Amundi s’apprête à écrire une nouvelle page de son histoire. Crédit Agricole SA et Société Générale, actionnaires respectivement à 80% et à 20% de la société de gestion, ont en effet annoncé, ce 17 juin, leur décision de lancer le projet d’introduction en Bourse de leur filiale commune de gestion d’actifs créée en 2010. Objectif : une cotation en Bourse d’ici la fin de l’année, sous réserve des conditions de marché. « Ce projet sera présenté aux instances représentatives du personnel », ont indiqué les deux groupes dans un communiqué commun. Avec 954 milliards d’euros d’actifs sous gestion au 31 mars 2015, Amundi est devenu en l’espace de 5 ans le leader de la gestion d’actifs en Europe, comptant même parmi les 10 premiers acteurs dans le monde. Selon les deux groupes bancaires, la cotation a pour finalité « de conforter la dynamique de développement d’Amundi et d’offrir une liquidité à Société Générale qui pourrait céder jusqu’à l’intégralité de sa participation conformément au pacte d’actionnaires mis en place à la création d’Amundi ». Toutefois, « Amundi et Société Générale poursuivront leur partenariat industriel postérieurement à l’introduction en bourse », précisent Crédit Agricole et Société Générale. Amundi demeurera en effet le fournisseur de référence de solutions d’épargne et d’investissement pour les réseaux de banque de détail et d’assurances de Société Générale, pour une durée de cinq ans renouvelable. Crédit Agricole SA entend, pour sa part, conserver le contrôle majoritaire d’Amundi « qui constitue un axe clé de sa stratégie de développement ».
Les syndicats de l’opérateur Euronext Paris appellent, selon L’Agefi, à la grève aujourd’hui. Ils critiquent la volonté du groupe de mettre en oeuvre un plan de sauvegarde de l’emploi et réclament sa transformation en plan de départs volontaires sans départ contraint avec «des mesures d’accompagnement décentes». Depuis l’annonce en interne de ce plan de réduction des effectifs, mi-avril, Euronext a revu le dispositif à la baisse. Le plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) initial portait sur 101 postes en brut, et environ 80 à 85 en net, soit près du quart des forces du groupe en France, son premier marché avec 350 collaborateurs. La baisse nette des effectifs est désormais ramenée à 65 postes, avec 85 suppressions d’un côté et 20 créations de l’autre, soit 18% de l’effectif environ.
Cascabel Management, hedge fund spécialisé dans les marchés actions, met la clé sous la porte en raison de pertes persistantes, rapporte le Wall Street Journal qui cite des sources proches du dossier. La société avait été créée en 2008 par Laurence Chang, un ancien gérant d’Avenue Capital Group, et Scott Sinclair, un ancien analyste de Tiger. Le duo avait obtenu le soutien de l’octogénaire Robertson Tiger. A son plus haut, le fonds gérait 350 millions de dollars.
Natixis Asset Management (Natixis AM) ajoute une nouvelle corde à son arc. La société de gestion présente en effet ce matin Emerise (emerging markets investors), son nouveau pôle d’expertise dédié aux marchés émergents. Cette nouvelle entité a vocation à proposer une gamme de fonds actions marchés émergents pour offrir aux investisseurs « des solutions combinant croissance de long terme et diversification de portefeuille », explique la société de gestion. Et Natixis AM ne manque pas d’ambition sur ce segment. Alors qu’il affiche déjà près d’un milliard de dollars sous gestion à fin mars 2015, le pôle Emerise vise 3 milliards de dollars d’encours d’ici à 2020. Basé à la fois à Singapour et à Paris, Emerise peut d’ores et déjà compter sur une équipe de 20 personnes, dont 10 collaborateurs en charge de la gestion. Ce nouveau pôle est piloté par Stéphane Mauppin-Higashino, directeur d’Emerise, qui compte 20 ans d’expérience dans la gestion et qui travaillait depuis 2014 chez Natixis Asset Management Asia à Singapour en qualité de directeur général. A ses côtés au sein d’Emerise, François Théret officie en qualité de directeur des gestions tandis que Matthieu Belondrade occupe le poste de directeur gestions EMEA (Europe, Moyen-Orient, Afrique) et Amérique Latine. De fait, l’offre d’Emerise couvre l’ensemble des zones géographiques émergentes – l’Europe, l’Asie et l’Amérique Latine – ainsi que toutes les capitalisations des « large cap » aux « small & mid cap », le tout en s’appuyant sur un indice « innovant et original », dixit Natixis AM : le MSCI Emerging Markets Investable Market Index (IMI). Cet indice rassemble les grandes, moyennes et petites entreprises au sein de 23 pays émergents du monde entier. Avec 2.623 valeurs, l’indice couvre environ 99% de la capitalisation boursière du marché coté de chaque pays couvert.Jouant la carte du « stock picking », Emerise entend sélectionner les valeurs de croissance qui combinent trois fondamentaux : croissance stable des bénéfices, fondements économiques solides et, enfin, avantage concurrentiel différenciant à forte valeur ajoutée. « La recherche terrain et la connaissance approfondie du management des sociétés sont au cœur » de la philosophie d’investissement d’Emerise, précise Natixis AM. Pour ce faire, les gérants d’Emerise réalisent près de 1.500 rencontres par an, analysent en profondeur 300 sociétés environ, et mettent sous surveillance continue un peu moins de 100 parmi elles. In fine, en combinant recherche « bottom up » et sélection rigoureuse d’entreprises de croissance, les fonds gérés par les équipes d’Emerise comptent entre 40 et 70 valeurs. A ce stade, l’offre d’Emerise comporte quatre expertises actions : Global émergent, Amérique Latine, Asie ex-Japon et Europe émergente. Son offre est commercialisée par la plateforme de distribution mondiale de Natixis Global Asset Management et elle cible les investisseurs professionnels et non professionnels : institutionnels, entreprises, multigérants, banques privées, conseillers en gestion de patrimoine indépendants (CGPI) et réseaux bancaires. Sur ce dernier point, l’offre d’Emerise est d’ailleurs disponible au sein des réseaux Banque Populaire et Caisse d’Epargne, détenus par le groupe BPCE, maison-mère de Natixis.
Le groupe Legg Mason, qui fédère les activités de sept sociétés affiliées, estime pouvoir encore développer ce modèle, rapporte Investment Week. Entre dix et douze sociétés pourraient ainsi être regroupées sous la marque Legg Mason, selon le directeur général de Legg Mason, Joe Sullivan. «Nous ne serions pas à l’aise avec une vingtaine de sociétés, ou un chiffre proche de vingt, car ne serions pas en mesure d’accroître la notoriété d’autant de marques», indique Joe Sullivan. «Mais nous sommes encore à la recherche d’activités que nous n’avons pas encore dans Legg Mason, tels que l’immobilier, le capital investissement, l'énergie et les infrastructures», précise Joe Sullivan. La dernière société passée dans le giron de Legg Mason, la société de gestion Martie Currie, basée à Edimbourg, commence à retrouver des couleurs après une période difficile, souligne Joe Sullivan. La collecte est de retour et Legg Mason aide la société à se développer à l’international, notamment aux Etats-Unis. Après le recrutement récent de Mark Whitehead pour piloter l'équipe «equity income», Martin Currie envisage d’autres embauches.
Orell Füssli a un nouvel actionnaire de référence. Le gestionnaire de fortune Veraison Capital détient désormais 8,4% du groupe d’imprimerie suisse, selon une annonce de participation de la Bourse SIX publiée le 17 juin.La participation dans Orell Füssli est le dernier en date de plusieurs engagements récents de Veraison. A la mi-avril, le gestionnaire de fortune, fondé l’année dernière, avait repris une participation de 16,3% dans le spécialiste du courtage publicitaire Goldbach Media. Veraison détient également des participations dans les groupes industriels Komax et Mikron..Veraison Capital est un gestionnaire de fortune indépendant, spécialisé selon ses propres indications dans «les entreprises sous-évaluées ou mal comprises par le marché des capitaux». Le montant des actifs gérées par Veraison dépasse les 150 millions de francs suisses.
Les fonds immobiliers Credit Suisse Real Estate Fund Interswiss et Credit Suisse Real Estate Fund Global, détenus par Credit Suisse, ont augmenté leur capital de respectivement 148,6 millions de francs suisses et 69,5 millions de francs suisses, selon un communiqué de la banque publié le 17 juin.Pour Credit Suisse Real Estate Fund Interswiss, 754.243 nouvelles parts ont été émises à un prix d'émission de 197 francs suisses net par part. Le nombre de parts en circulation s'élève désormais à 8,3 millions pour un encours net de 1553,6 millions de francs suisses.Quant au Credit Suisse Real Estate Fund Global, ce sont 675.000 nouvelles parts qui ont été émises à un prix d'émission de 103 francs suisses net par part. Le capital propre du fonds peut être augmenté de près de 30% grâce à cette émission. Le nombre de parts en circulation s'élève désormais à environ 2,3 millions pour un actif net de 287,2 millions de francs suisses.Les émissions ont été réalisées sous la forme d’un placement à la commission («best effort») dans le cadre d’une offre de souscription publique en Suisse. Un négoce officiel des droits de souscription a eu lieu du 1er au 11 juin 2015 à la SIX Swiss Exchange. La libération des nouvelles parts aura lieu le 19 juin 2015 pour les deux fonds immobiliers.Dans les deux cas, le produit de l'émission sera utilisé pour poursuivre le développement des portefeuilles immobiliers de «grande qualité» et réaliser des investissements visant à accroître la valeur des biens immobiliers, précise le communiqué.
Crédit Agricole Assurances, via son fonds Predica Energies Durables géré par Omnes Capital, et Quadran, l’un des principaux producteurs indépendants d’énergies renouvelables en France, ont annoncé le 17 juin la signature d’un accord portant sur la constitution d’une filiale commune, Quadrica. Cette structure qui détiendra à terme un portefeuille d’actifs de plus de 200 MW de projets éoliens terrestres, compte d’ores et déjà huit projets éoliens terrestres en exploitation d’une capacité totale de 76 MW. Cette opération s’inscrit dans la stratégie d’investissement de Crédit Agricole Assurances et renforce sa présence sur le marché des infrastructures sur lequel le groupe possède déjà des participations significatives. Pour Quadran, cette opération est une réelle opportunité pour progresser et permettra de construire rapidement de nouvelles capacités éoliennes. Crédit Agricole Assurances s’est appuyé sur les équipes d’Omnes Capital dont la démarche d’investissement consiste à établir des partenariats avec des producteurs français et européens de premier plan.
Olivier Pagezy, 47 ans, rejoint le groupe Siparex pour accompagner l’intégration au sein du groupe de XAnge Private Equity dont il deviendra président au jour de la finalisation de l’acquisition. Il sera également directeur général adjoint de Sigefi, holding des sociétés de gestion du groupe. Basé à Paris, Olivier Pagezy prendra ses fonctions le 1er juillet 2015. Olivier Pagezy est actuellement directeur général adjoint de Ricol Lasteyrie Corporate Finance depuis le 1er janvier 2014. Diplômé de l’IEP de Paris et de l’ENA, Olivier Pagezy a débuté sa carrière en tant qu’Inspecteur des Finances avant d’occuper différentes fonctions dans le secteur public. En 1999, il entre dans le Groupe Cegetel (devenu SFR) où il est chargé de mission auprès du PDG puis Secrétaire Général à partir de 2001. En 2003, il rejoint le Commissariat à l’Energie Atomique (CEA) en tant que directeur administratif et financier. En 2009, il intègre la direction du cabinet du Ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche avant de rejoindre Ricol Lasteyrie Corporate Finance en octobre 2011.
Le spécialiste du capital-risque européen Truffle Capital a inauguré le 17 juin le Truffle FinTech Incubator, premier incubateur FinTech en France, situé dans les locaux du groupe. «La finance n’a pas encore connu sa révolution numérique. Avec les services proposés par les FinTech, la finance va traverser une période de bouleversements sans précédent. On ne peut même pas imaginer les produits qui seront proposés dans cinq ans», a déclare Bernard-Louis Roques, directeur général, co-fondateur de Truffle Capital, en charge du portefeuille des technologies de l’information. «La FinTech est une des forces de la French Tech, une force en cours de structuration et développement exponentiel, à l’image de ce qui se passe à l'étranger. Les domaines concernés sont particulièrement larges : assurance, banque, ESS, gestion d’actifs, immobilier, conseil et monitoring. Et les indicateurs sont encourageants. D’abord les levées de fonds effectuées par nos start-up FinTech de la French Tech sont en nette progression, puisque si 45 millions d’euros ont été levés entre 2008 et 2014, 25 millions, soit plus de la moitié, ont été levés uniquement sur l’année 2014", explique de son côté Axelle Lemaire, secrétaire d’Etat chargée du numérique, auprès du ministre de l'économie. Truffle FinTech Incubator a pour ambition de créer un environnement propice au développement des FinTech grâce à une structure d’accompagnement unique pour les entreprises. Ces dernières, à l'état de pré-lancement, pourront mutualiser leurs moyens et Truffle FinTech Incubator leur apportera son soutien tant au plan financier que du conseil (régulation, marketing numérique...), de la mise en relation et de l’hébergement afin de créer un ecosystème de croissance dynamique et performant, ayant un fort rayonnement européen et international. Les PME-PMI incubées, des sociétés à fort potentiel de croissance, bénéficieront d’un contexte favorable pour développer rapidement l’emploi, l’innovation et les exportations avec la possibilité de prolonger leur business dans un écosystème structuré. Après deux ou trois ans, les sociétés incubées devraient avoir les moyens de voler de leurs propres ailes pour laisser la place à de nouvelles jeunes pousses. La France a-t-elle les moyens de jouer les premiers rôles dans ce nouveau secteur ? Truffle Capital en est persuadé. «Il n’y a aucune raison que le leadership dans les FinTech aille à New York ou à Londres. La France a tout les atouts en main même si certains freins subsistent, liés au problème du financement de l’innovation en France», a estimé Bernard-Louis Roques. La secrétaire d’Etat chargée du numérique est sur la même longueur d’ondes. Alors que le secteur enregistre une croissance vertigineuse au niveau mondial et alors que l’Europe est la région du monde qui contribue le plus à cette croissance, «il faut aujourd’hui faire mieux et aller encore plus vite : la France a tous les atouts pour réussir, et notamment elle a un secret : ses ingénieurs, développeurs et mathématiciens reconnus dans le monde entier et qui créeront aujourd’hui les champions de demain», a lancé Axelle Lemaire.
Old Mutual Asset Management, la filiale cotée à New York du groupe sud-africain Old Mutual, a annoncé le 17 juin dans un communiqué les modalités d’une nouvelle cession de titres de son activité américaine de gestion d’actifs avec l’objectif de lever des capitaux pour des objectifs généraux. Les 13,3 millions de titres ordinaires sont proposés à 17,50 dollars l’unité, la clôture de l’offre étant programmée pour le 22 juin. Une allocation supplémentaire de 1,995 million de titres sera disponible pendant 30 jours. Old Mutual, qui a déjà cédé plus de 20% du capital de sa division américaine pour un montant de 308 millions de dollars, pourrait ainsi recueillir quelque 230 millions de dollars supplémentaires sur la base du prix annoncé. OM Asset Management a été introduite à la Bourse de New York en octobre dernier au prix de 14 dollars par action, soit une valorisation de 1,68 milliard de dollars, inférieure à ce que le groupe attendait. Mais depuis cette date, les cours d’Old Mutual AM, qui gère quelque 224 milliards de dollars et qui compte de nombreuses sociétés de gestion dont entre autres Acadian, Heitman and Barrow, Hanley, Mewhinney & Strauss, ont progressé de plus d’un tiers à près de 19 dollars.
Macquarie Investment Management (Macquarie IM) a nommé Austin McBride au poste de responsable de son activité «wholesale» au Royaume-Uni, révèle Investment Week. L’intéressé était précédemment responsable «wholesale» pour le Royaume Uni chez Ignis Asset Management, poste qu’il occupait depuis 2008 jusqu’au rachat de la société par Standard Life Investments à l’été 2014, date à laquelle il a quitté le groupe. Avant son passage chez Ignis AM, Austin McBride avait occupé différents postes de cadres chez Lazard Asset Management, Janus International et Henderson Global Investors.
BNP Paribas Investment Partners (BNP Paribas IP) a nommé Matt Joyce en qualité de gérant de portefeuille au sein de son pôle «Multi Asset Solutions», dirigé par Charles Janssen. Basé à Londres, l’intéressé intégrera l’équipe «Active Asset Allocation», piloté par le directeur des investissements Colin Graham. Cette équipe est composée de plus de 20 professionnels d’établir les stratégies d’allocation d’actifs active pour une large palette de «mutual funds» multi classes d’actifs et de solutions d’investissements offertes aux clients particuliers et institutionnels.Avant de rejoindre BNP Paribas IP, Matt Joyce, qui compte plus de 12 ans d’expérience dans la gestion, travaillé chez Schroders Investment Management en tant qu’analyste multi classes d’actifs et gérant de fonds. Avant cela, il a été analyste et gérant de fonds actions européennes chez Occam Asset Management et analyste sur les stratégies «long/short» actions britanniques et internationales chez Polar Capital.
Nordea Asset Management (Nordea AM) vient de lancer un nouveau fonds crédit high yield asiatique libellé en renminbi, baptisé Nordea 1 – Renminbi High Yield bond Fund, rapporte Citywire. La gestion de ce nouveau produit a été confiée à la société Income Partners, un spécialiste du fixed income asiatique. Dans le détail, le fonds investit dans des obligations high yield asiatiques libellées en dollars, l’exposition en dollars étant toutefois activement couverte en devise chinoise «offshore» (ou CNH) – une devise qui n’est disponible qu’à Hong Kong au contraire du CNY qui est la devise pour la Chine continentale – et en obligations high yield libellées en CNH. Entre 50% et 75% du fonds sera alloué à la Grande Chine, le solde compris entre 25% et 50% étant investi dans les autres pays d’Asie. L’exposition du fonds à l’immobilier est plafonnée à 40 et son exposition aux secteurs bancaire et financiers ne pourra pas excéder 30%.
Muzinich & Co vient de recruter Sander van de Giesen au poste de responsable commercial et marketing pour le marché néerlandais, selon des informations de Investment Europe. Il s’agit du premier recrutement pour ce marché. Il rejoint la société de gestion en provenance du consultant bfinance Amsterdam après avoir travaillé pour des sociétés telles que F&C, ING, Pioneer Investments et Van Lanschot Bank.
Le gestionnaire d’actifs néerlandais Robeco a annoncé, ce 17 juin, le lancement du fonds Robeco Global Multi-Factor Credits, un fonds de crédit géré selon une stratégie d’investissement multifactorielle. «Après avoir démontré l’intérêt de sélectionner des actions selon leur exposition à des facteurs reconnus et éprouvés comme le faible risque (titre à faible volatilité), la valeur (titres sous-évalués) ou le ‘momentum’ (titres ayant une dynamique positive du cours de Bourse), Robeco applique désormais l’investissement factoriel au marché du crédit», commente la société de gestion dans un communiqué. Dans le détail, ce fonds offre une exposition diversifiée et équilibrée aux obligations d’entreprise «investment grade» ayant de bonnes caractéristiques par rapport à ces facteurs. Le portefeuille est constitué de 150 à 200 émetteurs. En outre, le fonds vise à générer des rendements supérieurs au marché avec un profil de risque similaire. Principalement investi dans le crédit «investment grade», le fonds peut également détenir un maximum de 10% d’émetteurs notés BB, lui permettant ainsi de bénéficier des caractéristiques attrayantes d’entreprise en perte de vitesse («fallen angels») ou en pleine ascension («rising stars»), précise un communiqué. Le fonds est géré par Patrick Houweling, gérant de portefeuille senior et membre de l’équipe crédit de Robeco. Présent au sein de la société depuis 2003, il gère depuis 2012 la stratégie Robeco Conservative Credit qui exploite l’anomalie de faible risque sur les marchés du crédit. Au-delà des trois facteurs reconnus – le faible risque, la valeur et le «momentum» - qui sont intégrés aux stratégies d’investissement factoriel en actions de Robeco, la stratégie crédit inclut également le facteur «taille» (taille de capitalisation de marché de l’entreprise: petite, moyenne ou grande). «Ce facteur supplémentaire permet entre autres de capter la prime de liquidité, plus présente et significative dans les classes d’actifs les moins liquides comme celle des obligations d’entreprises», indique Robeco.
L’Assemblée générale de l’Association luxembourgeoise des fonds d’investissement (ALFI) a élu Denise Voss à la présidence de l’Association, selon un communiqué publié le 17 juin. Denise Voss assume le mandat de deux ans renouvelable avec effet immédiat. «L’industrie des fonds d’investissement en Europe vient de vivre, au cours des années passées, une période de changements profonds suite à l’émergence d’une vaste réglementation après la crise financière. L’ALFI a joué un rôle clé dans la mise en oeuvre de cette réglementation. Nous nous voyons confrontés à une série de défis, à commencer par le vieillissement de la population et la nécessité, pour un nombre croissant d’individus, d’assumer eux-mêmes la responsabilité d’assurer leurs retraites, jusqu’au développement rapide des technologies digitales qui vont radicalement changer nos habitudes de consommation. Ma tâche sera de motiver le secteur à se concentrer sur ces défis et de faire en sorte que l’industrie luxembourgeoise des fonds d’investissement continuera à jouer un rôle clé dans le développement du secteur au niveau mondial, contribuant ainsi à la croissance économique et offrant aux citoyens une sécurité financière à long terme”, indique Denise Voss, citée dans un communiqué. Denise Voss a joué un rôle déterminant au sein de l’ALFI pendant de nombreuses années. Elle est membre du Conseil d’Administration de l’ALFI depuis 2007 et Vice-présidente en charge des affaires internationales depuis 2011. Elle préside également le groupe de travail «Education financière» de l’association européenne des gestionnaires d’actifs (Efama). Denise Voss est Conducting Officer auprès de Franklin Templeton Investments et travaille dans le secteur financier luxembourgeois depuis 1990. Elle a rejoint Franklin Templeton Investments en 1995. Avant de rejoindre Franklin Templeton Investments, Denise Voss a travaillé dans le département audit de Coopers & Lybrand à Boston, Etats-Unis, et au Luxembourg pendant plus de 9 ans.
Crédit Agricole Assurances, via son fonds Predica Energies Durables géré par Omnes Capital, et Quadran, l’un des principaux producteurs indépendants d’énergies renouvelables en France, ont annoncer mercredi 17 juin un accord portant sur la constitution d’une filiale commune, Quadrica. Cette structure qui détiendra à terme un portefeuille d’actifs de plus de 200 MW de projets éoliens terrestres, compte d’ores et déjà huit projets éoliens terrestres en exploitation d’une capacité totale de 76 MW.Cette opération s’inscrit dans la stratégie d’investissement de Crédit Agricole Assurances et renforce sa présence sur le marché des infrastructures sur lequel le groupe possède déjà des participations significatives. Crédit Agricole Assurances s’est appuyé sur les équipes d’Omnes Capital dont la démarche d’investissement consiste à établir des partenariats avec des producteurs français et européens de premier plan, indique un communiqué.
Schroders vient de lancer un fonds de crédit long/short qui va s’intéresser en priorité au marché obligataire américain, rapporte le site spécialisé Citywire. Le Schroder GAIA BSP Credit fund, domicilié au Luxembourg, sera intégré à la plateforme de fonds alternatifs du groupe, GAIA. La stratégie sera gérée par Benefit Street Partners, une division spécialisée dans l’obligataire de la société d’investissement Providence Equity. Le fonds investira principalement dans le credit corporate high yield et visera un rendement de 5% à 7% par an. Les actifs sous gestion de la plateforme GAIA, lancée en novembre 2009, s'élèvent à environ 5,2 milliards de dollars.
Le gestionnaire britannique Standard Life Investments a inauguré une succursale en Suisse, à Zurich, rapporte L’Agefi suisse. La nouvelle société sera dirigée par André Haubensack et couvrira la Suisse alémanique et romande. La clientèle italophone devra se tourner vers le bureau milanais de Standard Life Investments. Fondé en 1998, Standard Life Investments gérait à fin mars des encours de 372,6 milliards de francs suisses.
Dans un entretien au Temps, Adrian Künzi, président de la direction de Notenstein Banque Privée explique que l'établissement suisse, issu du démantèlement de Wegelin et racheté début 2012 par Raiffeisen, a pour objectif un rapport de coûts/revenus d’au maximum 80%, et à moyen terme de 75%. Il atteignait 95% en 2014 mais combinait la gestion d’actifs et le private banking. «La nette augmentation de rentabilité provient d’une nette baisse des coûts liée à la sortie de l’asset management», note Adrian Künzi. Le bénéfice brut devrait donc tripler au premier semestre. En 2014, le bénéfice brut s’élevait à 7 millions de francs et le bénéfice net à 18 millions, rappelle le quotidien.
Les actifs sous gestion du gestionnaire de fortune Reuss Private Group ont enregistré l’an dernier une progression de 20% pour atteindre 7,8 milliards de francs, selon un communiqué publié le 17 juin. Le bénéfice brut consolidé s’est inscrit à 2,55 millions de francs, contre 1,6 million de francs l’année précédente. Toutes les divisions de la société ont progressé l’an dernier et toutes les filiales ont contribué positivement au résultat, souligne le communiqué.
La fin des rétrocessions oblige les banques à revoir leur mode de rémunération, rapporte le quotidien Le Temps. «La valeur ajoutée du conseil financier peut être estimée à 3% si l’on compare la contribution de ce dernier par rapport à la situation où le client gère lui-même son portefeuille», déclare Peter Westaway, head of investment strategy de Vanguard en Europe. Ce dernier a réalisé une étude, présentée mercredi à Zurich, sur la valeur du conseil financier aux Etats-Unis, au Royaume-Uni et en Australie. La moitié de la contribution du conseil provient du coaching comportemental de l’investisseur et apporte 150 points de base. La plupart des investisseurs reconnaissent le besoin d’être discipliné en période d’incertitude, rappelle le quotidien. La capacité à réduire les coûts de transaction constitue le deuxième plus grand apport du conseiller, selon l’étude de Vanguard. Sa valeur est comprise entre 0,6 et 0,9%.
Comment les marchés financiers valorisent-ils les entreprises? Dans son étude que L’Agefi a pu consulter, Nicolas Klapisz, associé EY, responsable du département Evaluation et Modélisation Financière, s’est concentré sur l’analyse financière faite sur les sociétés du SBF 120 (hors valeurs financières et immobilières). Pour apprécier la valeur d’une entreprise, les analystes citent comme premiers facteurs: le positionnement géographique (62%), le recours à la croissance externe (55%) et la récurrence des cash-flows (31%). «Par rapport à l’an dernier, les analystes sont plus vigilants sur les facteurs de risque, qu’ils soient structurels ou conjoncturels, notamment dans les pays émergents», explique Nicolas Klapisz qui note que le modèle statistique montre une forte corrélation entre performance boursière et part des pays émergents dans le chiffre d’affaires. Lorsque la part des ventes réalisées dans les pays à forte croissance augmente de 1%, le cours progresse de 0,20%. Depuis le début de l’année la vigilance est cependant de mise, même si le responsable considère que l’accélération du mouvement de fusions-acquisitions pourrait constituer un vrai levier pour soutenir la performance boursière.
Lyxor enrichit sa gamme d’ETF smart beta en s’adjugeant les services d’un partenaire prestigieux. Ce mercredi 17 juin, Lyxor ETF, le deuxième émetteur d’ETF en Europe avec près de 50 milliards d’euros d’actifs, a en effet annoncé la signature d’un partenariat avec JPMorgan afin de lancer une nouvelle gamme d’ETF à facteurs de risques (« risk factor ETF »). « Cette approche témoigne de l’engagement de Lyxor visant à développer les ETF Smart Beta afin d’offrir aux investisseurs des solutions de diversification du risque et des outils ciblés conçus pour améliorer la performance à long terme des portefeuilles », explique la société de gestion.Dans le cadre du lancement de ces nouveaux fonds, Lyxor ETF va s’appuyer sur les indices « smart beta » développés par l’activité « Investible Indices » de JPMorgan. « Il s’agit d’une gamme d’ETF smart beta sur les facteurs de risques sur les actions européennes, indique à NewsManagers François Millet, responsable product development ETF et indiciels chez Lyxor. Nous lançons 5 ETF ‘single factor’, les facteurs retenus étant la ‘value’, le ‘low size’ qui intègre les mid-cap, la ‘qualité’, le ‘low beta’ et le ‘momentum’. » Ces nouveaux ETF seront cotés dans le courant du mois de juillet mais « les produits sont déjà agréés et passeportés dans les grands pays européens », précise François Millet.La coopération avec JPMorgan n’est pas le fruit du hasard, la banque américaine étant « reconnue pour sa capacité à concevoir des indices smart beta », note François Millet. En outre, « JPMorgan partageait notre vision et notre définition des ETF de facteurs de risques, avec une même vision régionale et concentrée des facteurs de risque, ajoute François Millet. De plus, JPMorgan a des règles de construction de ces indices très simples avec un univers d’investissement homogène. Cette simplicité et cette homogénéité de règles de construction des indices sont des éléments clés pour les ETF. »Lyxor est surtout un fervent militant de l’allocation basée sur une approche de facteurs de risque. « L’approche traditionnelle d’allocation d’actifs a atteint ses limites alors qu’il est possible de trouver un cadre d’allocation plus ouvert et offrant plus de diversification en allant vers cette approche de facteurs de risques », avance François Millet. La société de gestion française pourrait d’ailleurs ne pas en rester là. « Nous laissons la porte ouverte à une gamme d’ETF multifacteurs dans un second temps », conclut François Millet.
La banque centrale norvégienne a abaissé jeudi son taux directeur d’un quart de point à 1%, un nouveau plus bas historique, pour répondre au ralentissement de l'économie après la chute des cours du pétrole. La Norges Bank avait déclaré en mars qu’il était pratiquement certain qu’elle allait réduire son taux directeur avant la fin du premier semestre. «L'évaluation actuelle des perspectives de l'économie norvégienne suggère que le taux directeur pourrait être encore réduit dans le courant de l’automne», a ajouté le gouverneur de la banque centrale, Oeystein Olsen.
Les analystes financiers étaient plutôt positifs jeudi matin au lendemain de l’annonce d’une introduction en Bourse avant la fin de l’année d’Amundi, filiale de Crédit Agricole SA (80%) et de la Société Générale (20%), même si l’action CASA baissait en ligne avec le marché. Pour les analystes d’Oddo, l’opération va «donner les moyens à Amundi de se développer par croissance externe. Compte tenu des valorisations des gestionnaires d’actifs en termes de multiples des fonds propres, toute acquisition est forcément génératrice d’importants goodwills donc pénalisante en termes de solvabilité. Dans la configuration actuelle, les contraintes de solvabilité de CASA limitent donc les capacités d’acquisition d’Amundi».
17 millions de foyers millionnaires concentraient 41% du patrimoine privé dans le monde en 2014, selon une étude du Boston Consulting Group (BCG), publiée le 15 juin 2015. Et leur fortune va continuer à croître, indique l'étude tout comme le montre CapGemini dans son propre rapport (présenté plus bas).
La Banque centrale européenne (BCE) a alloué 73,789 milliards d’euros à 128 banques de la zone euro dans le cadre de la quatrième tranche de ses opérations de refinancement à plus long terme (TLTRO), a annoncé la BCE ce jeudi. C’est plus que les attentes des analystes qui tablaient sur 60 milliards d’euros. Lors des opérations précédentes de la BCE, les banques avaient emprunté 97,8 milliards d’euros en mars, 129.8 milliards en décembre et 82,6 milliards en septembre 2014.
La Banque centrale européenne (BCE) a relevé de 1,1 milliard d’euros le plafond des liquidités d’urgence (ELA) que les banques grecques peuvent retirer auprès de leur banque centrale, a appris Reuters. Ce dernier relèvement porte le plafond des liquidités d’urgence à 84,1 milliards d’euros. La semaine dernière, la BCE a relevé le plafond ELA de 2,3 milliards d’euros.