La société de gestion allemande DWS, filiale de Deutsche Bank, a nommé, ce mardi, Karen Kuder et Angela Maragkopoulou à son conseil de direction. La première rejoindra le conseil en qualité de responsable administrative de DWS à compter du 1er novembre 2022 tandis que la seconde prendra le poste de responsable des opérations de la firme à partir du 1er janvier 2023. Elles succèderont à Mark Cullen, actuel responsable des opérations qui va quitter, après une période de transition au printemps 2023, le conseil de direction de DWS au sein duquel il avait été nommé en 2018. Mark Cullen a occupé divers postes en 30 ans de carrière chez Deutsche Bank dont ceux de responsable des marchés émergents et des actions Asie-Pacifique ainsi que celui de directeur général de DWS Americas. Stefan Hoops, directeur général de DWS qui a récemment remplacé Asoka Wöhrmann, a indiqué dans un communiqué que Karen Kuder continuera de développer et de renforcer les fonctions de contrôle et les structures de gouvernance de la firme. Angela Maragkopoulou devra achever la modernisation de la firme sur le plan opérationnel et des technologies de l’information. Elle sera également chargée de développer une stratégie de données et de présence sur les canaux digitaux. Karen Kuder, dans le groupe Deutsche Bank depuis 1992, officie depuis mai 2020 conseil juridique en chef de Deutsche Bank. A ce poste, elle a entre autres restructuré le département juridique de l’entité allemande. Elle a également été responsable de la gouvernance des structures à l’international de Deutsche Bank. Angela Maragkopoulou a, elle, occupé la fonction de responsable de l’information B2B au sein de la branche de technologies de l’information de l’opérateur téléphonique Deutsche Telekom. Elle a également été responsable du développement de solutions logicielles pour assurances et gestion de cash au sein de filiales du groupe. Avant de rejoindre Deutsche Telekom IT, elle avait travaillé chez Vodafone comme responsable mondiale des objets connectés à Internet (Internet of Things). DWS gérait 833 milliards d’euros à fin juin 2022.
La société de gestion américaine Vanguard a dépossédé, ce mardi, son homologue BlackRock du titre de gérant du plus gros fonds indiciel coté (ETF) obligataire du monde, selon Bloomberg. Les données de l’agence indique que le Vanguard Total Bond Market ETF disposait d’encours sous gestion de 83,8 milliards de dollars (82 milliards d’euros), dépassant les 83,2 milliards de dollars d’encours (81,4 milliards d’euros) de l’iShares Core US Aggregate Bond ETF, distribué par BlackRock. La société dirigée par Larry Fink détenait ce titre depuis le milieu des années 2010. Les encours sur les ETF des deux sociétés se rapprochent de plus en plus, étant de 1.860 milliards de dollars pour Vanguard et de 1.950 milliards de dollars pour BlackRock, note Bloomberg.
Après les fonds indiciels cotés (ETF) composés d’une seule action, une boutique de gestion d’actifs américaine Issuer F/m Investments vient de coter, ce mardi, les premiers ETF à obligation unique sur le Nasdaq. Le premier ETF détiendra la dernière obligation à dix ans émise par le Trésor américain, le deuxième la dernière obligation à deux ans émise par le Trésor et le troisième la dernière obligation à trois mois du Trésor. Et cela, jusqu’à ce qu’une nouvelle obligation sur ces échéances soit émise. Pour la création de ces ETF, Issuer F/m Investments a collaboré avec deux de ses affiliés, North Slope Capital et Genoa Asset Management. Le Financial Times rapporte que la cotation d’au moins dix autres ETF à obligation unique, arrivant à échéance sur une période de trois mois à 30 ans, est prévue.
La Banque cantonale de Genève (BCGE) a publié un produit d’exploitation en hausse de 12,6% pour le premier semestre 2021, à 231,2 milliards de francs suisses (237,2 milliards d’euros). Le résultat net atteint un chiffre record de 78 millions de francs suisses, en progression de 21,9%. Les encours de la clientèle privée progressent de 0,8% à 18,4 milliards de francs suisses (18,9 milliards d’euros), tandis que ceux des investisseurs institutionnels ont baissé de 8% à 14,6 milliards. Au total, les encours ont diminué de 3,3% à 33 milliards de francs suisses.
HSBC Asset Management (HSBC AM) vient d’annoncer ce 9 aout la nomination de François-Xavier Douin au rang de directeur de l’activité institutionnelle pour les pays nordiques. La société de gestion a également nommé Ali Karmali au même poste pour le Moyen-Orient et l’Afrique. Ils seront rattachés à Maria Ryan, directrice de l’activité institutionnelle pour le Royaume-Uni, les pays nordiques, le Moyen-Orient et l’Afrique. François-Xavier Douin arrive de JP Morgan, où il travaillait depuis 1999. Il y était dernièrement managing director et directeur du conseil clientèle au sein de l’activité institutionnelle en Europe. Auparavant, il a été responsable relations clients de Lazard Asset Management (depuis 1995) avant de devenir spécialiste produits en 1998. Au début de sa carrière,il a travaillé comme banquier privé (de 1989 à 1994) chez Paribas Asset Management, où il a ensuite été nommé responsable commercial pour les clients institutionnels en 1994. Ali Karmali, pour sa part, arrive de First Sentier Investors (auparavant First State Investments), où il était directeur pour le Moyen-Orient et l’Afrique depuis 2013. Il était également chargé l’activité institutionnelle en Asie de Sud-Est depuis 2018. Auparavant, il a occupé plusieurs postes au sein de l’activité institutionnelle et comme consultant en Australie et en Nouvelle Zélande. HSBC AM disposait 595 milliards de dollars d’encours sous gestion, dont 58% provenant de clients institutionnels.
Legal and General Investment Management (LGIM), la division de gestion d’actifs du groupe éponyme, vient d’enregistrer une collecte externe nette record de 65,6 milliards de livres sterling (77,6 milliards d’euros) au premier semestre de 2022. A la même période en 2021, ce chiffre s'élevait à 24,4 milliards. Cependant, les encours sous gestion ont baissé de 3% sur un an glissant en raison de la chute des marchés, passant de 1.326,8 milliards de livres sterling à 1.289,7 milliards de livres. L’activité internationale de LGIM a joué un rôle clé afin de renforcer la masse sous gestion de la société de gestion britannique. Au sein de la collecte nette externe, la partie internationale représente 34,5 milliards de livres, dont 22,5 milliards de livres sterling provenant du Japon. L’Asie (hors Japon) a contribué à la collecte de 11 milliards de livres. Les encours sous gestion de l’activité internationale ont crû de 8%, de 434 milliards de livres à fin 2021 à 468 milliards de livres à fin juin 2022. Ils représentent désormais 36% des encours sous gestion totaux de LGIM. La gestion passive a enregistré une collecte nette externe de 25 milliards de livres, soit une multiplication par cinq par rapport au S1-2021, alimentée par les flux aux Japon (22,7 milliards de livres) et en Asie (7,9 milliards de livres). Ces flux positifs ont partiellement compensé les flux négatifs enregistrés au Royaume-Uni et aux Etats-Unis. La gestion active a, pour sa part, délivré une collecte nette externe de 2,8 milliards de livres, notamment en provenance des fonds à prestation définie du Royaume-Uni et des Etats-Unis. Au Royaume-Uni, l’activité dédiée aux fonds à contribution définie a également bien fonctionné, en attirant 6,9 milliards de livres nets. Les encours sous gestion de cette activité au Royaume-Uni ont crû de 3%, de 125,5 milliards de livres mi-2021 à 129,4 milliards de livres fin juin.
Le gérant suédois SEB Investment Management (SEB IM) vient de sélectionner Aristotle Atlantic Partner pour gérer son fonds de grandes capitalisations américaines SEB Fund 1 - SEB US ALL Cap, a appris AMWatch. La stratégie de stock picking, qui compte 531 millions de dollars d’encours, sera renomméeSEB Fund 1 - SEB US Focus Core Fund.
Latitude Investment Management vient de recruter Mike Totton comme analyste senior. L’intéressé arrive de Liontrust Asset Management chez qui il travaillait depuis neuf ans, dont les trois derniers comme gérant du fonds Majedie UK Focus. Auparavant, il a travaillé chez Deloitte et Royal Bank of Scotland.
Le changement de nom, la fusion avec Standard Life et les autres petites acquisitions n’y font rien. Abrdn (ex Aberdeen Standard Investments) n’arrive toujours pas à collecter. Selon ses résultats du premier semestre 2022, la société de gestion écossaise a rendu 35,9 milliards de livres (42,5 milliards d’euros) aux porteurs de parts de ses fonds, prolongeant par là une décollecte qui dure depuis le deuxième trimestre 2013. Ses encours, qui ont également souffert de la chute des marchés, sont en baisse de 6,3% à 508 milliards de livres, quelques peu sauvés par l’intégration des 52 milliards d’encours du courtier en ligne Interactive Investor, racheté en 2021. Cette mauvaise collecte est principalement alimentée par le divorce avec son ancien partenaire commercial et actionnaire Lloyds Banking Group (LBG), qui a réclamé le retour de 24,4 milliards de livres ce semestre. Le groupe bancaire britannique, fâché du rapprochement entre son concurrent Standard Life et Aberdeen AM en 2017, retire de manière ordonnée ses 109 milliards de livres d’encours logés chez Abrdn depuis 2018. Une dernière tranche doit encore être soldée d’ici la fin de l’année. Le rachat d’Interactive Investor ne compense pas La gestion assurantielle, dont LBG était le principal client, ne représente plus que 154 milliards de livres, contre 205,2 milliards en juin 2021. La clientèle institutionnelle compte désormais, pour sa part, 160,8 milliards de livres d’actifs (-6,3% sur un an). Les encours de la plateforme Adviser, dédiée aux conseillers financiers britanniques reculent eux de 5,5% à 68,3 milliards. Enfin, les outils de distribution directe aux épargnants via des plateformes web ont vu leurs encours exploser grâce au rachat d’Interactive Investor. En-dehors de ce mouvement, ils baissent d’un petit milliard à 13,3 milliards de livres. Ces deux derniers segments de clientèles ont su générer des collectes positives, avec +1,4 milliard pour Adviser et +0,3 milliard pour la distribution sur internet. La santé financière d’Abrdn a été fortement affectée par la décollecte semestrielle, deuxième plus importante de l’histoire du groupe, et la baisse générale des encours. Les revenus ont ainsi diminué de 8% par rapport à juin 2021, à 696 millions de livres. Le résultat d’exploitation ajusté est aussi en retrait, cette fois de 28% à 115 millions de livres. Au total, la firme a dû enregistrer une perte avant impôt de 320 millions de livres, contre un gain de 113 millions à la même période en 2021. A l’ouverture de la Bourse anglaise, le titre perdait 8,7%. A la mi-journée, l’action cotait à 165,2 livres, soit un léger rebond par rapport au point bas du matin à 157 livres.
Après les fonds indiciels cotés (ETF) composés d’une seule action, une boutique américaine de gestion d’actifs, Issuer F/m Investments, vient de coter mardi les trois premiers ETF à obligation unique sur le Nasdaq. Le premier détiendra la dernière obligation à dix ans émise par le Trésor américain, le deuxième la dernière obligation à deux ans du Trésor et le troisième la dernière obligation à trois mois. Et cela, jusqu’à ce qu’une nouvelle obligation sur ces échéances soit émise. Pour la création de ces ETF, Issuer F/m Investments a collaboré avec deux de ses affiliés, North Slope Capital et Genoa Asset Management. Le Financial Times rapporte que la cotation d’au moins dix autres ETF à obligation unique, arrivant à échéance sur une période de trois mois à 30 ans, est prévue.
Les investisseurs internationaux détenaient 48,8 % de la capitalisation totale du marché des actions espagnoles fin 2021 selon une étude de l’opérateur boursier Bolsas y Mercados Espanoles (BME) publiée début août. C’est 1,1 point de moins qu’en 2020. Le rapport note que les investisseurs institutionnels étrangers restent toujours actifs en Espagne. La société de gestion BlackRock, le fonds souverain du Qatar et le gérant de private equity CVC, à eux trois, détenaient 6% de la capitalisation des titres de l’indice de référence, l’Ibex35 à fin 2021. BME cite également Norges Bank, Vanguard, Fidelity, Standard Life, Capital Group, les fonds souverains singapourien GIC et émirati Adia, Amundi et Invesco parmi les principaux actionnaires étrangers identifiés. Les fonds souverains ont investi quelque 2,8 milliards d’euros dans 12 sociétés espagnoles cotées entre octobre 2020 et décembre 2021, souligne BME.
Le changement de nom, la fusion avec Standard Life et les autres petites acquisitions n’y font rien. Abrdn (ex Aberdeen Standard Investments) n’arrive toujours pas à collecter. Selon ses résultats du premier semestre 2022, la société de gestion écossaise a rendu 35,9 milliards de livres (42,5 milliards d’euros) aux porteurs de parts de ses fonds, prolongeant par là une décollecte qui dure depuis le deuxième trimestre 2013. La perte du reliquat du contrat de gestion avec Lloyds Banking Group explique le gros de ces sorties sur le trimestre. Les encours, qui ont également souffert de la chute des marchés, sont en baisse de 6,3% à 508 milliards de livres d’un an sur l’autre. Abrdn a signé une perte semestrielle avant impôt de 320 millions de livres pour des revenus en recul de 8% à 696 millions.
Les fonds indiciels cotés (ETF) obligataires ont engrangé 32,5 milliards de dollars d’entrées nettes en juillet, selon des données de BlackRock, citées par le Financial Times. La collecte est en nette hausse par rapport aux 3,2 milliards de dollars collectés en juin. Les ETF sur le crédit ont particulièrement séduit les investisseurs en juillet collectant 13,8 milliards de dollars dont 9,9 milliards sur les ETF investment grade. Sur ce montant, les ETF investment grade européens ont enregistré des entrées nettes de 2,2 milliards de dollars, soit leur plus grande collecte mensuelle depuis avril 2020 d’après les données de BlackRock.
Après des pertes plutôt contenues au premier trimestre 2022, l’industrie de la gestion d’actifsa souffert au cours du deuxième trimestre 2022. Si la saison des résultats trimestriels n’est pas encore terminée, le secteur a perdu l'équivalent de 2.852 milliards d’euros entre fin mars et fin juin 2022 selon les calculs de L’Agefi sur la base des résultats de 26 sociétés de gestion et filiales de gestion d’actifs cotées en Bourse. Ce groupe de 26 sociétés* gérait quelque 31.733 milliards d’euros à fin mars, mais seulement28.881 milliards à fin juin 2022, suggérant une baisse générale d’encours de 9% pour le deuxième trimestre 2022. Cette baisse est principalement liée à un effet défavorable des marchés, plus ou moins fort selon les groupes, conjugué à des décollectes parfois massives. Les effets de change de devises ont été variables selon les firmes. Le géant de la gestion d’actifs, BlackRock, représente plus d’un tiers des pertes d’encours (37%) de ces 26 gestionnaires d’actifs analysés, avec sa chute de 1.062 milliards d’euros d’encours sur le trimestre. Soit 11% d’actifs sous gestion en moins entre fin mars et fin juin 2022. Sur le périmètre, les pertes d’encours en pourcentage se sont étalées de-4% à -18%. Le métier asset management de BNP Paribas et de HSBC, ainsi que Pimco etAmundi limitent la casse avec des chutes d’encours comprises entre -4% et -6% sur le trimestre. A l’inverse, les Américains Artisan Partners, T.Rowe Price et Columbia Threadneedle ont vu leurs actifs sous gestion chuter respectivement de 18%, 15,6% et 14%. Allianz Global Investors, qui a été confronté aux conséquences de l’affaire des fonds Alpha, ainsi que State Street ont perdu 11% d’encours. Sur le périmètreanalysé par L’Agefi, seuls quatre gérants affichent une hausse d’encours. En l’occurrence trois gestionnaires d’actifs alternatifs américains – Blackstone (+25 milliards d’euros), KKR (+12 milliards) et Apollo (+2 milliards) – et le britannique Schroders (+25 milliards). Pour Apollo comme pour Schroders, cependant, les acquisitions pour le premier de Griffin Capital et pour le second du pôle solutions de River and Mercantile ont contribué à cette progression. Les actifs alternatifs et l’Asie sauventles flux Côté flux, les résultats ont également été contrastés, affectés en majeure partie par la réallocation des investisseurs institutionnels face à la conjoncture macro-économique explosive (tensions géopolitiques, inflation, hausse de taux, crise de l’énergie, etc). Pris dans leur ensemble, les 26 gérants affichent une collecte nette cumulée de 73,3 milliards d’euros pour le deuxième trimestre 2022 selon les calculs de L’Agefi. En retirant les gestionnaires alternatifs KKR, Blackstone et Apollo, qui représentent à eux trois 146,1 milliards d’euros de collecte nette, la décollecte nette cumulée des 23 gérants restants atteint 72,8 milliards d’euros. BlackRock et Blackstone ont continué à collecter de manière significative sur le deuxième trimestre à hauteur de 87,9 et 86,3 milliards d’euros respectivement. Le segment des actifs alternatifs a été particulièrement porteur puisque Apollo et KKR ont respectivement collecté 35,3 et 24,5 milliards d’euros. D’autres gérants comme les Britanniques Schroders et Man Group ont vu leur flux portéspar l’alternatif. Janus Henderson, qui a enchaîné un 19ème trimestre de décollecte, a lui aussi collecté sur les actifs alternatifs. Ces flux nets sont un peu paradoxaux dans la mesure où la plupart des actifs privés, en particulier les actifs sur le private equity, ont fait l’objet de décotes, parfois substantielles, dans leur valorisation au cours du premier semestre 2022. Aussi Jefferies estime-t-il dans un récent rapport que les investisseurs se sont délestés de leurs parts de fonds de capital investissementà un niveau record de 33 milliards de dollars au premier semestre 2022, contre 19 milliards au premier semestre 2021. Les sorties se sont manifestées sur la gestion traditionnelle. Parmi les grosses décollectes, celles des produits de State Street (-61 milliards d’euros), des fonds obligataires de Pimco (-28,7 milliards d’euros) et de DWS (-25 milliards d’euros, l’essentiel enfonds monétaires) sont à noter. Les joint-ventures en Asie et partenariats ont aussi permis à certains gestionnaires d’actifs de s’en tirer avec une collecte positive sur le trimestre. C’est le cas notamment d’Amundi (+ 1,8 milliard d’euros) qui a pu s’appuyer sur les flux entrants de ses joint-ventures en Chine et en Inde et d’Axa Investment Managers dont la collecte du deuxième trimestre a été portée par ses co-entreprises en Asie. Marges stables ou en baisse contenue Autre tendance de ces résultats trimestriels: pour la plupart des gestionnaires d’actifs publiant le montant des commissions de gestion perçues, celui-ci a reculé d’un trimestre à l’autre. Une petite disparité s’observe dans l'évolutiondes marges opérationnelles sur le trimestre. Parmi les gérants publiant leurs marges, plusieurs l’ont vue se contracter de manière relativement limitée (Invesco, AllianzGI, Franklin Resources, Janus Henderson notamment) ou rester presque stable (BlackRock, Pimco) quand d’autres l’ont amélioré dont Amundi et Man Group. Sur la première moitié de 2022 en revanche, certains gérants ont vu leur marge opérationnelle dégringoler de manière significative comme le Britannique Jupiter Asset Management et le Suisse GAM Holding. Le premier, qui a acté le départ de son futur-ex directeur général Andrew Formica, a perdu 10 points de marge opérationnelle sur la période tandis que GAM, qui a perdu environ 17% de ses encours sur le semestre et serait de nouveau à vendre, affiche une marge opérationnelle négative de 17,6 points sur le semestre. Il faudra également suivre l’évolution de l’asset management chez Credit Suisse qui traverse une passe difficile, puisque son désormais ex-patron Ulrich Körner a pris les rênes du groupe à la place de Thomas Gottstein. *Amundi, Axa IM, Rothschild & Co, Natixis, Artisan Partners, Franklin Resources, Invesco, Credit Suisse, DWS, UBS, BlackRock, Man Group, Columbia Threadneedle, BNP Paribas, Allianz Global Investors, Pimco, Apollo Global Management, Blackstone, KKR, T.Rowe Price, State Street, Schroders, Jupiter, GAM, HSBC, Janus Henderson.
Vanguard a annoncé ce 8 août avoir nomméWellington Management Company et Pzena Investment Management comme conseillers du fonds Vanguard Global Equity Fund. Ils remplacent Marathon Asset Management, qui cogérait à parts égales ce fonds avec Baillie Gifford. Cette dernière société de gestion conserve 50% des encours du fonds sous sa coupe, tandis que les deux nouveaux conseillers se partagent équitablement l’autre moitié.
Le directeur général du groupe financier japonais SoftBank, Masayoshi Son, a affirmé, ce lundi lors d’un point presse, que des discussions étaient en cours pour la vente de son gérant d’actifs alternatifs Fortress Investment Group, acquis en 2017pour 3,3 milliards de dollars (3,2 milliards d’euros). La vente de Fortress est envisagée depuis quelque temps. En juillet, Bloomberg rapportait que le fonds souverain d’Abu Dhabi, Mubadala, envisageait de racheter Fortress, valorisé à 1 milliard de dollars. SoftBank a publié une perte record de 3.160 milliards de yen (23 milliards d’euros) pour le deuxième trimestre 2022. Masayoshi Son a indiqué que le groupe devra «couper les coûts de manière drastique».
Les investisseurs internationaux détenaient 48,8% de la capitalisation totale du marché des actions espagnoles fin 2021 selon une étude de l’opérateur boursier local Bolsas y Mercados Espanolespubliée début août. C’est 1,1 point de moins qu’en 2020. Le rapport note que les investisseurs institutionnels, fonds souverains et gestionnaires d’actifs en tête, restent toujours actifs en Espagne. A titre d’exemple, la société de gestion BlackRock, le fonds souverain du Qatar et le gérant de private equity CVC, à eux trois, détenaient 6% de la capitalisation des titres de l’indice de référence Ibex35 à fin 2021. L’étude de BME cite également Norges Bank, Vanguard, Fidelity, Standard Life, Capital Group, le fonds souverain singapourien GIC et son homologue émirati Adia, Amundi ou encore Invesco parmi les principaux actionnaires étrangers identifiés. Les fonds souverains ont investi quelque 2,8 milliards d’euros dans 12 sociétés espagnoles cotées entre octobre 2020 et décembre 2021, souligne la recherche de BME. La part des actions espagnoles détenues par les fonds d’investissement et Sicav espagnols a grimpé de 8,7% sur un an pour atteindre 8,46 milliards d’euros, soit tout juste 1,15% de la capitalisation totale du marché à fin 2021 selon BME.
Le gérant d’actifs finlandais Aktia AM a annoncé ce 8 août, à l’occasion de la présentation des résultats du deuxième trimestre 2022, la conclusion d’un partenariat de distribution avec le consultant britannique Harrington Cooper. L’accord couvre les fonds obligataires pour le Royaume-Uni, l’Irlande, le Benelux, la Norvège et la Suisse francophone. Côté résultats, Aktia AM a maintenu son attractivité avec une collecte nette de 111 millions d’euros, a annoncé la société. «Les ventes nettes ont augmenté dans les institutions nationales et étrangères, ainsi que dans la clientèle de la banque privée», a expliqué Mikko Ayub, directeur général d’Aktia Bank. Les encours totaux ont toutefois baissé de 5% sous l’effet de la chute des marchés. Au deuxième trimestre, Aktia AM comptait 13,9 milliards d’euros d’encours sous gestion au fin juin contre 14,7 milliards d’euros trois mois plus tôt. L’intégration des activités de gestion d’actifs de Taaleri, qu’Aktia a acquis en mars 2021, progresse comme prévu, a souligné Mikko Ayub. Au sein de cette fusion, Aktia et Taaleri ont lancé un fonds dénommé Bioindustry 1 Fund cette année.
L’Angers Sporting Club de l’Ouest (SCO) ne battra pas pavillon américain. Le club de football de Ligue 1 a annoncé en fin de semaine dernière avoir finalement décliné une offre de rachat du fonds GFC (Global Football Corporation). «Un fonds qui était dans le groupement qui devait reprendre le club s’est retiré pour des questions de gouvernance. Ce qui était prévu au départ ne peut pas se faire aujourd’hui, a déclaré le président du club, Saïd Chabane, cité dans un article du Monde. [...] Quand on a annoncé l’ouverture de capital, c’était pour trouver quelqu’un qui donne un nouvel élan au club. [Si le fonds américain] n’a pas les moyens de racheter le club, comment pourra-t-il lui faire passer un palier?».
Avec le départ surprise du directeur général, annoncé dimanche, il ne reste plus rien du duo nommé en 2018 pour succéder aux trois fondateurs du gérant américain.
Schroders vient de promouvoir Amy Cho au poste de directrice adjointe de l’Asie Pacifique. Elle conserve son poste de directrice de Hong Kong, qu’elle occupe depuis fin 2018, quand elle est rentrée chez le gérant britannique comme directrice des relations avec les intermédiaires dans la région. Par le passé, elle a travaillé chez Pictet AM entre 2006 et 2018, dont elle fut notamment directrice Asie hors Japon. Elle a également travaillé dans le commercial pour First State Investments (aujourd’hui First Sentier Investors) et HSBC.
Fidelity International vient de nommer Jackson Lee comme directeur pour le marché taïwanais et président de FIL Securities Investment Trust Co. (Taiwan). Il est rattaché à Rajeev Mittal, le directeur Asie hors Japon. Jackson Lee était chargé de développer la présence de Fidelity en Chine continentale depuis 2011.
La société de gestion japonaise Sumitomo Mitsui DS Asset Management vient d’annoncer l’ouverture d’une filiale à Shanghaï. Dénommée Sumitomo Mitsui DS Private Fund Management (Shanghai), cette entité a été établie le juillet 27 avec un capital social de 60 millions de renminbis (8,73 millions d’euros). Sumitomo Mitsui DS AM a ouvert un bureau représentatif à Shanghaï en août 2005, afin de s’engager dans la recherche d’investissement dans cette région. La nouvelle filiale a été lancée pour offrir des services de gestion de portefeuilles et de marketing en Chine continentale. Elle vise également à obtenir l’autorisation pour exercer l’activité de gestion de fonds privés en Chine.
L’enquête de la Commission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil) sur Criteo n’est pas achevée, mais elle évoque, dans une décision préliminaire, diverses violations du règlement général sur la protection des données, (RGPD), et propose une amende de 60 millions d’euros. L’entreprise française affirme être en désaccord avec ces conclusions. La décision finale est attendue dans un an environ. En 2018, l’organisation britannique Privacy International attaquait en justice plusieurs sociétés, dont le français Criteo, spécialiste du reciblage publicitaire. Début 2020, la Cnil ouvrait officiellement une enquête, qui faisait alors «suite aux enquêtes des autorités irlandaises et britanniques de protection des données».
Selon les calculs de L’Agefi, les fonds gérés cumulés de 26 sociétés de gestion qui ont publié leurs résultats trimestriels, ont reculé de 9%, perdant 2.852 milliards d'euros.
Les investisseurs vendent leurs parts de fonds de private equity et de capital-investissement à un niveau record, selon un article du Financial Times. Les investisseurs, fonds de pension et fonds souverains en tête, se sont délestés de quelque 33 milliards de dollars de parts dans ces fonds au cours du premier semestre 2022 d’après les données de Jefferies. En comparaison, ce chiffre était de 19 milliards de dollars pour les six premiers mois de 2021.
Les fonds de capital-risque de l’Asie du Sud-est ont dépensé quelques 20 milliards de dollars en 2021, soit deux fois plus que le reste de l’Asie, selon les dernières données de Preqin. Cela représente une hausse de 85% par rapport au dernier pic de 2018, et plus d’argents investis que 2019 et 2020 combinés. La majorité des deals se sont concentrés à Singapour et en Indonésie, qui représentent respectivement 46% et 37% de l’argent investi sur la période. Les fonds ont privilégié les entreprises du secteur des technologies de l’information, qui ont reçues 6,7 milliards de dollars au travers de 379 deals.
Berkshire Hathaway, la société d’investissement dirigée par Warren Buffett, a fait état samedi d’une perte nette de 43,8 milliards de dollars (42,9 milliards d’euros) au deuxième trimestre 2022 à cause de la chute des marchés d’actions américains, contre un bénéfice net de 28,1 milliards de dollars dégagé un an auparavant. Elle a néanmoins vu son résultat d’exploitation progresser de 39% à 9,28 milliards de dollars en rythme annuel grâce une meilleure performance de ses activités dans la réassurance et les chemins de fer. Berkshire Hathaway a réduit ses rachats d’actions à un milliard de dollars sur le trimestre écoulé, contre 3,2 milliards de dollars de titres rachetés au premier trimestre 2022.