Schroders est en passe de remporter la bataille face à BlackRock pour l’un des plus gros mandats en Europe, celui de Lloyds Banking Group d’un montant de 109 milliards de livres, rapporte le Financial Times. Pour appâter Lloyds, la société de gestion britannique lui propose de prendre une participation dans Cazenove Capital, société spécialisée dans la gestion de fortune rachetée il y a cinq ans. Lloyds parallèlement négocie avec Standard Life Aberdeen, qui gère actuellement le mandat, et qui réclame un dédommagement de 250 millions de livres suite à la rupture du contrat.
La société de capital-investissement Epiris, basée à Londres, a levé 821 millions de livres pour son premier fonds, rapporte le Financial Times. La société créée il y a deux ans a ainsi dépassé son objectif de 800 millions de livres et réalisé l’une des plus importantes levées de fonds en Europe de ces dix dernières années, souligne le quotidien qui cite des personnes au courant de l’opération. Epiris va concentrer ses investissements sur des sociétés basées au Royaume-Uni et affichant une valeur d’entreprise comprise entre 75 millions de livres et 500 millions de livres. Les montants unitaires devraient se situer entre 40 millions de livres et 150 millions de livres.
En août, Insight est la société de gestion qui a affiché la plus forte collecte nette sur les fonds en Europe, avec 2,19 milliards d’euros, alors que le secteur dans son ensemble a accusé des rachats nets de 15,8 milliards d’euros, selon les dernières statistiques de Lipper chez Refinitiv. Natixis arrive deuxième avec 1,68 milliard, devant Vanguard (1,44 milliard), Legal & General (1,43 milliard) et Allianz (1,42 milliard). Le fonds de long terme (hors monétaire) qui s’est le mieux vendu en août est un fonds obligataire de Legal & General, le LGIM Global Corporate Bond B GBP Acc HGD, qui a engrangé 2,3 milliard d’euros. Pourtant les fonds obligataires ont dans leur ensemble vu sortir 7,4 milliards d’euros en août. Les seuls fonds à avoir affiché une collecte sont les fonds diversifiés (2,3 milliards) et les fonds immobiliers (500 millions).
A moyen-long terme, le Brexit, qui plus est dans sa version « hard », amputerait la croissance potentielle de l’économie britannique de 1 point de PIB. Les calculs des économistes sont ce qu’ils sont, mais 1 point de PIB de perdu, c’est énorme. Tous les économistes ne semblent pas être d’accord. « Le monde en 2030 », le catalogue de 75 économies passées en revue par les économistes de HSBC, dresse un classement des PIB en 2018 et en 2030. France et Royaume-Uni sont au coude à coude en ce moment. Dans douze ans, le Royaume-Uni sera passé devant la France… Exit le Brexit.
C’est une des mesures de représailles à la guerre tarifaire lancée par l’administration Trump contre les importations chinoises aux Etats-Unis. Les exportations américaines de porcs vers la Chine ont chuté. Les autorités chinoises se sont tournées vers la Russie pour s’alimenter en viande de porc. Sans doute moins regardant sur les contrôles sanitaires de la gent porcine, Moscou a exporté des individus grippés. Le quart de la population mondiale de porcs serait régulièrement infecté, mais comme le taux de mortalité de la grippe porcine est faible, les gorets chinois sont contaminés en masse. Du moment que ce n’est pas au Novichok.
… de dollars. C’est le montant au 24 septembre de l’encours obligataire mondial dont le rendement est négatif. Le retour en zone positive est rapide. A son sommet en juin 2016, la valeur de marché du stock à taux négatifs était de 12.100 milliards, rappelle Legg Mason. En mars 2010, avant la généralisation des achats d’actifs par les banques centrales, il était de 425 milliards. En dix ans, les taux négatifs sont passés du statut de curiosité intellectuelle et théorique à celui de déterminant majeur des marchés obligataires et des actifs sans risque.
La dette publique de la France franchira-t-elle le seuil des 100 % du PIB ? La dimension symbolique de ce seuil n’échappe à personne, même si les acheteurs d’OAT s’en contrefichent. L’art de la statistique ou plus crûment le bidouillage des séries étant ce qu’il est, la France a en réalité franchi ce seuil en 2017 (vous ne le saviez pas !) avant de repasser dessous : 100,7 % et 100,9 % pour les deux premiers trimestres de 2017… et 99 % au printemps dernier, nous dit l’Insee. Pas grave, l’essentiel est de savoir que la Sécurité sociale a supporté tout l’effort : -20 milliards (de 232 à 212 milliards) en un an. Quant aux autres administrations…
Substitution. Le Nafta (Alena), l’accord de libre-échange nord-américain créé en 1994, laisse la place à l’USMCA (AEUMC), l’«Accord Etats-Unis-Mexique-Canada ». Ce nouvel accord tripartite a été signé in extremis le 30 septembre, quelques minutes avant l’ultimatum fixé par les Etats-Unis. Les agriculteurs américains auront accès à 3,5 % du marché laitier canadien, estimé à 16 milliards de dollars. Une bonne nouvelle, à quelques semaines des élections mid term, pour l’agriculture des Etats-Unis affectée par le conflit tarifaire avec la Chine sur les exportations de soja. Le Canada et le Mexique pourront exporter, chacun, 2,6 millions d’automobiles chez leur voisin, des niveaux supérieurs aux volumes d’exportations actuels. En revanche, les tarifs sur les exportations canadiennes d’acier et d’aluminium n’ont pas trouvé de solution. L’ensemble des trois pays représente une zone d’échanges commerciaux de 1.200 milliards de dollars.
C’est le taux de croissance pour 2017 des actifs investis en microfinance, selon le 2018 Symbiotics MIV Survey, qui montre que les fonds apportés par les investisseurs institutionnels privés augmentent de 27 %, les fonds publics de 17 % et les fonds apportés par les investisseurs particuliers et à hauts revenus de 16 %. Ces sommes ont financé des prêts à 655.000 emprunteurs, surtout des femmes (69 %), et en zone rurale (55 %). Le montant du prêt moyen s’élève à 2.432 dollars.
Surchauffe. Le rapport UBS Global Real Estate Bubble Index 2018 d’UBS Global Wealth Management s’est penché sur le risque de bulle des marchés du résidentiel dans les principaux centres financiers. En tête, Hong Kong, Munich, Toronto, Vancouver, Amsterdam et Londres. D’importants déséquilibres sont aussi manifestes à Stockholm, Paris ou Francfort. Les valorisations sont élevées à Zurich et Genève, ainsi qu’à Los Angeles, Tokyo et New York. A l’inverse, les marchés immobiliers semblent être à leur juste valeur à Boston, Singapour et Milan, voire sous-évalués à Chicago. Paris connaît les prix les plus prohibitifs d’Europe continentale. Pour acheter un logement de 60 m², un salarié qualifié dans le secteur tertiaire doit y consacrer 14 ans de salaire. UBS estime improbable la poursuite de la hausse des prix à ce rythme. Le rapport prix/revenu médian des villes analysées a progressé de 5,5 en 2008 à 7,5 en 2018. Comme le logement devenait inabordable au cours des cinq dernières années, presque toutes les villes devenues trop chères ont introduit de nouvelles règles, comme l’imposition de droits de timbre ou un contrôle des loyers.
Reconnaissance. Après MSCI en mai dernier (première vague) puis cet été (seconde vague), c’est au tour de FTSE Russell d’inclure les A-shares chinoises dans ses indices mondiaux. Le fournisseur d’indices envisage de porter leur pondération dans ses indices clé à 20 %. Cette intégration se déroulera en trois phases entre juin 2019 et mars 2020. FTSE Russell a confirmé que les actions chinoises A allaient être promues au statut de marché émergent secondaire suite à la révision annuelle de sa classification pays menée en septembre et pour sa gamme FTSE Global Equity Index Series (FTSE GEIS). Après la fin de la première phase, les actions chinoises A constitueront environ 5,5 % du total de l’indice FTSE Emerging, contre 0,57 % pour le FTSE Global All Cap Index. La Chine sera ajoutée à sa liste de surveillance pour une possible inclusion dans ses indices obligataires mondiaux.
Dans sa croisade pour davantage de transparence, la Securities and Exchange Commission (SEC), qui vient de proposer la suppression de l’intraday net asset value qui permet aux investisseurs de comparer le prix d’un fonds par rapport à la valeur de ses sous-jacents toutes les 15 secondes, se penche désormais sur la fourchette bid/ask. Cet écart détermine la liquidité, donc le coût, d’un ETF (exchange-traded fund). La SEC insiste pour que cette donnée soit communiquée aux investisseurs sur l’exercice le plus récent pour une meilleure comparaison entre les produits. BlackRock et State Street contestent la méthode…
Dilution. Lentement mais sûrement, le nombre de sociétés cotées aux Etats-Unis diminue. De plus de 8.000 dans la seconde moitié des années 1990, il est passé à moins de 4.500. Les sorties de la cote ont accompagné le vaste mouvement de rachats d’actions qui doit atteindre cette année le niveau record de 1.000 milliards de dollars, indique une étude de Natixis. Ce processus risque de faire disparaître le rôle du marché actions comme source de financement de l’économie et de mesure de la valeur des entreprises, indique la note. Autre conclusion, ce processus implique que les Etats-Unis évoluent vers un modèle d’entreprises non cotées (private equity…), à la place du modèle d’entreprises cotées.
Le gérant d’actifs serait en pole position pour empocher le contrat et pourrait offrir en échange une participation dans le gérant de fortune Cazenove.
Steven Maijoor, président de l’Esma, l’autorité de supervision européenne des marchés financiers, a appelé hier dans un discours à Athènes à «une conclusion rapide du dossier législatif Emir 2.2» dans la perspective du Brexit. En l’absence de ce texte, une sortie brusque du Royaume-Uni de l’Union européenne fin mars 2019 entraînerait la perte d’accès des institutions financières européennes aux chambres de compensation (CCP) britanniques. Or, «40% du trading d’actions européennes sur les marchés secondaires s’effectuent sur les places de marché britanniques», a-t-il souligné.Il a aussi évoqué la nécessité d’adapter les seuils quantitatifs de MIF 2, conçus alors que le Royaume-Uni était partie intégrante de l’Union européenne.
L’Association Française de la Gestion financière (AFG) et l’Association française des investisseurs institutionnels (AF2I) ont réalisé une nouvelle série commune de questionnaires standards, destinés à améliorer la connaissance que peuvent avoir les investisseurs des sociétés de gestion de portefeuille (SGP) et de leurs offres, ont-elles annoncé par communiqué hier. Ces nouveaux questionnaires standards mis à disposition des clients (institutionnels ou sélectionneurs de fonds), dans le cadre de procédures de due diligence, ont été élaborés avec plus d’une vingtaine de sociétés de la Place de Paris. Ils ont été soumis le 2 octobre aux SGP et aux investisseurs. Le premier questionnaire vise à présenter la société de gestion, le deuxième détaille les caractéristiques du fonds d’investissement ouvert proposé, le troisième comporte des informations spécifiques en cas d’appel d’offres. Ces documents intègrent désormais de nouveaux aspects tels que les nouvelles contraintes réglementaires ou les problématiques liées à l’investissement socialement responsable.
La Caisse d’Amortissement de la Dette Sociale (Cades) a amorti 146,6 milliards d’euros de dette au 30 juin 2018, soit 56% de la dette sociale reprise depuis 1996. Sur 260,5 milliards d’euros repris, il reste désormais 113,9 milliards d’euros de dette à amortir. Les ressources de la Cades s’établissent à 8 milliards d’euros, le montant des intérêts est de 1,1 milliard d’euros. Depuis le début de l’année, la Cades a levé 2,6 milliards d’euros de dettes à moyen et long-terme sur les marchés des capitaux. Le taux de refinancement sur le portefeuille de dettes de la Cades s’établissait au 30 septembre à 1,97%. Depuis le 1er octobre 2017, une convention de gestion et une convention cadre de mise à disposition des personnels ont été mises en œuvre entre la Cades et l’AFT.
Dans la foulée du scandale Danske Bank, la banque centrale estonienne a indiqué mercredi qu’entre 2008 et 2017, environ 1.100 milliards d’euros de flux transfrontaliers avaient transité par le pays. Ces mouvements, dont la banque centrale ne dit pas s’ils revêtent un caractère suspect, représentent environ 50 fois le produit intérieur brut du pays. Ces flux «cross-border» concernent à la fois des résidents et des non-résidents, les chiffres spécifiques à ces derniers n'étant pas disponibles.
Finnish financial group S-Bank (S-Pankki) and its asset management arm FIM have launched the first green bond fund available in Finland on 1 October 2018. The FIM IG Green ESG fund invests in green bonds issued by companies that are renowned for their ability to invest in a sustainable way. Among others, FIM uses research from MSCI ESG Research to assess how green the issuers are. MSCI’s set of criteria require from green bond issuers that 90% of the financing will support projects contributing to a better environment. «Green bonds are a very efficient way to exploit financial markets in order to support environmental projects. Conviviality and environmental sustainability are ever more considered as important for competition and seen as a key to success."Green bonds are also linked to a phenomenon we observed in recent years. Investors not only look for yield but also for measurable results. This translates into a strong growth in the popularity of efficient investment,» said FIM’s head of Responsible Investment, Mika Leskinen, who joined the firm in August.Janne Nisula, portfolio manager on the FIM IG Green ESG fund, added: «The green bond market has faced a constant rise over the last years and time has finally come to launch our innovative and environment-friendly bond fund. It remains the first fund to invest in green bonds in Finland."S-Bank and FIM are both members of the Climate Actions 100+ initiative aiming to engage discussions with more than a hundred companies among the most polluting to take action for the reduction of their greenhouse gas issuances and the improvement of their governance regarding the management of risks and opportunities linked to climate.
Amiral Gestion on Tuesday announced that its FCP Sextant PME, which has followed the same stock-picking strategy for European SME and mid-sized businesses since 1 January 2014, has been reopened to subscriptions from 3 October 2018.The fund was closed to subscriptions in July 2017, when it reached assets under management of EUR250m. “The objective for this closure was to ensure the best management conditions for the fund, and to pursue a rigorous and effective stock-picking strategy. With assets of EUR175m today, we have capacity to invest in the European small and midcap segment,” says Raphaël Moreau, coordinating manager of the Sextant PME fund.Sextant PME as of the end of September 2018 had annual returns of 15.79% since January 2014, compared with 12.86% for its benchmark index, CAC Small NR.
Paris-based boutique Anaxis Asset Management has unveiled its eight target-maturity fund, the Diversified Bond Opp. 2025, maturing on 31 December 2025. The fund, whose launch will take place on 4 October 2018, will invest in bonds issued by manufacturers and non-financial services with no geographic constraints and maturing near 2025. The management team, composed of high yield credit portfolio managers Thibault Destrés and Maximilien Védie, will apply a fundamental approach. Yield-to-maturity at fund inception will be close to 6%.