Les sociétés de gestion ne doivent pas seulement affronter un environnement de marché difficile, elles sont également nombreuses à souffrir des problèmes techniques. C’est ce qui ressort d’une étude menée par SimCorp en Amérique du Nord auprès de 30 société de gestion. 63% d’entre elles indiquent que les erreurs liées à des données doublonnées ont un impact direct sur la valorisation de leur portefeuille. Et 53 % d’entre elles affirment que le suivi automatique des actifs et des expositions génèrent des erreurs. Malgré ces difficultés techniques, les sociétés de gestion sont 35 % à indiquer qu’elles ne prévoient aucun plan de modernisation de leur infrastructure back-office dans les années à venir.
Pour son cinquième dividende trimestriel de 2012, Morningstar prévoit de servir le 28 décembre 12,5 cents par action, contre 10 cents précédemment aux actionnaires enregistrés au 17 décembre. Ce versement remplace celui qui avait été prévu pour janvier 2013. Les prochains dividendes seront distribués les 30 avril, 31 juillet et 31 octobre 2013.D’autre part, le conseil d’administration a approuvé l’augmentation à 500 millions de dollars contre 300 millions du programme de rachat d’actions d’octobre 2010. Depuis lors, la société a racheté 4,7 millions de titres pour environ 281 millions de dollars. Il reste donc au titre de ce programme à racheter 219 millions de dollars.
La société suédoise de hedge funds Brummer & Partners a recruté deux grands noms pour son nouveau fonds macro mondial, Tim Attias et Santiago Alarco, rapporte Dagens Industri. Les deux hommes se sont fait connaître à Londres pour leurs performances élevées et leur train de vie luxueux. Ils sont aussi célèbres pour avoir quitté Rubicon avec un procès. Ils sont accusé d’avoir tenté de voler des clients et des encours pour environ 14 milliards. Tim Attias et Santiago Alarco deviennent gérants et associés dans le nouveau fonds macro de Brummer.
Les encours des fonds commercialisés en Suède ont pour la première fois fin novembre dépassé les 2.000 milliards de couronnes suédoises, soit environ 232 milliards d’euros, annonce l’association suédoise des fonds d’investissement Fondbolagens Förening.Cela intervient après une collecte nette de 1,4 milliard de couronnes sur le mois de novembre. Les fonds actions ont vu sortir 4,6 milliards de couronnes, mais cela a été compensé par des souscriptions nettes sur les fonds diversifiés (2,9 milliards de couronnes), les fonds obligataires (1,8 milliard) et les fonds monétaires (1,8 milliard).
Les grands groupes de gestion d’actifs auraient l’habitude d’organiser des transactions en interne afin d’éviter que les fonds qui souffrent d’importantes demandes de remboursement ne doivent vendre des titres à des prix cassés, révèle le Financial Times Fund Management.Le journal fait référence à une étude, Co-Insurance in Mutual Fund Families, réalisée par Luis Goncalves-Pinto de l’Université nationale de Singapour, et Breno Schmidt de l’Emory University, portant sur le marché américain entre 1995 et 2009. Les auteurs ont notamment trouvé que les fonds étaient plus susceptibles d’être aidés s’ils facturaient des commissions élevées.
Le bancassureur belge KBC a annoncé le lundi 10 décembre qu’il allait rembourser à la mi-décembre 3 milliards d’euros d’aides publiques au gouvernement belge. Il souhaite en outre accélérer le remboursement de 1,17 milliard d’euros d’aides publiques au premier semestre 2013. Les remboursements annoncés lundi sont assortis de primes en faveur du gouvernement belge, soit 450 millions d’euros pour le paiement de mi-décembre et 580 millions pour le paiement prévu en 2013.Pour la suite, KBC s’engage à rembourser le solde des aides publiques de 2,33 milliards d’euros en sept versements de 330 millions d’euros chacun (augmenté d’une prime), échelonnés sur la période 2014-2020, comme convenu avec la Commission européenne, précise-t-il dans un communiqué. Le bancassureur se réserve en outre la possibilité d’accélérer le rythme de ces remboursements.Dans le même temps, KBC a annoncé, lundi également, le lancement d’une émission d’actions nouvelles pour un montant d’environ 1,25 milliard d’euros. Cette augmentation de capital doit aider KBC à maintenir un ratio de fonds propres de 10% dès le 1er janvier 2013. Grâce aux remboursements et au plan de capital annoncés aujourd’hui, KBC tient son engagement initial envers la Commission européenne de rembourser le montant de 4,67 milliards d’euros d’aides publiques avant fin 2013, indique-t-il. Le bancassureur souligne qu’il pourra désormais se concentrer entièrement sur son métier de base.
La banque italienne Banca Popolare dell’Emilia Romagna va céder 100 % du capital de sa filiale Arca Impresa Gestioni (AIG) à IGI. Cela fait suite à l’ouverture de négociations exclusives le 24 octobre.AIG est une société spécialisée dans la promotion et la gestion de fonds fermés de private equity. Actuellement, elle gère quatre fonds, dont deux sont en phase d’investissement (engagement à hauteur de 93,25 millions d’euros) et deux proches du désinvestissement (valeur liquidative au 30 juin de 24,5 millions d’euros).IGI est une société de gestion contrôlée par Giorgio et Matteo Cirla avec Enrico Palandri et Paolo Merlano qui ont réalisé deuis 1998 plus de 50 investissements pour plus de 300 millions d’euros.
CA CIB respecte les temps de passage pour céder son courtier Cheuvreux au premier trimestre 2013. La filiale du Crédit Agricole a annoncé le 7 décembre dans un courrier à ses clients la signature d’un sales & purchase agreement (SPA) avec Kepler Capital Markets, qui fait suite à l’ouverture de négociations exclusives entre les deux groupes annoncées cet été. L’objectif est de conclure courant février, une fois obtenu le feu vert des multiples autorités réglementaires impliquées, notamment aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne, rappelle L’Agefi. La banque verte a aussi obtenu le 7 décembre les avis du comité d’entreprise de CA Cheuvreux et du comité central d’entreprise de CA CIB.Les représentants du personnel ont logiquement voté contre, mais le recueil de ces avis permet au groupe de mener à bien le douloureux volet social du projet pour la partie française. Le courtier prévoit en effet de supprimer environ 290 postes sur 360 dans l’Hexagone, dont l’intégralité des fonctions supports (240 postes). Tous pays confondus, il ne devrait rester que 200 collaborateurs sur 700.
Le gérant d’obligations américaines Matthew Marra a quitté BlackRock où il a passé 15 ans, révèle Citywire Global. Il était co-gérant principal du fonds BGF US Dollar Core Bond (472 millions de dollars) depuis octobre 2006. Eric Pellicciaro, gérant junior du fonds, a aussi quitté la société. Les gérants Rick Rieder et Bob Miller reprendront la gestion du BGF US Dollar Core Bond.
Dans une demande d’agrément notifiée à la SEC le 7 décembre, Fidelity Management & Research Company, Fidelity Distributors Corporation et Fidelity Merrimack Street Trust annoncent leur intention de lancer une gamme d’ETF à gestion active, le premier devant a priori être le Fidelity Corporate Bond ETF. Ces nouveaux fonds, qui pourront utiliser la formule maître-nourricier, pourraient être cotés sur la plate-forme NYSE Arca.
Pour novembre, la liste «MyFlow» qui mesure l’audience des sociétés de gestion auprès des CGPI reflète de nombreux changements. Six sociétés sur 60 maintiennent leur rang sur un mois tandis que neuf disparaissent du classement. Varenne Capital Partners, Saint-Olive Gestion et H2O AM en font partie mais aussi des grandes sociétés de gestion comme DWS Investment ou Pimco. Parmi les sociétés de gestion de SCPI arrivées en force le mois dernier, Foncia Pierre gestion, Ciloger, Sofidy SA et Amundi Immobilier sont également sortantes. Dans le «top 10", MyFlow note que quatre sociétés de gestion conservent leur place : Carmignac Gestion (1er) ; M&G (2ème) ; Franklin Templeton (5ème) et Amundi (7ème). Le duel pour la troisième place s’est joué entre DNCA et la Financière de l’Echiquier. Ce mois-ci, DNCA reprend sa place sur le podium ramenant Financière de l’Echiquier à la 4ème place. Par ailleurs, Fidelity recule de trois places passant de la 6ième à la 9ème place. CPR AM fait le chemin inverse en gagnant trois places. «Si Oddo Asset Management fait son entrée dans le top 10 en gagnant deux places, Comgest conforte sa position dans le cercle très fermé des sociétés de référence pour les conseillers en progressant ce mois-ci de deux places à la 8ième position», indique un communiqué.D’autre part, Mandarine Gestion conserve sa 11ème place et conforte sa place de chef de file des sociétés du second cercle (de la 11ème à la 30ème place). Invesco progresse de 15 places et prend la 12ème place. Tocqueville Finance continue sa remontée et prend trois places à la 14ième position. OFI progresse de la 41ème à la 25ème place. Keren Finance ; Sycomore AM ; Moneta AM et HMG Finance enregistrent également de belles progressions.Dans la seconde partie du classement, neuf nouvelles entrées doivent être signalées : Haas Gestion qui entre à la 30ème place, Métropole Gestion à la 43ème place et Alken à la 45ème place. «Actis Asset Management, société de gestion entrepreneuriale et indépendante entre à la 49ème place. Dans la même veine, la Financière Arbevel et la société Cogefi entrent respectivement à la 51ième et 57ième place», précise MyFlow qui note également le retour de Nordea Investment Management à la 53ème place (36ème en septembre 2012). A noter qu’Ecofi Finance fait son entrée pour la première fois dans le classement à la 54ème place.Les plus belles progressions sont à l’initiative de Convictions Asset Management (+38 places) ; HSBC AM (+36 places) ; Neuflize Private Assets (+35 places) ; Generali Investments Europe (+21 places) ; Dorval Finance (+20 places) et CCR AM (+20 places).Les plus fortes chutes sont imputables à Gestion Valor – Le conservateur (-39 places) ; Palatine Asset Management (-18 places) ; JP Morgan (-17 places) ; Natixis Asset Management (-16 places).
éRonald R. Redell, président de DoubleLine Funds, filiale de DoubleLine Capital, la société de gestion créée par Jeffrey Gundlach et qui a atteint 51 milliards de dollars d’encours au bout de ses trois premières années d’existence, a indiqué lors d’une présentation à Paris que le groupe envisage de diversifier encore sa clientèle en s’adressant aux investisseurs européens.En dehors du fonds géré pour Nordea et qui réplique la stratégie du DoubleLine Total Return Bond Fund, le gestionnaire californien a passé un accord avec la société Alma Capital Investment Management, filiale luxembourgeoise d’Alma Capital, pour commercialiser le compartiment Alma DoubleLine Core Plus Bond Fund de la sicav coordonnée Alma Capital Investment Funds.Ce produit affiche déjà 52 millions de dollars d’encours. Il a été ouvert à la souscription le 22 octobre (lire Newsmanagers du 19 octobre), date d’obtention du statut de société de gestion dans le Grand-Duché. Le fonds a reçu son agrément pour la vente en France à la mi-novembre. Il s’agit de la stratégie la plus «flexible» de la gamme DoubleLine, a souligné Ron Redell.Actuellement, DoubleLine réfléchit à la possibilité de proposer avec Alma d’autres stratégies de sa gamme sous un format coordonné. Aucune décision n’a encore été prise, mais les pistes de réflexion concernent les obligations à duration courte, les crédits bancaires («bank loans») et les obligations mondiales dans un cadre multi-segments.D’ailleurs, pour soutenir le rythme du fort accroissement des encours, DoubleLine envisage de renforcer son équipe de gestion. Un gérant de portefeuille a déjà été recruté pour les «bank loans» et une embauche au moins est envisagée pour la dette émergente.
Alexandre Dussaucy vient de rejoindre Wells Fargo Asset Management, filiale de gestion d’actifs de l’établissement américain de services financiers, selon les informations de Newsmanagers. Basé à Londres dans un premier temps, il s’occupera du lancement de la société en France et en Europe francophone et de son développement commercial.Alexandre Dussaucy travaillait précédemment chez Markov Processes International, où il était executive vice president, responsable des ventes et des services professionnels pour l’Europe, le Moyen-Orient et l’Afrique. Il y a passé 5 ans.
Le processus entamé en novembre 2011, qui consiste à se développer dans le domaine des ETF au Mexique et à liquider les ETF en Espagne pour lesquels la demande est faible, est désormais terminé, rapporte Funds People : BBVA Asset Management ne conserve en Espagne que deux produits, celui qui réplique l’Ibex 35 et celui qui fait de même pour l’EuroStoxx 50. Au total, le gestionnaire aura liquidé six ETF de droit espagnol. Mais ses ETF au Mexique pèsent 900 millions d’euros, et la part du marché local est de 15 %.
Pékin a octroyé un quota d’investissement en Chine d’un milliard de dollars à Qatar Holding, le bras armé du fonds souverain du Qatar, soit le maximum possible pour un investisseur étranger. Le quota, que Pékin vient également d’accorder à une dizaine d’autres investisseurs non résidents, fait partie du schéma QFII (Qualified Foreign Institutional Investor).
Après les tensions de lundi liées à la démission surprise du Premier ministre italien Mario Monti, le calme a fait son retour sur les marchés obligataires souverains. Vers midi, les rendements italiens et espagnols à 10 ans se détendent de 7 et 6 pb respectivement à 4,73% et 5,46%. L’Espagne a par ailleurs adjugé mardi 3,9 milliards d’euros de bons du Trésor à 12 et 18 mois à des rendements en baisse par rapport aux opérations précédentes. Le montant est supérieur à la fourchette de 2,5 à 3,5 milliards que le pays visait.
Les volumes d'échanges sur les marchés européens au comptant de l’opérateur ont chuté de 30% en novembre. Sur un mois, par rapport à octobre 2012, les volumes quotidiens moyens se sont contractés de 8,2% à 1,2 million de transactions. Sur les onze mois écoulés, les volumes quotidiens moyens ont baissé de 27% par rapport à 2011.
La Banque du Japon devrait assouplir sa politique monétaire la semaine prochaine, une initiative qui devrait passer par une augmentation du programme d’achat d’actifs et de prêts, actuellement de 91.000 milliards de yens. L’accroissement devrait être de l’ordre de 5.000 à 10.000 milliards de yens, selon Reuters. La prochaine réunion de la BoJ a lieu les 19 et 20 décembre.
Les banques chinoises ont accordé des nouveaux prêts d’un montant total de 522,9 milliards de yuans en novembre, contre 550 milliards anticipé par le consensus et 562,2 milliards en novembre 2011. Ils devraient néanmoins atteindre 8.500 milliards sur l’année 2012, après 7.470 milliards en 2011. Selon le China Securities Journal, les autorités devraient conserver le quota de nouveaux prêts bancaires inchangé en 2013.
L’indice IPC du marché actions mexicain a clôturé cette nuit au-dessus de la barre symbolique des 43.000 points, à 43.134,51 points, soit un record historique. La croissance du PIB devrait atteindre 3,8% cette année, soit le double de celle du Brésil, selon le consensus Bloomberg. Le gouvernement a présenté la semaine dernière un budget 2013 qui table sur une croissance de 3,5% et un budget équilibré.
Dans un disours prononcé hier à l’Economic Club de New York, le gouverneur de la Banque d’Angleterre (BoE) a mis en garde les économies mondiales contre les risques d’une escalade de la guerre des changes internationale. «Mon inquiétude c’est qu’en 2013 nous assistions à une croissance des manipulations actives des taux de change comme alternative à l’utilisation d’une politique monétaire nationale» a ainsi estimé Sir Mervyn King, qui verra son mandat à la tête de la BoE s’achever à la fin du mois de juin 2013. L’alternative est selon lui de prendre des mesures internationales visant à réduire les déséquilibres internationaux. «Des accords ont été passés pour (…) rééquilibrer l’économie mondiale». La volatilité de change implicite de l’euro-dollar à 3 mois a testé récemment les 7% avant d’augmenter légèrement vers 7,8%. Et celle de la livre sterling contre dollar teste actuellement son record historique de 5%.
La demande de pièces d’or frappées de l’aigle américain a explosé de 131% au mois de novembre, pour atteindre son niveau le plus élevé depuis plus de deux ans, rapporte le journal. Terry Hanlon, président chez Dillon Gage, indique au quotidien que la demande aurait augmenté fortement les jours suivant la réélection de Barack Obama à la Maison blanche.