Confrontés à la crise de la dette dans la zone euro, au ralentissement de la croissance en Chine, à l'éventualité d’un nouvel assouplissement quantitatif aux Etats-Unis et aux retombées des printemps arabes, les investisseurs ont limité ces derniers temps leur appétit pour le risque et réduit leur exposition à l’Europe et aux marchés émergents asiatiques.Durant la dernière semaine de juin, les fonds d’actions ont ainsi subi des rachats pour un montant de 7,7 milliards de dollars alors que les fonds obligataires enregistraient une collecte nette de 4,7 milliards de dollars, selon des estimations communiquées par EPFR Global.Sur l’ensemble du trimestre écoulé, seuls les fonds obligataires américains et globaux ont réussi à drainer plus de 10 milliards de dollars. Les fonds d’actions japonaises ont terminé le trimestre sur une collecte de 5,6 milliards de dollars et de 5,49 milliards sur le premier semestre, à comparer à une collecte de moins de 2 milliards de dollars pour les six premiers mois de 2011.En revanche, les fonds d’actions européennes ont subi leur plus forte décollecte trimestrielle depuis le troisième trimestre 2008. Après un très bon départ, les fonds d’actions émergentes ont subi des rachats pour un montant de 10,5 milliards de dollars sur l’ensemble du deuxième trimestre, avec plus de 8 milliards de dollars à mettre sur le compte des fonds d’actions asiatiques hors Japon. La collecte des fonds obligataires high yield s’est tarie à la mi-mai et les fonds d’actions de dividende ont subi des rachats en juin pour la première fois depuis plus de deux ans.Les fonds monétaires ont terminé le trimestre sur une décollecte de 19,67 milliards de dollars, qui s’explique par des rachats sur les fonds monétaires américains de 28,39 milliards de dollars. En Europe, les fonds monétaires ont enregistré une collecte de 6,5 milliards de dollars au deuxième trimestre.Sur six mois, la décollecte des fonds monétaires atteint 115,35 milliards de dollars contre un peu plus de 49 milliards de dollars au premier semestre 2011.
Suite à la démisssion d’Anja Mikus, qui va quitter la société au 31 juillet, Union Investment a recruté Björn Jesch, le directeur de global investment solutions Allemagne (et membre de la direction générale du pôle private wealth management) de la Deutsche Bank comme directeur de la gestion des portefeuilles. Il sera ainsi responsable d’une équipe de gestion de fonds de 240 personnes et d’un encours de l’ordre de 140 milliards d’euros.
Swiss & Global Asset Management a fait admettre le 29 juin quatre ETF à gestion active à la négociation sur le segment Active ETF de la plate-forme électronique Xetra de la Deutsche Börse. Il s’agit de la cotation principale de ces fonds de droit luxembourgeois qui appartiennent à la gamme des produits Julius Bär Smart Equity et qui répliquent des indices MSCI. Les taux de frais sur encours s'échelonnent entre 0,60 % et 0,70 %.
La BaFin et la FMA ont accordé leur agrément de commercialisation pour respectivement l’Allemagne et l’Autriche à deux classes de parts du GLG Financials Alternative Fund, produit de droit irlandais qui met en œuvre la stratégie long/short sur les financières que GLG a lancée en mai 2002. Le portefeuille de ce produit coordonné est composé de 30 à 60 lignes ; il est géré par David Sanders et Stephen Holliday.La souscription minimale est fixée à 1.000 euros pour la part retail (IE00B73DP106) et à 100.000 euros pour la part institutionnelle (IE00B771GJ57).
Depuis la fin de la semaine dernière, la cote du Main Market du London Stock Exchange (LSE) comporte 1.006 références dans le domaine des ETP. Le franchissement de la barre des 1.000 unités a été occasionné par l’admission à la négociation de 64 ETF d’UBS Global Asset Management, ce qui est la plus grosse introduction en une seule journée par le nombre de produits depuis le lancement du segment en 2000. Ces ETF portent en une seule fois de 2 à 66 unités le nombre des ETF d’UBS Global AM cotés à Londres. Ils répliquent de nombreux indices de fournisseurs comme FTSE, MSCI, S&P, Markit iBox et Euro Stoxx sur des marchés d’actions européens, américain, asiatiques et émergents ainsi que des obligations et des matières premières.Depuis le début de 2012, le LSE a accueilli 74 ETF et 14 ETC.
Le conseil d’administration de la banque de gestion privée Notenstein, filiale de Raiffeisen Suisse, sera complété de quatre nouveaux membres, selon un communiqué publié le 29 juin. Se présentent à l'élection de la mi-août Günter Haag, membre de la direction de KPMG Suisse, Heinz Karrer, CEO d’Axpo Holding SA, Maya Salzmann, vice présidente de Bright Entertainment et ancienne managing director Private Banking Credit Suisse, ainsi que Thomas C. Weissmann, président du conseil d’administration d’ALSO-Actebis Holding.En plus du président Pierin Vincenz, CEO du groupe Raiffensen Suisse, Patrik Gisel, son remplaçant chez Raiffeisen, siège déjà au conseil d’administration de l’ancienne banque Wegelin.Notenstein emploie 700 collaborateurs et ses actifs sous gestion s'élèvent à environ 21 milliards de francs suisses.
Le 29 juin, la Commission des valeurs chinoises (CSRC) a octroyé un agrément de commercialisation à deux ETF lancés par des sociétés bénéficiant de statut de Qualified Domestic Institutional Investor (QDII). Il s’agit du Hang Seng Index ETF de China AMC et du Hang Seng China Enterprise de E-Fund. Cet agrément couvre également les fonds nourriciers de cex deux produits. La souscription devrait commencer début juillet et le lancement effectif intervenir début août.
Credit Suisse va terminer le deuxième trimestre avec un résultat bénéficiaire, a indiqué vendredi le groupe suisse dans un bref communiqué. Le numéro deux bancaire helvétique, insuffisamment doté en fonds propres selon la Banque nationale suisse (BNS), s’attend à être bénéficiaire dans l’ensemble de ses divisions.
Le FBI a annoncé l’arrestation du frère de Bernard Madoff, condamné à 150 ans de prison pour une escroquerie financière portant sur des dizaines de milliards de dollars. Peter Madoff, le frère cadet de l’escroc, devait être présenté dans la journée à un juge fédéral de Manhattan. Il est soupçonné d’implication dans la fraude mise au point par son frère.
Un cadre de la filiale française de la banque suisse UBS a été mis en examen hier pour «complicité de démarchage illicite» et «blanchiment». Il s’agit de la première mise en examen dans cette enquête menée par le tribunal de grande instance (TGI) de Paris sur la banque suisse. Le parquet de Paris avait ouvert le 12 avril une information judiciaire sur les pratiques d’UBS en France, soupçonnée de montages favorisant l'évasion fiscale. Des perquisitions avaient eu lieu ces derniers jours dans les bureaux du groupe. «C’est un développement classique dans ce type d’enquête. UBS France coopère pleinement avec la justice», indique un proche de la banque.
Les dépenses de consommation des ménages américains ont stagné en mai pour la première fois en six mois, en raison notamment de la baisse des achats automobiles sur fond de croissance ralentie des revenus, montrent les statistiques officielles. Le chiffre d’avril a en outre été révisé à la baisse et ne montre plus qu’une hausse de 0,1%, trois fois inférieure à celle annoncée initialement.
L’inflation dans la zone euro est restée inchangée en juin à 2,4% en rythme annuel, son plus bas niveau depuis 16 mois, montre l’estimation «flash» d’Eurostat.Ce chiffre, conforme au consensus des estimations d'économistes interrogés par Reuters, laisse la voie libre à la Banque centrale européenne pour abaisser ses taux la semaine prochaine.
L’Agence France Trésor annonce l’adjudication, le jeudi 5 juillet, d’un montant compris entre 7 et 8 milliards d’euros d’obligations assimilables du Trésor (OAT). Cette opération portera sur les lignes 3,75% octobre 2019, 3,0% avril 2022 et 4,25% octobre 2023. L’AFT aussi annoncé l’annulation de l’adjudication de titres de dette de moyen (BTAN) et long terme (oAT) prévue initialement le 2 août. L’AFT précise qu’elle a déjà émis au cours du premier semestre 117,7 milliards d’euros de BTAN et d’OAT, soit 66% du programme annuel d'émission 2012.
Le Conseil européen a produit des résultats inespérés par les marchés propulsaient les Bourses européennes à un pic d’une semaine vendredi. Les dirigeants des Dix-Sept ont conclu dans la nuit un accord prévoyant le recours aux instruments existants du Fonds européen de stabilité financière (FESF) et du Mécanisme de stabilité financière (MES) «de manière souple et efficace afin de stabiliser les marchés» pour les Etats qui respectent les règles de l’Union et les recommandations spécifiques les concernant. Le FESF et le MES pourront intervenir sur le marché primaire de la dette souveraine comme sur le marché secondaire pour aider l’Espagne et l’Italie si ces deux pays sollicitent leur aide, et le choix des instruments utilisés sera tranché une fois la demande soumise, ont déclaré vendredi des responsables de la zone euro. À Paris, le CAC 40 affiche une hausse de 2,75% à 3135,59 points à 13h15. À Francfort, le Dax progresse de 2,71% et à Londres, le FTSE avance de 1,79%. L’indice des valeurs bancaires est également en forte hausse, de 3,02%. A Milan, Unicredit bondit de près de 6,6% après avoir été réservée à la hausse. L’euro a atteint un pic de 1,2628 dollar sur un afflux d’ordres stop, s'éloignant sensiblement du plus bas de 1,2407 dollar inscrit jeudi. Les rendements espagnols et italiens ont nettement baissé, surtout ceux des échéances les plus courtes, et les dégagements se sont exercés sur les Bund. Les rendements des Treasuries sont également en hausse mais moins que ceux des Bunds.
Le crédit au secteur privé s’est contracté contre toute attente en mai dans la zone euro, de 0,1%, alors que le consensus Reuters donnait une hausse de 0,1%. La croissance annuelle de M3 a par ailleurs dépassé les prévisions, atteignant 2,9% en mai contre 2,3% attendus. Sa moyenne mobile sur trois mois donne une croissance de 2,8% sur la période mars-mai contre 2,7% sur février-avril.
La dette publique de la France a augmenté de 72,4 milliards d’euros au premier trimestre pour atteindre 1.789,4 milliards fin mars, soit 89,3% du PIB, selon les statistiques publiées vendredi par l’Insee. Le ratio de dette sur PIB a ainsi augmenté de 3,3 points par rapport au trimestre précédent et s’approche de la barre des 90%. Ce niveau symbolique correspond également à celui à partir duquel des études statistiques montrent que le poids de la dette freine la croissance économique.
La Caisse des dépôts abandonnera en septembre l’exploitation du Bioscope, un parc de loisirs, qu’elle assurait directement ou via sa filiale, la Compagnie des Alpes, depuis son ouverture en 2006. En y ajoutant les investissements, la CDC indique avoir perdu 50 millions d’euros dans l’opération. Elle remettra le parc, valorisé à 41 millions d’euros, aux collectivités locales, et apportera 7 millions supplémentaires pour assurer sa reconversion.
L’organisation des pays exportateurs de pétrole s’attend à ce que la demande mondiale de pétrole affiche une croissance régulière, en particulier dans les pays développés, et ce malgré le ralentissement économique. «Les réserves de capacités de l’Opep restent efficaces pour diminuer les pressions sur le marché».
Le conseil d’administration a nommé Damien Rahier directeur général de Portzamparc SA, sur proposition de Philippe de Portzamparc. Celui-ci, actuel PDG, évolue ainsi vers la fonction de Président. L’actionnariat du groupe reste inchangé, Philippe de Portzamparc et le groupe familial conservant 25,4% des parts. Le reste du capital est entre les mains de la Banque Populaire Atlantique (23,6%) et de B*Capital (51%).
L'économie américaine a ralenti comme prévu au premier trimestre à 1,9% en rythme annualisé, selon des chiffres définitifs du département du Commerce. La croissance avait d’abord été annoncée à 2,2% au premier trimestre, avant d'être révisée à 1,9% dans une deuxième estimation.
La société de capital-investissement américaine, co-fondée par le candidat républicain à l’élection présidentielle Mitt Romney, serait proche d’une levée de fonds de quelque 2,3 milliards de dollars pour son deuxième fonds tourné vers la région asiatique, selon Bloomberg qui cite des sources proches du dossier. Bain Capital prévoit de boucler cette levée de fonds dès le mois prochain, alors que le fonds aurait déjà réalisé son premier investissement au courant du mois de juin dans la société japonaise Jupiter Shop Channel Co. La société a en outre déjà investi l’intégralité du milliard de dollars logés dans son premier fonds asiatique. Mais Bain Capital n’est pas la seule à cibler la région. Avec 3 milliards de dollars déjà levés, KKR a réuni la moitié de son objectif pour son deuxième fonds asiatique, qui serait le plus important jamais réalisé dans la région.
Tony James, président de la société d’investissement ayant conseillé les créanciers de la Grèce lors de la grande restructuration de sa dette, a estimé que la zone euro sera contrainte de sortir la Grèce et le Portugal de la zone, afin d’assurer sa survie et «protéger le cœur de l’euro».
Le taux de croissance économique en Allemagne devrait ralentir à 0,3% seulement en 2013, après un taux déjà faible de 0,6% cette année, à la suite des mesures d’austérité qui devraient plonger ses partenaires européens dans la récession, selon l’institut d'études allemand IMK. «La récession en zone euro porte sérieusement atteinte à l'économie allemande», a estimé Gustav Horn, directeur de l’IMK.
Les banques françaises devront supporter un doublement de la taxe sur le risque systémique, assise sur leurs exigences en capital. Elle va passer de 0,25 % à 0,5 %. Les quatre premiers établissements français y contribueront pour plus de 660 millions d’euros au titre de 2011
Le collectif budgétaire prévoit un doublement de la taxe sur les risques systémiques, de 0,25 à 0,50%. Concernant une vingtaine de banques en France, elle avait rapporté environ 500 millions d’euros en 2011. La taxe sur les transactions financières passera aussi de 0,1% à 0,2%.
L’autorité américaine des marchés, la SEC, pourrait bien contraindre le Nasdaq à procéder à une sérieuse mise à jour de ses systèmes de négociation après les problèmes rencontrés lors de l’introduction en Bourse de Facebook. L’actualisation concernerait surtout mais pas seulement en effet la façon dont les systèmes gèrent les introductions de titres. Le quotidien souligne le coût induit pour le marché boursier.