque nationale suisse (BNS) est prête à prendre d’autres mesures pour affaiblir le franc si les perspectives économiques et un éventuel risque déflationniste le commandent, indique le président de la BNS Philipp Hildebrand, cité par le journal suisse NZZ am Sonntag. Il avait déjà tenu des propos similaires à la fin du mois d’octobre. Début septembre, la BNS a introduit un cours plancher de 1,20 franc pour un euro.
La Banque du Canada a confirmé que le gouverneur Mark Carney deviendrait le nouveau président du Conseil de stabilité financière (FSB). Il succèdera à Mario Draghi, devenu président de la Banque centrale européenne (BCE). Le président de la Banque nationale suisse (BNS), Philipp Hildebrand, assumera de son côté la vice-présidence du CSF, a indiqué la banque centrale suisse.
La Suisse, le Liechtenstein, ainsi que neuf autres pays, ont été épinglés au sommet du G20 de Cannes comme ne disposant pas d’un cadre juridique approprié pour lutter contre la fraude fiscale. «Nous ne voulons plus de paradis fiscaux. Le message est très clair (...) les pays qui demeurent des paradis fiscaux avec la dissimulation financière seront mis au ban de la communauté internationale», a déclaré Nicolas Sarkozy.
McGraw-Hill, propriétaire de Standard & Poor’s, va constituer une coentreprise avec CME Group, qui détient 90% des indices Dow Jones. Cette nouvelle activité sera logée au sein de MCGraw Hills Markets. CME Group en possèdera 24,4%, Dow Jones 2,6% et McGraw Hills 73%. L’entité intègrera dans son benchmark plus de 6.000 milliards de dollars d’actifs.