La société de capital-investissement KKR serait en lice pour acquérir Alcentra, la boutique spécialisée sur l’investissement dans le crédit de BNY Mellon, a dévoilé Bloomberg. Alcentra est spécialisée dans les investissements de crédit alternatifs, dans les financements à effet de levier, le crédit privé et les situations particulières. La société basée à Londres, dirigée par Jon DeSimone, gère un peu moins de 45 milliards de dollars (40 milliards d’euros). Ces encours s’ajouteraient aux 185 milliards de dollars que compte KKR sur ces stratégies. Toujours selon l’agence de presse, BNY Mellon aurait aussi eu des contacts avec d’autres repreneurs potentiels, dont PGIM, l’unité de gestion d’actifs de Prudential Financial.
Le département américain des Transports a annoncé vendredi la suspension de 44 vols entre les Etats-Unis et la Chine effectués par des compagnies aériennes chinoises en réponse à la décision de Pékin de suspendre le même nombre de vols de plusieurs compagnies américaines pour des raisons sanitaires. Le premier vol suspendu est celui de la compagnie Xiamen Airlines qui devait relier Los Angeles à Xiamen le 30 janvier. Pékin a suspendu ces derniers jours au total 44 vols d’United Airlines, American Airlines et Delta Air Lines après que certains passagers ont été testés positifs au coronavirus.
La Présidence française du Conseil de l’UE a fait du projet de réforme prévoyant, notamment, la création d’une autorité européenne anti-blanchiment une priorité.
L’obligation pour les gérants de prendre en compte l’orientation climatique des investisseurs condamne à terme les fonds qui ne respecteraient aucun critère de durabilité.
Le Forum économique mondial tiendra sa réunion annuelle à Davos du 22 au 26 mai, si la situation sanitaire le permet, ont annoncé vendredi les organisateurs de ce rassemblement de chefs d’entreprise et responsables politiques. La réunion, qui devait initialement avoir lieu du 17 au 21 janvier dans la station de ski suisse, avait été reportée en décembre en raison des conditions sanitaires liées à la pandémie de COVID-19 et à la propagation du variant Omicron.
La semaine du 13 au 19 janvier a été particulièrement difficile pour les fonds d’investissement, selon le «Flow Show», le rapport hebdomadaire sur les flux dans les fonds de BofA Global Research. Les fonds monétaires ont décollecté 83,7 milliards de dollars (73,9 milliards d’euros), et les fonds obligataires 3,2 milliards. Dans le même temps, la collecte des fonds actions s’est affaissée, mais est restée positive, à 11 milliards de dollars. Dans l’obligataire, les investisseurs sont sortis de la quasi-totalité des segments de marché. Les fonds d’obligations d’entreprises investment grade ont rendu 0,8 milliard de dollars, ceux de titres à haut rendement 2,3 milliards, et ceux de dette émergente 2,2 milliards. Seuls les fonds d’obligations souveraines (+0,6 milliard) et de dette bancaire (+1,9 milliard) ont su conserver de l’attractivité. Les fonds actions, qui avaient attiré pas moins de 56 milliards de dollars sur les quatorze derniers jours, ont cette fois vu leur collecte baisser de rythme. Les investisseurs ont favorisé les fonds actions japonaises, (+0,9 milliard de dollars), européennes (+2,7 milliards) et surtout émergentes (+5,3 milliards, dont 3,5 milliards pour la Chine). A l’inverse, les fonds actions américaines ont rendu 5,9 milliards de dollars. Sur ce marché, les investisseurs ont privilégié les stratégies défensives, comme les fonds value (+1,6 milliard de dollars), ainsi que les secteurs des financières (+2,4 milliards) et des matériaux (+1,8 milliard). Les fonds croissance et grandes capitalisations ont eux fortement décollecté, de respectivement -4,7 milliards et -5,9 milliards de dollars.
La société de capital-investissement KKR serait en lice pour acquérir Alcentra, la boutique spécialisée sur l’investissement dans le crédit de BNY Mellon, a dévoilé Bloomberg. Alcentra est spécialisée dans les investissements de crédit alternatifs, dans les financements à effet de levier, le crédit privé et les situations particulières. La société basée à Londres, dirigée par Jon DeSimone, gère un peu moins de 45 milliards de dollars (40 milliards d’euros).
Le suédois Summa Equity annonce la clôture finale à environ 2,3 milliards d’euros d’argent levé pour son troisième fonds à impact qu’il assure être «le plus grand fonds d’impact européen à ce jour». Avec son nouveau fonds, Summa Equity, fondé en 2016, gère désormais des encours agrégés de près de 4 milliards d’euros. La société précise avoir réalisé 22 investissements qui respectent les objectifs de développement durable (ODD) des Nations Unies. Le Fonds I et le Fonds II ont été clôturés avec des engagements d’environ 4,7 milliards de couronnes suédoises (470 millions d’euros) et 6,8 milliards de couronnes suédoises (680 millions d’euros) respectivement, et environ 5,4 milliards de couronnes suédoises (540 millions d’euros) de co-investissements gérés. «Le fonds III représente un changement d'échelle, avec un mandat d’investissement élargi pour investir dans une zone géographique plus étendue et pour investir également dans le capital primaire de sociétés en croissance. Pour refléter cette croissance, Summa a étendu son équipe d’investissement à la région DACH (Allemagne, Suisse, Autriche, ndlr), au Benelux et aux États-Unis», indique un communiqué.
Eurazeo a annoncé le deuxième closing de son fonds de capital-risque Smart City II à 150 millions d’euros avec de nouveaux partenaires en Europe et en Asie. Il accélère vers la constitution d’un fonds élargi de 250 millions d’euros. «Le fonds a pour objectif d’investir dans des entreprises innovantes à forte croissance favorisant la transition vers des villes plus durables. Le fonds investira en France, Europe, Etats-Unis, Asie dans les secteurs stratégiques de l’économie bas carbone : l’énergie, la mobilité, la logistique, le bâtiment et les technologies industrielles», explique la société de capital investissement qui gère un total de 27 milliards d’euros. Il a été rejoint par des investisseurs tels que le Fonds européen d’investissement (FEI), la Korean Venture Investment Corporation (KVIC), Momentum Venture Capital (SMRT, Singapour), SCG (Thaïlande) et l’électricien allemand SWK.
Le régulateur américain a déclaré jeudi qu’il avait infligé une amende de 9 millions de dollars (environ 8 millions d’euros) à une unité du Credit Suisse Grouppour avoir enfreint les lois et règles conçues pour protéger les investisseurs, y compris l’obligation de divulguer les conflits d’intérêts potentiels lors de la publication de rapports de recherche. Credit Suisse n’a ni admis ni nié avoir commis des actes répréhensibles en acceptant de régler avec le régulateur, la Financial Industry Regulatory Authority. Le vice-président de Credit Suisse pourrait aussi quitter ses fonctions Severin Schwan, le directeur général du laboratoire pharmaceutique suisse Roche qui est également vice-président de Credit Suisse, a indiqué ne pas avoir encore décidé s’il resterait au conseil d’administration de la banque, rapporte le journal zurichois Tages-Anzeiger. Le dirigeant a été critiqué pour avoir accepté des fonctions au sein des deux entreprises et pour avoir poussé au départ du président de Credit Suisse, Antonio Horta-Osorio, après avoir contribué à sa nomination, rapporte le journal.Antonio Horta-Osorioa dû annoncer le 17 janvier qu’il quittait ses fonctions quelques mois après sa prise de poste, pour avoir enfreint à plusieurs reprises les règles sanitaires.
Les hedge funds ont franchi la barre des 4.000 milliards de dollars en ce début 2022, selon les chiffres de HFR. Cela représente une hausse de plus de 400 milliards de dollars par rapport au niveau du début 2021. La stratégie des Equity Hedge s’arroge la part du lion. Elle a vu ses encours progresser de 133 milliards pour atteindre le montant record de 1.227 milliards de dollars d’encours. La stratégie event driven a vu ses encours monter de 155 milliards de dollars sur 2021 pour dépasser 1.115 milliards de dollars Sur l’ensemble de 2021, les sociétés gérant plus de 5 milliards de dollars ont enregistré des souscriptions nettes de 5,7 milliards de dollars, tandis que celles gérant entre 1 milliard et 5 milliards de dollars ont engrangé 3,94 milliards de dollars. Les sociétés gérant moins de 1 milliard ont vu sortir 5,5 milliards de dollars.
Richelieu Gestion, qui gère 1 milliard d’euros d’encours, a recruté Alain Benso en tant que directeur du développement, a appris NewsManagers. Il succède à Michel Dinet, qui était arrivé début 2019 pour prendre en charge le développement et qui est parti monter sa société à Lyon. Alain Benso vient d’Auris Gestion où il était directeur du développement. Avant cela, il occupait un poste similaire chez Twenty First Capital. Alain Benso a aussi passé 11 ans chez Sycomore où il était responsable de la distribution externe pour Paris et l’Ouest de la France.
Le tierce partie marketeur MyFunds Office vient de recruter Kévin El Sabbagh au poste de développeur commercial pour la clientèle CGP et institutionnels. L’intéressé évoluait jusqu’ici dans l’univers patrimonial. Il a notamment travaillé pour les banques privées de BNP Paribas et LCL, et pour la clientèle patrimoniale de HSBC. Une ancienne collaboratrice de la société de Jérôme Glodas, Emmanuelle Hsu, vient par ailleurs de rejoindre son concurrent Blue Associates.
HANetf s’est associé avec le courtier mexicain Casa de Bolsa Finamex pour mettre au point conjointement un ETF au format Ucits. Le fonds sera coté à la fois sur des Bourses européennes et sur la Bourse mexicaine Bolsa Mexicana de Valores (BMV) dans le courant du premier semestre 2022. C’est la première fois qu’une société de services financiers mexicaine lancera son propre ETF Ucits sur la BMV, souligne un communiqué. Le format Ucits est devenu une enveloppe de choix pour les investisseurs en Amérique latine, assure le communiqué. «La demande des particuliers pour ces produits devrait croître, les investisseurs préférant le traitement fiscal des Ucits par rapport aux autres structures», explique HANetf.
Manuela Maccia, qui occupait jusqu’ici le poste de directrice des investissements chez BNL BNP Paribas, vient de rejoindre la branche italienne de Lombard Odier comme responsable de l’offre produits et gestionnaire de portefeuille senior pour l’Italie. L’intéressée a passé plus de vingt ans chez BNP Paribas, et notamment en France, où elle fut directrice produits et services pour la banque privée jusqu’en 2020.
La société de gestion bretonne Epopée Gestion vient de lever 33 millions d’euros pour son OPPCI Épopée Immo Rendement I, portant la taille cible du fonds à 170 millions d’euros. Dans le même temps, le véhicule a acquis un portefeuille de cinq actifs pour un montant total de 28 millions d’euros droits inclus auprès de la Foncière Magellan. Cela comprend un immeuble à Nantes entièrement loué à l’École Supérieure des Professions Immobilières, des lots de copropriété dans l’immeuble de bureaux Le Lotus à Rennes, loués principalement à Pôle Emploi, et 3 messageries louées à DPD France (filiale de La Poste). Le fonds détient désormais 33 actifs et atteint un patrimoine immobilier d’une valeur vénale de 110millions d’euros au 31 décembre 2021, dont 88% sont situés dans sa zone cible de l’Arc Atlantique.
Feefty, une plateforme de produits structurés, et le fournisseur de données sur les fonds Quantalys ont annoncé le lancement du DSP Label (Durable Structured Product Label) un label ESG sur les produits structurés. Les deux protagonistes, qui disent vouloir en faire un «standard de Place», expliquent par ailleurs vouloir «apporter une plus grande lisibilité aux conseillers financiers, gérants privés, assureurs, banques et plateformes de distribution, soucieux d’offrir à la fois de la performance et également du sens et de la transparence à leurs investissements».
Carmignac confirme son redressement. La firme créée par le désormais milliardaire Edouard Carmignac, et qui figure parmi les sociétés de gestion favorites des gestionnaires de patrimoine, affiche à fin 2021 41,7 milliards d’encours sous gestion après une collecte nette annuelle de 3,7 milliards d’euros. Elle met ainsi fin à une spirale infernale de décollecte commencée en 2018 pendant laquelle elle avait vu ses encours chuter et revenir de près de 60 milliards sous gestion à moins de 40 milliards. L’établissement de la place Vendôme indique avoir enregistré une collecte nette positive l’an dernier sur tous ses marchés phares que sont la France, l’Italie, l‘Espagne ou encore l’Allemagne et le Royaume-Uni. Si la stratégie Carmignac Patrimoine (le FCP et la Sicav) a par contre affiché des sorties nettes d’environ 600 millions d’euros (pour un encours de 10,2 milliards fin 2021) en raison d’une performance décevante (-0,88% sur l’année), l’ensemble de la gamme patrimoniale (actions, obligations et diversifiés) est dans le vert en termes de collecte. Carmignac Patrimoine Europe a enregistré des souscriptions de son côté de 400 millions nets. Dans ce contexte, les recrutements sont allés bon train, les effectifs dépassant désormais les 300 personnes. Les équipes de gestion ont été renforcées avec par exemple Apolline Menut (économiste zone euro), ou Abdelak Adjriou (gérant obligataire), mais les recrues ont aussi concerné d’autres fonctions comme le digital, le commercial ou la gestion des risques. Le pari de la Chine Pour 2022, une année qui commence de façon «inhabituelle» selon Edouard Carmignac, qui dit n’avoir «jamais vu une telle divergence entre les optimistes qui pensent que les marchés vont encore croître et les autres qui pensent que les marchés vont corriger sévèrement», la société de gestion se veut contrariante en pariant notamment sur la Chine. «La Chine fera partie des meilleurs marchés de l’année 2022", estime le fondateur. Le tout grâce à un fort rebond qu’il anticipe pour le troisième trimestre. Au premier trimestre, le pays devait encore être affecté par le Covid et les différentes restrictions mais les politiques accommodantes devraient faire leur effet. L’Europe de son côté devrait continuer son parcours de croissance grâce notamment à une politique de vaccination efficace, à condition toutefois que le conflit Ukraine/Russie ne vienne pas gâcher la fête. Quant aux Etats-Unis, le pays devrait ralentir, mais cela sera un ralentissement «salvateur», selon Frédéric Leroux, membre du comité stratégique d’investissement, après la surchauffe inflationniste de fin 2021 début 2022. Le pays aura encore de sérieux problèmes à régler comme par exemple l’inflation des prix immobiliers (y compris à la location).
La Commission européenne a adressé à la Pologne une demande de paiement d’environ 70 millions d’euros d’amendes pour avoir refusé de supprimer une chambre disciplinaire de la Cour suprême créée dans le cadre d’une réforme de la justice, a déclaré jeudi un porte-parole du bloc. La Cour de justice de l’UE a condamné en octobre dernier la Pologne à une astreinte d’un million d’euros par jour pour ne pas avoir supprimé cette chambre, une décision que Varsovie refuse de reconnaître, citant la primauté selon lui du droit national sur le droit européen. Le porte-parole du gouvernement polonais, Piotr Muller, a déclaré jeudi à l’agence de presse publique PAP que l’exécutif européen s’immisçait dans des affaires intérieures des États membres sans aucune base juridique. Les amendes imposées à Varsovie, qui aura 45 jours pour les régler, s'élèvent à environ 70 millions d’euros, selon Reuters. L’UE a déjà bloqué son accès aux fonds du plan de relance européen.
Carmignac confirme son redressement. La firme créée par Edouard Carmignac et qui figure parmi les sociétés de gestion favorites des gestionnaires de patrimoine, affiche à fin 2021, 41,7 milliards d’encours sous gestion après une collecte nette annuelle de 3,7 milliards d’euros. Elle met ainsi fin à une spirale infernale de décollecte commencée en 2018 pendant laquelle elle avait vu ses encours chuter en passant de près de 60 milliards sous gestion à moins de 40 milliards. Les effectifs de la société dépassent les 300 personnes. Les équipes de gestion ont été renforcées avec par exemple Apolline Menut (économiste zone euro), ou Abdelak Adjriou (gérant obligataire), mais les recrues ont aussi concerné d’autres fonctions comme le digital, le commercial ou la gestion des risques.
La Réserve fédérale (Fed) américaine a annoncé jeudi qu’elle étudierait les avantages potentiels et les inconvénients d’un dollar numérique émis par la banque centrale, dans un contexte où les autorités monétaires à travers le monde cherchent à évaluer les innovations du secteur privé en matière de paiements. Les membres de la Fed se sont montrés divisés sur cette question, rendant improbable la création d’une monnaie numérique de banque centrale dans un avenir proche aux Etats-Unis. La banque préparera un rapport sur le sujet afin de contribuer au débat en cours sur les gains d’efficacité et de sécurité que permettrait de réaliser un dollar électronique dans le système de paiement américain. La publication de ce rapport ne sera pas le signe d’une décision imminente sur cette question, a précisé la Fed.
L’activité manufacturière dans la région Mid-Atlantic aux Etats-Unis a accéléré en janvier par rapport au mois précédent, à la faveur d’une amélioration de la demande de biens industriels, selon l’enquête publiée jeudi par la Réserve fédérale (Fed) de Philadelphie. L’indice de l’antenne régionale de la Fed à Philadelphie («Philly Fed»), qui mesure les conditions générales d’activité dans les usines de cette région du littoral atlantique américain, s’est inscrit à 23,2 en janvier contre 15,4 en décembre, dépassant le consensus des économistes du Wall Street Journal, qui s'établissait à 18,5. L’enquête Philly Fed de janvier contraste avec celle de la Fed de New York publiée la veille, qui a fait état d’une baisse de l’activité dans la région de New York ce mois-ci, pour la première fois en 18 mois.
Après l'acquisition d’Aviva France par Aéma Groupe, Fred Vianas est nommé directeur général, en remplacement de Julien Brami qui exerçait au sein de la banque depuis quatre ans.
«Cette opération n’est pas une cession mais une transmission». C’est en ces termes qu’Eric Doutrebente, désormais ancien président de la Financière Tiepolo, a ouvert le point presse consacré à la fusion de sa société avec J. de Demandolx, que Newsmanagers avait dévoilée mi-décembre. Le dirigeant assurera la présidence du comité de surveillance de la nouvelle structure, qui conserve le nom Tiepolo. Une mise en retrait pleinement assumée, pour celui qui ne veut pas «être encore gérant dans dix ans» et qui se passera «sans précipitation» pour transmettre sa clientèle dans les bonnes conditions au cours des deux ou trois prochaines années. Les familles fondatrices des deux sociétés, les associés et les salariés détiennent 100% de l’entité rapprochée. Cette opération bénéficiera du soutien d’Andera Acto, en dette mezzanine et du financement en dette senior de plusieurs banques. Un nouveau triumvirat Côté gouvernance, Roland de Demandolx prend les rênes de la société en tant que président. A ses côtés, Philibertde Rambuteau et Nicolas-Xavier de Montaigut occuperont les fonctions de codirecteurs généraux. Les associés historiques Dominique Villeroy de Galhau – jusqu’ici directeur général – et Thierry Barbier, actuel secrétaire général, intègrent le nouveau comité de direction.Dominique Villeroy de Galhau, conserve 10% du capital, tout comme un autre associé, Raymond Saurel, alors que Thierry Barbier a lui revendu 100% de sa participation. Au total, l’actionnariat de Tiepolo est désormais composé de 17 associés, sur les 32 collaborateurs que comptent la société. «La part de l’actionnariat salarié a plus que doublé grâce à cette opérationpour atteindre environ 10% du total», s’est félicité Roland de Demandolx, précisant que la famille Demandolx et les dirigeants de Demandolx Gestion détiennent désormais une part majoritaire du capital. La nouvelle entité gère 1,8 milliard d’euros d’actifs, dont 250 millions proviennent de J. de Demandolx, pour le compte de 1.400 familles. Sur ces 1,8 milliard d’euros, 520 millions sont actuellement gérés en gestion collective sur sept fonds. Parmi les nouveautés qui seront proposées aux clients de Tiepolo, J. de Demandolx amène son expertise en gestion internationale, avec un biais sur les grandes valeurs américaines. Tiepolo était de son côté principalement reconnu pour sa gestion en actions françaises et européennes et depuis quelques années pour l’activité de multigestion mise en place par Jean Grabowski. Attirer de nouveaux gérants L’objectif de ce rapprochement, outre l’aspect transmission, est de faire de Tiepolo «l’un des leaders de la gestion privée indépendante en France», a expliqué son nouveau président, qui se positionne en concurrent des banques privées. Ce dernier tient à l’ADN qui a fait le succès de Tiepolo, à savoir la gestion non intermédiée sous mandat, pour continuer à se développer. «Avec une croissance de 7% à 10% nets de nos actifs sous gestion ces dernières années, nous pouvons raisonnablement atteindre les 2,5 à 3 milliards d’euros d’encours d’ici 5 ans», a précisé Dominique Villeroy de Galhau, tout en rappelant que les chiffres ne sont pas une obsession pour la société de gestion. Côté développement, Roland de Demandolx ne cache pas ses velléités de consolidation à moyen terme: «Nous sommes opportunistes et restons à l’écoute du marché, même s’il nous faut avant tout bien digérer cette fusion.» Les dirigeants espèrent que cette opération sera d’ailleurs l’occasion pour des gérants extérieurs de s’intéresser au projet et de les rejoindre. «Jusqu’ici J. de Demandolx était trop petite pour attirer les talents que nous convoitions, reconnait son dirigeant. Cette opération doit nous permettre de changer cette dynamique.» L’arrivée de nouveaux gérants privés sera donc à guetter de près dans les mois et années à venir. Par ailleurs, la nouvelle structure conservera son mode de rémunération quasiment unique sur le marché avec une commission de surperformance assez élevée mais des frais de gestion de base très faibles par rapport à la concurrence (0,4% par semestre). Une rémunération qui a toujours démarqué Tiepolo sur le marché avec pour objectif de véritablement aligner les intérêts de la société avec ceux de ses clients. La gamme de fonds bientôt article 8 La société va également accélérer la formalisation de son analyse extra-financière. «Nous faisons de la gestion ESG, ou plutôt GSE, car l’accent est en priorité mis sur la gouvernance, depuis des années, a affirmé Eric Doutrebente. Nous ne le mettions pas forcément en avant car cela a moins de sens pour une clientèle privée par rapport aux institutionnels.» Une vision partagée par Roland de Demandolx, qui note malgré tout un intérêt un peu plus important ces derniers mois et qui sera amené à grandir dans les années à venir. «C’est la raison pour laquelle tous nos fonds passeront article 8 d’ici à la mi-2020», a-t-il annoncé. La société travaille ainsi à la mutualisation des grilles d’analyse extra-financière des deux sociétés et à la mise en place d’une politique d’exclusion de certains titres de ses fonds pour être conforme à l’article 8 à la mi-2022.
RWC Partners change de nom pour devenir Redwheel («roue rouge» en français, qui représente aussi son logo) dans le cadre d’une réorganisation totale de l’identité visuelle de la société de gestion britannique créée en 2000, rapporte Investment Week. Le changement de marque n’a pas d’impact sur les équipes ni sur la gamme. Redwheel gère 23,9 milliards de dollars.
La banque américaine Morgan Stanley n’y est pas allé par quatre chemins hier à l’occasion de la publication de ses résultats annuels 2021. Elle a indiqué viser sur le long terme des actifs sous gestion de 10.000 milliards de dollars dans ses activités de gestion de fortune et d’investissement (Investment Management) , ce qui correspond à une hausse de plus de 50% de ses actifs par rapport à fin 2021. Ces derniers ce sont en effet affichés à 4.900 milliards de dollars dans l’activité de gestion de patrimoine avec 438 milliards de collecte nette grâce notamment à l’acquisition d’E*Trade. L’activité de gestion d’actifs a atteint des actifs sous gestion record de 1.600 milliards de dollars à fin 2021 grâce notamment à l’acquisition d’Eaton Vance finalisée le 1er mars dernier. Les encours de l’activité à fin 2020 étaient de 800 milliards de dollars. L’ensemble de l’activité a dégagé des revenus nets de plus de 6 milliards de dollars en 2021.
Swen Capital Partners a levé 150 millions d’euros à l’occasion du premier closing de son fonds Swen Impact Fund for Transition 2 (Swift 2), deuxième millésime de son fonds à impact d’infrastructures dédié aux gaz renouvelables et à l’économie circulaire. Ce fonds vise un closing final cible à 300 millions d’euros avec l’objectif de constituer un portefeuille de 20 actifs majoritairement européens, pour des montants investis compris entre 5 et 50 millions d’euros. En ligne avec la stratégie déployée par le premier millésime, Swift 2 a pour ambition d’accélérer l’investissement dans la filière des gaz renouvelables. Le fonds investit en direct dans la méthanisation et l’hydrogène renouvelable, ainsi que dans les infrastructures vertes comme les réseaux de chaleur renouvelable et le stockage d’énergie. Comme son prédécesseur, Swift 2 consacrera plus de la moitié de ses investissements au biométhane, une activité en forte croissance en Europe. La part des investissements dans l’hydrogène vert devrait augmenter significativement dans ce deuxième millésime. Début janvier 2022, Swift 2 a finalisé sa première opération en devenant l’actionnaire minoritaire de référence de CVE Biogaz, la filiale biogaz du producteur français indépendant d’énergies renouvelables CVE, avec un engagement de 30 millions d’euros. Pour accompagner le développement de la stratégie Swift, l’équipe d’investissement s’est renforcée et compte désormais huit experts de la filière gaz, énergies renouvelables et du financement d’infrastructures. Elle s’appuie sur l’équipe ESG & Impact composée de quatre personnes, impliquées dans chaque décision d’investissement. A noter que le deuxième millésime a obtenu le label Greenfin.
Mirova a nommé Mathilde Dufour directrice de la recherche en développement durable. Elle succède à Ladislas Smia, directeur de la recherche de 2020 et 2022, qui quitte la société de Natixis Investment Managers après onze ans de présence. Mathilde Dufour, directrice de la recherche pour le périmètre actions cotées, prendra dès le 1er février la responsabilité de l’ensemble de l’équipe de recherche en développement durable. L’intéressée avait rejoint Ostrum Asset Management en 2009 et a participé au projet de création de Mirova, qui se concrétise en 2012. Au sein de l’équipe de recherche en développement durable, elle a occupé plusieurs postes, dont celui de coresponsable de l’équipe de 2013 à 2020. Mathilde Dufour sera rattachée à Philippe Zaouati, directeur général de Mirova, et fera partie du comité de direction.