La société de gestion française indépendante Sycomore AM, qui gère près de 8 milliards d’euros, pourrait bientôt être rachetée par l’assureur Generali. Une information révélée par Bloomberg qui cite des sources proches des discussions. Selon le média anglo-saxon, une annonce officielle pourrait avoir lieu le mois prochain.Contactés par la rédaction de Newsmanager, la société de gestion parisienne et l’assureur italien n’ont pas souhaité commenter cette information.La transaction serait de l’ordre de 200 millions d’euros, selon une des sources de l’agence de presse, qui précise que les discussions continuent et que d’autres candidats seraient également intéressés, citant notamment la société de private equity Eurazeo. Cette information coïncide avec le départ à la retraite le 9 avril dernier d’un des quatre fondateurs de Sycomore AM : Laurent Deltour. Ce dernier a conservé ses parts dans la société (Sycomore AM est détenue à hauteur de 70 % par ses quatre associés fondateurs et 30 % par ses salariés). Suite à ce départ, la société avait communiqué son intention d’instaurer une présidence tournante entre les trois derniers associés fondateurs : Christine Kolb, Emeric Préaubert et Cyril Charlot. Cette présidence tournante était pour le moment assurée par Emeric Préaubert.Depuis sa création en 2001, Sycomore AM a connu une croissance régulière, qui s'était accélérée ces dernières années avec la mise en avant de certaines solutions d’investissement responsable et notamment la thématique «happy at work». Ainsi, le total du bilan de la société a augmenté de 75,46 % entre 2016 et 2017 et le chiffres d’affaires s’est établi à plus de 107 millions d’euros en 2017, peut-on lire dans les documents de publications légaux.Après le rachat de la Financière de l'Échiquier par Primonial il y a un peu plus d’un an, c’est donc un autre indépendant important de la Place parisienne qui devrait tomber dans l’escarcelle d’un grand réseau, confirmant le mouvement de concentration dans le secteur de la gestion d’actifs.Rappelons que l’activité d’investissement de Generali gère à l’heure actuelle plus de 455 milliards d’euros et que la société a présenté l’an dernier son plan 2020 prévoyant une augmentation de ses profits d’au moins 150 millions d’euros.
La fintech Happy Capital, spécialisée dans le financement participatif sous forme d’actions, vient d’annoncer le recrutement d’Antoine Dubas en tant que directeur du développement associé. L’intéressé a rejoint les rangs de la société en mai dernier, précise la fintech dans un communiqué.Ancien élève de l’Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne et diplômé du Programme Grand Ecole de HEC en finance d’entreprise, Antoine Duvas a débuté comme consultant au sein de Capgemini Consulting Financial Services puis a rejoint le groupe Casino au contrôle de gestion. En 2009, il rejoint la filiale de groupe Casino, Banque Casino, pour prendre la responsabilité du plan stratégique. En 2011, il participe à l’expansion du groupe Bernard Magrez au sein duquel il a développé l’activité de vente directe des vins hors place de Bordeaux en France et à l’étranger, l’activité des caves de Paris et Pessac et son Institut Culturel. En 2015, il participe en tant que DAF adjoint à l’introduction en Bourse de Immersion, société qui œuvre dans le secteur de la réalité virtuelle et augmentée, au second marché.« Antoine va nous apporter son œil neuf, son expertise de la finance d’entreprise et son appétence pour les nouvelles technologies, bases de notre future diversification. C’est un renfort précieux pour le développement de notre entreprise », commente Philippe Gaborieau, fondateur de la plateforme Happy Capital.
A l’occasion de la dissolution, le 30 juin dernier, de la banque privée allemande Sal. Oppenheim décidée par Deutsche Bank, de nombreux collaborateurs ont rejoint le groupe bancaire allemand. C’est ainsi que DWS, la filiale de gestion d’actifs du groupe Deutsche Bank, a recruté trois collaborateurs de Sal. Oppenheim. Ulrich Hähner, Ulrike Jäger et Frank Kosiolek ont intégré l'équipe de gestion quantitative de DWS depuis avril dernier, a appris Private Banking Magazin. Tous trois sont basés à Cologne.Ulrich Hähner était depuis mars 2014 le patron de la clientèle institutionnelle. Ulrike Jäger était depuis octobre 2013 responsable de la stratégie d’investissement et Frank Kosiolek avait été coresponsable des investissements.
Deutsche Bank n’a aucun projet d’abandonner sa présence mondiale, a déclaré mercredi son président du directoire, malgré d’importantes réductions d’emplois pour tenter de retrouver la rentabilité du groupe bancaire, rapporte l’agence Reuters. Depuis qu’il a pris la tête de la banque en avril, Christian Sewing a annoncé une baisse de ses activités sur les marchés d’actions et d’obligations et de services aux hedge funds.Lors d’une conférence bancaire mercredi à Francfort, il a dit qu’il ne fallait pas y voir un signe de retranchement. «Nos ambitions mondiales ne seront pas remises en question sous ma direction», a-t-il dit, ajoutant qu’une série de crises politiques rendaient d’autant plus important pour la banque d’accompagner ses clients dans leurs activités internationales. «Je suis convaincu que cette présence mondiale est tout aussi importante pour notre économie aujourd’hui qu’elle l'était après la chute du mur (de Berlin).»
La société de gestion allemande Flossbach von Storch vient de nommer Murat Bakir en qualité de responsable de la distribution auprès des conseillers financiers indépendants. Murat Bakir prend la succession d’Oliver Morath, patron de la distribution wholesale qui assumait également la couverture des conseillers à la suite du transfert vers d’autres fonctions en novembre 2017 de la responsable Susanne Scarpinati.Murat Bakir travaillait précédemment chez Franklin Templeton où il s’occupait également de la distribution depuis 2012, dernièrement en qualité de senior sales executive.
Gerald Noltsch, président du directoire de BNP Paribas Securities Services en Allemagne a quitté la société à sa propre demande, selon le site spécialisé Fonds Professionell. Gerald Noltsch avait rejoint BNP Paribas Securities Services en l’an 2000. Il était depuis l’automne 2010 patron de l’Allemagne, de l’Europe du Nord, CEE et CIS et depuis 2013 membre du comité directeur de BNP Paribas pour l’Allemagne.
La société de gestion indépendante Neuberger Berman a annoncé ce mercredi le lancement d’une stratégie UCITS investissant dans les principaux catalyseurs et bénéficiaires de l’évolution à long terme de la mobilité de nouvelle génération.Baptisé Neuberger Berman Next Generation Mobility Fund, le fonds a pour objectif d’exploiter les opportunités d’investissement générées par la disruption incessante de l’industrie du transport mondial et ses 4.200 milliards de dollars.Les trois gérants du fonds, Saurin Shah, Yan Taw Boon et Michael Barr géreront un portefeuille de 40-60 actions sélectionnées «dans le but d’obtenir une exposition aux sociétés proposant des solutions liées à la multiplication des véhicules connectés, électriques ou encore autonomes, autant qu’à celles pouvant tirer profit de ces nouvelles technologies», précise la société dans un communiqué.Le fonds est un compartiment du fonds UCITS Neuberger Berman Investment Funds plc domicilié en Irlande. Il est autorisé à la commercialisation au Royaume-Uni et en Europe et est en cours d’enregistrement en Suisse et à travers l’Asie.
L’opérateur de marchés Euronext a annoncé ce 29 août le lancement par SSgA SPDR ETFs Europe II Plc d’une dizaine d’ETF qui seront cotées sur Euronext Amsterdam à compter du 31 août. Les nouveaux véhicules proposent des expositions sectorielles aux valeurs du S&P. Tous les fonds sont chargés à 0,15%. Dénomination de l’ETFSymboleLieu de cotationIndice sous-jacentTER (%) SPDR US CONS DISSXLYEuronext AmsterdamS&P Consumer Discretionary Select Sector Index0,15 SPDR US CONS STAPSXLPEuronext AmsterdamS&P Consumer Staples Select Sector Index0,15 SPDR US ENERGYSXLEEuronext AmsterdamS&P Energy Select Sector Index0,15 SPDR US FINANSXLFEuronext AmsterdamS&P Financials Select Sector Index0,15 SPDR US HEALTHSXLVEuronext AmsterdamS&P Health Care Select Sector Index0,15 SPDR US INDUSTSXLIEuronext AmsterdamS&P Industrials Select Sector Index0,15 SPDR US MATERIALSXLBEuronext AmsterdamS&P Materials Select Sector Index0,15 SPDR US TECHSXLKEuronext AmsterdamS&P Technology Select Sector Index0,15 SPDR US ITILITSXLUEuronext AmsterdamS&P Utilities Select Sector Index0,15 SPDR US COMMSSXLCEuronext AmsterdamS&P Communication Services Select Sector Daily Capped 25/20 Index0,15
Parmi les promoteurs de fonds domiciliés en Europe, Natixis fait la course en tête au mois de juillet avec des entrées nettes de 5,1 milliards d’euros, selon des statistiques communiquées par Thomson Reuters Lipper. Natixis devance HSBC (collecte de 3,3 milliards d’euros), Groupama (2,7 milliards d’euros), Morgan Stanley (2,3 milliards d’euros) et Vanguard (1,95 milliard d’euros). Ces flux ont souvent été tirés par la collecte enregistrée sur le segment des produits monétaires, précise un communiqué. Au total, le mois de juillet s’est soldé par des sorties nettes de 5 milliards d’euros, malgré une contribution nette positive de 4,2 milliards d’euros pour les seuls ETF.
Le dernier indépendant français de la gestion ISR serait en discussions avec l’assureur italien Generali, qui souhaite constituer une plate-forme de gestion multiboutique.
C’est à peine croyable, mais il s’envoie encore 17 milliards de fax par an dans le monde et il existe 45 millions de télécopieurs. Sans compter que la moitié des imprimantes laser sont multifonctions, donc dotées d’un télécopieur, indique une étude de Check Point. Or, indique ce conseil en cybersécurité, un simple numéro de fax suffit pour exploiter les failles dans les protocoles de communication des télécopieurs. Et des failles, il y en a de plus en plus à la disposition des « agresseurs ».
Varappe. Le montant de dettes des entreprises américaines notées par S&P Global Ratings arrivant à échéance d’ici à 2023, atteint un total de 4.880 milliards de dollars. Le montant à refinancer devrait dépasser le milliard de dollars en 2021 et 2022, précise l’agence de notation. A elles seules, les entreprises américaines pèsent 44 % de la dette mondiale à maturité d’ici 2023. Ce pourcentage monte à 62 % pour la catégorie « spéculative » (notée BB+ et en deçà). La dette « high yield » à refinancer au cours des cinq prochaines années est de 1.550 milliards. Pour S&P, le refinancement de cette dette est particulièrement à risque si les conditions financières deviennent moins favorables qu’au cours des années précédentes. Sur ce total, la dette des entreprises financières pèse 1.199 milliards de dollars (90 % classée Investment Grade). Face à ces échéances, les entreprises prennent les devants et allongent les maturités de leur dette. Pour les analystes de S&P, « ce mur de maturité » devrait continuer à être « rollé » dans les années à venir.
Logique. Avec le Brexit en perspective, la Grande-Bretagne n’attire plus les ressortissants des autres pays de l’Union européenne. Entre mars 2017 et mars 2018, quelque 87.000 Européens se sont installés outre-Manche, soit 36.000 de moins que l’année précédente. Ce qui n’empêche pas le solde migratoire global de se situer à un point haut avec 235.000 arrivées de migrants en provenance de pays non-européens, indiquent les services statistiques britanniques. Le pouvoir d’attraction de la Grande-Bretagne reste intact. Avec pour conséquence que l’objectif du gouvernement de ramener le solde migratoire sous le seuil des 100.000, est encore lointain.
Platitude. Un taux à 10 ans du T-note de 2,81 %, un taux à 2 ans de 2,60 %, la courbe des taux américaine (2-10 ans, en date du 23 août) s’aplatit de plus en plus. Les prochaines hausses attendues du taux des fed funds par la Réserve fédérale pousseront les taux de la partie courbe à la hausse. Le risque d’inversion de la courbe est donc bien réel, avec comme signification majeure : une inversion est annonciatrice de récession de l’activité économique, telle est la leçon à retenir depuis les années 1960. L’inversion de la courbe affecte la rentabilité des banques qui resserrent dans la foulée l’octroi de crédit à l’économie. Les économistes de La Banque Postale AM soulignent les prises de positions spéculatives extrêmes des investisseurs : « les positions vendeuses sur les futures (paris sur une hausse des taux) ont atteint des niveaux jamais vu pour les taux à 10 ans. Un débouclement même partiel de ces positions est probable et entraînerait des rachats », faisant mécaniquement baisser les taux à 10 ans. Une courbe « plate » puis une inversion forme un scenario tout à fait plausible. Au point que des responsables de la politique monétaire américaine s’en sont émus (Robert Kaplan de la Fed de Dallas, Raphael Bostic d’Atlanta, Neel Kashkari de Minneapolis ou James Bullard de St. Louis), réclamant une approche prudente du mouvement de hausse du taux cible des fed funds. Cette fois encore, une inversion de la courbe serait-t-elle synonyme de récession ? Les économistes de Lombard Odier IM ne le pensent pas. La courbe est sujette à distorsion du fait de la politique non conventionnelle de la Fed (Quantitative easing, operations Twist). Cette distorsion affecte la pertinence de la courbe des taux comme indicateur avancé d’une récession à venir, expliquent-ils. Et cela même si ils reconnaissent que le cycle économique américain est en bout de course après neuf années d’expansion.
Faire entendre la voix des entrepreneurs que l’on n’entend pas jusqu’au plus haut sommet de l’État, tel est le premier objectif du MégaphoneAdie. «En tant que micro-entrepreneur, j’ai l’impression au quotidien d’être quantité négligeable. C’est désagréable. Je considère pourtant avoir ma place dans le paysage des entreprises, autant que l’a une start-up ou une entreprise de mille salariés. » Ce n’est pas l’Adie* qui le dit, c’est Sophie, 37 ans, créatrice d’une boutique de cadeaux dans les Vosges à travers le « mégaphone » que l’Adie a tendu aux entrepreneurs qu’elle finance et accompagne.
En road show en Chine à quelques jours de la présentation du projet de budget italien très attendu par les marchés financiers, Giovanni Tria, le ministre de l’Economie de la péninsule, a juré ses grands dieux qu’il n’était pas là pour faire la promotion de la dette publique italienne. L’objet de sa visite est uniquement « de renforcer la coopération économique entre les deux pays ». Et d’ajouter : « Les investisseurs chinois évalueront l’opportunité d’acheter de la dette italienne au même titre que les autres investisseurs ». Qu’il nous permette d’être dubitatif. Diminuer les impôts et augmenter les dépenses sociales quand la dette publique culmine à 132 % du PIB et le taux 10 ans du souverain ressort à 3,15 %, nécessitent quelques sacrifices…
… de l’heure. C’est le salaire que devra gagner l’ouvrier de l’industrie automobile pour 40 % à 45 % du contenu fabriqué au Mexique et aux Etats-Unis. De plus, 75 % du contenu d’une voiture devra être fabriqué dans l’espace « feu Alena », terme banni par le président américain Donald Trump pour sa connotation péjorative. Le Canada est invité à se joindre au nouvel accord commercial Mexique-Etats-Unis en date du 28 août. La Banque des règlements internationaux (BRI) estimait que la disparition de l’Alena couterait 99 milliards de dollars par an aux trois pays qui la composent. Avec cet accrod, le nom Alena doit disparaître.
Par Gaëlle Malléjac, Directrice des Investissements, Gestions Actives et Patrice Robert, Responsable de la Table de Négociation de Groupama Asset Management