Rouge ! Sur le mois d’août, tous les portefeuilles des sociétés au sein des différents mandats d’amLeague sans exception s’affichent en perte. Comme un effet domino les craintes sur la croissance chinoise se sont propagés à l’ensemble des marchés dans le monde. Particulièrement touchées, la zone euro où l’indice Eurostoxx affiche une baisse de 8,29 % sur le mois et l’Europe où l’indice Stoxx 600 est en recul de 8,23 %. Sans se distinguer, la baisse de l’indice mondial Stoxx 1800 est légèrement moindre (-7,85 %). Au-delà des indices, le comportement général des gérants apportent de précieuses informations. Via le calcul des performances moyennes tout d’abord. Dans tous les mandats, les résultats sont meilleurs que ceux de leurs indices respectifs, avec des gérants qui ont su limiter la baisse en dépit de la chute des marchés.Sur la zone euro, dix portefeuilles sur seize font mieux que la référence. En tête, Theam devance Vivienne Investissement et Pertercam (-6,72 % ; -6,76 % et -6,80 % respectivement) tandis qu’en bas de tableau, un nouveau concurrent, la Finance Responsable, Fédéral Finance et La Française AM, affichent des résultats respectifs de -8,51 %, -8,55 % et -8,72 %. Au sein du mandat Europe, l’écart entre premiers et derniers est plus important, mais pas moins de 14 portefeuilles sur 18 battent l’indice. En tête, Vivienne Investissement, Swiss Life AM et Tobam affichent des pertes de 3,84 % , 6,25 % et 6,53 %. A l’autre extrémité du classement, La Financière Responsable, Fédéral Finance et Exane AM perdent respectivement 8,85 %, - 8,95 % et -9,56 %. A noter qu’avec le même univers d’investissement, le mandat Actions Europe ISR permet à 5 gérants de faire mieux que l’indice, et à cinq autres d’être battus. En tête figurent Theam et Swiss Life (-6,33 % et -7,72 % respectivement) tandis que Tobam et La Financière Responsable ferment la marche (-8,79 % et -8,85 % respectivement). En définitive, le mandat actions « Global Equities » constitue l’univers d’investissements où les gérants ont le mieux résisté. Neuf d’entre eux sur onze battent leur référence. Le plus résistant – Tobam – limite sa perte à 5,38 % devant un autre quant, Ossiam (-6 ,33 %), et Edmond de Rothschild AM (-6,83 %). En bas de classement, Ecofi Investissements et Roche-Brune AM se distinguent en étant les seuls à ne pas avoir fait mieux que l’indice de référence (-8,05 % et -8,34 %).Enfin, dans son analyse du mois d’août, amLeague précise que les incertitudes sur la croissance chinoise a entraîné des rebalancements de portefeuilles avec un volume moyen par gérant similaire pour chacun des mandats actions. En outre, le secteur « Industrial Goods & Services » a connu le turnover le plus important, pour l’ensemble des mandats Euro, Europe, Europe SRI et Global Equities. Il est de l’ordre de 4% en moyenne. Enfin, à l’international les gérants ont surtout été surinvestis sur l’Europe, neutre sur le Japon et sous investis sur les Etats-Unis, indique amLeague.
La société européenne de capital-investissement Silverfleet Capital a annoncé, ce 2 septembre, les promotions d’Alfa Chan, de David Mackenzie et de Joachim Braun au rang d’associés. En parallèle, la société a recruté Adam Ahern en qualité de «Associate» au sein de son bureau à Londres, à partir de fin septembre. Adam Ahern arrive en provenance du département fusions-acquisitions de Greenhill & Co. «Ces nominations témoignent du renforcement constant de l’équipe de Silverfleet qui investit actuellement son deuxième fonds indépendant de 870 millions d’euros, Silverfleet Capital Partners II, récemment levé avec succès et dont le closing final a été réalisé en mai 2015», indique la société dans un communiqué.Alfa Chan et David Mackenzie, basés à Londres, ont rejoint Silverfleet Capital il y a respectivement treize et onze ans. Ils ont notamment été impliqués sur des transactions dans la santé et l’industrie, des secteurs prioritaires qu’ils conserveront en tant qu’associés. Pour sa part, Joachim Braun, basé à Munich, a intégré Silverfleet Capital il y a huit ans et devient le deuxième associé au bureau local de Silverfleet destiné à réaliser des investissements dans l’ensemble de la région Allemagne-Autriche-Suisse.
D’ici à la mi-2016, 850 millions d’euros devraient être investis dans de nouveaux fonds immobiliers durables en Europe, estime Catella. En 2014, ces fonds représentaient seulement 495 millions d’euros, alors que le secteur financier durable profite d’une forte croissance.
La banque japonaise Nomura a annoncé, ce 1er septembre, la nomination de Lee Chee Pin en qualité de responsable «Financial Products & Solutions» pour son activité de gestion de fortune («Wealth Management») en Asie hors Japon. L’intéressé sera basé à Singapour et rattaché à Nobuhiro Sano, responsable de la gestion de fortune pour l’Asie hors Japon. Lee Chee Pin arrive en provenance d’Island Asset Management, une boutique de gestion investissant dans les petites capitalisations, où il était directeur général («chief executive officer»). Il a débuté sa carrière en tant que trader sur les devises chez Chemical Bank avant de rejoindre Bank of America où il a notamment été responsable des changes pour l’Asie.
Le gestionnaire d’actifs britannique Jupiter Asset Management a nommé Madeline Han en qualité de « associate sales director », basée à Singapour, rapporte le site spécialisé Asia Asset Management. L’intéressée sera rattachée à David Conway, directeur des ventes pour l’Asie-Pacifique. Madeline Han arrive en provenance de Franklin Templeton Investments où elle a travaillé pendant huit ans et demi en qualité de « senior relationship manager » pour la distribution de fonds « retail » en Asie du Sud-Est. Avant cela, elle a débuté sa carrière dans le secteur financier au sein de l’autorité monétaire de Singapour.
Shilpi Chowdhary, un ancien banquier de Credit Suisse, va lancer courant octobre un hedge fund quantitatif, rapporte le site spécialisé Das Investment. La nouvelle stratégie, ataraxia Quant Fund Asia Pacific, vise une performance comprise entre 12% et 15% pour une volatilité de moins de 10%. Shilpi Chowdhary, CEO de la société de gestion alternative Lighthouse Canton, basée à Singapour, précise dans un entretien accordé au site qu’il entend utiliser les théories de la finance comportementale dans le cadre de la mise en œuvre de cette stratégie.
Credit Suisse vient de recruter trois spécialistes de l’obligataire avec l’objectif de renforcer son offre à destination des caisses de pension et des investisseurs institutionnels. Armin Bischofberger, Philippe Wechsler et Sébastien Zöller devraient contribuer à développer des stratégies alternatives dans l’obligataire, entre autres des stratégies long/short. Armin Bischofberger travaillait auparavant chez UBS en qualité de responsable du trading sur l’obligataire. Philippe Wechsler était responsable adjoint du desk de trading pour les prêts en franc suisse et trader senior sur le crédit à la Banque cantonale de Zurich. Sébastien Zöller, également en provenance de la ZKB, était responsable de desk et trader senior sur les dérivés. Tous trois seront basés à Zurich et rattachés à Michael Schmid, responsable fixed income pour la Suisse.
Daniel Frauenfelder, qui travaillait auparavant pour Jupiter Asset Management, a décidé de voler de ses propres ailes en créant la société «Triple S» qui a démarré ses activités début septembre. Basée à Zurich, cette nouvelle société est spécialisée dans la distribution de placements durables pour le compte de partenaires tiers à destination d’investisseurs institutionnels en Suisse, au Liechtenstein et en Autriche.
Le gestionnaire d’actifs australien AMP Capital a annoncé la nomination d’Antonio Barbera au poste de gérant de portefeuille et d’analyste au sein de son équipe Global Listed Infrastructure. Basée dans les bureaux de Londres de la société de gestion, l’intéressé sera chargé de rechercher et de recommander des entreprises cotées spécialisées dans les infrastructures. Avant de rejoindre AMP Capital, Antonio Barbera travaillait en tant que gérant de portefeuille chez Kalis Capital.
Le gestionnaire d’actifs britannique M&G, filiale de l’assureur Prudential, a nommé Ominder Dhillon au poste de responsable mondial de la distribution institutionnelle, rapporte le site IPE.com. L’intéressé sera rattaché à Simon Pilcher, directeur général en charge du fixed income et supervisera la distribution pour l’ensemble des classes d’actifs. Ominder Dhillon arrive en provenance d’Impax Asset Management où il était «managing director» en charge du développement de l’activité. Précédemment, il a travaillé chez Fidelity International et Scottish Widows Investment Partnership.
Aberdeen Asset Management a bouclé l’acquisition de Flag Capital Management, une société spécialisée dans le capital risque, le capital investissement et les actifs réels, disposant de bureaux à Stamford, Boston et Hong Kong.L’acquisition, annoncée fin mai, s’inscrit dans le cadre de la stratégie de la société de gestion écossaise de renforcer ses activités de gestion alternative. Dans cette perspective, Aberdeen doit aussi racheter Arden Asset Management. Une fois que cette dernière opération sera bouclée, la division placements alternatifs de la société écossaise représentera 30 milliards de dollars d’encours.
Jack Jonk, responsable actions chez Delta Lloyd Asset Management depuis 8 ans, a décidé de quitter la société de gestion néerlandaise au sein de laquelle il a travaillé pendant 13 ans, a appris Citywire Global. L’intéressé a officiellement quitté ses fonctions en juillet, abandonnant du même coup la gestion de ses trois fonds actions.Jack Jonk avait intégré Delta Lloyd AM en 2002 en tant que gérant de portefeuille senior avant de devenir responsable des actions européennes en 2006 puis, en 2007, responsable des actions. Avant de rejoindre Delta Lloyd AM, il avait occupé des postes de commercial chez UBS Investment Bank et avait travaillé en qualité de gérant de portefeuille actions européennes chez Achmea Global Investors.Ce départ a conduit Delta Lloyd à nommer le gérant Sandor Steverink en qualité de cogérant pour les trois fonds dont Jack Jonk assurait la gestion aux côtés d’Angus Steel et Ellen Eijking. Les trois fonds concernés sont les suivants: Delta Lloyd Europees Deelnemingen Fonds et Delta Lloyd Deelnemingen Fonds, domicilié aux Pays-Bas, et Delta Lloyd L European Participation, domicilié au Luxembourg.
Juan Martin Valiente, jusque-là responsable des ventes pour la péninsule ibérique chez MFS Investment Management, a décidé de quitter la société de gestion après dix années de présence pour poursuivre d’autres opportunités de carrière, rapporte le site spécialisé Funds People qui cite des sources proches du dossier. Il est remplacé, au sein du bureau de Madrid de MFS, par Carlos Aparicio, qui travaillait jusque-là en qualité de commercial depuis Londres pour la société de gestion. MFS Investment compte 37 fonds enregistrés en Espagne.
Ardian (ex-Axa Private Equity) enrichit son réseau international. La société de capital-investissement vient en effet d’ouvrir un nouveau bureau à Madrid, en Espagne, a-t-elle annoncé ce mercredi 2 septembre. Cette nouvelle structure «élargit la présence de la société en Europe du Sud et renforce sa position sur le marché espagnol où elle est déjà un investisseur important», souligne-t-elle. Il s’agit du 11ème bureau d’Ardian au niveau mondial. «Dans un contexte d’augmentation des opportunités d’investissement dans la péninsule ibérique, la présence d’Ardian à Madrid permettra de consolider ses relations avec ses clients locaux ainsi qu’avec les acteurs majeurs du private equity et du secteur financier en Espagne», juge la société de capital-investissement. A Madrid, Ardian met en place deux équipes: une équipe «Infrastructure» pilotée par Juan Angoitia, «managing director», et une équipe «Mid Cap Buyout», menée par Gonzalo Fernandez-Albinana, «managing director» également. Juan Angoitia travaille chez Ardian depuis 2013. Avant cela, il a officié pendant cinq ans chez Citi Infrastructure Investors en tant que «Investment Principal» basé à Londres. Auparavant, il a passé 10 ans chez Grupo Ferrovial S.A. Pour sa part, Gonzalo Fernandez-Albinana a rejoint l’équipe «Mid Cap Buyout» d’Ardian en 2015 afin d’assurer la gestion des investissements espagnols. L’intéressé, qui compte plus de 15 ans d’expérience dans le private equity, a précédemment travaillé chez Investindustrial et 3i en Espagne. L’équipe «Infrastructure» d’Ardian bénéfice déjà d’une présence significative sur le marché espagnol où elle a déjà investi 900 millions d’euros à ce jour. En outre, elle a déjà noué de nombreuses relations avec de grands partenaires espagnols comme le gestionnaire d’autoroutes Abertis ou l’exploitant aéroportuaire public AENA.Déjà présente en France, Italie, Allemagne et Angleterre, l’équipe «Mid Cap Buyout» a quant à elle pour objectif de réaliser ses premiers investissements en Europe du Sud en s’appuyant sur une présence au niveau local. Dans le détail, «l’équipe se concentre principalement sur des entreprises indépendantes et familiales qui cherchent un partenaire solide, ainsi que sur des spin-off de grands groupes à fort potentiel valorisés jusqu’à 1,5 milliard d’euros», précise Ardian.
Deutsche Bank a déjà transféré son bureau extraterritorial (offshore) Amérique Latine de Zurich à Genève, rapporte L’Agefi suisse. La nouvelle a été confirmée par un porte-parole de la banque au site spécialisé Insideparadeplatz. Une autre équipe serait aussi sur le point de rejoindre Genève, celle chargée de l’Europe de l’Est et donc de la Russie. La décision pourrait être prise d’ici la fin de l’année. Le porte-parole n’a toutefois pas confirmé ce point.
Le gestionnaire d’actifs britannique Neptune Investment Management vient de renforcer son conseil d’administration en y intégrant James Dowey, son chef économiste, et Charlie Parker, son responsable de la distribution, rapporte FT Adviser. James Dowey a rejoint Neptune en mai 2007 en tant qu’économiste avant de devenir chef économiste en septembre 2009. Il assure également la fonction de directeur des investissements depuis mai 2015. Pour sa part, Charlie Parker a rejoint la société de gestion en qualité de responsable de la stratégie en août 2014 et a été promu responsable de la distribution en juillet 2015.
Calstrs, le deuxième fonds de pension des Etats-Unis, envisage d’investir jusqu’à 12 % des actifs, soit plus de 20 milliards de dollars, dans des bons du Trésor américains, des hedge funds et autres investissements complexes, selon le Wall Street Journal, qui cite des personnes proches du fonds. Son exposition aux actions américaines et aux obligations déclinerait pour laisser la place aux nouveaux investissements. Le conseil d’administration du fonds de 191 milliards de dollars a discuté de la proposition mercredi. Une décision finale sera prise en novembre.
Le fonds souverain de Singapour GIC et la société immobilière DLF Home Developers, filiale du groupe DLF, ont annoncé la création d’une coentreprise pour investir dans deux futurs projets immobiliers situés à New Dehli. Dans ce cadre, GIC va investir 19,9 milliards de roupies indiennes, soit environ 300 millions de dollars. Les deux projets immobiliers seront développés par DLF Home Developers.
Le gérant de hedge funds Chase Coleman a vu son fonds perdre 7,4 % en août, rapporte le Financial Times. Son fonds Tiger Global Long-Longy Opportunities, de 3,5 milliards de dollars d’encours, fait partie des nombreux fonds à avoir souffert pendant un mois très volatil. Le gérant avait lourdement investi sur des sociétés internet chinoises. Le fonds long short de Tiger, de 6,5 milliards de dollars, a aussi perdu 4,7 %. Nombre de grands noms ont été touchés, comme Pershing Square de Bill Ackman ou Third Point de Daniel Loeb.
L’été a été meurtrier pour les fonds « risk parity », rapporte le Financial Times. Ces fonds cherchent à donner aux investisseurs des rendements proches de ceux des actions avec une stabilité comparable à celle des obligations à faible coût. Le secteur a grandi pour atteindre entre 400 et 600 milliards de dollars d’encours, notamment sous l’impulsion de Bridgewater et AQR. Mais les performances ont souffert cet été . L’indice de 17 fonds risk parity compilé par JPMorgan a perdu 8,2 % depuis début mai.
Le fonds souverain australien Future Fund a dégagé un rendement de 15,4% durant l’année au 30 juin, selon un communiqué publié le 2 septembre. Au 30 juin 2015, les actifs sous gestion du fonds souverain s’inscrivaient à 117,2 milliards de dollars. Durant l’année écoulée, la part du cash dans le portefeuille est passée de 11,2% à 19,5%. La poche dédiée aux actions des marchés développés est tombée à 17,6% contre 23,1% précédemment, celle dédiée aux marchés émergents s’inscrivant à 9,4% contre 9,7%. Le private equity monte à 10,8% contre 8,3% et l’immobilier à 6% contre 5,4%.
La Banque centrale européenne (BCE) a abaissé hier le plafond de son mécanisme d’apport de liquidités d’urgence (ELA) aux banques grecques, a appris Reuters de source bancaire. La limite est passée de 89,7 milliards à 89,1 milliards d’euros. «Le plafond de l’ELA a été abaissé en raison de la normalisation des conditions et des flux», précise la source de Reuters. Les banques grecques, qui ont été fermées pendant trois semaines cet été, ont été dépendantes de l’ELA ces derniers mois à la suite d’un fort courant de retraits de leurs clients.
L’objectif de la Banque du Japon (BoJ) de ramener l’inflation à 2% ne sera vraisemblablement pas atteint dans les deux ans et demi à venir, a déclaré Takahide Kiuchi, membre de son comité de politique monétaire. Cet ancien économiste de marché estime que l’inflation a été réduite par la faiblesse de la confiance des consommateurs, mais aussi par le ralentissement chinois, qui pèse sur les exportations. Il estime que le ralentissement économique chinois constitue un risque pour la croissance mondiale.
Le taux de chômage au sens du Bureau international du travail (BIT) est resté stable en moyenne au deuxième trimestre en France métropolitaine, à 10,0%, soit une hausse de 0,3 point sur un an, selon les chiffres de l’Insee publiés jeudi. En incluant les départements d’Outre-mer, le taux est également stable, à 10,3% de la population active. Calculé selon la méthode BIT, qui permet les comparaisons internationales, le nombre de chômeurs atteignait 2,852 millions en France métropolitaine au deuxième trimestre, soit 1.000 de moins qu’au premier, mais 62.000 de plus qu’au deuxième trimestre 2014.
La banque centrale du Brésil a interrompu mercredi l’un des cycles de hausses des taux d’intérêt les plus agressifs au monde pour tenter de relancer son économie en récession, malgré la crainte qu’une crise budgétaire n’alimente l’inflation dans le pays. Le comité de politique monétaire de la banque centrale a voté à l’unanimité en faveur d’un maintien du taux de référence brésilien Selic à 14,25%, son plus haut niveau en neuf ans. Ce taux reste le plus élevé des dix premières économies dans le monde.
La Banque centrale de Suède a comme prévu maintenu son principal taux directeur à -0,35% jeudi, mais elle s’est dit prête à assouplir davantage sa politique monétaire par une baisse de taux ou des rachats d’actifs, si l’inflation n’accélère pas. «L’activité économique en Suède se renforce et l’inflation suit manifestement une tendance clairement à la hausse, a déclaré la Banque de Suède. La Riksbank reste hautement préparée à rendre sa politique monétaire encore plus expansionniste au cas où les perspectives d’inflation se détériorent.» La Riksbank a déjà abaissé ses taux à trois reprises cette année malgré une croissance économique vigoureuse et les craintes de surchauffe sur le marché immobilier. Elle s’efforce ainsi de faire remonter des prix qui n’ont pas évolué, voire baissé, durant l’essentiel des trois dernières années. Elle s’attend à ce que l’inflation sous-jacente atteigne son objectif de 2% en 2016.
Les risques ne pèsent plus sur les économies développées mais sur les pays émergents, d’après une note de recherche préparée par le Fonds monétaire international (FMI) en amont du sommet du G20 du 4 et 5 septembre. Globalement, la croissance a été plus faible au premier semestre 2015 par rapport au second semestre 2014. La reprise devrait toutefois s’accentuer en Europe au second semestre de cette année, alors que les pays émergents souffriront du prix des matières premières et de conditions financières plus difficiles.