Les trente plus grands fonds de pension britanniques (4,86 millions d’adhérents, 351 milliards de livres d’encours) affichent en matière d’investissement responsable un score moyen de 40 %, selon une étude réalisée par FairPensions. Si beaucoup reconnaissent que les problématiques extra-financières (environnementales, sociales et de gouvernance, ESG) peuvent affecter la valeur de leurs investissements, beaucoup ne disposent toujours pas de stratégies pour gérer ce risque. Un tiers des gestionnaires négligent apparemment d’appliquer leurs principes ESG dans leurs instructions aux gérants de fonds ou lors de la sélection des gérants. Près de la moitié d’entre eux n’emploient aucun personnel dédié aux questions ESG en interne ou en externe. La transparence laisse également à désirer puisque la moitié des fonds ne dévoilent pas leurs principaux investissements et deux tiers d’entre eux ne rendent pas publics leurs votes en assemblée générale. Elément plus encourageant, selon FairPensions, une minorité importante et apparemment croissante de fonds demandent à leurs gérants de fonds de justifier de capacités plus importantes de gestion du risque ESAG : 35 % exigent pour sélectionner un gérant qu’il ait signé les Principes de l’investissement responsable (UN-PRI) et 25 % qu’il ait une compétence en matière de changement climatique. Des surprises Les scores évoluent entre 0 et 100 %, les deux meilleurs étant les fonds USS et BT. Les six fonds de pension signataires des UN-PRI figurent parmi les 10 meilleurs en matière de performance. FairPensions souligne que, de manière surprenante, figurent parmi les fonds de pension qui affichent les plus mauvais scores ceux de sociétés dont la note en responsabilité sociale (RSE) est élevée. Cela vaut ainsi pour le Cooperative Group Pension Scheme et Aviva Staff Pension Scheme, dont les scores sont inférieurs à 50 %. Le fonds de pension de Marks and Spencer n’a pas été couvert par l'étude et se voit attribuer un zéro en matière de transparence, puisqu’il n’a pas de site internet public.Concernant les fonds de pension des banques, qui représentent un encours total d’environ 60 milliards de livres, ils figurent tous dans la moitié inférieure du palmarès. En revanche, les exigences plus importantes en matière de transparence pour les fonds des administrations publiques locales semblent se traduire par une meilleure performance en investissement responsable. FairPensions remarque que cela pose la question de la transparence des fonds de pension de banques qui appartiennent désormais au secteur public du fait des aides de l’Etat.
Selon les informations de Cinco Días, le capital-investisseur Terra Firma s’est joint au cercle des candidats repreneurs de l’aéroport de Gatwick mis en vente par BAA (groupe Ferrovial). Les trois autres soumissionnaires pour cette opération estimé à 1,8 milliard d’euros, sont le fonds d’infrastructures de Citi, Global Infrastructure Partners et le canadien Borealis.
Le gestionnaire alternatif sud-africain AMB Capital et Damille Partners IV, qui détiennent 27 % du capital de LonZim (dont Lonrho détient 24,25 %), exigent une assemblée générale extraordinaire, la destitution des quatre administrateurs exécutifs et la cession des actifs au Zimbabwe, rapporte The Sunday Times. LonZim est cotée sur l’AIM de Londres depuis 2007 et Lonrho, le fondateur, en exerce la responsabilité opérationnelle. Les actifs de LonZim comprennent Celsys (téléphonie mobile, imprimeries), Paynet (système de paiement électroniques et Millpal (chimie). Le chairman David Lenigas, appelle les actionnaires à rejeter les exigences d’AMB et de Damille.
Le conseil d"administration du groupe de private equity 3i doit se réunir lundi pour discuter du projet d"augmentation de capital de 700 millions de livres avec droit préférentiel de souscription, au lieu des 500 millions de livres initialement prévus, indique Le Financial Times. La société, fortement endettée, espère ainsi réduire sa dette et financer de nouveaux investissements.
Les fonds de pension ont connu une chute sévère de leurs actifs, d’environ 5400 milliards de dollars, soit plus de 20% à la fin de 2008, en raison de la crise financière, selon un récent rapport de l’OCDE. Cette chute a créé une pression importante pour le financement des plans de retraite à rendement défini et a créé des problèmes sérieux aux souscripteurs de plans à contribution définie («defined contribution» ou DC) proches de l'échéance de la retraite, provoquant une défiance à l'égard de ce dernier système. Selon le rapport, qui formule des recommandations, les gestionnaires de fonds de pension auraient pu se protéger plus efficacement de la crise en combinant une meilleure gestion et des règles de contrôle du risque plus strictes.
Selon L’Echo, le groupe japonais de services financiers Nomura Holdings a confirmé une perte nette record de 709,4 milliards de yen (5,55 milliards d’euros) pour l’exercice 2008-2009, miné par la chute des marchés et par les coûts d’acquisition de plusieurs actifs de Lehman Brothers.Nomura achève ainsi son deuxième exercice consécutif dans le rouge. En 2007-2008, il avait subi une perte nette de 67,85 milliards de yen.
Selon Ignites Europe, la Commission européenne va publier le 29 avril un projet de directive pour les gérants de fonds alternatifs qui présente d’importantes similitudes avec le cadre Ucits. Les sociétés de gestion pourront commercialiser leurs produits dans toute l’Europe après avoir reçu l’autorisation des régulateurs locaux, selon une première version de la directive obtenue par Ignites.
La crise financière a impacté le secteur de la prévoyance vieillesse pour 50,1 % des investisseurs et 58,3 % des investisseurs institutionnels interrogés par Kommalpha Institutional Consulting dans le cadre de son étude «Altersvorsorge in der Asset Management Industrie». Cette dernière fait ressortir par ailleurs que les investisseurs estiment en grande majorité qu’en matière d'épargne retraite les assureurs sont mieux positionnés que les gestionnaires d’actifs. De plus, les connaissances des clients potentiels concernant les acteurs les plus importants sont relativement limitées : seuls 20 % des investisseurs sont capables d’en citer un et 65 % des personnes interrogées sont incapables de citer un asset manager ayant une position particulièrement forte dans le domaine de l'épargne-retraite. Les plus connus sont Allianz et Deutsche Bank, mais aussi Union Investment (banques populaires) et Fidelity.
Selon le Financial Times, des groupes de private equity cherchent à investir autour de 400 millions d’euros dans Springer Science and Business Media, qui vend 49 % de l'éditeur. Blackstone, CVC Capital Partners et TPG devraient soumettre leur offre.
En 2007, KKR et Permira avaient obligé ProSieben Sat1 à acheter à crédit pour 3,3 milliards d’euros le groupe scandinave SBS et à leur verser un dividende représentant trois fois son bénéfice net. A présent, ProSieben perd de l’argent et accuse un endettement de 3,4 milliards d’euros, si bien que le groupe de télévision a besoin d’une aide financière de ses actionnaires principaux, note la Frankfurter Allgemeine Zeitung. Le problème est que l’américain KKR a des difficultés : il aurait demandé à ses investisseurs entre 400 millions et 730 millions d’euros de ralllonge pour un «annex fund» du fonds de 3,4 milliards d’euros levé en 2005 et qui porte la participation dans ProSieben. Entre-temps, cette dernière, acquise fin 2006, a été passée à 90 % par profits et pertes. Il est vrai que l’action ProSieben est tombée de 30 euros à la mi-2007 à 1,80 euro vendredi. De plus, KKR a fait d’autres mauvaises affaires comme l’acquisition d’Alliance Boots au plus haut pour 11 milliards de livres au printemps 2007.
Josef Ackermann, président du directoire, confirme que l’objectif de la Deutsche Bank reste un rendement des fonds propres, avant impôt, de 25 %... «et cela, sans prendre de risques excessifs». Et, selon les informations du Handelsblatt, la banque pourra annoncer mardi qu’elle a atteint cet objectif pour le premier trimestre. Ses déclarations ont attiré au patron de la Deutsche les foudres de responsables politiques de tous bords qui lui reprochent de n’avoir rien appris de la crise et de s’en tenir à un schéma de pensée qui a justement provoqué cette crise. La Deutsche Bank est l’un des rares établissements qui n’ont pas fait appel aux garanties directes de l’Etat.
Crédit Agricole Asset Management (CAAM) a lancé au sein de sa Sicav internationale luxembourgeoise le compartiment CAAM Funds Equity Statistical Arbitrage (EUR), qui est une variante européenne du CAAM Dynarbitrage Actions et qui est destiné à la clientèle institutionnel. Il s’agit d’un fonds d’arbitrage statistique long/short actions dont l’objectif est de générer une performance la plus décorellée possible de l'évolution des marchés. Ce produit (200-400 lignes), qui allie des stratégies de retour à la moyenne (mean reverting) et de suivi de tendance (momentum), est conforme à la directive OPCVM III. Il est censé surperformer l’Eonia de 400 points de base par an pour un horizon minimum de placement de 4 ans, avec une fourchette ex-ante de valeur à risque inférieure à 10 %. L'équipe de gestion arbitrage actions comprend trois gérants et un analyste. La souscription minimale est fixée à 0,5 million de dollars. En plus de la commission de souscription et de la commission de gestion, CAAM facture sur ce produit 30 % maximum de la surperformance au-delà de l’EONIA capitalisation majoré de 400 points de base par an.
Lundi matin, l’UBS a annoncé la nomination avec effet immédiat d"Alex Wilmot-Sitwell et de Carsten Kengeter en tant que co-CEOs de son activité de banque d’investissement. Ils remplacent donc Jerker Johansson, qui a démissionné avec effet immédiat de ses fonctions de CEO d"Investment Bank (lire par ailleurs). Il avait rejoint UBS en mars 2008 et faisait partie du directoire du groupe UBS. Alex Wilmot-Sitwell, qui est entré chez UBS en 1996, est membre du directoire du groupe. Il occupait les fonctions de joint global head du département banque d’investissement depuis novembre 2005 et de chairman et CEO de UBS Group Europe, Middle East & Africa (EMEA) depuis janvier 2008 tandis que Carsten Kengeter, entré chez UBS en septembre 2008, occupe les fonctions de joint global head du segment fixed income, currencies and commodities (FICC) au sein d"UBS Investment Bank. Dans ses nouvelles fonctions, il fera également partie du Directoire du Groupe.
Lundi, UBS devrait annoncer le départ de Jerker Johansson, le patron mondial de sa banque d"investissement, rapporte le Financial Times. La sortie du dirigeant, qui avait rejoint la banque suisse il y a seulement un an après 22 ans passés chez Morgan Stanley, sera l"un des changements les plus importants subis par l'établissement depuis l"arrivée d"Oswald Grübel.
La deuxième édition du «moniteur des caisses de pension» Swisscanto fait état pour fin mars un ratio moyen de couverture des caisses de retraite suisses estimé de 91,9 % soit 1,7 point de moins que fin décembre. «L"évolution négative du quatrième trimestre 2008 s"est ainsi poursuivie, sous une forme toutefois nettement moins virulente», précise Swisscanto. La part des caisses présentant un défaut de couverture a augmenté à 74,3 % contre 63,9 % fin 2008. Le degré de couverture moyen estimé des caisses de droit privé a enregistré une chute de 1,9 point par rapport à fin 2008, à 98,3%. Pour celles de droit public, qui pour la plupart bénéficient d’une garantie de l’Etat, le recul du degré de couverture moyen estimé s"établit à 1,6 point, à 84,2% contre 85,8 %.
Le président suisse Hans-Rudolf Merz a demandé au Secrétaire au Trésor américain Timothy Geithner d"abandonner une plainte impliquant des clients d"UBS en échange d"un nouvel accord fiscal que les deux pays sont en train de négocier, rapporte le Financial Times.
Life insurance contributions climbed 22% in March 2009 compared with the same month of the previous year, after 27 consecutive moths of decline since December 2006, according to the most recent internal study by the French federation of insurance companies (FFSA), viewed by La Tribune. Cumulative payments into policies in the first three months of the year are up 3% to EUR37.5bn, despite decreases in January and February.
The value of most assets held by companies related to Sir Allen Stanford, the billionaire accused of operating a Ponzi scheme, was inflated, says Ralph Janvey, the liquidator appointed by US courts to supervise the group’s affairs, cited by the Financial Times.
As elsewhere in Europe, Spanish banks are planning to sell off or reshuffle their fund management activities, Cinco Días reports. For the moment, the only firm to have announced that it would like to sell its asset management unit is Santander, but the sale has not taken place, since the bank is asking EUR3bn, which is too much, and because some of the potential buyers are suffering due to the crisis. Meanwhile, Santander Asset Management has cut back the number of funds in its range by 10% since the end of 2007, and it is now beginning to merge funds which use the same strategies at different fee levels, depending on whether they are sold by Santander, Banesto or Banif. Sabadell, for its part, is reducing the number of its funds to 87 from 100, and has created a new affiliate, BanSabadell Securities Services, to manage the entire securities services process; the firm may provide securities services to other management firms also. Caixa Tarragona has opted for another solution, by outsourcing management of its funds (to Intermoney Valores), while continuing to offer its products and receiving the commissions for them.
Third-party distributors, particularly global banks and local financial advisors and brokers, are key partners in distribution of UCITS funds in all regions, according to a study entitled ?UCITS as a Global Brand,? undertaken by Lipper Feri on behalf of Efama, which surveyed 22 major asset management firms.The findings point to the importance of understanding the consequences of the financial crisis for third-party distributors and to the elaboration and redefinition of cross-border distribution of UCITS funds. Given this importance, Efama notes, participants in the study consider that one of the strategies that is helping them to confront the financial crisis is to seek new distribution partners. This concern comes after cost reductions, but before launches of new products.
Ignites Europe reports on 23 April that Fidelity International will close its OEICS multi-management funds Special Situations and Equity Income. Subscribers will be offered a free transfer to other funds of the product range.
UBS Global Asset Management has announced that it will be releasing a fund of funds in Germany, which has already been on sale in Switzerland for 10 years. The fund invests in 15-20 funds, and 120 brownfield infrastructure properties worldwide, fondsweb reports. The product, aimed at institutional investors, is entitled UBS AFA Global Infrastructure Multi-Manager (AFA is an abbreviation for Alternative Funds Advisory). 20% of the portfolio is reserved for greenfield infrastructure projects.
Mubadala, one of the most active investment vehicles in Abu Dhabi, has published its first annual report, the Financial Times reports. The investor reports losses of EUR2.5bn in 2008.