Paul Brain, gérant et responsable de la gestion obligataire chez Newton IM (BNY Mellon IM) Les marchés obligataires ont évolué jusqu’ici dans une fourchette étroite, mais cette tendance pourrait s’arrêter au cours du quatrième trimestre de l’année, même si les conséquences de ce tournant restent incertaines. La perspective d’une croissance synchronisée à l’échelle mondiale devrait continuer de soutenir les marchés obligataires dans leur ensemble. Toutefois, tous les indicateurs ne sont pas au vert pour la classe d’actifs.
Anne-Christine Champion, global head and portfolio management global finance, Natixis, et Frédéric Sadaca, responsable gestion overlay, ProBTP, à l’occasion du séminaire « Investissements en infrastructures » organisé par L’Agefi le 23 novembre à Paris.
Donnez des conseils et des avis, d’accord, mais pas aux Etats-Unis. Sous couvert d’anonymat, mais cité très officiellement par Reuters, un haut responsable du Trésor américain a vertement critiqué le Fonds monétaire international. L’impudente institution a osé donner son avis sur les projets de réforme fiscale de la Maison-Blanche. En précisant que l’impôt progressif demeurait le plus adapté pour lutter contre les inégalités. L’impertinence FMIenne a reçu en retour ce commentaire anonyme : « Je crois que le FMI a d’autres choses à faire dans le monde que d’intervenir dans le débat fiscal aux Etats-Unis ».
On peut avoir 325 ans, être une institution « ultra-élitiste » et découvrir tout à coup la modernité technologique et la nécessité d’intégrer les nouveaux outils avec lesquels les banques doivent désormais composer. La maison britannique Coutts, aujourd’hui dans le giron de RBS, qui a vu passer tant et tant de clients riches et célèbres, vient de se doter d’une stratégie pour capter les jeunes générations. Attention, jeunes mais riches et même… entrepreneuriales. La base de clients restera tout de même traditionnelle : gentlemen farmers et autres rentiers. Tout ça pour accroître les revenus. Incroyable..
Vert. Le paysage de la gestion indicielle s’élargit. Le GPR IPCM LFFS Sustainable GRES Index, fruit de la collaboration entre IPCM, spécialisé dans le développement durable du groupe La Française et le promoteur d’indices GPR, pourra comprendre jusqu’à 150 foncières cotées mondiales, triées selon leur performance ESG (environnement, social, gouvernance) et leur capitalisation boursière. La grille d’analyse d’IPCM est déployée pour s’articuler autour de critères comme l’empreinte carbone des sociétés, leur utilisation des matières premières, de l’eau, de l’électricité, leur efficacité énergétique et leur gestion des ressources humaines.
Fin 2016, l’Opep et quelques autres pays producteurs de pétrole dont la Russie signaient un accord de réduction de la production de 1,8 million barils/jour à partir du 1er janvier 2017. En juin, cet accord était prorogé jusqu’en mars 2018. Le hic, c’est que tous les membres de la famille ne jouent pas le jeu. Au mieux, les engagements sont respectés certaines périodes à 86 %, selon l’AIE (Agence internationale de l’énergie). La question actuelle entre les signataires est de savoir s’il faut reconduire l’accord au-delà du mois de mars. Faut-il reconduire un accord qui n’a jamais été respecté et qui, de plus, est sans effet sur les cours du marché ? Voilà une bonne question.
Gouvernabilité. Le président italien Sergio Matarella pourrait prendre la décision de dissoudre le Parlement dans les derniers jours de l’année, ce qui permettrait d’organiser des élections dans les 45 à 70 jours suivants, comme le prévoit la Constitution italienne. Une des dates évoquées pour leur tenue est le 4 mars 2018, croit savoir le quotidien Corriere della Serra. Avant cela, le Sénat doit adopter dans les prochains jours la nouvelle loi électorale dénommée Rosatellum qui a déjà reçu l’approbation de la Chambre des députés le 12 octobre. Rosatellum est dénoncée par le Mouvement Cinq Etoiles (crédité de 27 % des voix dans les sondages actuels) et plusieurs partis d’opposition qualifiés « d’anti-establishment » (Forza Italia et Ligue du Nord : 32 % des voix) qui accusent le gouvernement (parti démocrate et ses alliés : 30 % des voix) de modifier les règles du jeu à son gré. Les analystes sur les marchés financiers suivent de près ces évolutions politiques. Beaucoup d’entre eux considèrent le cas italien comme le principal risque politique en Europe en raison du niveau élevé de la dette publique (132,6 % du PIB). Sur le plan économique, la situation de l’Italie s’améliore au travers des indicateurs conjoncturels. Le pays dégage un excédent budgétaire (2,5 %), mais reste confronté au principal problème que sont les prêts non performants accumulés dans les bilans des banques. L’importance des créances douteuses constitue un frein à l’activité économique qui reste à la traîne en zone euro (voir le graphique). Une enquête réalisée par Bloomberg auprès de 41 économistes montre que ces derniers anticipent en moyenne un taux d’intérêt à 10 ans sur la dette souveraine de 2,50 % fin 2017 et de 2,70 % fin 2018.
La collecte de 117 milliards d’euros et la hausse de 4% des encours au premier semestre n’ont pas empêché une baisse des marges, relève une étude de Moody’s.
CGP Entrepreneurs lance un contrat d'assurance-vie avec Oradéa Vie, baptisé Valuance. Selon un communiqué, il s'agit d'un contrat d'assurance vie multisupport complet qui intègre un mécanisme spécifique de tarification.
Selon nos informations, Gauthier Le Bras, multigérant chez Stamina AM a quitté la société début octobre. Le jeune gérant va rejoindre l’équipe d’Haas Gestion début novembre où il co-gérera un fonds actions aux côtés de Jean-Joseph Haas.
La Grande-Bretagne sera dans l’obligation d’imposer un budget à l’Irlande du Nord si un nouveau gouvernement de coalition n’est pas constitué dans la province avant le lundi 6 novembre, a indiqué le ministre chargé de l’Irlande du Nord, mercredi. «Nous sommes sur la pente glissante d’une intervention de plus en plus grande du gouvernement du Royaume-Uni», a déclaré James Brokenshire devant une commission parlementaire. Interrogé sur les perspectives d’une résolution du contentieux politique en Ulster, le ministre a estimé que celles-ci n'étaient guère positives.
Le gestionnaire d’actifs Neuberger Berman a décidé de fermer à tout nouvel investissement son fonds NB China Equity, dédié aux actions chinoises, alors que le véhicule s’approche de sa capacité maximale de 1,5 milliard de dollars, rapporte Investment Week. En septembre, la société de gestion avait déjà procédé à un « soft close » de ce même fonds dont les encours s’élevaient alors à 1,1 milliard de dollars en date du 19 septembre. Depuis, la taille du véhicule n’a cessé de croître pour atteindre sa limite de 1,5 milliard de dollars. Résultat : à compter du 18 octobre 2017, le fonds n’acceptera plus aucune souscription. Il reste toutefois ouvert à des rachats éventuels.
Deutsche Bank a lancé lundi son appel d’offres auprès des banques pour assurer la supervision de la future introduction en Bourse (IPO) de deux milliards d’euros de sa filiale de gestion d’actifs, rapporte Reuters qui cite deux sources proches du dossier. La banque allemande devrait être la principale organisatrice de la mise sur le marché de sa filiale mais elle a besoin d’autres établissements pour l’aider à vendre cette activité aux investisseurs, selon ces mêmes sources anonymes. Des réunions avec les représentants d’autres banques d’investissement se dérouleront dans les prochains jours afin qu’elles présentent à la banque allemande leurs vues sur ses activités de gestion qui comprennent notamment sa marque dédiée à la clientèle des particuliers, DWS, ont précisé les sources. Les banques qui avaient épaulé Deutsche Bank pour son augmentation de capital de 8,5 milliards d’euros, lancée cette année, ont de bonnes chances de participer à cette nouvelle opération, avaient dit précédemment des sources au fait du dossier. Contacté par Reuters, Deutsche Bank s’est refusé à tout commentaire.La première banque allemande avait fait savoir en mars dernier qu’elle compter introduire en Bourse sa filiale de gestion d’actifs, dont la valorisation pourrait atteindre les huit milliards d’euros, avant deux ans. L’IPO dont les investisseurs avaient initialement pensé qu’elle pourrait avoir lieu dès cette automne a été repoussée au premier semestre 2018 pour laisser plus de temps à la banque afin de peaufiner la stratégie de ses activités de gestion et mieux convaincre les acquéreurs potentiels.Deutsche Asset Management totalise actuellement 711 milliards de dollars d’actifs sous gestion dont 526 milliards en gestion active et 107 milliards en ETFs, le solde correspondant aux gestions alternatives et immobilières. Le président du directoire de Deutsche Bank, John Cryan, a dit que la banque conserverait «une participation de contrôle et super-majoritaire» dans ces activités de gestion.