Le géant américain de la gestion d’actifs BlackRock a annoncé, ce 17 avril, l’acquisition de Tennenbaum Capital Partners, une société de gestion spécialisée dans le crédit privé. La transaction, dont les détails financiers n’ont pas été dévoilés, devrait être finalisée au troisième trimestre 2018, sous réserve d’obtenir le feu des autorités réglementaires. « Cette acquisition renforce la position de BlackRock en tant que gestionnaire d’actifs de crédit à l’échelle mondiale et lui permet de fournir aux clients une large gamme diversifiée de produits et solutions d’investissements alternatifs », indique BlackRock dans un communiqué. De fait, Tennenbaum Capital Partners vient renforcer la plateforme « Global Credit » de BlackRock « à un moment où les clients se tournent de plus en plus vers le crédit privé comme une alternative en termes de rendement par rapport aux allocations obligataires traditionnelles », souligne le gestionnaire d’actifs américain.Les cinq associés de Tennenbaum Capital Partners – à savoir Lee Landrum, Michael Leitner, Howard Levkowitz, Philip Tseng et Rajneesh Vig – resteront en place à l’issue de l’opération, a fait savoir BlackRock. A l’issue de l’opération, Tennenbaum Capital Partners deviendra une filiale à 100% de BlackRock.Fondée en 1999 et basée à Los Angeles, Tennenbaum Capital Partners gère environ 9 milliards de dollars de capitaux pour le compte de ses clients. La société compte un peu plus de 80 collaborateurs qui rejoindront BlackRock à l’issue de la transaction.
Les activités de gestion de fortune et de gestion d’actifs de Morgan Stanley ont dégagé d’excellents résultats au premier trimestre. En gestion de fortune, le résultant avant impôts s’est inscrit à 1,2 milliard de dollars contre 973 millions de dollars au premier trimestre 2017. Les revenus nets ont totalisé 4,4 milliards de dollars contre 4,1 milliards de dollars un an plus tôt. Les actifs de la clientèle se sont inscrits à 2.400 milliards de dollars au terme du premier trimestre, dont 1.100 milliards de dollars générateurs de commissions. La collecte nette de flux générateurs de commissions s’est élevée à 18,2 milliards de dollars au premier trimestre.En gestion d’actifs, le résultat avant impôts ressort à 148 millions de dollars contre 103 millions de dollars un an plus tôt. Les revenus ont totalisé 718 millions de dollars contre 609 millions de dollars au premier trimestre 2017. Les actifs sous gestion ont progressé à 469 milliards de dollars au terme du premier trimestre 2018 contre 421 milliards de dollars un an plus tôt.Le groupe a dégagé au premier trimestre un bénéfice net de 2,7 milliards de dollars, ou 1 ,45 dollar par action, contre 1,9 milliard de dollars ou 1 dollar par action pour des revenus nets de 11,1 milliards de dollars contre 9,7 milliards de dollars un an plus tôt.
Après HSBC, Goldman Sachs, Morgan Stanley, Bank of America et Citigroup, c’est la banque américaine J.P. Morgan, qui envisage de déplacer une partie de ses équipes de Londres à Paris, rapporte le quotidien Les Echos. Près de 200 personnes, principalement dans les métiers de marché, seraient concernées par ce transfert qui n’est pas encore acté, mais fait l’objet d’intenses discussions entre les pouvoirs publics français et le management de la banque. Le sujet a été abordé lors d’une rencontre mercredi entre le numéro deux de la banque, Daniel Pinto, et le gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau, à l’occasion des rencontres Paris Europlace à New York. La banque américaine a commencé à chercher des locaux pour accueillir ces nouveaux transfuges, possiblement dès l’année prochaine, dans l’hypothèse où Londres n’obtiendrait pas de période de transition pour quitter l’Union européenne.
J.P. Morgan Asset Management (J.P. Morgan AM) a annoncé, le 17 avril, la nomination d’Alistair Lowe en qualité de « managing director » et gérant de portefeuille senior au sein de sa division en charge des stratégies beta quantitative (« Quantitative Beta Strategies » ou QBS). Dans le cadre de ses fonctions, l’intéressé surpervisera l’équipe de gérant de portefeuilles « alternative beta » et actions quantitatives de QBS basée à New York. Il sera rattaché à Yazann Romahi, directeur des investissements de la division QBS.Avant de rejoindre J.P. Morgan AM, Alistair Lowe était consultant indépendant, conseillant à ce titre les gestionnaires d’actifs en matière d’allocation d’actifs et de construction de portefeuille. Auparavant, il a été conseiller senior auprès du comité d’investissement au sein d’AlphaSimplex, une société de gestion spécialisée en gestion alternative quantitative liquide. Il a effectué l’essentiel de sa carrière chez State Street Global Advisors, notamment au poste de directeur des investissements en charge des actions mondiales.
Acofi Gestion annonce son adhésion à la plateforme Medef Accélérateur d’Investissement (MAI), une association du monde entrepreneurial et financier créée par le Medef et ayant notamment pour membres les principales institutions financières (AFG, FBF, FFA, le réseau des fédérations professionnelles et des territoires du Medef). La plateforme lancée en octobre 2017 permet de mettre en relation les PME et les ETI avec des organismes financiers partenaires, susceptibles d’apporter des financements de longue durée adaptés à leurs besoins de croissance comme les fonds propres ou les prêts obligataires. A ce jour, une sélection de 22 fonds susceptibles de répondre aux besoins de croissance est référencée. Au total, plus d’un milliard d’euros est mobilisé sur toute la France, tous secteurs d’activité confondus, explique le communiqué. Acofi Gestion gère aujourd’hui 16 fonds pour plus de 2,6 milliards d’euros de capitaux confiés et a fait depuis plusieurs années du financement spécialisé des entreprises l’un de ces domaines d’expertise à travers différentes initiatives telles que Predirec Innovation 2020, fonds dédié au pré-financement du Crédit d’Impôt Recherche (CIR), ou Predirec Leasing Stratégique, fonds spécialisé dans le leasing d’équipements industriels stratégiques pour les entreprises.
La société d’investissement américaine Starwood Capital Group a annoncé, ce 18 avril, avoir levé 7,55 milliards de dollars à l’occasion de la clôture de son 11ème fonds immobilier opportuniste, Starwood Global Opportunity Fund XI. Il s’agit du plus important fonds de l’histoire de l’entreprise, indique Starwood Capital dans un communiqué. Désormais, les actifs sous gestion de la société s’élèvent à plus de 55 milliards de dollars.
Augures. C’est avec une régularité de métronome que la Banque d’Angleterre (BoE) (photo) va poursuivre la hausse de son taux de base. « La BoE va relever le bank rate de 25 points de base tous les six mois au cours de 2018 et de 2019 », assure l’équipe de recherche de Nomura. La première augmentation a eu lieu en novembre 2017, de 0,25 % à 0,50 %. Pour Nomura, les prochaines hausses sont programmées en mai et novembre de chaque année, sachant que la prochaine réunion du comité de politique monétaire aura lieu le 10 mai prochain. Par la suite, prévoit Nomura, la BoE entamera le processus de sortie du QE (programme d’achats de titres de 435 milliards de livres sterling) quand le taux de base atteindra 1,50 %, « dans environ deux ans ». Le processus se fera sur le mode passif, avec le non-réinvestissement des tombées de Gilts à échéance. Le mode actif, la vente du portefeuille sur le marché secondaire, viendra plus tard. Toujours selon Nomura, le resserrement monétaire par la réduction de la taille du bilan réduira la nécessité d’augmenter le taux de base à partir de 2020.
Érosion. Les achats de titres publics et d’obligations d’entreprise par la Banque de France dans le cadre du quantitative easing de l’Eurosystème – Banque centrale européenne (BCE) et banques centrales nationales –, a désormais un effet visible sur la typologie des détenteurs de titres. Pour les investisseurs non-résidents, la détention de titres français diminue régulièrement. « Le taux de détention non-résidente des titres émis » par les résidents français – c’est-à-dire la dette publique, la dette des entreprises, la dette bancaire et les actions cotées – est de 49 % à la fin décembre 2017. Il était de 51 % en 2016 et de 53 % en 2015. En un an, la détention de titres de dette publique à long terme s’est repliée de 3 points à 53 % : « Cette évolution est largement la contrepartie d’achats de titres par la Banque de France. » Les non-résidents détiennent par ailleurs 56 % des titres de dette des entreprises (contre 58 % un an auparavant) et 53 % des titres émis par le secteur bancaire, le seul à avoir collecté l’an dernier des achats nets non-résidents de 26 milliards d’euros. La préférence pour les marchés obligataires est nette : la France demeure le premier marché de la zone euro avec le tiers du total des émissions et représente même la moitié du marché corporate. Les actions cotées sont moins ciblées par les investisseurs étrangers qui ont dans leurs mains 37 % du stock (flux nets négatifs de – 12 milliards d’euros l’an dernier). L’encours total des titres est de 5.792 milliards d’euros dont 3.703 milliards de titres de dette, 602 milliards de titres corporates, 1.882 milliards de dette publique et 1.075 milliards de dette bancaire. Les actions totalisent 2.089 milliards.
C’est un score plus qu’honorable : 90 % des employés de la Banque centrale européenne se disent fiers et heureux de travailler pour l’institution de Francfort. Des progrès significatifs ont été réalisés depuis 2015 (année de la première étude interne), considèrent-ils. Les améliorations sont visibles dans des domaines comme la charge et le temps de travail ou la flexibilité. Ils sont convaincus que la direction les regarde avec équité quels que soient leur âge, leurs origines, leurs capacités et leur genre. Il ne reste plus qu’à apporter des améliorations à la courtoisie et au vivre ensemble : ils sont 14 % à avoir fait l’expérience personnelle de mots inappropriés et d’attitudes équivoques.
Les Womenomics font partie intégrante des Abenomics. Pour faire face à la chute programmée de la population active d’un tiers d’ici 2060, le gouvernement japonais a multiplié depuis 2013 les subventions aux entreprises favorables au travail des femmes. Ce sont effectivement les Japonaises qui vont faire la croissance des vingt prochaines années. Les débuts sont encourageants, mais la route est longue pour triompher des archaïsmes. Ainsi, dans les conseils d’administration, les administratrices occupent… 3,5 % des postes.
Le recours aux sanctions contre un pays, sur une base bilatérale ou internationale, est entré dans le quotidien des investisseurs depuis des décennies. Leur efficacité d’abord médiocre est allée croissante au fil des années, surtout quand il s’agissait d’initiatives américaines. Washington n’a jamais fait mystère de sa volonté de faire de la domination mondiale de sa finance un vecteur privilégié de sa superpuissance. La suprématie du dollar dans les transactions commerciales, de l’ordre de 50 %, et plus encore dans les réserves de changes mondiales, supérieure à 60 %, demeure à ce jour incontestée. Elle interdit aux acteurs financiers internationaux, Etats, banques ou entreprises, d’espérer survivre durablement sans un accès assuré aux capitaux et financements en dollar. Qui enfreint les embargos, même indirectement, prend un risque mortel. La supranationalité du droit américain, forte de l’universalité de sa monnaie, ne laisse guère de chances aux fautifs d’échapper à la sanction. BNP Paribas ne le sait que trop.
Le Groupe Crystal - Expert & Finance vient d'annoncer son choix de s’engager en tant que Corporate Sponsor du mastère spécialisé Manager en Gestion de Patrimoine Financier de la Skema Business School. Un programme qui prépare les étudiants à des carrières nationales et internationales de gestionnaires de patrimoine, conseillers en gestion de patrimoine et conseillers patrimoniaux, conseillers financiers et ingénieurs patrimoniaux.
Dans le cadre de sa participation aux Coupoles Distrib Invest 2018, Dan Sayag, directeur général d’Amilton AM a détaillé la politique d'architecture ouverte de la société de gestion parisienne. Il est notamment revenu sur le taux d'ouverture de sa multigestion, son processus de suivi des fonds, le développement commercial des fonds Optimix et Alter Solution ou encore sa spécialisation dans la sélection de fonds de performance absolue.
Le groupe Perial vient d'annoncer la nomination de Christian Bertrand (photo) au poste de directeur général délégué de la filiale de property management du groupe : Periil Property Management. Il aura pour mission de poursuivre le développement des activités et déployer de nouvelles offres de service.
Acofi Gestion annonce son adhésion à la plateforme Medef Accélérateur d’Investissement (MAI), qui permet de mettre en relation les PME et les ETI avec des organismes financiers partenaires, susceptibles d'apporter des financements de longue durée adaptés à leurs besoins de croissance comme les fonds propres ou les prêts obligataires.
Morningstar lance une nouvelle activité commerciale visant à offrir aux institutions financières et aux conseils financiers la possibilité d’externaliser leur sélection de fonds ou leur allocation d’actifs en ayant accès à des modèles de portefeuilles à des séries de listes sélectives de fonds.
La boutique de gestion suisse BlueStar IM a recruté Massimo Colnago, un spécialiste des biotechnologies, et s’est associé au cabinet de conseil en stratégie Onelife pour lancer un nouveau fonds dédié aux sciences de la vie, rapporte Citywire Selector. Baptisé Online Fund, le nouveau véhicule se concentrera sur les opportunités de croissance à long terme en matière d’innovation dans les secteurs des biotechnologies et de la santé. Massimo Colnago, qui a précédemment officié en qualité de directeur au sein de deux hedge funds, a rejoint BlueStar IM pour gérer le fonds conjointement avec le cabinet Onelife.
La société de gestion suisse Unigestion a annoncé ce 17 avril le lancement d’un fonds de private equity international dédié aux petites et moyennes entreprises. Unigestion Global Choice VII, qui s’inscrit dans la continuité des stratégies «Unicapital Global» et «Euro Choice», affiche un objectif de taille de 300 millions d’euros pour constituer un portefeuille d’environ 30 fonds spécialisés dans le buyout, le growth et les situations spéciales en Europe, en Amérique du Nord et dans la région Asie-Pacifique. Unigestion a déjà procédé à une pré-sélection, y compris des investissements dans le secondaire afin de donner le coup d’envoi du fonds.Selon Unigestion, le segment des PME est le segment le plus intéressant et le plus rémunérateur pour les acteurs du private equity. Une conviction étayée par l'étude récente («Size matters - small is beautiful 2.0") du professeur Oliver Gottschalg, professeur associé à HEC Paris, qui estime qu’un portefeuille international de petites capitalisations devrait non seulement surperformer un portefeuille plus concentré de grosses capitalisations, mais également dégager une performance similaire, avec moins de risque. En outre, l'étude relève que les portefeuilles internationaux dégagent des performances plus solides que les portefeuilles régionaux, les rendements par région n'étant pas complètement synchronisés. «Les conditions de marché actuelles nécessitent plus que jamais que les investisseurs travaillent avec des experts capables d’identifier des opportunités hors marché et fournir un accès à des fonds spécialisés», souligne Christophe de Dardel, responsable du private equity chez Unigestion.Après l’acquisition d’Akina en 2017, l’activité de private equity d’Unigestion représente un encours de 7 milliards de dollars gérés une équipe d’une cinquantaine de collaborateurs basés dans six bureaux dans le monde (Genève, Zurich, Londres, New Jersey City, Singapour et Luxembourg).
Investec Asset Management renforce son équipe allemande avec le recrutement de Julian Wess en qualité de conseiller, notamment auprès de la clientèle institutionnelle, rapporte le site spécialisé Fondsprofessionell. Julian Wess travaillait précédemment chez Russell Investments à Francfort. Investec AM entend ainsi accélérer sa croissance sur le marché allemand et répondre à la demande de la clientèle pour des stratégies actions et multi-classes d’actifs.