Le fonds obligataire M&G Optimal Income a perdu environ un quart de ses actifs lors de la tourmente des marchés provoquée par la pandémie du coronavirus, rapporte le Financial Times fund management. Cela accroît la pression sur M&G qui traverse des turbulences depuis son introduction en Bourse en 2019. Le fonds a vu sortir 2,5 milliards de livres depuis mi-février, soit près de 100 millions de livres par jour, montre Morningstar. Le fonds, géré par Richard Woolnough, l’un des gérants les mieux payés d’Europe, a subi des pertes d’environ 15 % entre le 19 février et le 25 mars. Il s’agit d’un revers de fortune pour Optimal Income, qui à son pic gérait environ 24 milliards de livres. Le fonds serait désormais à environ 16 milliards de livres, selon une analyse des données de Morningstar par le FTfm, contre 21 milliards de livres il y a cinq semaines. Cela inclut la version britannique de la stratégie et un fonds miroir luxembourgeois créé l’an dernier.
RWC Partners a recruté une équipe actions de BNY Mellon gérant environ 10 milliards de livres d’actifs, rapporte le Financial Times fund management. La boutique de gestion britannique, qui gère 13 milliards de dollars, a débauché Nick Clay, l’un des gérants «income» les plus connus de Londres, ainsi que trois de ses collègues de Newton, une filiale de BNY Mellon. L’équipe, qui inclut Andrew MacKirdy, est actuellement responsable de la gestion du fonds BNY Mellon Global Income de 5,2 milliards de livres, ainsi que de plusieurs stratégies similaires. Ils dirigeront une nouvelle équipe actions monde «income» chez RWC.
Lyxor crée une gamme de quatre ETF dédiés à la lutte contre le réchauffement climatique. Présentés comme les premiers du genre en Europe, ces fonds ont été conçus pour respecter les objectifs de réduction des émissions de CO2 définis par les Accords de Paris de 2015. Ces ETF climat se différencient de l’offre «bas carbone» qui a fleuri dernièrement sur le marché européen. «Les ETF low carbonactuelssont basés sur des indices qui tiennent compte de l’empreinte carbone des émetteurs, mais pas de la capacité de ces derniers à diminuer leurs émissions dans le futur et à contribuer à la diminution générale de ces émissions», explique François Millet, responsable de la stratégie ESG et innovation chez Lyxor ETF, interrogé par NewsManagers. «Les indices low carbon existants sont tournés vers la gestion du risqueet non l’impact. Il n’y a aucun aspect prospectif qui va consister à aller chercher les émetteurs qui sont sur une trajectoire de décarbonation qui vont permettre de respecter le scénario des Accords de Paris », poursuit-il. Les indices changement climatique de MSCI que répliquent les quatre nouveaux ETF se fondent quant à eux sur l’objectif de limiter le réchauffement climatique à 1,5 degré. Cela implique une réduction des gaz à effet de serre de 7 % par an pour atteindre la neutralité carbone d’ici à 2050. A titre de comparaison, «les indices traditionnelsimpliquent des hausses de températures de 4 à 6 degrés d’ici à 2100», illustre François Millet. Ces indices prennent en outre en considération les objectifs de l’Union européenne sur les indices définis dans le cadre du plan d’action sur le financement d’une croissance durable de 2018. Ce plan prévoyait la création de nouveaux indices de transition climatiques destinés à aider les investisseurs à rediriger leurs capitaux vers des portefeuilles ayant une trajectoire de décarbonation cohérente avec les objectifs des Accords de Paris. «Les indices que nous lançons ont vocation à se transformer en EU Climate Transition Benchmark lorsque les décrets d’application de la réglementation auront été approuvés», souligne d’ailleurs François Millet. Les ETF ESG continuent de collecter La nouvelle gamme offre une exposition à l’Europe, aux Etats-Unis, aux marchés émergents et au monde. Deux ETF (marchés émergents et Etats-Unis) sont cotés sur Euronext en euros depuis le 26 mars et seront lancés à Londres (en dollars) le 7 avril. Les deux autres ETF suivront rapidement. L’univers des indices climat de MSCI reste proche de celui des indices traditionnels du fournisseur d’indices, puisque seules les valeurs ne respectant pas le Global Compact des Nations Unies sont exclues. Mais la pondération varie. «Les valeurs sont repondérées en fonction d’un score de transition bas carbone, calculé en associant un score d’intensité carbone des sociétés et un score de management de la transition. Le score de management tient compte des politiques climat mises en place par la société, des engagements, de la gouvernance globale, de la mise en place de reporting et de l’expression d’objectifs», détaille François Millet. Avec cette offre, Lyxor espère capter une part des flux qui continue de se diriger vers les ETF ESG en dépit de la crise liée à la pandémie du coronavirus. François Millet note qu’entre le 24 février et le 25 mars, les ETF en Europe sont passés d’une collecte nettepour 2019de 23 milliards d’euros à une décollecte de 12,7 milliards d’euros, selon les données de Bloomberg. Dans le même temps, les ETF ESG ont continué de collecter et affichent 6,7 milliards d’euros de souscriptions nettes depuis le 1erjanvier. François Millet estime aussi que, lorsque la crise sera terminée, les stratégies ESG devraient profiter du retour des investisseurs sur les marchés. «De nombreux investisseurslorsqu’il se repositionneront en profiteront pour se diriger vers des stratégies ESG qu’ils avaient déjà analysées et prévues de mettre en œuvre», prédit-il.
Allianz Global Investors liquide deux hedge funds qui ont subi d’énormes pertes ces dernières semaines, a appris le Wall Street Journal. Un porte-parole de la société précise que les deux fonds, Structures Alpha 1000 et Structured Alpha 1000 Plus, ont été acquéreurs nets d’options de vente (put) qui correspondent au droit de vendre un actif sous-jacent à un prix déterminé, pendant une période donnée. Ces options étaient destinées à se protéger contre les pertes que les fonds pourraient subir si le marché déclinait. Elles n’ont pas fonctionné, en grande partie parce que le marché a chuté plus rapidement ce mois-ci que lors des précédents retournements, selon une source proche des fonds. «Alors que les marchés vont rester difficiles, nous pensons que les fonds qui restent sont désormais bien positionnés», écrit le porte-parole. La société a 27 fonds Structured Alpha. Les deux qui ont fermé étaient les plus agressifs.
La Securities and Futures Commission (SFC), le régulateur hongkongais, a publié ce 27 mars deux circulaires dévoilant les contours de sa nouvelle doctrine en matière de surveillance du marché des fonds d’investissement, adaptée aux perturbations actuelles du marché. Dans une première circulaire, la SFC a demandé aux gérants, aux conservateurs et aux trusts de l’alerter dès que possible sur toute difficulté d’un fonds, que ce soit une application ou hausse du «swing factor» au-delà de la limite autorisée dans la documentation des fonds, la suspension des retraits, une baisse quotidienne de plus de 10% de la valorisation d’un fonds. Dans une seconde circulaire, le régulateur a rappellé aux intermédiaires financiers leurs obligations auprès de leurs clients. En raison de la forte volatilité actuellement en cours sur les marchés, la SFC a souligné qu’elle surveillait de manière plus renforcée la résistance opérationnelle et financière des fonds et des infrastructures de marchés, et qu’elle était prête à fournir davantage de conseils à l’industrie financière en cas de besoin.
La société de gestion immobilière italienne Kryalos a augmenté ses encours de 58 % à 6,3 milliards d’euros en 2019, annonce-t-elle dans un communiqué. Le portefeuille immobilier se compose de 45 % de bureaux, 24 % de logistique, 18 % de retail, 10 % de «mixed use», 2 % d’hospitalité et 1 % de résidentiel. Ces actifs sont répartis dans 41 fonds et 10 mandats de gestion. En 2019, Kryalos a aussi augmenté ses effectifs avec 20 nouvelles recrues, portant le nombre de collaborateurs à 58. Côté résultats, la société fondée et dirigée par Paolo Bottelli a affiché un résultat net de 7,2 millions d’euros, contre 4,8 millions en 2018, et une marge brute d’exploitation de 11,1 millions d’euros (+59 %). Concernant les perspectives, Kryalos indique que «les répercussions économiques et financières consécutives à l’état d’urgence sanitaire lié au Covid19 incitent à une certaine prudence». La société précise avoir recouru au télétravail.
Encore une semaine noire pour les fonds obligataires. Après une semaine panique sur la classe d’actifs, qui avait vu mi-mars des rachats historiques de 108,9 milliards de dollars, le mouvement de retraits des investisseurs s’est intensifié. Entre le 20 et le 26 mars, les fonds obligataires ont décollecté de 109,2 milliards de dollars, un chiffre historique selon le «Flow Show», le rapport hebdomadaire du BofA Global Research sur les flux de souscription dans les fonds. Un pic inédit de -34 milliards de dollars s’est même produit lors de la séance du vendredi 20 mars, marquée par une dégradation de la liquidité sur le marché obligataire. Au sein des différentes sous-classes obligataires, les fonds d’obligations d’entreprises à faible risque (investment grade) continuent de voir des demandes de retraits gigantesques, avec cette semaine -61,2 milliards de dollars, un nouveau record. La semaine dernière, ils avaient rendu 55,3 milliards à leurs investisseurs. Les retraits ont été également très importants sur les fonds de dettes émergentes (-17,1 milliards de dollars), les fonds d’obligations municipales (-10,8 milliards), ou encore un historique -6,4 milliards de dollars sur les MBS (mortgage-backed securities), des véhicules de titrisation de créances hypothécaires. Depuis le début du mois de mars, les investisseurs auront désinvesti 44% de leurs investissements en fonds obligataires réalisés sur les douze derniers mois. Pour les analystes de BofA, il s’agit là d’un signe de l’explosion d’une bulle obligataire, dont ils se méfiaient depuis de nombreux mois. Le cash s’est massivement réfugié dans les fonds monétaires, qui ont enregistré 234,6 milliards de dollars de souscription sur la semaine, battant un nouveau record. Ces véhicules auront dû faire face à un afflux de 467 milliards de dollars en seulement trois semaines. Les fonds actions n’ont pas non plus été épargnés par les demandes de retraits. Au total, ils ont rendu 26,2 milliards de dollars en cinq séances. La décollecte s’est produite sur les fonds gérés activement, puisque les fonds indiciels cotés (ETF, exchange-traded funds) ont eux reçu un modeste 200 millions de dollars d’encours. Les retraits ont été très importants sur les fonds positionnés sur les marchés américains (-15,8 milliards), et plus spécifiquement sur les grandes capitalisations (-8,6 milliards). Les fonds d’actions européennes ont également dû rendre un peu d’encours (2,2 milliards de dollars), tout comme les fonds d’actions émergentes (1,8 milliard).
River & Mercantile a recruté James Sym, un gérant de Schroders. L’intéressé aidera la société à gérer une gamme de fonds actions européennes qu’elle est en train de développer. R&M a annoncé qu’il lancerait sa première offre européenne cet été. James Sym avait rejoint Schroders en 2013 en provenance de Cazenove Capital Management. Il gère actuellement les fonds European Alpha Income et Alpha Plus.
Les marchés financiers surveilleront la semaine prochaine la mise en œuvre des mesures de relances budgétaires visant à faire face à l’impact économique de la pandémie de Covid-19, tout en guettant les signes de progrès dans la lutte contre le virus.
La société de gestion suédoise Spiltan maintient le gel des souscriptions et rachats de ses fonds Räntefond Sverige et Högräntefond, a-t-elle annoncé le 26 mars. «Tant qu’il n’est pas possible de procéder à une juste valorisation des fonds concernés, nous ne pouvons pas les rouvrir. Nous sommes d’avis que la grande majorité de ceux qui détiennent des parts dans les fonds ne veulent pas vendre et, en conséquence, nous considérons qu’il est de notre devoir de protéger également leurs intérêts», indique Erik Brändström, le directeur général de Spiltan. Le fonds Räntefond Sverige est un fonds obligataire court terme qui est investi dans des certificats d’entreprises suédoises et des obligations de sociétés libellées en couronnes suédoises. Ses encours se montaient à environ 2,7 milliards d’euros fin février. Spiltan Högräntefond est un fonds obligataire à haut rendement exposé aux entreprises d’Europe du Nord et dont les encours ressortaient à 1,7 milliard d’euros fin février. Spiltan avait annoncé le blocage de ses fonds le 20 mars, en raison de la dégradation des conditions de liquidité sur le marché obligataire nordique. D’autres sociétés, comme SEB IM ou Lannebo, ont aussi pris de telles mesures. Mais elles ont assez rapidement rouvert leurs fonds. Dans le sillage de cette suspension, deux fonds d’Avanza investis dans les fonds Spiltan ont été gelés, révèle le quotidien suédois Dagens Industri. Il s’agit des fonds Auto 1 et Avanza 50.
Amundi a gelé les embauches à l’échelle mondiale en raison de la crise. Une porte-parole d’Amundi a déclaré à Financial News que tous les recrutements étaient temporairement suspendus en raison de la pandémie du Covid-19 et des mesures de confinement mises en place par les gouvernements. Ce gel sera réexaminé dans quelques semaines, ajoute la porte-parole. BlackRock a aussi imposé un gel temporaire des embauches.
Nicolai Tangen, dirigeant et fondateur d’AKO Capital, prendra la tête du fonds souverain norvégien, le deuxième plus grand au monde avec 864 milliards d’euros actuellement (950 milliards de dollars). Précisément, il dirigera Norges Bank Investment Management (NBIM) qui gère le fonds au nom du gouvernement norvégien, à partir de septembre 2020 en remplacement de Yngve Slyngstad qui avait annoncé sa démission en octobre. « Nicolai Tangen a créé l’une des meilleures sociétés d’investissement en Europe et a réalisé de très bons résultats financiers en tant que gérant international. Il dispose d’une expérience étendue dans la gestion actions qui domine dans le portefeuille du fonds», déclare Øystein Olsen, président du conseil d’administration de Norges Bank. Créé en 2005, Ako Capital est une société de hedge funds qui gère 17 milliards de dollars pour le compte d’universités, de fondations caritatives et de familly offices. «C’est le poste de mes rêves. Je vais poursuivre avec une grande humilité et fierté le travail d’Yngve Slyngstad et de son équipe qui ont assuré un haut niveau de performance au fonds souverain et qui ont développé un actionnariat et des pratiques d’investisseurs responsables de premier plan», affirme dans un communiqué Nicolai Tangen, un Norvégien d’origine mais dont la société était basée à Londres. L’impétrant est diplômé de la Wharton School of Finance, d’un master en Histoire de l’art du Courtauld Institute of Art et d’un master de psychologie sociale de la London School of Economics. Il aussi étudié le russe à l’école de renseignement et de sécurité dans l’armée norvégienne. Avant de créer AKO Capital, il était associé d’Egerton Capital (1997-2002) et a dirigé le département nordique de Cazenove & Co. (1992-1997). Nicolai Tangen démissionnera de tous les comités d’AKO dont il est membre et quittera son poste de président de la société, précise la société de gestion dans un communiqué. Patrick Hargreaves, qui était co-directeur général, deviendra le nouveau directeur général d’AKO Capital. Gorm Thomassen, co-fondateur d’AKO, continuera à gérer les fonds européens en tant que directeur des investissements, aux côtés de Mike Yates. La participation de Nicolai Tangen dans AKO sera transférée en partie aux autres associés, tandis que le solde sera versé à la fondation AKO.
Equalis Capital, société de gestion spécialisée dans l’actionnariat salarié des PME et ETI non cotées, a suspendu «au cas par cas» des valeurs liquidatives de ses fonds communs de placement d’entreprise (FCPE) d’actionnariat salarié. Cela concerne environ la moitié de ses 50 FCPE, a précisé une porte-parole à NewsManagers (Groupe L’Agefi). Cette suspension sera maintenue «jusqu’à ce qu’il puisse être procédé à une évaluation fiable et sereine des entreprises concernées», indique un communiqué. Dans le contexte actuel de crise, «les sociétés non cotées ne sont pas toutes en capacité de procéder à une valorisation fiable de leurs propres titres», explique la société de gestion.
Nicolai Tangen, dirigeant et fondateur d’Ako Capital, prendra la tête du fonds souverain norvégien, le deuxième plus grand au monde avec 864 milliards d’euros actuellement (950 milliards de dollars). Il dirigera Norges Bank Investment Management (NBIM) qui gère le fonds, à partir de septembre 2020 en remplacement de Yngve Slyngstad qui avait annoncé sa démission en octobre. «Nicolai Tangen a créé l’une des meilleures sociétés d’investissement en Europe et a réalisé de très bons résultats financiers en tant que gérant international, a déclaré Oystein Olsen, président du conseil d’administration de Norges Bank. Créé en 2005, Ako Capital gère 17 milliards de dollars pour le compte d’universités, de fondations caritatives et de familly offices.
Leni Boeren a démissionné de son poste de directrice générale de la société de gestion néerlandaise Kempen Capital Management «pour raisons personnelles». Elle a aussi quitté le comité exécutif de la maison mère, Van Lanschot Kempen. Elle reste au sein de la société gérant 76,2 milliards d’euros jusqu’à la fin de cette année. Et, jusqu’au 1er juillet, elle se concentrera sur un certain nombre de projets stratégiques spécifiques au sein de l’activité gestion d’actifs. Constant Korthout, le directeur financier de Van Lanschot Kempen, reprendra les responsabilités de Leni Boeren en attendant que le comité statutaire décide de la manière dont pourvoir ce poste. Leni Boeren avait pris la direction de Kempen CM en février 2018, après avoir travaillé chez Air France-KLM. «Je quitte la société plus tôt que prévu, mais cela correspond à mon souhait de faire plus de place à des choses qui sont importantes dans ma vie privée», explique-t-elle.
Le milliardaire et gérant de hedge funds Bill Ackman a investi une partie de sa fortune personnelle pour aider à la fabrication de kits de test d’anticorps produits par Covaxx, une nouvelle filiale de United Biomedical Inc. dans le contexte de l'épidémie de coronavirus, rapporte Bloomberg. Bill Ackman a demandé à plusieurs reprises l’arrêt complet des activités aux États-Unis pendant 30 jours pour aider à combattre la propagation du virus Covid-19. Il a également demandé que des tests de détection des anticorps, comme celui que développe Covaxx, soient effectués dans tout le pays pour déterminer qui a été infecté par le virus. «La clé d’une réouverture réussie au-delà du maintien de la distance sociale, du lavage des mains, de l’utilisation de masques et d’autres pratiques connexes est un régime de tests et un programme de traçage à grande échelle», estime Bill Ackman dans une lettre adressée mercredi aux investisseurs de son fonds spéculatif, Pershing Square Capital Management. Bill Ackman aurait réalisé un rendement environ 100 fois supérieur aux couvertures qu’il avait mises en place pour protéger son fonds de 6,6 milliards de dollars contre l’impact du virus, selon la lettre. Le prix payé pour les couvertures était d’environ 27 millions de dollars et ont généré 2,6 milliards de dollars de recettes au moment où il en est sorti le 23 mars. Cet argent a été redéployé en bonne partie dans le secteur de la santé.
La société de private equity Carlyle a annoncé ce 25 mars avoir levé 258 milliards de yens (2,1 milliards d’euros) pour son quatrième fonds de buyout au Japon. Le Carlyle Japan Partners IV ciblera des entreprises de taille moyenne des secteurs des biens de consommations, de la santé, de l’industrie, et des TMT (technologies, médias, télécoms). Le fonds s’autorise des investissements dans de grandes capitalisations de manière opportuniste. La firme américaine a, dans le même temps, nommé Takaomi Tomioka et Hiroyuki Otsuka aux postes de directeurs généraux adjoints pour la filiale japonaise.
La chute des cours du pétrole a profité à une poignée de gérants de hedge funds, rapporte le Wall Street Journal. Arctic Blue Capital en fait partie, avec des gains sur ses fonds principaux de 8 % cette année au 23 mars. Cette société est détenue par H2O Asset Management, une filiale de Natixis. Arctic Blue a commencé à parier contre les prix du pétrole plusieurs semaines avant que l’accord de la Russie avec l’Organisation des pays exportateurs de pétrole et d’autres producteurs ne vole en éclat le 6 mars. Un autre gérant, Pierre Andurand, a commencé à parier contre le pétrole en février après que le Covid-19 a commencé à bloquer des pans entiers de l’économie chinoise, selon une source bien informée. La semaine dernière, le fonds principal de la société avait gagné plus de 50 % en mars. Massar Capital Management, qui gérait 250 millions de dollars d’encours, a de son côté gagné 8,6 % en mars.
L’association italienne du private equity et du venture capital Aifi demande au gouvernement italien d’intervenir en faveur du marché du private equity dans le soutien aux entreprises italiennes, rapporte Il Sole 24 Ore. L’Aifi souhaite une intervention forte et immédiate du gouvernement pour soutenir la liquidité des entreprises. Selon l’association, plusieurs mesures devraient être présentes dans le décret en préparation, comme la promotion de l’investissement des fonds de pension et caisses de prévoyance dans le non coté. Il sera en outre fondamental d’activer rapidement les ressources fournies par Cassa Depositi e Prestiti par le biais du Fondo Italiano d’Investimento et CDP Venture Capital. L’Aifi juge opportun d’étendre à l’investissement en fonds de dette privée l’avantage fiscal prévu, sous la forme de détaxation des plus-values, pour les fonds de pension et caisses de prévoyance. En outre, pour l’Aifi, il devient nécessaire de donner une impulsion aux opérateurs spécialisés dans le «turnaround». Il convient de promouvoir un fonds de fonds (doté de 500 millions d’euros) qui favorise la naissance de nouveaux acteurs spécialisés dans le redressement et renforce les acteurs qui existent déjà. Enfin, pour soutenir le venture capital, l’Aifi prône un renforcement de l’activité du Fondo Nazionale Innovazione.
Le fonds de performance absolue Santalucía Retorno Absoluto géré parSantalucía AM a été impacté par la suspensiondes retraits dufonds d’Exane AM, Exane Integrale. Celui-ci formait 7,1% des investissements du fonds. Santalucía AM a averti le régulateur espagnol CNMV que tant que la valeur liquidative du fonds d’Exane AM n'était pas recalculée, qu’elle procédera à «des souscriptions et des remboursements de manière partielle, sans prendre en compte l’investissement dans Exane Integrale». Au 12 mars 2020, le fonds Santalucía Retorno Absoluto comptait 390,5 millions d’euros toutes parts confondues.
La société de gestion Lyxor, détenue par Société Générale, s’apprête à proposer sept ETF sur la bourse mexicaine, rapporte Citywire Americas. Le gestionnaire français a rempli les formalités administratives auprès de la plateforme de trading de la bourse mexicaine, le Sistema Internacional de Cotización (SIC). Les ETFs de Lyxor doivent être désormais approuvés par le régulateur localavant d'être cotés sur la bourse mexicaine.
Equalis Capital, société de gestion spécialisée dans l’actionnariat salarié des PME et ETI non cotées, annonce la suspension «au cas par cas» des valeurs liquidatives de ses fonds communs de placement d’entreprise (FCPE) d’actionnariat salarié. Cela va concerner environ la moitié des 50 FCPE gérés par la société de gestion, précise une porte-parole. Cette suspension sera maintenue «jusqu’à ce qu’il puisse être procédé à une évaluation fiable et sereine des entreprises concernées», indique un communiqué. Equalis Capital gère les FCPE de plusieurs entreprises non cotées qui ont choisi cet outil pour ouvrir le capital à leurs salariés. Or, dans le contexte actuel de crise, «les sociétés non cotées ne sont pas toutes en capacité de procéder à une valorisation fiable de leurs propres titres», explique la société de gestion. A ces difficultés techniques s’ajoutent «des risques de conflits d’intérêt lourds entre les salariés qui sont dans un cas de déblocage et les autres, entre les salariés qui veulent démontrer leur attachement à l’entreprise en conservant leurs parts et ceux qui vendent en panique, et entre l’entreprise toute entière tournée vers la sanctuarisation de sa trésorerie et les besoins de liquidité du FCPE», détaille Equalis. Equalis Capital gère ou supervise une cinquantaine de véhicules d’investissement pour une capitalisation d’environ 300 millions d’euros.
Jamais vu. On n’avait pas connu pareille chute, même après la faillite de Lehman Brothers. Les indices PMI des directeurs d’achat, indicateurs avancés de l’économie publiés le 24 mars, font apparaître un effondrement sans précédent de l’activité du secteur privé en mars en zone euro. L’indice composite de IHS Markit a touché un plus bas record à 31,4 dans sa version préliminaire (flash), contre 51,6 en février. L’enquête, réalisée entre le 12 au 23 mars, prend en compte les premiers effets des mesures de confinement décidées dans les grandes économies de la zone euro, avec un impact logique et particulièrement prononcé pour les activités de services. Même punition pour la France et l’Allemagne. « La chute de la composante services par rapport à l’activité manufacturière nous rappelle que la détérioration actuelle de l’économie diffère clairement dans sa nature d’une récession ‘normale’ », souligne Dirk Schumacher, économiste chez Natixis.
Nous aurions pu trinquer (avec modération) à un beau poisson d’avril. Mais il est arrivé sur l’étal avec une dizaine de jours d’avance, et surtout l’Autorité des marchés financiers (AMF) a sans doute moins encore que d’habitude en cette période chahutée le goût de la plaisanterie. L’AMF s’est en l’occurrence fendue d’un communiqué mettant en garde contre certains appels à l’investissement dans le whisky. Douze plates-formes figurent sur sa liste noire au 19 mars. Face aux arnaques démasquées, le superviseur rappelle qu’« il n’existe pas de rendement élevé sans risque élevé », mais aussi qu’il faut naturellement y réfléchir à deux fois avant de mettre le nez dans « une classe d’actifs peu liquide ». Quel comble, douter de la liquidité du whisky ! Et si on y ajoute un peu de glace ?…
C’est la durée durant laquelle toute vente à découvert (short selling) sera interdite en France. Après avoir pris cette décision pour la seule séance du 17 mars sur 92 titres (BNP Paribas, le Crédit Agricole, Axa, Renault, Vallourec, CGG, Lagardère...), l’AMF a annoncé étendre cette interdiction à l’ensemble des positions courtes. Une disposition qui vaut « pour toute personne établie ou résidant en France ou à l’étranger dès lors que la position concerne une action admise à la négociation sur une plate-forme de négociation établie en France et que le titre relève de la compétence de l’AMF au sens du règlement. Cette interdiction s’applique à compter du 18 mars 2020 à 0 heure au 16 avril 2020 à minuit ». L’Hexagone suit en cela la Belgique, l’Espagne et l’Italie.
L’avis d’expert de Hervé Ekué, managing partner du bureau parisien d'Allen & Overy et associé Marchés de capitaux internationaux, et Julien Sébastien, associé du département Marchés de capitaux internationaux d’Allen & Overy Paris