La société estonienne Trigon Capital a enregistré son fonds New Europe auprès du régulateur luxembourgeois CSSF début février, a appris InvestmentEurope. Le fonds Trigon New Europe, qui avait un encours de 143 millions d’euros fin 2017 et avait été lancé le 10 avril 2002, est le premier compartiment de la Sicav luxembourgeoise de Trigon. Il est investi en actions des pays membres les plus récents de l’UE et dans les pays qui souhaitent y accéder.
Capital Group, société de gestion d’actifs indépendante gérant plus de 1.600 milliards de dollars, a renforcé sa présence en Italie en signant un accord avec Gruppo Credem, rapporte Bluerating. La gamme des fonds Capital Group autorisée en Italie sera désormais à la disposition des banquiers privés et conseillers financiers de Credito Emiliano et de sa filiale Banca Euromobiliare.
A la veille du conseil d’administration d’Intesa Sanpaolo qui examinera les comptes de 2017 et le nouveau business plan qui sera présenté mardi aux marchés, les indiscrétions se multiplient concernant la réorganisation du pôle gestion de fortune du groupe, rapporte Bluerating. Selon Il Messaggero, le rapprochement entre ses filiales Fideuram Intesa Sanpaolo Private Banking et Eurizon Sgr sera garanti par l’arrivée de Tommaso Corcos qui quittera le poste de directeur général d’Eurizon Sgr pour devenir patron de Fideuram ISPB. Paolo Molesini, actuellement directeur général de Fideuram ISBP, prendra le poste de président, remplaçant Matteo Colafrancesco, tandis que Nicola Fioravanti, numéro un d’Intesa Vita, reprendra la responsabilité d’Eurizon Sgr.
2017 a été une année record pour les réseaux italiens de conseillers financiers. Selon les données d’Assoreti, l’association professionnelle du secteur, la collecte nette s’est élevée à 39,2 milliards d’euros, soit 18,9 % de plus qu’en 2016, qui était déjà une année record. Sur ce montant, les flux qui se sont dirigés dans les fonds ouverts se montent à 31,7 milliards d’euros. En termes de sociétés, la première en termes de collecte est Intesa Sanpaolo qui compte trois réseaux (Banca Fideuram, Sanpaolo Invest et Intesa Sanpaolo Private Banking) et a capté 12, 19 milliards d’euros. Suivent Banca Generali, Fineco et Mediolanum.
Le pôle Assurance et Gestion Institutionnelle et Privée (GIP) de BNP Paribas a collecté +22,6 milliards d’euros en 2017 dont 2 milliards d’euros au quatrième trimestre 2017, a annoncé ce matin la banque française à l’occasion de ses résultats annuels. Elle précise qu’au sein de ce pôle, l’activité de Wealth Management a enregistré une « forte collecte notamment en France et en Asie » ; l’activité de gestion d’actifs a collecté notamment sur les fonds diversifiés et obligataires mais a décollecté sur les fonds monétaires. Sur le quatrième trimestre, la décollecte de l’activité est de 3,7 milliards d’euros; ce qui correspond en recomposant les chiffres trimestriels à une collecte annuelle de 2,6 milliards d’euros.Enfin, dans l’activité assurance, BNP Paribas dit avoir enregistré une « bonne collecte concentrée sur les unités de compte ». Les actifs sous gestion du pôle s’établissent à 1051 milliards d’euros au 31.12.17, en hausse de 4% par rapport au 31.12.16 (+41 milliards d’euros). L’activité de gestion d’actifs compte pour 424 milliards d’euros et celle de Wealth Management pour 364 milliards d’euros. Les revenus de la Gestion Institutionnelle et Privée pour l’année écoulée s’établissent à 3193 millions d’euros et progressent de 7,3 % par rapport à 2016 « en lien avec le développement des métiers et de très bonnes performances de la Gestion d’actifs et de Real Estate », assure le communiqué. Les frais de gestion progressent de 2% sur un an à 2387 millions d’euros. Le résultat avant impôt de la Gestion Institutionnelle et Privée, après prise en compte d’un tiers des résultats de la banque privée dans les marchés domestiques, en Turquie et aux Etats-Unis, est ainsi, à 899 millions d’euros, en hausse de 31,2 % par rapport à 2016 « reflétant la très bonne performance d’ensemble des métiers de la Gestion Institutionnelle et Privée ». Sur l’ensemble de l’exercice 2017, le bénéfice net de BNP Paribas est en très légère progression de 0,7% à 7,76 milliards d’euros tandis que le produit net bancaire (PNB), équivalent du chiffre d’affaires, s'établit à 43,2 milliards d’euros, relativement stable (-0,6 %) par rapport à 2016.
Le président France d’Ardian et responsable de la stratégie des fonds directs, Dominique Gaillard, se retire du comité exécutif de la société de gestion, rapporte le quotidien Les Echos qui reprend une information de Capital Finance. Ce départ est placé sous le signe du renouvellement générationnel, puisque cet organe informel compte désormais quatre nouveaux membres, Mark Benedetti et Vladimir Colas, qui codirigent le bureau américain, Nicolo Saidelli, le responsable de l’activité « buy-out » en Italie, et Jan P. Schmitz, qui copilote la branche allemande du gérant.
Les parties ont trouvé un terrain d’entente. L’IDI, groupe coté spécialiste du capital-investissement, a annoncé hier soir la conclusion d’un accord ferme en vue de céder la totalité de sa participation dans Idinvest Partners, soit 51% du capital, à Eurazeo, le management conservant environ 30 % du capital. Les discussions exclusives avaient commencé en décembre dernier. Cette opération valorise les titres d’Idinvest Partners à 325 millions d’euros correspondant à une valeur d’entreprise de 310 millions d’euros, précise le communiqué relatif à l’opération. Eurazeo signera un chèque de pas moins de 230 millions d’euros pour une entreprise qui gère autour de 7 milliards d’euros. Reste à savoir si elle aura une croissance aussi élevée que ces dernières années. Depuis mars 2010, date à laquelle l’IDI est entré au capital d’Idinvest Partners, cette dernière a vu ses encours quadrupler, ses effectifs tripler, ses expertises doubler et sa profitabilité progresser de 250%. La société a par exemple investit dans des entreprises comme Talend et Criteo qui ont été parmi les très rares sociétésfrançaises à se coter au Nasdaq. Réunies, les deux entités de capital-investissement pèseront 15 milliards d’euros d’actifs. . L’opération de rapprochement devrait se réaliser au cours du premier semestre 2018 sous réserve de la levée des conditions suspensives, notamment réglementaires et de concurrence. Idinvest a été créée en 1997 sous le nom « AGF Private Equity » et est indépendante depuis 2010. Idinvest compte près de 90 collaborateurs et opère depuis ses bureaux de Paris, Francfort, Madrid, et Shanghai. «Avec les équipes d’Idinvest Partners, nous avons trouvé un partenaire solide capable de poursuivre l’internationalisation et la croissance, notamment par l’abondement des fonds, et pour nos actionnaires un prix à la hauteur de la création de valeur générée ces huit dernières années. Le marché étant également très favorable, il nous fallait saisir cette opportunité. En parallèle les équipes de l’IDI vont continuer d’investir dans la durée dans de nouveaux moteurs de croissance, d’accompagner nos participations actuelles dans l’accélération de leur développement via des build-up et de continuer à offrir à nos actionnaires le meilleur rendement du marché sur le long terme. L’IDI a, pour mémoire, réalisé en 2017 quatre très beaux investissements et dispose hors Idinvest de 12 autres participations (...)», explique Christian Langlois-Meurinne, Président du groupe IDI. Pour Christophe Bavière, CEO d’Idinvest Partners «l’association avec Eurazeo renforce notre réseau et préserve l’indépendance de nos processus d’investissement. Elle garantit la qualité des relations avec nos investisseurs et renforcera les sources de financement possibles pour nos entrepreneurs.»
La société américaine multi-boutiques Virtus Investment Partners va acquérir une participation majoritaire dans Sustainable Growth Advisers (SGA), une société de gestion spécialisée dans les portefeuilles d’actions croissance américaines et mondiale gérant 11,6 milliards de dollars. La transaction va permettre à Virtus, dont les encours s'élevaient à 91,4 milliards de dollars fin 2017, d’élargir son offre et de diversifier sa clientèle. Virtus compte acquérir la participation détenue actuellement par Estancia Capital Management, une société de private equity, ainsi qu’une partie des actions détenues par les associés de SGA, dont ses trois co-fondateurs - George Fraise, Gordon Marchand, et Rob Rohn. Une partie du capital restera néanmoins aux mains de plusieurs professionnels de l’investissement clés de la société, lesquels s’engageront aussi à rester sur le long terme. SGA gère 11,6 milliards de dollars d’actifs dans des stratégies actions internationales et américaines en utilisant une approche de long terme et une philosophie d’investissement basée sur la recherche fondamentale et l’investissement en actions de société de croissance durable. SGA gère principalement des actifs dans le cadre de mandats institutionnels et de délégations de gestion pour des clients aux Etats-Unis, en Europe, au Moyen-Orient et en Asie Pacifique. A l’issue de la transaction, SGA deviendra une boutique affiliée de Virtus. Elle conservera son autonomie en matière de gestion et gardera sa structure indépendante, sa culture et son identité ainsi que le contrôle de ses activités quotidiennes. Elle bénéficiera en outre de l’accès au réseau de distribution de Virtus et de ses activités support. Les autres boutiques de Virtus sont : Ceredex Value Advisors, Duff & Phelps Investment Management, Kayne Anderson Rudnick Investment Management, Newfleet Asset Management, Rampart Investment Management, Seix Investment Advisors, Silvant Capital Management, et Virtus ETF Solutions.La transaction devrait être bouclée mi-2018.
Le robot-conseiller Nalo, lancé en novembre 2017, a annoncé, ce 5 février, la nomination d’Albert d’Anthoüard au poste de directeur de la clientèle privée. L’intéressé est directement rattaché à Guillaume Piard, co-fondateur et directeur général (CEO) de Nalo. Albert d’Anthoüard arrive en provenance de Neuflize OBC où il travaillait depuis 2015 en tant que banquier privé, après une expérience chez Oddo BHF Banque Privée. La nouvelle recrue est diplômée de droit de l’Université Paris II Panthéon-Assas et du Mastère spécialisé en gestion de patrimoine de l’ESCP – Europe.
J.P Morgan Asset Management (J.P. Morgan AM) retrouve des couleurs sur le marché français. Après une année 2016 marquée par une très légère décollecte de 100 millions d’euros, la société de gestion a en effet renoué avec une collecte positive l’an dernier. « 2017 a été une bonne année, a expliqué à NewsManagers Pietro Grassano, directeur général de J.P. Morgan AM en France. Toutes activités confondues, nous avons enregistré une collecte nette de presque 1 milliard de dollars en France. Ces souscriptions nettes proviennent de tous nos segments de clientèle, à savoir les institutionnels, le wholesale (fonds de fonds et banque privée) et la distribution. Notre activité en France est en ligne avec l’ensemble de nos activités européennes, puisque nous avons réalisé une collecte nette de 12 milliards de dollars en Europe. » Désormais, la société de gestion affiche « 8,7 milliards de dollars d’actifs sous gestion en France à fin décembre 2017 », a indiqué Pietro Grassano.L’activité en 2017 a été principalement tirée par la collecte auprès des assureurs-vie, notamment dans le cadre du développement des unités de compte. « Sous des formats différents, y compris dans le cadre de mandat de gestion, nous avons collecté environ 600 millions de dollars sur les unités de compte, soit les deux tiers de la collecte nette de l’année, a noté Pietro Grassano. Cette activité s’inscrit dans le cadre de la transformation croissante de l’actif général des assureurs vers les unités de compte. Cette migration nous oblige à mettre en œuvre des logiques de coordination avec les assureurs, qui réfléchissent donc sur des sujets de distribution. En termes de produits et de services d’accompagnement, nous avons la capacité d’aider les compagnies d’assurance à faire cette migration et nous avons beaucoup de discussions avec ces clients institutionnels. »Au cours de l’exercice écoulé, J.P. Morgan AM a continué de creuser son sillon auprès de la clientèle « retail » et de la distribution, une initiative lancée il y a 2 ans avec la mise en place d’une équipe dédiée aux conseillers financiers et aux conseillers en gestion de patrimoine (CGP). « Nous avons de très bon retour sur cette activité, a indiqué Pietro Grassano. Je pense toutefois que les CGP sont aujourd’hui dans une phase de réflexion sur leur identité. Les multiples contraintes réglementaires – avec MiFID 2, Priips et IDD – les obligent à se rapprocher et à mettre l’accent sur leur propre infrastructure. Avoir une équipe de quatre personnes dédiées à la distribution, dont les CGP, et avoir un dispositif de service autour du digital via un guide du marché et des outils pédagogiques nous permet d’être bien positionnés sur ce marché. » En revanche, le dirigeant reconnait que, « en termes de dynamique commerciale, les CGP n’ont pas connu une année record car ils sont justement en train de recadrer leur typologie d’activité et de refondre leur identité. » « Mais je pense qu’ils vont ressortir de cette phase plus forts qu’auparavant », a avancé Pietro Grassano.L’année 2018 s’inscrira « dans une logique de continuité au niveau local, en continuant de comprendre et d’appréhender les besoins de nos clients sur chacun de nos trois segments de clientèle », a indiqué le dirigeant. Les regards seront toutefois tournés sur la toute récente activité de la société de gestion dans le domaine des ETF, dont l’équipe vient de se renforcer avec l’arrivée d’Olivier Paquier au poste de responsable de la distribution d’ETF pour l’Europe continentale (lire NewsManagers du 17 janvier 2018). « Il est encore trop tôt pour parler de cette activité puisque nous communiquerons dans le courant du premier ou deuxième trimestre, a évoqué Pietro Grassano. Nous avons déjà lancé deux ETF en Europe et trois autres sont en cours d’enregistrement dans différents pays. Nous sommes en train de construire l’offre. Notre objectif est d’utiliser des stratégies de gestion active ou des stratégies passive de type ‘smart beta’. Nous ne voulons pas de faire de la gestion passive traditionnelle. Cette activité est un axe stratégique pour 2018 et nous avons des ambitions car nous croyons dans cette initiative. »La société de gestion entend également redoubler d’efforts en matière d’investissement socialement responsable (ISR) et d’intégration des critères ESG (environnement, social, gouvernance). « Cette initiative ESG concerne l’ensemble du groupe à l’échelle mondiale, a précisé Pietro Grassano. Nous sommes déjà reconnus comme un acteur important dans ce domaine. Nous avons lancé des fonds spécifiques, mais les critères ESG étaient déjà intégrés dans beaucoup de nos processus de gestion existants, par exemple dans certains fonds actions émergentes. Désormais, nous communiquons davantage sur ce thème qui est devenu un enjeu central dans la réflexion de nos clients. »J.P Morgan AM reste également très attentif à la consolidation du marché de la gestion d’actifs, notamment en Europe où les opérations de rapprochements se sont multipliées ces derniers mois. « Les fusions et acquisitions sont un signe de fin de cycle et je trouve que ces mouvements font du sens, a ainsi estimé Pietro Grassano. En Europe, il y a quatre fois plus de fonds d’investissement qu’aux Etats-Unis pour une taille de marché assez similaire. Pour nous, la croissance organique reste la priorité et nous ne sommes pas dans une situation qui nécessiterait de grossir à tout prix. Nous pourrions plutôt acheter ou recruter des équipes spécifiques, mais pas forcément réaliser une acquisition. »
L’Autorité des marchés financiers (AMF) a publié ce mardi une étude sur les frais facturés par les OPCVM distribués en France. Sur les 8.038 fonds distribués auprès du grand public, 148 OPCVM, représentant 0,33% des encours gérés, «affichent des frais significativement plus élevés que leurs concurrents». En outre, la majorité de ces fonds a la particularité de facturer des commissions de mouvement, frais additionnels, lorsque leur gérant achète ou vend des titres en portefeuille.
La Grande-Bretagne doit faire attention à ne pas sous-estimer l’instinct de survie de l’Union européenne sous peine de risquer un Brexit désordonné et une dégradation supplémentaire de sa note de crédit, a déclaré hier S&P Global Ratings. L’agence fait référence à la nécessité pour l’UE d'éviter un effet domino de pays susceptibles de vouloir quitter le bloc s’ils ont l’impression que la Grande-Bretagne a bénéficié d’un accord commercial «clément» après sa sortie. S&P a retiré à la Grande-Bretagne sa note maximale «AAA» et l’a dégradée de deux crans, à «AA», avec perspective négative, après le vote en faveur du Brexit en juin 2016.
Le 1er février 2018 s’est tenue l’assemblée générale constitutive de l’Association française des acteurs pour l’épargne. Une association qui a pour objectif de rassembler tous les acteurs de l’industrie financière afin d’organiser le Festival de l’épargne, dénommé « FestiEpargne », à Paris et dans d’autres villes de France.
L'autorité des marchés financiers (AMF), a publié mardi 6 février 2018 une étude portant sur les frais de gestion facturés par les distributeurs d'OPCVM en France. L'étude, qui porte sur des documents d’informations clés de 8038 fonds pour l'exercice 2015, révèle notamment que 148 fonds présentent des frais significativement élevés.
Depuis deux ans, Lyxor AM se prépare à la mise en place des nouvelles réglementations. Nicolas Moussavi, responsable de la recherche en fonds externes chez Lyxor AM, explique à la rédaction de Distrib Invest le travail effectué sur la transparisation et son rôle de "gate keeper" pour le groupe Société Générale. C'est en effet l'équipe de sélection de fonds de Lyxor AM qui définit les OPCVM externes investissables pour l'ensemble du groupe. Nicolas Moussavi dévoile également le lancement de nouvelles offres en architecture ouverte dont un fonds de mandats global émergent.
Plus de 450 investisseurs représentant 30 trilliards de dollars d’actifs sous gestion, se sont réunis aux Nations-Unies, mercredi 31 janvier, pour le Sommet des investisseurs sur le risque climatique, afin de débattre des futures actions à mener dans la lutte contre le réchauffement climatique. Michael Sabia, président et chef de la direction de la Caisse de dépôt et placement du Québec, a indiqué que la Caisse avait intégré la dimension carbone au même titre que celle du risque et du rendement dans chacune de ses décisions d’investissement. Précisément, Michael Sabia a déclaré que « chaque équipe d’investissement pour chaque classe d’actifs, dispose d’un budget carbone avec lequel elle travaille de la même façon qu’elle le fait avec un budget risque », selon le site Chief Investment Officer qui rapporte ses propos. La Caisse s’est fixée pour objectif de réduire l’intensité carbone de son portefeuille de 25% d’ici à 2025 en diminuant progressivement ces budgets « carbone ». Par ailleurs, l’institution est investie à l’heure actuelle à hauteur de 18 milliards d’euros dans les énergies renouvelables, les entreprises très économes en énergies et les systèmes de transport. Le montant de ces actifs devrait augmenter de 50% d’ici à 2020. La Caisse souhaite travailler avec les entreprises (dans lesquelles elle investit) en Amérique du Nord et en Europe pour améliorer la transparence, partager les meilleures pratiques, et encourager une réduction des émissions. Ces actions seront rendues publiques dans un rapport annuel, a conclu le président de la Caisse. Indicateur environnemental, document «sur les attentes» Le fonds de pension public japonais (GPIF) « s’efforce d’intégrer les critères ESG dans son portefeuille à travers toutes les classes d’actifs », a souligné Hiro Mizuno, directeur général et CIO. Mais depuis que le fonds a confié la totalité de son portefeuille actions à des gestionnaires externes, il a travaillé sur des indices et des benchmarks pour le rendre plus durable. Le fonds est notamment prêt à mettre « beaucoup d’argent » pour créer un nouvel indicateur environnemental global. Le fonds souverain norvégien Norges Bank Investment Management (NBIM) a, quant à lui, créé « un document sur les attentes » pour les entreprises dans lesquelles le fonds est investi en réclamant une plus grande ouverture sur les données transmises. Enfin, le fonds de pension public de New York a décidé de sortir des énergies fossiles au cours des cinq prochaines années.
Les actifs des fonds de pension ont atteint 41.300 milliards de dollars à fin 2017, selon le rapport annuel sur le secteur publié aujourd’hui par le courtier Willis Towers Watson. C’est leur plus haut niveau depuis la première publication de ce rapport en 1997. La valeur totale des actifs a grimpé de 4.800 milliards de dollars en 2017 (+13%), soit la plus forte croissance annuelle exprimée en dollars de ces vingt dernières années. En moyenne, les actifs des fonds de pension ont grimpé régulièrement à un rythme moyen de 6,2% par an (en dollars) depuis 20 ans, suivant de près les rendements des marchés mondiaux d’actions et d’obligations.
La Grande-Bretagne doit faire attention à ne pas sous-estimer l’instinct de survie de l’Union européenne sous peine de risquer un Brexit désordonné et une dégradation supplémentaire de sa note de crédit, a déclaré lundi l’agence S&P Global. «Le Royaume-Uni risque une nouvelle dégradation économique, financière et de notation s’il ignore la logique de préservation de l’UE», écrit un analyste de l’agence, Moritz Kraemer, dans une note. Il fait ainsi référence à la nécessité pour l’UE d'éviter un effet domino de pays susceptibles de vouloir quitter le bloc à leur tour s’ils ont l’impression que la Grande-Bretagne a bénéficié d’un accord commercial «clément» après sa sortie.
Martin Thiesen, responsable des risques chez DWS, rejoint la banque privée Metzler où il a pris en janvier la direction du «Middle Office» de Metzler Pensionsfonds AG, une entité qui gère plus de 250 programmes de retraite d’entreprises, rapporte la Frankfurter Allgemeine Zeitung. Dans le contexte de l’entrée en Bourse prochaine d’une partie de DWS, ce départ constitue un revers pour la filiale de la Deutsche Bank, qui a dû particulièrement irriter son patron, Nicolas Moreau, estime le quotidien allemand. Martin Thiesen avait rejoint DWS en 2007.
La banque privée M.M. Warburg, basée à Hambourg, vient d’annoncer qu’elle prenait le contrôle des activités de gestion d’actifs de la banque régionale publique Nord/LB, avec une participation de 75,1% du capital, la banque régionale conservant 24,9% des parts. Les modalités de la transaction, qui doit encore obtenir le feu vert des autorités de tutelle, n’ont pas été divulguées.La nouvelle société de gestion sera à la tête d’un encours sous gestion et sous administration de plus de 34 milliards d’euros émanant pour l’essentiel de clients institutionnels.
La banque privée allemande Huck & Aufhäuser a cédé une participation de 25% dans son robo-adviser Easyfolio à la société cotée en Bourse depuis juillet 2017 Naga Group qui a la possibilité de monter au capital jusqu'à concurrence de 49%, selon un communiqué publié le 1er février par Naga. La société basée à Hambourg se propose de poursuivre le développement technologique d’Easyfolio avec la mise en œuvre de la technologie blockchain.Actuellement, la plateforme Easyfolio offre pour l’essentiel des fonds de fonds d’ETF plus moins exposés aux actions. Les actifs sous gestion d’Easyfolio s'élèvent à environ 50 millions d’euros contre 16 millions d’euros en mai 2016, à la date du rachat du robot-conseiller auprès du groupe de presse FAZ.
Greg Cooper, jusque-là directeur des opérations chez Kames Capital, a quitté la société de gestion britannique où il travaillait depuis six ans, rapporte Investment Week. L’intéressé avait rejoint le groupe en avril 2012 en tant que directeur administratif avant d’être promu directeur des opérations en octobre 2016. Avant d’intégrer Kames Capital, il avait été directeur financier chez First State Investments pendant 11 ans de 2001 à 2012. Au cours de sa carrière, il a également officié comme directeur financier adjoint chez Colonial First State. Il a débuté sa carrière chez PricewaterhouseCoopers (PwC).
BlackRock lance un fonds à échéance BSF USD High Yield Fixed Maturity Bond Fund. Le fonds est investi dans des obligations d’entreprise high yield libellées en dollars américains, dont les échéances sont pour la plupart d’environ cinq ans, et a toute latitude pour investir dans l’ensemble des secteurs et des régions. Il sera géré par Mitchell Garfin, CFA, gérant senior de portefeuille d’obligations américaines à haut rendement.Le fonds est ouvert à la souscription depuis le 8 janvier 2018 et le restera pendant environ trois mois. Il sera ensuite fermé aux nouveaux investisseurs, mais offrira une liquidité quotidienne. Des parts Euro couvertes sont disponibles pour les investisseurs Européens.BSF USD High Yield Fixed Maturity Bond Fund est autorisé à la vente en Autriche, en Belgique, en Suisse, en Allemagne, au Danemark, en Espagne, en France, en Irlande, en Italie, au Luxembourg, aux Pays-Bas, en Norvège, en Finlande, en Suède, au Royaume-Uni, et est distribué en Amérique latine.
Karim Moussalem, un ancien spécialiste des dérivés actions de Goldman Sachs, qui est parti travailler pour Verrazzano Capital par la suite, va lancer son propre hedge fund à Londres, a appris Financial News. Il a rencontré des éventuels prime brokers en vue du lancement de sa société, Cedar Capital, qui pourrait voir le jour dès le deuxième trimestre, selon des personnes proches du dossier.
Le gestionnaire d’actifs écossais Martin Currie, filiale de Legg Mason, vient de renforcer son équipe en charge de la distribution avec une double nomination. De fait, Nigel Murdoch a rejoint la société de gestion en tant que responsable de la distribution pour l’Europe, le Moyen-Orient et l’Afrique (EMEA) tandis que Irene Brodie est nommée responsable du marketing.Nigel Murdoch, qui compte plus de 22 ans d’expérience dans la gestion d’actifs, arrive en provenance de BlackRock où il officiait depuis 13 ans, dernièrement en tant que « managing director » pour le Moyen-Orient, basé à Dubai. Avant cela, il avait occupé des postes à responsabilités chez BNP Paribas puis Goldman Sachs.Pour sa part, Irene Brodie arrive en provenance d’Aberdeen Standard Investment où elle travaillait dernièrement en tant que « Head of Regional Channel Marketing », en charge à ce titre de la stratégie marketing sur les différents canaux de distribution institutionnels au Royaume-Uni, en Europe, en Asie et en Amérique du Nord. Avant cela, elle a officié chez Aegon, Britannic Asset Management et Scottish Widows Investment Partnership (SWIP).
Le fonds vedette de Neil Woodford a perdu au moins un cinquième de ses actifs depuis mai, les investisseurs s’étant détourné du gérant star après une série de paris malheureux et de performances décevantes, rapporte le Financial Times. Le Woodford Equity Income a vu ses actifs chuter de près de 2 milliards de livres contre un plus haut de 10,15 milliards en mai à 8,2 milliards en décembre. Sur les 12 derniers mois, le fonds a perdu plus de 2 %, alors que les marchés britanniques ont connu une année record en 2017. Les cours de plusieurs lignes du gérant ont chuté l’an passé et le problème a persisté cette année. Un porte-parole de Neil Woodford a déclaré que « les fonds de Neil sous-performent parfois le marché en raison de vues contrariantes et ce n’est pas la première fois que ses fonds ont subi des rachats ».