Le député européen allemand Sven Giegold, membre de la commission des affaires économiques et monétaires au Parlement européen, s’est exprimé dans le cadre du Politico Finance Summit, co-organisé jeudi 6 février à Paris par Politico et L’Agefi. A l’occasion d’un panel consacré aux priorités de la commission européenne en matière de finance, le membre de l’Alliance libre européenne a déclaré être «inquiet du phénomène de concentrationsur le marché des ETF». «Il faut permettre aux épargnants européensun meilleuraccès aux ETF notamment en raison de leur faible coûtmais le marché est aux mains d’une poignée d’acteurs non-européens dont la responsabilité est très peu engagéesur le continent européen. Cela pose un problème à la fois de politique de concurrence et de régulation», a expliqué Sven Giegold. Le député européen a été rejoint par son homologuepolonais Marek Belka, qui dans un autre panel, a assuré que si les ETF formaient un instrument de marché attractif pour les épargnants, ils avaient aussi le pouvoir de «tuer les marchés boursiers». Le sujet des ETF a également été évoqué par Vanessa Casano, directricede la division régulation de la gestion d’actifs à l’AMF, et Steven Maijoor, président de l’autorité européenne de supervision des marchés, l’Esma. La première, qui répondaità Sven Giegold, a rappelé que les ETF étaient une activité à faible marge et que seules les grosses plateformes sont capables de tirer leur épingle du jeu, suggérant ainsi que le business des ETF n'était pas fait pour toutes les sociétés de gestion. Le second, qui évoquait le coût trop élevé des fonds d’investissement en Europe, a relevé que les investisseurs particuliers étaient plus investis en fonds d’investissement gérés de manière active que les professionnels et que cela ne faisait aucun sens.
L’homme politique allemand Friedrich Merz, membre de la CDU, a annoncé ce 5 février à la Deutsche Presse-Agentur sa démission du conseil de surveillance de BlackRock Deutschland, afin de pouvoir s’impliquer davantage dans la vie politique du pays. Elle sera effective à la fin du trimestre. Friedrich Merz, qui occupe cette fonction depuis 2016, avait déjà quitté une première fois ce poste lorsqu’il s'était présenté à la présidence du parti chrétien-démocrate en 2018, mais était revenu suite à sa défaite contre Annegret Kramp-Karrenbauer. Membre de plusieurs conseils de surveillance outre-Rhin, il a déjà quitté celui de HSBC en juin 2019. Il en était membre depuis 2010.
Danske Bank Asset Management vient de nommer Atilla Olesen à sa tête. Il remplace Henrik Gade Jepsen, qui quitte l’entreprise après presque quatre ans comme directeur général. Atilla Olesen était jusqu’ici directeur de la clientèle institutionnelle, poste qu’il conservera. Danske Bank AM est une entité de Danske Bank Wealth Management, et gère environ 200 milliards d’euros d’encours pour des clients institutionnels et retails.
Le député européen allemand Sven Giegold, membre de la commission des affaires économiques et monétaires au Parlement européen, s’est exprimé dans le cadre du Politico Finance Summit, co-organisé jeudi 6 février à Paris par Politico et L’Agefi.
David Neal, le directeur général du Future Fund Management Agency , va prochainement rejoindre le gérant d’actifs IFM Investors, a annoncé avant-hier le fonds souverain australien éponyme. Il est remplacé par intérim par le directeur des risques Cameron Price. Le fonds souverain a précisé être à la recherche d’un nouveau directeur général. David Neal, qui avait rejoint l’institution en 2007, occupait cette fonction depuis 2014. Chez IFM Investors, David Neal remplacera Brett Himbury, l’actuel directeur général, qui doit partir à la retraite au cours de l’année. La date du passage de témoin n’a pas encore été précisée. Le Future Fund Management Agency est la branche opérationnelle du fonds souverain, chargée de la gestion de près de 170 milliards de dollars australiens (104 milliards d’euros) à fin 2019. IFM Investors gère de son côté un peu plus de 160 milliards de dollars australiens.
Lors de la publication de ses résultats annuels, la Société Générale a fait état de 149 milliards d’euros d’encours dans sa filiale de gestion Lyxor pour fin décembre 2019. Un an plus tôt, ses encours s'établissaient à 118 milliards. Cela correspond à une hausse de 26% sur l’année. Les revenus du quatrième trimestre s'établissent à 57 milliards au quatrième trimestre contre 48 milliards le trimestre précédent et 47 milliards pour la même période de 2018. A noter que dans son activité d’assurance-vie, la banque a enregistré au quatrième trimestre une collecte brute de 4,3 milliards d’euros dont 49% seulement en fonds euros, le reste étant en unité de compte. La banque a indiqué avoir passé 268 millions d’euros de coûts de restructuration au sein de sa banque d’investissement en 2019, tout en subissant une base de comparaison défavorable après des revalorisations d’actifs l’année précédente. Le résultat net de l’exercice s’est inscrit en baisse de 21%, à 3,25 milliards d’euros, et le résultat d’exploitation a reculé de 9,6%. Le produit net bancaire (PNB), l'équivalent du chiffre d’affaires, a diminué de 2,1% sur un an, à 24,67 milliards d’euros, freiné par l’environnement de taux bas qui pèse sur la marge d’intérêt des banques.
Une étude menée par le consultant Oliver Wyman comparant l’autorité des marchés financiers en Espagne, CNMV, avec16de ses pairs en Europe et dans le monde, propose des améliorations dans la structure de l’institution. Le rapport pointe le fait que la gouvernance du directoire dela CNMV diffère des autres régulateurs en cela qu’elle ne dissocie pas les fonctions de supervision du board et celles de l’exécutif du régulateur. La loi espagnole sur les valeurs mobilières définit un large scope de responsabilités pour le board du régulateur espagnol mais dans les faits, celles-ci sont déléguées au président, vice-président et comité exécutif de l’entité. Les trois membres non-exécutifs du board de la CNMV ne sont pas impliqués dans les opérations quotidiennes. L'étudesuggère ainsi, dans le but d’une plus grande efficacité opérationnelle de l’entité,la suppression de la fonction de président exécutif de la CNMV, actuellement occupée par Sebastian Albella.Le rapport d’Oliver Wyman souligneainsi qu’il serait «approprié» d’adopter des mesures afin depromouvoir un rôle de contestation efficace vis-à-vis des décisions prises par leprésident exécutif du régulateur espagnol. «Il est vrai qu’avoir un président exécutif est une pratique commune entre régulateurs mais cela pose des problèmes théoriques concernant la remise en question du président exécutifou de sa capacité à poursuivre des mandats complexes (comme le fait de s’occuper des priorités du quotidien avec des objectifs de transformation de moyen-long terme). Certaines autorités comme le régulateur australien ASICont résolu le problème en séparant les pouvoirs,» explique le rapport d’Oliver Wyman. Un autre point soulevé par l'étude du consultant est quela CNMV ne peut augmenter ses effectifs ou procéder à de nouvelles embauches sans l’autorisation du gouvernement espagnol. Pour Oliver Wyman, le régulateur espagnol devrait bénéficier d’une plus grande autonomie sur ce plan.
Bernard Madoff, à l’origine de l’une des plus grandes fraudes financières de l’histoire des États-Unis via une pyramide de Ponzi, a demandé à un tribunal fédéral de le libérer de prison alors qu’il se bat contre une maladie, rapporte le Wall Street Journal. Il a purgé la première décennie d’une peine de 150 ans formulée en 2009. Son avocat indique qu’il souffre d’une insuffisance rénale chronique et il lui reste 18 mois à vivre. Agé de 81 ans, il est incarcéré dans la prison du Federal Medical Center à Butner.
Le secteur du capital-investissement a un surprenant nouveau détracteur : Guy Hands, un pionnier de l’industrie du buy-out au Royaume-Uni, rapporte le Financial TIme. Cet homme de 60 ans a reproché à ses collègues de se concentrer sur leurs profits et d’avoir une culture qui «n’est pas adaptée au monde dans lequel nous vivons aujourd’hui». Guy Hands a émis cette critique dans discours prononcé devant des étudiants lors d’une conférence sur les investissements alternatifs à Londres cette semaine. Il a déclaré que l’industrie dans laquelle il avait fait fortune était «devenue trop insulaire». «Nous avons eu tendance à ne parler que de nous - les fonds que nous avons collectés et les chèques reçus», a-t-il dit, plutôt que d’améliorer les entreprises et les aider à créer des emplois.
La banque suisse Pictet a présenté hier des résultats annuels 2019 (non audités) en léger recul, malgré une bonne collecte en gestion d’actifs. Le groupe genevois a ainsi dévoilé un bénéfice net en baisse de 9,5% à 539millions de francs suisses. Une baisse que le groupe explique par ses nombreux investissements dans ses infrastructures et une hausse de près de 10% de ses effectifs. Les actifs sous gestion ou en dépôt ont augmenté de 16% sur l’année, pour atteindre 576 milliards de francs suisses. Ils ont augmenté pour un tiers grâce à la collecte nette (25 milliards de CHF), et pour deux tiers grâce àl’effet de marché (52 milliards). Pictet a par ailleurs profité de cette publication pour annoncer qu’elle allait éliminer de son bilan toute exposition à des entreprises exerçant des activités liées à la production et à l’extraction de combustibles fossiles. Cela correspond à 250 millions de francs suisses d’actifs correspondants, qui devront être cédés d’ici le 31 décembre 2020.
La société de gestion américaine T. Rowe Price a indiqué que Chris Alderson, son responsable des actions internationales, va prendre sa retraite fin 2020 après 32 ans de présence dans l’entreprise. Il sera remplacé par Justin Thomson, actuellement directeur des investissements pour les actions internationales, au 1er janvier 2021. Justin Thomson, qui évolue chez T. Rowe Price depuis 22 ans, gère le fonds T. Rowe International Small Cap Equity (8,6Md$ d’encours). Le 1er mars prochain, Ben Griffiths sera nommé co-gérant du fonds et passera gérant principal lorsque Justin Thomson prendra ses nouvelles fonctions. T. Rowe Price gérait 1.200 milliards de dollars d’encours fin 2019.
Sandra Ortega, considérée comme la quatrième plus grosse fortune etfemme la plus riche d’Espagne, a vu sa Sicav personnelle terminer 2019 avec des encours de 307,5 millions d’euros selon l’agence de presse espagnole Europa press qui s’appuie sur des documents transmis au régulateur local CNMV. La fille d’Armando Ortega,fondateur d’Inditex leleader mondial de la confection textile, a ainsi vu les encours de la Sicav augmenter de 6,76 millions d’euros au cours de l’année dernière, principalement grâce à l'évolution des marchés. La Sicav baptisée Soandres, gérée par JP Morgan,a obtenu un rendement net de 8,08% en 2019. Les fonds Polar Global Insurance etCC Japan Alpha ont figuré parmi les principaux contributeurs de la Sicav. Fin 2019, la poche obligataire et cash formait plus de63% de l’allocation de la Sicav. Elle était investie à 30% en actions et environ7% en stratégies alternatives. A elle seule, la Sicav de Sandra Ortega représente plus d’un dixième des encours totaux de l’industrie des fonds en Espagne en 2019 (275,7Md€).
Aviva Investors a annoncé le lancement de son premier OPCI (Organisme de Placement Collectif en Immobilier) grand public, dénommé Aviva Investors Experimmo. L’encours de ce nouvel OPCI s’élève à plus de 160 millions d’euros fin janvier 2020. L’acquisition de deux plateformes logistiques situées aux Pays-Bas a notamment été réalisée en novembre, complétée par une prise de participation dans une tour située à La Défense.. «Fortes d’expertises pan-européennes, les équipes de gestion concentrent leur recherche sur de grandes métropoles où la population, la productivité et l’emploi sont en croissance et où les habitants aspirent à vivre, travailler, étudier et se divertir», a indiqué dans un communiqué Adrien Beuriot, directeur de la gestion d’actifs immobiliers pour l’Europe continentale d’Aviva Investors. Aviva Investors gère aujourd’hui 37 milliards d’euros d’encours en immobilier, soit la majeure partie des 52 milliards gérés par la maison en actifs réels.
Etica Sgr, société de gestion du groupe Banca Etica spécialisée en fonds responsables, a annoncé deux promotions, selon Bluerating. Arianna Magni a été nommée responsable du développement institutionnel et international, tandis que Davide Mascheroni devient responsable des partenaires commerciaux. Arianna Magni avait rejoint la société en 2015 et était jusqu’ici relationship manager au sein de l’équipe qu’elle dirige désormais. Davide Mascheroni a intégré Etica Sgr en 2018 comme senior relationship manager dans l’équipe partenaires commerciaux.
La Financière de l’Échiquier (LFDE) a annoncé mercredi 5 février qu’elle avait rejoint l’initiative Climate Action 100+, première coalition d’investisseurs mondiaux à l’origine d’engagements collaboratifs avec les plus grands émetteurs de gaz à effet de serre du monde. Le but de cette initiative est d’inciter ces entreprises à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre, en ligne avec les objectifs de l’Accord de Paris, à améliorer leur gouvernance climatique et accroître la transparence de leur reporting climatique. Climate Action 100+réunit à ce jour 410 investisseurs (41.000 milliards de dollars d’actifs sous gestion) engagés dans un dialogue direct avec 160 entreprises représentant 80% des émissions industrielles mondiales. L’initiative a été lancée avec le soutien des Principes pour l’Investissement Responsable (UN PRI), auxquels LFDE a adhéréen2008. « La gestion d’actifs a un rôle essentiel à jouer en orientant les capitaux vers les entreprises qui préparent le monde de demain. En anticipant les risques de transition et les risques physiques liés au changement climatique auxquelles elles pourraient être exposées, les entreprises assurent leur pérennité et leurs performances futures»,commente dans un communiquéOlivier de Berranger, directeur général délégué en charge de la gestion d’actifs pour LFDE.
Le fournisseur de services aux fonds d’investissements et investisseurs IQ-EQ vient de recruter Bram Eijsbouts au poste de directeur du développement commercial au Luxembourg. Il est rattaché à Fèmy Mouftaou, le chief commercial director pour le Luxembourg. Bram Eijsboutsarrive d’Intertrust Group, où il était directeur commercial depuis mai 2017.
Innover, c’est bien. En profiter, c’est mieux. L’Europe a pris une longueur d’avance vis-à-vis des autres continents dans le domaine des critères ESG (environnement, social, gouvernance) appliqués à l’économie et à la finance. La France a même joué les pionnières dès 2015 en imposant aux grands institutionnels de faire toute la transparence sur leur politique de placements. Le risque est grand, pourtant, de laisser aujourd’hui les Etats-Unis récolter les fruits que d’autres ont semés avant eux, alors même que Washington s’est retiré avec fracas de l’Accord de Paris sur le climat.
Lettre. Dans les pas de BlackRock, un autre géant américain de la gestion d’actifs, State Street Global Advisors (SSGA) avertit par missive les entreprises cotées. Le directeur général du groupe, Cyrus Taraporevala, écrit le 28 janvier que « malheureusement, moins de 25 % des entreprises que nous avons évaluées ont intégré une démarche ESG (environnement, social et gouvernance) dans leur stratégie ». Le gestionnaire, pour qui l’ESG n’est plus une option, indique s’appuyer à l’avenir sur un indicateur développé en interne : le R-Factor qui évalue les entreprises. « Dès cette saison de vote, nous prendrons les mesures appropriées contre les membres des conseils d’administration des sociétés des indices S&P 500, FTSE 350, ASX 100, Topix 100, DAX 30 et CAC 40 qui sont en retard sur la base de leur R-Factor et qui ne peuvent pas expliquer comment elles prévoient d’améliorer leur score. »
C’est la dernière tempête qui agite Twitter. Le réseau social a suspendu le 1er février le compte du blog américain Zerohedge, pour harcèlement. Ce dernier avait relayé un article laissant entendre que le coronavirus ne serait rien d’autre qu’une arme biologique fabriquée par les Chinois, en désignant nommément un chercheur de Wuhan. La décision de Twitter n’a fait que nourrir les penchants complotistes de certains fans de Zerohedge, où tous les articles sont signés Tyler Durden – le héros de Fight Club campé par Brad Pitt – et où le meilleur de l’analyse financière côtoie le pire des thèses populistes. Elle n’a pas servi à grand-chose, puisqu’un compte FreeZeroHedge a aussitôt pris le relais et affichait plus de 44.000 followers le 3 février.
Nos gouvernants ne manquent pas d’imagination pour lutter contre le réchauffement climatique ! Certes, tous ne vont pas aussi loin que les candidats aux élections municipales parisiennes voulant déplacer qui la gare de l’Est, qui celle du Nord, pour ménager des espaces verts. Mais le projet de loi contre le gaspillage et pour l’économie circulaire ne lésine pas sur les petites actions à grande échelle. Il prévoit d’informer les consommateurs sur les matières recyclées des produits achetés, leur réparabilité… tout un programme. Par contre, pour économiser papier et encre sans doute, les achats de moins de 10 euros ne donneront plus lieu à des tickets de caisse systématiques. Autant de moins pour l’information et la lutte contre le gaspillage, car on voit mal comment, alors qu’ils paient désormais sans cash et sans contact, les citoyens vont être, là encore, incités à moins consommer et réfléchir avant de le faire.
Sycomore Asset Management a « légèrement décollecté » en 2019, a indiqué Christine Kolb, l’associée fondatrice de la société de gestion, lors de sa conférence annuelle. Les encours se sont établis à 6,6 milliards d’euros. Cyril Charlot, associé fondateur, a expliqué ces « mauvaises performances » par trois raisons : « un excès de cash dans les portefeuilles, l’exposition aux small caps et le biais value ». Pour 2020, Sycomore AM a annoncé le lancement prochain d’un fonds sur la technologie responsable. Par ailleurs, Christine Kolb a indiqué que la société s’engage à obtenir le label ISR d’Etat pour l’ensemble de la gamme actions long only d’ici à la fin de l’année.
UBP Asset Management va prochainement annoncer le lancement d’un fonds à impact sur les actions des pays émergents. Il s’agira du second fonds à impact de la société, après le lancement du «UBAM - Positive Impact Equity AC EUR» en septembre 2018, qui gère aujourd’hui un peu moins de cent millions d’euros. Le gérant suisse évalue la capacité de gestion de ce futur fonds à environ 500 millions d’euros, compte tenu de la taille réduite du marché actions émergentes à impact, soit trois fois moins qu’en Europe. La société comprend déjà un comité d’investissement à impact, avec à sa tête Simon Pickard, l’ex-gérant sur les pays émergents de Carmignac. L’Union Bancaire Privée mise beaucoup sur ce segment, en raison du fort intérêt des nouvelles générations très fortunées pour l’impact investing, a indiqué le directeur général de la gestion d’actifs, Nicolas Faller, lors d’un point presse à Paris.
Le private equity fait un nouvel émule. Le géant américain Vanguard, grand spécialiste de la gestion passive à travers les ETF, vient d’annoncer un partenariat avec HarbourVest, qui gère 68 milliards de dollars sur ce segment. Concrètement, il s’agit de lancer un fonds géré par ce dernier chaque année pour donner accès au private equity aux clients qualifiés de Vanguard. «Le capital-investissement va venir compléter nos fonds à gestion active et passive, car nous cherchons à élargir l’accès à cette classe d’actifs et à améliorer les rendements de nos clients, explique dans un communiqué Tim Buckley, le directeur général de Vanguard. Si cette stratégie sera initialement proposée aux clients institutionnels avisés, nous souhaitons à terme élargir l’accès aux investisseurs par d’autres canaux. Pour les investisseurs individuels en particulier, ce partenariat présentera une opportunité incroyable - un accès et des conditions qu’ils ne pourraient pas obtenir seuls». HarbourVest devrait notamment investir dans des hedge funds qui sont potentiellement fermés à de nouvelles souscriptions. Les marchés des capitaux ont considérablement évolué au cours de la dernière décennie, reconnaîtVanguard, qui « voit dans le capital-investissement une opportunité pour les investisseurs en mesure de prendre l’engagement à long terme requis par ces investissements ». Son pincipal concurrent, BlackRock, avait lui aussi lancé il y a deux ans une activité de private equity.
Oaktree Capital Management vient de recruter Caroline Picot en tant que responsable des ventes pour les clients institutionnels en France, basée à Paris. L’intéressée arrive en provenance de Credit Suisse où elle était directeur au sein de l’équipe en charge de l’activité grands investisseurs France. Précédemment, elle a passé 15 ans chez Morgan Stanley, où elle était executive director, en charge du développement auprès des investisseurs institutionnels et intermédiaires en France, Suisse et Monaco et des activités de gestion d’actifs de Morgan Stanley IM en France. Elle a par ailleurs fondé le réseau de femmes de Morgan Stanley à Paris, WomenBankersLab, dont la mission est de rassembler les femmes les plus influentes de la finance en France. Oaktree annonce également que Lars König rejoint l'équipe en tant que responsable des ventes pour l’Allemagne et l’Autriche, basé à Francfort.