Le Trésor britannique vient de nommer Ashley Alder au poste de président de la Financial Conduct Authority (FCA), le gendarme financier britannique. L’intéressé devrait prendre ses fonctions début 2023, et remplacer l’actuel président par intérim Richard Lloyd. Ashley Alder est actuellement le directeur du régulateur hongkongais Securities and Futures Commission of Hong Kong, et président de l’Iosco (International Organisation of Securities Commissions). Le Trésor a également prolongé les mandats de membres du conseil d’administration de la FCA de Liam Coleman et d’Alice Maynard pour trois ans. Le premier, un ancien banquier, est le président de la Great Western Hospitals NHS Foundation Trust. La seconde est une administratrice professionnelle et coach personnelle de dirigeants d’entreprises.
Le groupe financier japonais Sumitomo Mitsui Trust Holdings (SuMi Trust) et sa filiale bancaire Sumitomo Mitsui Trust Bank ont noué un partenariat stratégique avec le gestionnaire de private equity Apollo et sa filiale d’assurance-vie Athene pour investir, à leurs côtés, 1,5 milliard de dollars dans un portefeuille d’actifs alternatifs diversifiés.
Le directeur des investissements de Soft Bank, Rajeev Misra, qui dirigeait le Vision Fund, va quitter la plupart de ses fonctions au sein du groupe pour monter un fonds de capital-risque, ont appris plusieurs médias financiers. Le fonds est doté de 6 milliards de dollars, en provenance des fonds souverains d’Abu Dhabi Mubadala et ADQ, ainsi que Royal Group, un conglomérat présidé par Sheikh Tahnoon bin Zayed al Nahyan, le conseiller sécurité des Emirats arabes unis et président d’ADQ. Mubadala était entre autres le deuxième plus important investisseur du Vision Fund. Le fondateur de SoftBank, Masayoshi Son, a indiqué à ses équipes, dans un mail consulté par le FT, qu’il prendrait une plus grande part de la gestion journalière du second Vision Fund, et que Rajeev Misra resterait conseiller du premier millésime.
Les investisseurs du distributeur britannique Sainsbury’s ont, ce jeudi, voté contre une résolution qui aurait engagé la firme à verser un salaire décent à tous ses employés, y compris les sous-traitants.
Amundi ne manque pas d’ambition pour sa branche consacrée aux solutions logicielles Amundi Technology. Elle est en effet l’un des quatre relais de croissance identifiés par le groupe dans son plan stratégique 2025. A cette échéance, le fournisseur de plateformes de gestion de portefeuilles (PMS) devra contribuer à hauteur de 150 millions d’euros aux revenus du groupe. La marche est haute: la division affichait 36 millions de revenus en 2021, sur un marché mondial estimé à 1.600 milliards d’euros. Amundi Technology compte aujourd’hui 42 clients répartis sur ses quatre offres: Alto Investment, qui couvre l’ensemble des processus de gestion; Alto Wealth&Distribution, qui offre une plateforme modulaire destinée aux distributeurs de fonds; Alto ESR, sur l’épargne salariale et retraite; et Alto Servicer, une offre destinée aux dépositaires, lancée en 2021 et développée avec Caceis. Pour tenir ses promesses de croissance, Amundi Technology va d’abord élargir sa gamme de produits. Alto Reporting permettra de générer rapports et fiches d’information (factsheets) de fonds grâce aux données du PMS utilisé par le gérant. Prévu pour un lancement au quatrième trimestre, Alto Sustainability étendra quant à lui l’offre du groupe à l’ESG (environnement, social et gouvernance). L’outil offrira des solutions de notation ESG et de création de rapports, et donnera aux gestions la possibilité de simuler l’impact de leurs investissements sur la température, la biodiversité… Le groupe annonce être en discussions avec 14 nouveaux clients, en Asie et en Europe. Amundi Technology cherche par ailleurs à s’étendre au marché britannique, mais se limitera à être «opportuniste» sur le marché américain, déjà bien servi par les acteurs locaux. L’année passée a été marquée par le rachat de Lyxor, dont les ETF synthétiques doivent encore être basculés sur les systèmes de PMS d’Amundi. La migration devrait être achevée en septembre, et ajoutera la gestion de ces produits complexes aux expertises d’Alto, qui se sont aussi étoffées du savoir-faire de Lyxor dans la gestion alternative. La fusion a également versé 49 salariés aux équipes, qui atteignent 900 personnes. Un total que le rachat du roboadvisor Savity en juin dernier a aussi contribué à relever. La fintech offre la seule exposition directe d’Amundi Technology aux clients finaux, en Autriche et en Allemagne. Reste à voir quelle place aura Savity, Amundi ayant déjà développé un roboadvisor – Wesave–, qui n’a pour le moment que la banque en ligne de Crédit Agricole Bforbank comme client.
L’Autorité des marchés financiers (AMF) a publié ce 7 juillet les résultats d’une série de contrôles thématiques courts sur les obligations de meilleure sélection et de meilleure exécution dans le domaine du trading. Son étude, dite «contrôle spot», a porté sur cinq sociétés de gestion (OPCVM, fonds alternatif, et mandats de gestion), entre juillet 2018 et juillet 2021. Le gendarme financier se dit, dans l’ensemble, satisfait de ses observations. Toutes les sociétés contrôlées ont ainsi mis en place une politique de meilleure exécution. Notamment, l’AMF a apprécié que les quatre sociétés de gestion ayant recours à des courtiers aient mis en place un comité semestriel chargé du suivi de la qualité des prestations fournies et aient déterminé un ensemble de critères d’appréciation qualitatifs sur la base desquels elles se prononcent de manière périodique. De même, 4 des 5 sociétés de gestion du panel disposaient de mesures quantitatives permettant de contrôler a posteriori la qualité d’exécution de leurs ordres par leurs soins ou par des courtiers. Cependant, le régulateur a regretté le manque de précision dans les politiques et procédures internes de meilleure exécution. Ainsi, l’utilisation des mesures quantitatives n’était que peu ou pas formalisée et documentée en interne. Aucune société contrôlée n’a ainsi détaillé comment les caractéristiques de l’ordre, de l’instrument financier, et du lieu d’exécution influençaient la détermination de l’importance relative de ces facteurs. «Seule une des sociétés du panel a déterminé et utilisé un seuil d’alerte et une méthodologie visant à déceler les éventuelles anomalies, mais sans justification de la nature et du niveau de ce seuil, qui s’est révélé inopérant compte tenu du volume d’alertes généré», complète l’AMF. De même, les listes des lieux d’exécution étaient très générales et non limitatives. L’autorité a également relevé des insuffisances en matière d’analyse de la pertinence et de la complétude des politiques de meilleure exécution et de leur mise en œuvre. «Sur la période examinée, les équipes de contrôle interne ne se sont pas assurées, par exemple, que des diligences d’évaluation de la bonne exécution des ordres par la société de gestion de portefeuille ou ses courtiers ont été effectivement réalisées, au-delà de la seule tenue d’un comité périodique», indique l’AMF. L’AMF appelle donc les sociétés de gestion de portefeuille à étoffer leur politique et procédures internes de meilleure sélection/exécution, ainsi qu’à renforcer et mieux formaliser leur dispositif de suivi et de contrôle de l’évaluation de la qualité de l’exécution des ordres.
Le Suédois SEB Investment Management vient de lancer un fonds indiciel dédié à la technologie blockchain. Dénommé SEB Blockchain Economy Exposure Fund, le véhicule va investir dans 50 à 75 entreprises de toutes tailles présentes dans l’univers de l’indice Solactive Blockchain Economy Index.
La banque Neuflize OBC a annoncé ce 7 juillet qu’elle allait distribuer le fonds Triodos Microfinance. Il s’agit du quatrième fonds à impact distribué par la banque.Le fonds finance des institutions responsables en Asie, en Afrique, en Amérique latine et en Europe Orientale via des fonds propres et de la dette. Lancé en 2009, il est de droit luxembourgeois et investit dans plus de 100 institutions dans 44 pays.
La banque française a annoncé, jeudi, le lancement de son programme LCL GreenEquity, mis au point en partenariat avec Euronext et en collaboration avec Crédit Agricole CIB, GreenFlex, Moody’s ESG Solutions et Tennaxia. Ce programme a pour objectif d’accompagner les entreprises vis-à-vis de leurs enjeux ESG (environnement, social et gouvernance), dans le cadre de leur préparation à une introduction en Bourse (IPO). Cette initiative s’inscrit dans le cadre du projet sociétal du groupe Crédit Agricole, et en particulier dans l’engagement d’accompagner 100% de ses clients dans leur transition énergétique.
L’appétit du groupe Premium est insatiable. La société d’Olivier Farouz, soutenue capitalistiquement par Eurazeo, vient d’acquérir le groupe Forward, spécialisé dans le conseil en investissement aux investisseurs institutionnels (via Forward Finance) et dans le secteur de la gestion privée (via Forward Patrimoine). Créée en 2014 par Guillaume de Lamaze, aujourd’hui associé fondateur et président exécutif, la société conseille 15 milliards d’euros d’actifs, dont 600 millions d’euros d’encours placés, pour une centaine d’institutionnels et 2.000 clients privés. Groupe Premium a racheté six cabinets de conseil en gestion de patrimoine en fin d’année dernière, puis deux autres cette année, dont un via sa filiale Flornoy Ferri. Il avait également acheté Flornoy & Associés Gestion fin 2019, qu’il a ensuite fusionné avec Ferri Gestion début juin 2022. Le groupe a pour ambition d’atteindre les 10 milliards d’euros d’encours d’ici 2025, contre 6 milliards à l’heure actuelle.
Les investisseurs ont placé 1,5 milliard de dollars dans le fonds phare d’Ark, la société de Cathie Wood, au premier semestre 2022, alors même que ses principales valeurs ont subi la déroute de la tech, rapporte le Financial Times. Les parts de l’ETF Innovation d’Ark ont chuté de plus de 50 % depuis le début de l’année, et de plus de 70 % depuis leur pic de février 2021. Les encours sous gestion de l’ETF ont diminué à moins de 9 milliards de dollars, alors qu’ils avaient atteint 28 milliards de dollars. Malgré tout, le fonds a tout de même enregistré des souscriptions nettes de 1,5 milliard de dollars depuis le début de l’année, selon TrackInsight.
K2 Integrity Holdings, une société de conseil en crimes financiers, lance une certification anti-greenwashing pour les société de gestion, rapporte le Wall Street Journal. La certification vise à vérifier que les sociétés remplissent les objectifs environnementaux, sociaux et de gouvernance qu’elles annoncent aux particuliers, aux caisses de retraite et autres investisseurs. K2 utilisera les informations fournies par les entreprises qu’il analyse et les recherches de ses propres enquêteurs, selon une présentation du produit étudiée par le Wall Street Journal. Peu de concurrents de K2 offrent une accréditation similaire, pour laquelle les gestionnaires de fonds paieront la société comme ils le font déjà pour les notations de crédit et les audits. Schulte Roth & Zabel et Ernst & Young fournissent, respectivement, des conseils juridiques et d’audit pour le produit.
Le gestionnaire d’actifs britannique Abrdn fusionne actuellement ses équipes actions britanniques et européennes en une même unité, rapporte Citywire Selector. Le responsable des actions européennes Ben Ritchie dirigera cette équipe d’une vingtaine de personnes tandis que le responsable des actions britanniques Andrew Millington se voit confier le poste nouvellement créé de directeur de la recherche et des processus d’investissement en actions. Cette restructuration entraîne également les départs de cinq personnes dont l’identité n’a pas fuité. En outre, quatre membres juniors de l'équipe prendront des responsabilités de gestion de portefeuille.
Geoffrey Wong, directeur Asie et directeur des actions marchés émergents chez UBS AM, va partir en mai 2023 pour faire valoir à ses droits à la retraite, selon Citywire Selector. Il sera remplacé par Urs Antonioli, directeur des actions émergentes en Amérique Latine et EMEA, à partir de janvier 2023. Geoffrey Wong part après avoir travaillé 25 ans au sein de la société de gestion suisse. Urs Antonioli, pour sa part, est actuellement gérant adjoint des stratégies marchés émergents mondiales. Il a rejoint UBS AM en 1995, afin de lancer et gérer le premier fonds de la société de gestion dans les marchés émergents, axé sur les pays de l’Europe de l’Est.
Stuart Kirk, qui avait tenu des propos devenus polémiques sur le thème du changement climatique en mai lors d’une conférence organisée par le Financial Times, a annoncé avoir démissionné, ce jeudi, de son poste de responsable mondial de l’investissement durable chez HSBC Asset Management. Il avait notamment déclaré que le changement climatique n'était «absolument pas un risque financier dont nous devons nous inquiéter» avant de questionner «Qui se soucie que Miami soit six pieds sous le niveau de la mer dans 100 ans ?». Il avait été suspendu de ses fonctions après son discours et HSBC AM s'était publiquement désolidarisé de ses propos évoquant une opinion personnelle.
Le groupe financier hongkongais Value Partners vient d’annoncer ce 7 juillet la promotion de Vincent Ching, jusqu’ici directeur de la distribution retail à Hong Kong, au rang de directeur des intermédiaires en Asie Pacifique. Vincent Ching remplace Wallace Tsang, qui va partir fin juillet pour des raisons familiales. Au sein de son nouveau poste, il sera chargé de la gestion et du développement de la distribution dans cette région. Basé à Hong Kong, il sera rattaché à June Wong, directrice générale du groupe. Entré chez Value Partners en 2015 comme directeur adjoint pour l’activité intermédiaires, il a été promu au rang de directeur de la distribution retail à Hong Kong en 2019. Auparavant, il a travaillé chez BlackRock Asset Management en tant que vice-président pour l’Asie du Nord. Il a été responsable pour la distribution de fonds à Hong Kong et en Asie du Nord. Il a également occupé le poste de manager pour la distribution des fonds retail à Hong Kong chez First State Investments.
Macquarie Asset Management vient de perdre Nitin Gupta, managing director et directeur de son activité immobilière en Inde. Il vient de rejoindre Gaw Capital Partners, une société de gestion de capital-investissement hongkongaise, sur un poste équivalent. Basé à Mumbai, il sera chargé de diriger l’incursion de Gaw Capital Partners dans le sous-continent indien. Il sera également responsable de la création d’une équipe afin de profiter des opportunités dans le secteur immobilier. Nitin Gupta travaillait chez Macquarie Group depuis 2008, où il a occupé plusieurs postes seniors dont directeur de l’Inde pour l’activité du Macquarie Capital. Il a dirigé des transactions de plus de 7 milliards de dollars ainsi que conseillé des investisseurs mondiaux pour leurs investissements dans le pays. Avant de rejoindre Macquarie Group, il a travaillé au sein de la division de financement des entreprises chez PwC pendant une décennie, et chez Industrial Development Bank of India pendant quatre ans. Gaw Capital Partners gérait 35,2 milliards de dollars d’encours sous gestion au première trimestre de 2022.
XAnge franchit la ligne d’arrivée avec le sourire. La société de gestion affiliée à Siparex vient de boucler la levée de son fonds de quatrième génération en amassant 220 millions d’euros. Un montant correspondant au plafond de ce véhicule – lequel a dû être rehaussé pour répondre à la demande des investisseurs. Les engagements proviennent pour près de 55% d’institutionnels, parmi lesquels figurent Bpifrance, CNP Assurances, MACSF, Crédit Mutuel Nord Europe, Desjardins, AG2R La Mondiale, Crédit Agricole Ile-de-France et la Société régionale d’investissement de Wallonie. Les entreprises (La Poste, Seb, Somfy, Quadient…) représentent 20% de l’enveloppe, le solde étant apporté par des entrepreneurs et des family offices. «Cette levée a été facilitée par une année 2021 parsemée de bonnes nouvelles et des performances solides sur nos précédents ‘vintages’, se félicite Cyril Bertrand, associé chez XAnge. Le fonds 2 de 2012 affiche pour l’instant un retour en cash net de commission et de ‘carried interest’ de 2,8 fois la mise initiale, et nous sommes persuadés qu’il y a encore beaucoup de valeur à aller chercher dans le reste du portefeuille.» Quant au fonds 3, lancé en 2017, il a rendu 30% des 90 millions initialement récoltés à ce jour. Des performances dans le haut du panier, tirées par un portefeuille de XAnge comptant six licornes – Believe, Deposit Solutions, Ledger, Lydia, Odoo et Flink. Plus d’amorçage, moins de séries A et B Le retournement conjoncturel dans la tech? XAnge l’a inclus dans sa stratégie d’investissement et prévoit de se focaliser, encore plus que par le passé, sur l’amorçage. Avec un appel à la prudence. «Dans les mois à venir, le ‘venture capital’ français enregistrera un atterrissage et nous devons collectivement l’aborder en douceur, estime Cyril Bertrand. Les budgets des start-up doivent être progressivement revus à la baisse même si, pour l’heure, les entrepreneurs français ne semblent pas encore près de freiner leur croissance.» La forte inflation devrait aussi continuer à ronger les valorisations du secteur. XAnge 4 a déjà investi près de 30% de son enveloppe auprès de start-up en misant des tickets compris entre 0,3 et 10 millions d’euros. Grâce à sa taille, il prévoit d’avoir davantage recours à des réinvestissements dans son propre portefeuille, afin d’éviter que certaines de ses jeunes pousses n’aient à se refinancer dans des conditions défavorables auprès de tiers. Ambition en Europe et dans le Web3 En parallèle de son fonds amiral, la société de gestion vient de mettre en orbite un autre véhicule, cette fois destiné à accompagner la rupture technique du Web3. Baptisé Digital Ownership, ce fonds sera doté de 80 millions d’euros et porté par un nouvel associé, Luc Jodet, le cofondateur du fabricant de NFT Arianee. XAnge avait déjà investi dans les crypto, en misant notamment sur Ledger, Coinhouse, Dogami et Request Finance. Avec ce nouveau véhicule, la stratégie d’investissement ne sera pas française, mais bien européenne. A ce titre, XAnge a encore renforcé sa présence en Allemagne, avec l’ouverture d’un bureau à Berlin, après celui de Munich en 2011. La taille des équipes sur place augmente, avec le recrutement de deux investisseurs. L’objectif: faire en sorte que 30% des investissements y soient réalisés d’ici à 2025.
Deutsche Bank vient d’étendre le périmètre des fonctions de Markus Müller, le directeur des investissements de la banque privée, aux investissements ESG. Il est entré au sein de la banque allemande en 2008 comme assistant du chef économiste, avant d’évoluer sur des fonctions de directeur des investissements. Il a, par le passé, travaillé commeéconomiste chez Allianz Lebensversicherung à Shanghai. Il a été chargé de cours dans les domaines de la finance d’entreprise et de l'économie et a été chercheur invité à la Frankfurt School of Finance et à l’Université de Bayreuth ainsi qu'à l’Académie bancaire et financière de la République d’Ouzbékistan à Tachkent.
Une filiale du groupe Vanguard va verser environ 6 millions de dollars à des investisseurs du Massachusetts qui ont dû payer de lourdes taxes alors qu’il ne s’y attendaient pas, rapporte le Wall Street Journal. Les autorités légales du Massachusetts ont conclu mercredi un accord de 6,25 millions de dollars avec Vanguard Marketing, une filiale de Vanguard, à la suite d’une enquête lancée cette année sur les modifications apportées par le géant financier à ses fonds à horizon. En janvier, le Wall Street Journal a rapporté que de gros clients institutionnels ont massivement abandonné certains fonds à horizon de Vanguard après que la société les a incités à transférer leur argent vers d’autres fonds. Cela a obligé les fonds à horizon à vendre des titres, générant des plus-values qui, selon la loi, doivent être distribuées aux souscripteurs qui restent. Cela n’a pas affecté les petits investisseurs qui détenaient les fonds à horizon sur des plans de retraite, où les gains ne sont pas actuellement imposés. Mais les clients particuliers sur des comptes imposables ont dû s’acquitter de lourdes taxes. Selon le Journal, Vanguard n’avait pas explicitement averti les investisseurs que les fonds pouvaient générer des factures d’impôts gigantesques. En janvier, à la suite de l’enquête du WSJ, les autorités réglementaires du Massachusetts ont lancé une enquête sur la façon dont Vanguard avait commercialisé les fonds.
La société de gestion américaine Fidelity International a annoncé, ce mercredi, la promotion de Domingo Barroso au poste nouvellement créé de directeur des fonds indiciels et des fonds indiciels cotés (ETF) pour la péninsule ibérique (Espagne, Portugal, Andorre) et l’Amérique latine. Domingo Barroso continuera de faire partie de l'équipe commerciale du gestionnaire américain en Espagne mais sera désormais rattaché à Stefan Kuhn, responsable des ETF de Fidelity en Europe. Avant de rejoindre la firme en 2004, Domingo Barroso a travaillé au sein de la banque privée de Citibank et chez General Electric Capital.
BNP Paribas Asset Management vient de nommer Angelia Chin-Sharpe, jusqu’ici responsable de la Malaisie, au rang de directrice générale pour l’activité singapourienne. Elle sera rattachée à Steven Billiet, directeur général pour l’Asie Pacifique. Elle remplacera Christian Bucaro, qui est parti après y avoir travaillé pendant près d’une décennie. Angelia Chin-Sharpe a rejoint BNP Paribas AM en 2010 comme directrice senior pour l’Asie, chargée du développement de l’activité institutionnelle à Singapour. Elle a été promue au rang de directrice générale et responsable du pays pour la Malaisie et Brunei en 2007. Elle est actuellement trésorière de l’association des gérants malaisiens depuis 2012. Auparavant, elle a occupé plusieurs postes seniors au sein du département de développement commercial chez TA Securities, une société de gestion malaisienne. Elle a également été responsable du crédit et du marketing pour CIMB en Malaisie. Wei Chen Choo, directeur des opérations en Malaisie, prendra le poste de directeur général intérimaire, jusqu’à la nomination d’un nouveau dirigeant.
Le distributeur de fonds en ligne Mon Petit Placement vient de nouer un partenariat avec la société de gestion immobilière Novaxia pour proposer une offre immobilière. Il s’agit de sa première brique hors-marchés financiers. Mon Petit Placement va ainsi distribuer le fonds Novaxia R, un portefeuille en SCI créé dans le but de réhabiliter des bureaux en logement pouvant être mis gratuitement à disposition d’associations ou de collectifs dans de nombreuses villes en France comme Paris, Lyon, les Pays de la Loire.
L’autorité de surveillance des marchés financiers aux Pays-Bas, AFM, a récemment publié les résultats d’une enquête pour laquelle elle a demandé à 18 entreprises d’investissement (sociétés de gestion de portefeuille et de conseil en investissement) les rendements de long-terme qu’elles attendaient pour un portefeuille correspondant à un profil d’investisseur neutre (50% d’investissements risqués, 50% d’investissements averses au risque). La fourchette des rendements bruts annuels attendus par les 18 firmes varie de 2,7% à 7% pour un même profil selon l’AFM qui suspecte les estimations les plus hautes d'être fantaisistes. En se basant sur l’hypothèse d’un rendement fictif avec l’application d’un coût fictif de 1,5% (donc un rendement de 1,2% et 5,5% annuel net), un investisseur au profil neutre ayant investi une somme initiale de 50.000 euros, il percevrait au bout de 20 ans la somme de 63.000 euros dans l’hypothèse de rendement la plus prudente et plus de 145.000 euros dans l’hypothèse la plus optimiste. «Cette différence est due aux méthodes et hypothèses différentes utilisées par les entreprises d’investissement dans l’objectif de parvenir à un rendement attendu pour les différentes classes d’actifs. Par exemple, les sociétés évaluent les rendements en actions de manière très différente (5,7% à 11,1% de rendements annuels bruts estimés à long terme). Quand les rendements attendus ne sont pas réalistes, la cible ne peut pas être atteinte», tacle l’AFM, qui avertit d’une déception possible des investisseurs. Pour les autres classes d’actifs examinées dans l'étude, les attentes de rendement brut annuel sur le long-terme des 18 firmes interrogées varient de -0,1% à 3% pour les obligations souveraines, de 0,7% à 3,7% pour les obligations investment grade et de 2,3% à 7% pour les obligations high yield.
Generali Investment Partners vient d’annoncer ce 6 juillet la nomination de Sandrine Richard au rang de directrice de la dette privée. Au sein de ce poste nouvellement créé, elle sera chargée de mener les plans de développement pour l’activité de prêt direct et de prêt indirect. Elle sera rattachée à Roberto Marsella, responsable des actifs privés chez Generali Investments Partners. Sandrine Richard arrive de Muzinich & Co, où elle était directrice de la dette privée pour la France depuis 2014. Elle pilotait la stratégie européenne et française en matière de dette senior sécurisée et de dette privée. Auparavant, elle a travaillé chez Axa Investment Managers en tant que directrice des investissements pour la dette privée depuis 2012. Elle a rejoint Axa IM en 2004 comme analyste recherche obligataire, avant d’être nommée analyste pour des prêts à effet de levier (leveraged loans) en 2007. Elle a également été analyste recherche actions chez Exane, HSBC et le courtier Gilbert Dupont. Generali Investments gérait plus de 583,4 milliards d’euros d’encours au 31 décembre 2021.
Le procès se rapproche pour H2O AM dans l’affaire Windhorst. Le Tribunal de commerce de Paris a donné gain de cause à de nombreux plaignants souhaitant obtenir des pièces de la part de la société de gestion, ancienne affiliée de Natixis IM, afin de calculer leurs préjudices pécuniaires, a appris Newsmanagers. Une ordonnance prononcée le 8 juin, et qui n’a pas été pour le moment rendue publique, contraint H2O AM à transmettre plusieurs dizaines de documents concernant ses investissements dans les obligations du groupe Tennor (propriété de LarsWindhorst), et certains de ses choix de gestion, selon plusieurs sources proches du dossier. La certification de ces documents a été confiée à une figure centrale de la gestion d’actifs en France: Eric Pinon. Le président sortant de l’Association française de la gestion (AFG) a ainsi été nommé «technicien constatant», et a pour mission de vérifier l’adéquation, l’exhaustivité et la sincérité des pièces transmises par H2O AM au regard de l’ordonnance prononcée par le juge. Il ne s’agit pas d’un rôle d’expert judiciaire, puisqu’il n’émettra pas d’avis. Son rapport devra être rendu d’ici quatre mois. Interrogés par la rédaction, les deux avocats représentant les différents demandeurs ont confirmé ces informations. «Il est très rare d’obtenir à la fois l’expert sollicité et toutes les pièces demandées avec un niveau de granularité aussi fin. Cela laisse penser que le tribunal a pris conscience de la gravité de cette affaire et de l’urgence pour les investisseurs», commente Maître Guillaume-Denis Faure, du cabinet Simmons & Simmons, avocat de la société de gestion allemande Sauren, qui s’est jointe aux demandeurs en cours de procédure. De son côté, H2O AM n’a pas souhaité communiquer sur ce sujet. Cette décision du tribunal fait suite à une assignation de H2O AM en référé-probatoire fin septembre 2021 par le Collectif Porteurs H2O, qui réunit des investisseurs ayant des avoirs dans les side pockets, des fonds de cantonnement constitués des obligations illiquides du groupe Tennor. Le collectif, représenté par Maître Dominique Stucki, souhaitait alors « clarifier les responsabilités encourues dans la gestion de différents OPCVM grand public (H2O Allegro, H2O MultiStrategies et H2O MultiBonds, H2O Adagio, H2O Moderato, H2O MultiEquities, H2O Vivace) ayant subi des pertes considérables au titre d’investissements réalisés entre 2015 et 2019 dans des actifs notoirement illiquides ». H2O AM n’officialise aucun calendrier de remboursement des fonds La dernière valeur liquidative agrégée des dix side pockets, en date de fin mai, s'élève à 1,06 milliard d’euros d’encours, soit une perte de plus de 35% par rapport à la valorisation initiale d’environ 1,6 milliard d’euros. Et les porteurs de parts pourraient peut-être rapidement savoir à quoi s’en tenir. La société Tennor doit rembourser ce mois-ci ses obligations arrivant à maturité. Tennor, qui a été mis en faillite une première fois par un tribunal néerlandais en novembre 2021 avant de faire annuler la décision en appel, a déjà obtenu un délai gracieux de six mois de la part de H2O AM, selon une lettre aux porteurs de parts de janvier dernier dont le Financial Times s'était fait l'écho. Interrogé par Newsmanagers, la société de gestion n’a pas souhaité fournir d'échéancier de remboursement. « H2O AM continue de travailler, avec ses conseillers juridiques et financiers, sur les expositions des fonds SP [« side pockets », NDLR] aux titres du groupe Tennor dans le but de les céder aux meilleures conditions possibles. Nous communiquerons dès que nous aurons de nouvelles informations à ce sujet », a déclaré un représentant de H2O AM. Les griefs des plaignants ne se limitent toutefois pas au blocage de leurs investissements. « Nous souhaitons obtenir le remboursement de la totalité des sommes perdues au titre des investissements dans les obligations du groupe Tennor, mais aussi les frais payés par les fonds de H2O AM pour tenter de restructurer ces dettes de manière accélérée, par exemple les honoraires de courtiers réglés au cours de l’année 2019 dans le cadre des buy-and-sell backs, ainsi que des pertes de chance et des préjudices moraux, et les dommages économiques spécifiques subis par les investisseurs professionnels et intermédiaires (CGP etc.) au titre des tromperies véhiculées par H2O avec l’appui de ses ‘tiers de confiance’ », déclare Maître Stucki, qui représente aussi, dans cette affaire, des sociétés de gestion, des conseillers en gestion de patrimoine et des investisseurs institutionnels en-dehors du collectif. Prouver l’existence d’une tromperie quant aux informations transmises aux clients à l'époque des faits sera un enjeu clé pour les parties civiles professionnelles, qui chercheront à restaurer leur crédibilité auprès de leurs clients finaux. Par exemple, la société de gestion allemande Sauren, dont trois fonds maisons sont concernés, déclare par la voix de son avocat avoir « pris la décision documentée de sortir des fonds H2O AM un an avant la survenue de l’affaire, mais [avoir ensuite] reçu des informations trompeuses [la] persuadant de rester investie». Le maintien de la confiance du public dans l’industrie financière se jouera, un peu, dans ce dossier.
La société de gestion alternative américaine Blackstone a nommé un nouveau dirigeant et représentant légal pour sa succursale française en la personne d’Alexandre Pottlitzer qui a rejoint la firme en mai, selon des documents consultés par NewsManagers. Il remplace Anthony Guerra qui occupait cette fonction depuis juillet 2021. Alexandre Pottlitzer évoluait depuis six ans chez Goldman Sachs en tant qu’associé et analyste en conformité. Anthony Guerra demeure le responsable de l’activité Private Wealth Solutions de Blackstone en France et au Benelux.
Eastspring Investments vient de perdre Dean Cashman, directeur des actions japonaises, selon Citywire.Asia. Dean Cashman est parti après avoir travaillé chez Eastspring pendant 20 ans. Il était également gérant du fonds Eastspring Investment Japan Dynamic Fund. Dean Cashman continuera d’épauler l’équipe et l’activité commerciale en tant que conseiller jusqu’à avril 2023. Avant de rejoindre Eastspring, il a travaillé comme vice-président exécutif pour BT Financial Group en Australie pendant 14 ans. Ivailo Dikov, gérant et analyste au sein de l’équipe actions japonaises, va prendre le relais. Il a rejoint Eastspring en 2013. Auparavant, il a été analyste actions chez Theoria Capital Management à Singapour et TPG Axon Capital au Japon. Il a également été associé de recherche chez Fidelity Investments à Tokyo entre 2005 et 2010.