La société de gestion italienne a enregistré en octobre des souscriptions nettes de près de 1 milliard d’euros (959 millions), portant la collecte depuis le début de l’année à 5,5 milliards. Les chiffres de collecte ont bénéficié de la consolidation de FHM, la dernière société australienne de conseil financier entrée dans le giron d’AZ NGA et d’AFM, acquise par le biais de Wise Planners. Hors acquisitions, la collecte représente 300 millions d’euros.Le total des encours s’élève à fin octobre à 49,6 milliards d’euros, dont 39,8 milliards d’encours gérés.
State Street Global Advisors (SSGA), la division de gestion d’actifs de State Street, a annoncé la nomination de Ramu Thiagarajan au poste de directeur mondial de la recherche sur les produits de taux, de trésorerie et de change. Il deviendra également président du Comité technique, et sera placé sous la direction de Matthew Steinaway, directeur des investissements dans ces mêmes domaines. Dans ce rôle nouvellement créé, Ramu Thiagarajan dirigera toutes les activités de recherche fondamentale et quantitative concernant les stratégies active, indicielle et smart beta sur les produits de taux, de trésorerie et de change. «En outre, il établira les programmes de recherche, assurera la communication entre les différentes unités opérationnelles dans le monde, et travaillera en partenariat avec des acteurs clés au développement de nouveaux produits, ainsi qu’à l’évaluation et à l’amélioration des processus d’investissement. Il contribuera également à animer et à inspirer une réflexion de fond (thought leadership) à l’échelle globale», explique le communiqué.Ce dernier précise aussi qu’en tant que président du Comité technique, Ramu Thiagarajan supervisera l’ensemble de la recherche quantitative effectuée au sein de l’organisation, et travaillera en étroite collaboration avec les équipes de solutions d’investissement sur les segments actions, produits alternatifs et multi-actifs, afin d’améliorer les processus de recherche et d’investissement de l’entreprise.
La société américaine de services financiers Nationwide, qui gère des fonds pour 65 milliards de dollars, se lance sur le marché des ETF avec trois produits dont un basé sur un indice conçu par Tobam et deux autres suivants des indices de Rothschild Based Investments. Le Nationwide Maximum Diversification U.S. Core Equity ETF cherche à dégager des rendements ajustés au risque supérieurs aux stratégies capi-pondérées en créant une allocation au risque plus diversifiée visant à capturer la totalité de la prime de risque actions. Le fonds suit un indice conçu par Tobam, une filiale d’Amundi, qui applique des filtres de liquidité et d’investissement socialement responsable (ISR) pour définir l’univers d’investissement. En se basant sur une formule mathématique propriétaire et brevetée, le TOBAM Diversification Ratio®, Tobam pondère les actions individuelles pour minimiser drastiquement les corrélations entre les titres, ce qui aboutit à la création du « portefeuille le plus diversifié », dans une contrainte de part active de 50 %, explique un communiqué. Le Nationwide Risk-Based U.S. Equity ETF (RBUS) et le Nationwide Risk-Based International Equity ETF (RBIN) suivent quant à eux des indices conçus par Rothschild Risk Based Investments LLC et cherchent à réduire la volatilité du portefeuille, limiter les risques de perte sévères et renforcer le ratio de sharpe. Avec ces trois ETF, les indices de Tobam et Rothschild Based Investments vont pour la première fois être accessibles aux investisseurs particuliers américains dans un format ETF.
Etoile Gestion, filiale d’Amundi, va faire évoluer son fonds Etoile Actions US, selon une lettre aux porteurs. Le 9 novembre 2017, Etoile Actions US, relevant actuellement de la directive européenne AIFM (Fonds d’Investissement à Vocation Générale - FIVG), deviendra un OPC conforme à la directive européenne UCITS (Organisme de Placement Collectif en Valeurs Mobilières - OPCVM). Ainsi, sa stratégie d’investissement évoluera puisque, du fait des ratios réglementaires propres aux OPCVM, le fonds ne pourra détenir des OPC que dans la limite de 10% de son actif net. Actuellement, le portefeuille du fonds est principalement composé d’OPC répliquant des indices des marchés actions d’Amérique du Nord. A compter du 9 novembre 2017, l’actif du fonds sera composé de titres européens éligibles au Plan d’Epargne en Actions (PEA) ; la performance du marché actions européen sera échangée contre celle du marché actions des Etats-Unis via un contrat d’échange de performances. Afin de mettre en place cette nouvelle stratégie, la gestion financière du fonds sera déléguée à Amundi Asset Management1 à compter du 6 novembre 2017. L’objectif de gestion du fonds est inchangé : il consiste à réaliser une performance supérieure à celle de son indice de référence, le MSCI USA, sur la durée de placement recommandée (5 ans minimum), après prise en compte des frais courants. Sa dénomination, son code ISIN et sa classification restent également inchangés. Etoile Actions US conserve son éligibilité au PEA. Ces évolutions, agréées par l’Autorité des Marchés Financiers en date du 18 octobre 2017, seront effectives en date du 9 novembre 2017.
L’alliance stratégique nouée avec Mapfre ouvre de nouvelles perspectives à La Financière Responsable. A l’occasion d’une rencontre avec la presse, Olivier Johanet, président de la société de gestion, a ainsi précisé que l’entrée de Mapfre à son capital « a pour objectif de nous aider à développer nos fonds afin d’atteindre la taille critique auprès des investisseurs institutionnels ». Grâce au soutien de ce partenaire de poids, La Financière Responsable entend d’ailleurs travailler sur deux grands axes stratégiques. La société de gestion, spécialisée sur l’ISR-ESG et les actions européennes, compte ainsi diversifier son offre de fonds auprès de sa clientèle en France mais également en Europe. De fait, « nous avons besoin de développer notre activité de gestion diversifiée d’autant que nous ne disposons pas de fonds obligataires, a expliqué Olivier Johanet. Or Mapfre dispose d’une expertise reconnue en gestion obligataire et en gestion diversifiée. » Dans ce cadre, La Financière Responsable va lancer un fonds de gestion diversifiée ESG. « Nous voulons lancer ce fonds diversifié ESG le plus vite possible et nous discutons d’ailleurs avec des conseillers en gestion de patrimoine qui sont intéressés, a indiqué Olivier Johanet. Nous espérons pouvoir le commercialiser dans le courant du premier trimestre 2018. » Ce nouveau véhicule a vocation à être intégré dans la plate-forme luxembourgeoise de Mapfre, précise le dirigeant. « Nous pourrions aussi envisager le lancement d’un fonds thématique au niveau européen », a avancé Olivier Johanet.La plate-forme luxembourgeoise de Mapfre a d’ailleurs vocation à accueillir les produits de La Financière Responsable. « Nous garderons notre gamme de fonds de droit français qui ne va pas disparaitre, a toutefois souligné Olivier Johanet. En revanche, nous allons travailler à des ‘clones’ de nos fonds français afin de les rendre disponibles sur la plate-forme luxembourgeoise de Mapfre. »Autre axe de développement identifié : la clientèle privée haut de gamme et la gestion de fortune. « La thématique ESG gagne du terrain auprès de cette clientèle et c’est clairement un axe sur lequel nous voulons nous développer, a reconnu Olivier Johanet. Nous n’allons pas servir cette clientèle en direct mais nous travaillerons avec des conseillers en gestion de patrimoine indépendants, des banques privées et family offices en leur mettant à disposition notre offre financière patrimoniale. »
Sherif Hamid, gérant de fonds high yield chez AllianceBernstein, a démissionné de son poste et quitté la société de gestion américaine, rapporte Citywire Selector. L’intéressé travaillait au sein du groupe depuis 2013. Depuis mai 2015, il assurait la gestion du fonds AB Sicav I – Short Duration HighYield (1,47 milliard de dollars d’encours), domicilié au Luxembourg, aux côtés des gérants obligataires Gershon Distenfeld, Ashish Shah et Ivan Rudolph-Shabinsky. Sherif Hamid a également abandonné la gestion des fonds AB Sicav I – Euro High Yield et AB Sicav I – US High Yield Portfolio.
Amundi a annoncé le closing de la troisième génération de son fonds de dette senior corporate avec 665 millions d’euros levés auprès de 13 investisseurs institutionnels. A l’instar des précédentes générations, le fonds « Amundi Dette Senior FPE III » bénéficie du label Fonds de Prêt à l’Economie (FPE) et accompagnera les ETI françaises et européennes, dès 75 millions de chiffre d’affaires, dans le financement de leurs projets (investissement, croissance externe, refinancement, etc.)
GQG Partners, la boutique de gestion dirigée et fondée par l’ancien gérant de Vontobel, Rajiv Jain, vient d’enregistrer en France son fonds Emerging Markets Equity, a appris NewsManagers. Ce fonds Ucits, autorisé sur le marché français, affiche environ 300 millions de dollars d’actifs. Lancée en juin 2016, la société a levé un montant total de 10 milliards de dollars depuis sa création.
Kees van Dijkhuizen, directeur général du groupe ABN Amro, appuie sur l’accélérateur dans l’investissement durable. A compter de 2018, l’investissement durable sera la norme pour tous les nouveaux clients privés et retail aux Pays-Bas, a indiqué le CEO le 8 novembre, à l’occasion de la publication de ses résultats trimestriels. «Notre objectif est de doubler le volume des actifs durables de la clientèle au cours des trois prochaines années, de 8 milliards d’euros à 16 milliards d’euros », précise le responsable cité dans un communiqué.Il explique ainsi le groupe contactera également les clients existants pour discuter d’un passage - volontaire - de l’investissement traditionnel à l’investissement durable. «Nous avons développé une solide franchise d’obligations vertes en euro pour aider à financer les initiatives de développement durable de nos clients et avons été impliqués dans huit opérations d’obligations vertes dans différentes régions et secteurs cette année, levant plus de 4,5 milliards d’euros», ajoute le dirigeant.Sur le plan des résultats, les actifs de la clientèle dans les activités de banque privée du groupe ABN Amro ont augmenté de 2,6 milliards d’euros au troisième trimestre, dont 1,3 milliard de souscriptions nettes, pour s’établir à 197,1 milliards d’euros à fin septembre, a indiqué le groupe. Le bénéfice net de la division « Private Banking » ressort à 68 millions d’euros, en hausse de 14 millions d’euros ou 26% grâce notamment à une légère amélioration des revenus d’exploitation (+1% à 319 millions d’euros) et à une baisse de 3% des dépenses à 233 millions d’euros.Le bénéfice net du groupe s’est inscrit à 673 millions d’euros au troisième trimestre, en hausse de 11% d’une année sur l’autre. Sur neuf mois, le ratio d’exploitation s’est amélioré à 57,3% contre 61,8% sur les neuf premiers mois de 2016.
La banque espagnole BBVA s’apprête à lancer sa propre plateforme de distribution de fonds sur laquelle les investisseurs pourront souscrire à des produits d’autres sociétés de gestion, en particulier d’acteurs internationaux, rapporte le site Cinco Dias. Cette plateforme en architecture ouverte devrait être disponible à partir de janvier 2018 sur le site internet de BBVA. Selon des sources de marché citées par Cinco Dias, la banque a déjà signé des accords avec une vingtaine de sociétés de gestion étrangères qui ont accepté de très faibles commissions afin de pouvoir proposer leurs produits sur cette plateforme à des prix très compétitifs. L’objectif de BBVA est d’offrir aux clients un large univers de fonds d’investissement internationaux tout en fournissant des outils complémentaires comme des moteurs de recherche, des comparateurs, une bibliothèque de fonds d’investissement ainsi que de l’information sur les fonds. Selon Cinco Dias, cette nouvelle plateforme cible des clients disposant de plus de 100.000 euros d’avoirs financiers.
Allianz France, qui a déjà financé de grands projets d’infrastructures en France ces dernières années, a annoncé ce 8 novembre vouloir renforcer son engagement en faveur du financement de l'économie réelle en diversifiant ses investissements en direction des sociétés françaises de taille intermédiaire (ETI). «Le programme d’investissement d’Allianz France dans ce domaine, qui s’appuiera sur l’expertise d’Allianz Global Investors (AllianzGI), s’inscrit dans une logique de partenariat qui permet d’accompagner dans la durée, sous forme de prêts de long terme, des entreprises porteuses de croissance future», explique le groupe. L’engagement d’Allianz France est de e 1 milliard d’euros. Il est destiné au financement d’entreprises dont le chiffre d’affaires est égal ou supérieur à 100 millions d’euros. Les entreprises bénéficiant des financements sont sélectionnées sur la base de leur plan de croissance qui doit s’inscrire dans une démarche de développement durable et correspondre à une vision de long-terme «ambitieuse et maîtrisée».L’assureur précise que pour la mise en œuvre de ce programme, il va utiliser l’expertise d’Allianz Global Investors (AllianzGI), dans la continuité du partenariat initié depuis de nombreuses années sur le financement de l’ensemble de l’économie. «AllianzGI s’est significativement développé dans le secteur de la dette privée et des actifs réels et dispose aujourd’hui d’une plateforme complète dotée d’équipes spécialisées», juge le groupe. Composante de l’offre d’investissements alternatifs d’AllianzGI, le pôle dette privée rassemble environ 50 professionnels de l’investissement gérant près de 24 milliards d’euros d’actifs.
Navnoor Kang, l’ancien responsable des obligations du fonds de pension de New York accusé de corruption, a plaidé coupable mercredi de deux chefs d’accusation, rapporte le Wall Street Journal. L’année dernière, les procureurs américains ont affirmé que des commerciaux avaient couvert Navnoor Kang de cadeaux allant des prostitués et de la cocaïne aux weekends d’agrément, dont un séjour de ski dans l’Utah, en passant par une montre de luxe en échange de quoi le dirigeant du fonds procédait à des transactions allant dans leur sens. Au tribunal, l’accusé a admis avoir reçu une partie de ces cadeaux, dont le séjour de ski, la montre, des dîners et des tickets de concert. Mais il a laissé de côté les autres allégations. Avant de rejoindre le fonds de pension de New York, Navnoor Kang avait travaillé chez Pimco et Guggenheim Partners.
Amundi has announced the closing of the third generation of its senior corporate debt fund with EUR665m in funds raised from 13 institutional investors. A successor to previous generations, the Amundi Dette Senior FPE III fund will receive the economy lending fund label (Fonds de Prêt à l’Economie, FPE), and will assist French and European mid-sized businesses, from EUR75m in earnings, to finance projects (investment, external growth, refinancing, etc.)
A compter de ce 8 novembre , Jérémie Fastnacht sera le nouveau gestionnaire principal du fonds BL-Equities Dividend de la société luxembourgeoise d’investissement, BLI - Banque de Luxembourg Investments S.A. Le responsable du compartiment depuis son lancement il y a dix ans, Guy Wagner, restera co-gestionnaire.« Nous avons pris cette décision de manière consciencieuse : depuis un an et demi, Jérémie fait partie de notre équipe et durant cette période, il a pu aborder le portefeuille du fonds ainsi qu’assimiler notre philosophie d’investissement », dit Guy Wagner. « L’idée principale sera maintenue : sélectionner des valeurs de qualité à un prix raisonnable et offrant un rendement du dividende attrayant, supérieur à celui des marchés actions. Toutefois, Jérémie rajoutera sa touche personnelle au fonds. »Les actifs sous gestion de BLI s’inscrivaient à 11,26 milliards d’euros à fin septembre 2017.
The Swiss pension fund Tellco Vorsorge AG, based inSchwyz, on 8 November announced that it will be merging with the private bank Privatbank Dominick Company AG. The merger follows the acquisition of the private bank by Tellco Vorsorge AGin July this year. The new entity, entitled Tellco AG, integrates all services offered by the two companies, including retirement planning services, wealth management, and expertise in real estate.Tellco AG has personnel of 140 and assets under management of about CHF7bn. Its clients currently include both institutional and retail investors.
BNP Paribas Securities Services (BP2S), la filiale de BNP Paribas dédiée aux métiers titres (conservation de titres, administration de fonds et services liés comme le prêt emprunt de titres ou la gestion de collatéral, le reporting sophistiqué), a annoncé aujourd’hui l’acquisition, pour 36 millions de dollars, de la majeure partie des activités de back office (incluant la gestion des fonds et la comptabilité des fonds), de middle office, ainsi que les fonctions de conservation d’actifs aux Etats-Unis de Janus Henderson. La structure sert 130 milliards de dollars d’actifs, contre 10.000 milliards chez BP2S.
… milliards de dollars, c’est le total des actifs gérés par les 500 plus grandes sociétés de gestion au monde, selon Willis Towers Watson. Seul l’encours de la gestion britannique poursuit son recul. La gestion active reste majoritaire face à une gestion passive qui représentait 21,6 % de l’encours fin 2016, mais qui ne cesse de progresser (plus 5 points en 5 ans).
Gonflement. Céder 10 milliards d’euros d’actifs non stratégiques à horizon 2020... EDF continue de dérouler sa feuille de route. Le groupe public vient d’annoncer la cession à Tikehau Investment Management d’un portefeuille d’environ 200 actifs de bureaux et d’activités répartis dans toute la France. Le montant de la transaction n’a pas été dévoilé. Le gestionnaire logera ses actifs au sein d’un de ses OPCI dédiés : Tikehau Real Estate III. Autre cession d’envergure, celle de Cœur Défense. L’immeuble de bureau du quartier de la Défense passe des mains de Lone Star à celles d’Amundi Immobilier, Crédit Agricole Assurances et Primonial Reim. Cet actif aurait été vendu 1,8 milliard d’euros par le fonds nord-américain, qui lui-même l’avait acquis 1,3 milliard, trois ans plus tôt. Cette ancienne propriété de la banque Lehman Brothers ainsi que le portefeuille d’EDF vont venir gonfler le marché de l’investissement qui, à fin septembre, accusait un retard par rapport à la même période 2016 (14 milliards contre 20 milliards).
« Dovish ». Le changement dans la continuité. Jerome Powell (photo) a été nommé par le président Donald Trump à la présidence du Conseil des gouverneurs de la Réserve fédérale, avec effet en février 2018. Juriste de formation, ancien membre du Trésor, Jerome Powell, d’obédience républicaine, a intégré le Conseil des gouverneurs de la Fed en 2012 sous la présidence Obama. Les stratégistes de marché lui prêtent un biais « dovish » et le décrivent comme un fervent partisan de la politique monétaire non conventionnelle et accommodante. Il n’aurait jamais voté contre une décision du conseil (FOMC). Il est aussi connu pour ses prises de position favorables à un assouplissement des règles prudentielles comme la règle Volcker, le ratio de levier ou les plans de résolution bancaire. Par ailleurs, à l’occasion de la réunion du FOMC du 31 octobre et du 1er novembre, la Réserve fédérale a légèrement modifié son « wording », qualifiant l’activité économique aux Etats-Unis de « solide », contre « modérée » auparavant. Ce changement est suffisant pour que les analystes tablent sur une troisième hausse du taux cible des Fed funds (1 %-1,25 %) en décembre prochain.
Rien ne semble pouvoir entamer la confiance du gouvernement britannique sur l’issue des négociations autour du Brexit avec la Commission européenne. Le secrétaire au commerce Liam Fox (photo) se veut rassurant et déclare « ne pas craindre » une sortie de l’UE sans un accord sur le commerce. Ce qui n’empêche pas Londres de préparer l’embauche d’une cinquantaine de diplomates pour renforcer « l’influence bilatérale » avec les pays membres de l’UE.
Les ministres des Finances de la zone euro vont choisir un remplaçant à Jeroen Dijsselbloem. Des noms circulent. Le choix final dépend de multiples facteurs.
Au boulot ! Un peu partout en Europe, l’embellie de la conjoncture économique parvient à créer des emplois et, au bout du compte, à réduire le taux de chômage. Certes, dans les pays les plus touchés, la situation demeure critique. L’amélioration constatée en Espagne – quelque 2 millions d’emplois créés depuis le paroxysme de la crise en 2013 – ne fait que ramener le taux de chômage de 27 % il y a quatre ans à 16,5 % aujourd’hui. En Grèce, le taux de chômage se situe bien au-delà de 20 % et continue de toucher plus de 40 % des jeunes. En matière d’emploi, le record vient d’Allemagne. Le chômage (version mesure nationale) représente 5,6 % de la population active (octobre 2017) et touche désormais son point le plus bas depuis le début des années 1990 et la réunification du pays. Dans son acception BIT (Organisation internationale du travail), le taux de chômage outre-Rhin est même de 3,6 % (septembre 2017). Le taux d’emploi continue d’augmenter à 67,1 %, précise Rainer Sartoris, économiste à HSBC. Selon l’Office fédéral du travail, le nombre de postes vacants est au plus haut, à 780.000 (+88.000 en un an). En glissement sur un an, le chômage a diminué de 161.000 demandeurs d’emploi et concerne 2,48 millions de travailleurs allemands. « Les indicateurs avancés continuent de souligner une forte création d’emplois à venir, ajoute l’économiste de HSBC, ce qui devrait soutenir la consommation domestique… Des hausses de salaires combinées à des baisses d’impôts substantielles au début de 2018 devraient assurer une croissance économique solide en Allemagne l’année prochaine » et au-delà en Europe.
C’est le taux de base de la Banque d’Angleterre (BoE) relevé le 2 novembre en raison d’une inflation importée trop élevée. Auparavant, il était de 0,25 %. C’est la première hausse du taux directeur depuis dix ans. Les incertitudes pesant sur la conjoncture économique et la mauvaise tournure que prennent les négociations du Brexit pourraient empêcher d’autres hausses dans les mois à venir.