Axa IM a présenté ce 17 octobre un plan pour réduire ses émissions globales de carbone en tant qu’entreprise. La société vise une neutralité carbone d’ici 2050, avec un objectif intermédiaire de réduction de ses émissions de 26 % d’ici 2025. Parmi les évolutions notables, les collaborateurs seront priés de prendre davantage le train pour leurs voyages d’affaires, et l'énergie des bureaux sera réduite de 36% au niveau mondial. Les bureaux européens devront être alimentés, eux, en totalité par de l'énergie renouvelable d’ici 2025. Et la consommation d’eau dans les bureaux devra baisser de 10%. Concernant l’alimentation, la filiale de l’assureur éponyme va privilégier les menus végétariens et les ingrédients locaux lors de ses événements, et exclura la viande rouge. Elle va également mettre fin aux cadeaux d’entreprises, et précise que les montants jusqu’ici alloués à cette coutume seront reversés à des organisations caritatives. Son plan encadre également la production de documents publicitaires et d’impressions, qui doit diminuer de 20%. «L’affichage sur site promouvant l’image de marque, comme les bannières, n’inclura plus les noms ou les dates des événements afin qu’ils puissent être réutilisés», précise la société. La flotte automobile va, elle, passer progressivement à l'électrique, avec pour objectif de réduire les émissions carbone de 15 % d’ici fin 2025. Du côté de l’informatique, une feuille de route de durabilité numérique pour l’infrastructure, les services de stockage et la gestion des appareils devra être mise en place prochainement. Axa IM souhaite par ailleurs encourager ses employés à conserver leurs téléphones, ordinateurs et tablettes plus longtemps afin de réduire les émissions de fabrication. La société de gestion a publié le même jour son empreinte carbone globale en tant qu’entreprise pour l’année 2021, incluant ses émissions de scope 3. Dans le détail, les émissions de scope 1 se sont élevées à 830 tonnes de CO2, celles de scope 2 à 430 tonnes, et celles de scope 3 à 30.020 tonnes. Ces dernières, qui décrivent en détail l’impact de ses chaînes d’approvisionnement, représentent 96% des émissions totales. La firme réitèrera l’exercice chaque année.
Malgré un recul des encours sous gestion et sous administration, BNY Mellon a su dégager un revenu et un bénéfice net ajusté en hausse pour le troisième trimestre 2022. Les revenus ajustés s’élèvent ainsi à 4,3 milliards de dollars sur ces trois derniers mois (+5,4% par rapport au T3-2021), tandis que les bénéfices sont en hausse de 6% à 983 millions de dollars. La banque américaine a toutefois enregistré une dépreciation de son goodwill de 664 millions de dollars, en expliquant que celle-ci provenait de l’unité de reporting de la branche d’investissement. «Cette dépréciation du goodwill représente une charge hors trésorerie et n’a pas affecté la position de liquidité de BNY Mellon, les fonds propres tangibles ou les ratios de fonds propres réglementaires», précise un communiqué de presse. Les encours sous gestion ont baissé de 23% pour atteindre 1.776 milliards de dollars, tandis que les actifs conservés s’élèvent désormais à 42.200 milliards (-7%). La firme impute ces baisses principalement au renforcement du dollar, et ce malgré une collecte positive et le gain de nouveaux marchés (tous deux non quantifiés dans la communication). Cette situation s’est ressentie sur la santé financière de la gestion d’actifs et de fortune. Le département a connu une baisse de 16% de ses revenus, qui s’élèvent pour ce trimestre à 862 millions de dollars. Cette baisse provient principalement de la gestion d’actifs, qui a vu reculer ses rentrées d’argent de près de 150 milliards de dollars (-20%). Les services aux détenteurs d’actifs ont eux vu une progression de 13% de leurs revenus, à 2,1 milliards de dollars. L’asset servicing a notamment progressé de 11% à près de 1,6 milliard.
BlackRock vient de créer une unité dédiée à la transition énergétique, dénommée Transition Capital, selon une note interne lue par Reuters. L’objectif des gérants sera de trouver des «opportunités propriétaires liées à la transition» sur l’ensemble des classes d’actifs et des régions. L’unité sera aussi chargée de développer de nouvelles stratégies et fonds, et de produire de la recherche sur la thématique. La nouvelle équipe sera dirigée par Dickon Pinner, un ancien consultant de McKinsey spécialisé sur la transition qui a, par le passé, travaillé comme ingénieur réservoir dans l’industrie du pétrole et du gaz. Il sera rattaché à Edwin Conway, le directeur de BlackRock Alternative Investors, et au vice-président de la société Philipp Hildebrand. Il siègera par ailleurs au sein des comités dédiés à la durabilité. Cette information s'ébruite quelques semaines avant le début de la Cop 27 qui se tiendra à Charm el-Cheikh en Egypte, et surtout en plein débat politique sur l’ESG aux Etats-Unis. Le géant de la gestion y est critiqué par certains dirigeants républicains de mener un agenda progressiste anti-démocratique. Plus d’un milliard de dollars ont déjà été désinvestis par certains trésoriers d’Etats.
Credit Suisse a accepté de payer 495 millions de dollars pour régler une affaire liée àson activité de titres adossés à des créances hypothécaires résidentielles (RMBS), a annoncé la banque ce lundi 17 octobre. Ellea déclaré avoir conclu un règlement définitif avec le procureur général du New Jersey pour résoudre les réclamations liées à plus de 10 milliards de dollars de RMBS émis avant 2008. Le bureau du procureur général avait réclamé plus de 3 milliards de dollars de dommages et intérêts dans cette affaire ouverteen 2013. «Credit Suisse est heureux d’avoir conclu un accord qui permet à la banque de résoudre la seule affairerestante impliquant des réclamations par un régulateur et la plus grande de ses expositions restantes sur cet ancien dossier des RMBS», a déclaré la banque dans un communiqué. «Le règlement, pour lequel Credit Suisse est entièrement provisionné, marque une autre étape importante dans les efforts de la banque pour résoudre de manière proactive les litiges et les problèmes hérités du passé», ajoute-t-elle, alors qu’elle présenter son plan de restructuration le 27 octobre après avoir été chahutée sur les marchés.
2021, cru record de la gestion d’actifs mondiale, est déjà loin pour le secteur, tiré cette année vers les abysses des marchés. Il s’agit donc davantage d’une photo souvenir qu’a dévoilée le Thinking Ahead Institute, propriété du consultant Willis Towers Watson, ce lundi, avec son étude annuelle sur les 500 plus gros gestionnaires d’actifs au monde réalisée conjointement avec le média américain Pensions & Investments. Fin décembre 2021, selon l’étude, les 500 plus grosses sociétés de gestion ont atteint un record d’encours gérés de 131.700 milliards de dollars (135.320 milliards d’euros), progressant de 10,2% par 2020, année du précédent record (119.500 milliards de dollars). La croissance de leurs encours était néanmoins moins forte que celle de plus de 17% observée en 2020 et en 2019.
Chris Hill, directeur général de la plateforme d’investissement britannique Hargreaves Lansdown, va démissionner après cinq années passées à la tête de la société, a annoncé la firme ce lundi. Il restera en poste jusqu'à ce que son successeur soit nommé, a indiqué Hargreaves Lansdown, qui envisage un passage de relais en novembre 2023. La plateforme d’investissement britannique, cotée à Londres, a connu une légère baisse de ses encours administrés au cours du troisième trimestre 2022, de 123,8 à 122,7 milliards de livres fin septembre. Elle a observé par ailleurs une collecte nette de 700 millions de livres. Hargreaves Lansdown fait l’objet d’une plainte déposée la semaine dernière à son encontre par un cabinet représentant 3.200 investisseurs de l’ancien fonds phare du gérant déchu Neil Woodford. Il est reproché à la plateforme d’avoir fait la promotion du fonds jusqu'à l’effondrement de celui-ci.
La société de gestion BNP Paribas Asset Management vient d’annoncer la nomination de Jérémy Tubiana en tant que responsable du développement ETF et solutions indicielles pour la France, la Belgique, le Luxembourg, Monaco et la Suisse francophone. Il sera rattaché à Lorraine Sereyjol-Garros, responsable mondial du développement ETF et solutions indicielles. Au sein de son nouveau poste, Jérémy Tubiana sera chargé du renforcement de la franchise ETF et des fonds indiciels sur les marchés francophones. Il sera également responsable de la consolidation de l’activité commerciale auprès des clients institutionnels ainsi que des distributeurs. Jérémy Tubiana arrive de Lyxor Asset Management, où il était responsable commercial chargé de la distribution d’ETF en France depuis 2016. Auparavant, il a occupé le poste dual de gérant et commercial pour des clients institutionnels et particuliers français chez C&M Finances, une société de gestion française, pendant près de 7 ans. Il a démarré sa carrière chez BNP Paribas Groupe comme assistant commercial au sein de la banque d’investissement en 2008.
Plusieurs des mesures présentées mardi sont destinées à soutenir les fournisseurs d'énergie confrontés à des problèmes de liquidité face à la volatilité des prix et à l'augmentation des appels de marge.
Caceis, le groupe bancaire d’asset servicing, filiale de Crédit Agricole S.A. et de Santander,et Royal Bank of Canada (RBC) ont annoncé avoir signé un protocole d’accord en vue du rachat parCaceis des activités européennes d’asset servicing de RBC Investor Services et son centre d’excellence associé situé en Malaisie. Ces services comprendront la conservation d’actifs et ses opérations de change, l’administration de fonds, les prestations d’agent de transfert, le middle-office et le prêt-emprunt de titres. RBC Investor Services détient en Europe des actifs sous administration (AUA) de près de 1.200 milliards d’euros et des actifs en conservation (AUC) de près de 500 milliards d’euros. A l’issue de cette acquisition, Caceis disposerait d’environ 3.500 milliards d’euros d’encours administrés et 4.800 milliards d’euros d’actifs en conservation (estimation sur la base des chiffres au 31/03/2022). «Cette opération associerait deux prestataires de services financiers puissants en Europe et conforterait la position de Caceis parmi les leaders mondiaux de l’asset servicing, avec une base de clients étendue et une offre enrichie de produits complémentaires», commente un communiqué de presse diffusé lundi matin. «En intégrant les activités d’asset servicing de RBC Investor Services, Caceis bénéficierait d’une dimension plus internationale, d’une présence géographique plus importante, lui permettant de renforcer sa position concurrentielle, et de couvrir l’ensemble de la chaîne de valeur avec une offre élargie pour ses clients existants et futurs», poursuit le communiqué. La réalisation de l’opération envisagée devrait avoir lieu d’ici la fin du troisième trimestre 2023.
La plateforme d’investissement britannique Hargreaves Lansdown fait l’objet d’une plainte devant le tribunal de grande instance de Londres (High Court) pour son rôle dans l’affaire Woodford, rapporte Reuters. Le cabinet RGL a déposé plainte vendredi, au nom de 3.200 investisseurs, contre Hargreaves Lansdown, qui avait fait la promotion du fonds LF Woodford Equity Income Fund (WEIF). Ce fonds actions, géré par l’ancien gérant star déchu Neil Woodford, avait connu de gros problèmes d’illiquidité qui ont amenéà sa suspension puis à sa liquidation en 2019. Quelque 300.000 investisseurs s'étaient retrouvés bloqués. Selon RGL, Hargreaves Lansdown a continué de faire la promotion du fonds WEIF à ses clients jusqu'à l’effondrement du fonds, alors que la firme était au courant des problèmes de liquidité et de diversification du fonds; La plainte vise aussi LinkFund Solutions (LFS), l’administrateur du fonds qui en a décidé de la suspension puis sa liquidation en 2019. Les investisseurs réclament quelque 100 millions de livres (115,4 millions d’euros). RGL reproche à LFS de ne pas avoir correctement administré et géré le fonds. Le régulateur britannique des marchés financiers, Financial Conduct Authority, avait déclenché une investigation sur les déboires du fonds de Woodford. La FCA n’a pas encore publié les résultats de l’enquête mais a indiqué en septembre qu’elle pourrait réclamer jusqu'à 356 millions de livres à LFS. La plainte contre LFS devrait être jointe à deux autres plaintes. Les plaignants espèrent une audience commune en décembre.
Groupama Asset Management crée un poste de directeur des partenariats GGVie afin d’assurer un pilotage de la relation globale avec les réseaux du groupe. Jacques Bontet assurera cette fonction à compter du 1er novembre et sera rattaché à la direction générale de la société de gestion. Groupama AM renforce ainsi son pôle de services dédié aux structures Groupama GAN Vie, l’USF (Unité de solutions financières du Groupe) et Groupama Epargne Salariale. Cette création de poste est liée au développement des Unités de Compte via les réseaux de distribution du Groupe Groupama. La collecte nette s’est élevée à près de 900 millions d’euros en 2021. L’encours commercialisé en Unités de Compte s’élève à 6,5 milliards au 30 juin 2022. Jusqu’ici responsable commercial institutionnel Europe francophone, Jacques Bontet (55 ans) exerce chez Groupama AM depuis 2005. Auparavant, il a notamment évolué en tant que sales institutionnel chez ING IM et chez HSBC Asset Management.
La société de gestion française Mandarine Gestion va travailler avec le tierce-partie marketeur Selinca pour la distribution de ses fonds et la communication dans la péninsule ibérique (Espagne, Andorre, Portugal) selon le média Funds People. Les fonds de Mandarine Gestion sont enregistrés en Espagne depuis 2011.
Un investisseur institutionnel, coincé dans le fonds Exane Integrale en cours de liquidation, a déposé plainte contre X auprès du tribunal judiciaire de Paris, a appris L’Agefi.
Goldman Sachs Group prévoit de réunir ses principales activités en trois départements, ce qui constitue l’une des plus importantes réorganisations de son histoire, selon le Wall Street Journal. La banque va regrouper ses activités phares de banque d’investissement et de négociation en un seul pôle, tout en fusionnant la gestion d’actifs et de patrimoine dans un autre, selon des sources proches du dossier. Marcus, la branche de Goldman spécialisée dans les services bancaires aux particuliers, fera partie de l’ensemble gestion d’actifs et de patrimoine, ont précisé ces personnes. Un troisième département regroupera les services bancaires transactionnels, le portefeuille de plateformes de technologie financière de la banque, le prêteur spécialisé GreenSky et ses entreprises avec Apple Inc. et General Motors Co. selon les personnes interrogées.
L’activité d’Investment Management de Morgan Stanley a décollecté quelque 34,4 milliards de dollars au troisième trimestre 2022, a annoncé la banque américaine à l’occasion de la publication de ses résultats trimestriels vendredi 14 octobre. La banque a particulièrement souffert du retrait d’argent de ses clients dans les fonds monétaires et ses services «overlay» avec une décollecte de 32,5 milliards. Les fonds obligataires et actions ont également décollecté de respectivement 5 et 4 milliards. Seuls les fonds et solutions de gestion alternatives ont réussi à drainer 7 milliards de dollars net. Les actifs gérés ou supervisés de la division ont atteint 1.279 milliards de dollars soit un retrait de 5% sur le trimestre et de 16% sur un an. Concernant l’activité de gestion de patrimoine (Wealth Management), les flux sont positifs de près de 65 milliards de dollars sur le trimestre pour un encours atteignant fin septembre 4.134 milliards de dollars. Les actifs sont toutefois en retrait de 3% par rapport à fin juin en raison d’un effet marché négatif. Le recul sur un an s'élève à 11%. «Les performances ont bien résisté dans un environnement incertain et difficile, permettant d’obtenir un retour sur fonds propres tangibles de 15%», a commenté le PDG James Gorman dans un communiqué. L’activité de gestion de patrimoine (...) a dégagé une marge avant impôts de 28% hors dépenses exceptionnelles malgré l'érosion de la valeur des actifs, a ajouté le dirigeant. Morgan Stanley a publié vendredi un résultat net de 2,49 milliards de dollars au titre du trimestre écoulé, contre 3,6 milliards de dollars un an plus tôt. Le produit net bancaire a également reculé, à 12,99 milliards de dollars, contre 14,75 milliards de dollars.
La société de gestion strasbourgeoise Financière Galilée est en train de céder son activité de gestion de patrimoine. L’information, révélée par Citywire France, a été confirmée à NewsManagers. La famille du fondateur Edmond Michaly et de son fils Roni Michaly reste actionnaire à hauteur de 49% mais la majorité de contrôle (51%) est prise par Guillaume Baheux, un conseiller de gestion de patrimoine voisin de la Financière Galilée à Strasbourg. Sa société, Baheux Patrimoine Conseil, doit être fusionnée avec Galilée Gestion de Patrimoine en deux temps. D’abord avec l’activité de gestion de patrimoine qui fait doubler de taille le cabinet de Guillaume Baheux à 15 millions d’euros et une centaine de clients. Puis l’activité de courtage (conseil en gestion de patrimoine) sera également reprise pour atteindre un total de 50 millions d’euros et environ 300 clients. Cette cession fait suite au retrait progressif de l’activité d’Edmond Michaly, âgé de 69 ans. «J’ai fait des études financières et travaillé dans des salles de marché ainsi que dans des sociétés de gestion. L’activité de gestion de patrimoine lancée puis gérée par mon père n’était pas forcément une activité que j’avais l’intention de reprendre. Je cherchais donc un conseiller avec qui nous avions l’habitude de travailler et qui aurait été intéressé pour reprendre cette activité et continuer de la développer», explique Roni Michaly. Financière Galilée va donc se concentrer uniquement sur la gestion de ses sept OPCVM et de mandats. Elle compte aussi grossir en rachetant prochainement une société de gestion. En attendant, elle devrait élaborer pour la nouvelle structure de Guillaume Baheux un fonds dédié en architecture ouverte «pour lui simplifier la vie». La création d’un fonds dédié au profil dynamique et un au profil équilibré est également sur la table. La proximité avec les équipes de gestion de Financière Galilée (ils sont dans le même immeuble désormais mais ne partagent pas le même système informatique) devrait favoriser les échanges et la compréhension des choix de Financière Galilée. Une situation que Guillaume Baheux considère comme un vrai avantage pour les clients patrimoniaux et le dialogue qu’il peut avoir eux sur l'évolution des marchés. «Je pense que dans un cabinet de gestion de patrimoine de petite taille, il faut assurer un service client de qualité sur les parties civiles, fiscales, prévoyance et patrimoniale, et cela est très difficilement compatible avec une expertise réelle sur les marchés financiers», explique Guillaume Baheux
Le gestionnaire d’actifs britannique, Ashmore, spécialisé sur les marchés émergents, a publié ses résultats pour le troisième trimestre 2022 ce vendredi. La société a vu ses encours diminuer de 8 milliards de dollars (8,2 milliards d’euros) - soit une baisse de 12,5% - pour ressortir à 56 milliards de dollars (57,4 milliards d’euros) fin septembre. Ashmore a été impacté par un effet de marché négatif de 3 milliards de dollars et des sorties nettes de 5 milliards de dollars. Cette décollecte est principalement le résultat d’une volonté des investisseurs institutionnels de réduire leur exposition à la dette externe et mixte ainsi qu’aux devises locales. Les fonds de dettes d’entreprises émergentes et actions émergentes ont également décollecté.
Goldman Sachs AM vient de lancer un ETF suivant un benchmark d’actions mondes alignées sur les Accords de Paris (PAB, Paris-aligned benchmark). Le véhicule, dénommé WRLD, sera classé Article 8 selon SFDR. Il suivra la performance de l’indice Solactive ISS ESG Developed Markets Paris-Aligned Benchmark USD. Le fonds est coté sur le London Stock Exchange et dès mardi sur Deutsche Boerse.
La société de gestion franco-norvégienne Amundsen Investment Management vient de recruter Florian Remay en tant que gérant basé à Paris. L’intéressé vient d’Aragon Global où il était equity research associate, couvrant la consommation discrétionnaire, la consommation de base, les médias et la technologie. Florian Remay travaillera avec le directeur de la gestion (CIO) d’Amundsen, Gautier Rousseau, pour analyser et suivre les investissements de la société dans les introductions en Bourse. En début de mois, Amundsen avait déjà annoncé l’arrivée d’un gérant, Einar Lilloe-Olsen, qui venait du fonds norvégien.
Krane Funds Advisors, spécialiste des ETF sur la Chine, vient de lancer quatre ETF à la Bourse de Milan. Il s’agit des fonds KraneShares MSCI China A 50 Connect UCITS ETF, KraneShares MSCI All China Health Care Index UCITS ETF, KraneShares MSCI China ESG Leaders UCITS ETF et KraneShares Electric Vehicles & Future Mobility ESG Screened UCITS ETF. Krane Funds Advisors avait déjà coté deux ETF sur Borsa Italiana.
Les producteurs américains de fonds indiciels cotés rivalisent d’imagination, pour le meilleur et pour le pire. Après les ETF anti-ESG, anti-ARK, ou encore anti-Jim Cramer, voici l’ETF «anti-woke». Dénommé «God bless America» («que Dieu bénisse l’Amérique»), ce véhicule a été lancé la semaine dernière sur le NYSE avec le ticker «YALL» («Vous tous»). Il est produit par Toroso Investments et conseillé par Curran Financial. Il a déjà collecté 13 millions de dollars d’encours en quatre séances. Selon le prospectus, le fonds va investir dans des actions de 30 à 40 sociétés américaines, avec une approche quelque peu value et privilégier celles qui ont enregistré une croissance record d’emploi. Il va surtout exclure de son univers les entreprises qui sont «orientées à gauche et qui ont un agenda social allant contre les rendements des actionnaires». Ses critères d’exclusion se fonderont sur toute communication produite par les sociétés. Selon le Wiktionnaire, le terme anglais «woke» peut se traduire par «éveillé», et désigne ce «qui a conscience des injustices sociales et des systèmes d’oppression».
Après les grandes banques, la SEC (Securities and Exchange Commission) veut surveiller l’usage de Whatsapp chez les sociétés de gestion. Le gendarme financier américain a demandé aux gérants d’actifs de lui communiquer le nom de leur responsable chargé de la rétention des communications électroniques, selon Bloomberg. La SEC a également interrogé des grands acteurs de l’industrie sur leurs politiques et le personnel clé dont les messages et les courriels sont censés être archivés. Plusieurs sociétés de gestion ont reçu cette demande d’information, qui pourrait déclencher une série d’amendes, d’après Bloomberg. Les règles de la SEC exigent des gérants de fonds qu’ils conservent des documents liés aux conseils en matière d’investissement. Toutefois, à l’instar des banques, les sociétés de gestion sont tenues de surveiller les communications relatives à leurs activités afin de prévenir toute conduite inappropriée. La prolifération des applications de messagerie mobile et le télétravail pendant la pandémie de Covid-19 ont ajouté de la pression sur les systèmes de conformité. Les banques de Wall Street, elles, ont été déjà dans le viseur du régulateur américain sur ce sujet. La SEC et la Commodities Futures Trading Commission (CFTC) ont sanctionné plusieurs banques en 2021, dont Morgan Stanley et JP Morgan, parfois avec des amendes de plusieurs millions de dollars. Selon le régulateur, l’utilisation des appareils non-autorisés signifie que les enquêteurs ne peuvent pas avoir accès aux documents dont ils ont besoin pour effectuer des contrôles et déceler des comportements inadéquats. La surveillance croissante de la SEC représente un risque pour les dirigeants des grandes sociétés de gestion. Lors de son enquête sur les banques de Wall Street, le régulateur américain a forcé ces dernières à mener une recherche systématique des portables privés de plus d’une centaine de traders.
Federal Finance Gestion vient de recevoir le label Finansol pour trois fonds communs de placement d’entreprisede la gamme d’épargne salariale. Il s’agit des véhicules FEE Transition Trésorerie, FEE Transition Actions et FEE Transition Flexible. Ces fonds intègrent une poche (comprise entre 5 et 10%) d’investissements solidaires. Créé en 1997 par l’association FAIR, le label Finansol garantit aux épargnants que les investissements réalisés par ces fonds contribuent à financer des entreprises de l’économie sociale et solidaire, reconnu par l’agrément Entreprise Solidaire d’Utilité Sociale (ESUS).
Le Monetary Authority of Singapore, le gendarme financier singapourien, vient d’annoncer la promotion de Gillian Tan, directrice adjointe chargée du développement international, au rang de responsable de la durabilité, à compter de ce lundi. Gillian Tan continuera d’occuper son poste actuel, où elle est chargée de superviser les stratégies pour faire de la cité-Etat un centre financier international. Elle préside également un groupe de travail au sein de l’Asean Taxonomy Board, ayant pour objectif de développer des standards de taxonomie verte dans les pays asiatiques.
Un investisseur institutionnel, coincé dans le fonds Exane Integrale en cours de liquidation, a déposé plainte contre X auprès du tribunal judiciaire de Paris, a appris L’Agefi.
Dans un marché relativement volatil, les chiffres récapitulant les entrées et les sorties d’argent dans les fonds au niveau mondial sont assez surprenants car proches d'être à l'équilibre sur la semaine se terminant au 12 octobre, selon le Flow show, le bulletin d’analyse hebdomadaire des flux dans le monde des fonds d’investissements, élaboré par BofA Global Research. Les fonds en actions affichent en net une collecte d'à peine 300 millions et ceux sur le monétaire de 100 millions. Ceux sur l’or décollectent de l’ordre de 300 millions. Seuls les fonds obligataires se sont éloignés du point d'équilibre avec une décollecte nette de -9,8 milliards de dollars. Sur le front des actions, l’Europe est toujours délaissée, à tel point qu’elle vient de terminer sa trente-cinquième semaine consécutive de décollecte (- 700 millions de dollars pour les fonds en actions européennes). Les Etats-Unis ont retrouvé des couleurs avec 5 milliards de collecte nette. Les fonds en actions japonaises enregistrent des flux nets négatifs de 1,3 milliard et ceux sur les marchés émergents sont positifs de 1,2 milliard. Sur le front obligataire, les titres souverains ont raflé la mise avec +7,1 milliards de dollars. Mais ils sont largement contrebalancés par des fluxnets négatifs sur tous les autres segments de ce marché et notamment par 9 milliards de décollecte sur les fonds obligataires de qualité «investment grade». Ils sont ensuite suivis dans le rouge par les fonds obligataires émergents (-2,3 milliards), les fonds à haut rendement «high yield» (-1,6 milliard) ou encore les fonds de prêts bancaires (-1 milliard).
En recherche de cash ces dernières semaines, le groupe financier helvétique Credit Suisse envisage la vente de sa part dans la plateforme de distribution de fonds Allfunds, rapporte le quotidien espagnol Cinco Dias, citant des sources anonymes. Credit Suisse détient actuellement 8,56% du capital d’Allfunds, ce qui suggère une valorisation d’environ 380 millions d’euros au cours actuel de la firme espagnole introduite à la Bourse d’Amsterdam en avril 2021. Le groupe helvétique s'était déjà considérablement allégédans Allfunds passant d’une part de 18%, lors de la vente d’Investlab à Allfunds en 2019, à 9,4% avant l’IPO. Le cours d’Allfunds s’est effondréde près de 59% depuis le début de l’année 2022.
Le département Asset & Wealth Management de JP Morgan a vu ses encours baisser de 13 % au troisième trimestre, à 2.616 milliards de dollars. Cela correspond à une baisse d’encours de 127 milliards de dollars. Depuis le début de l’année, les encours ont reculé de 497 milliards de dollars. La diminution des encours au troisième trimestre s’explique par la baisse des marchés ainsi que par des rachats de 36 milliards de dollars des fonds monétaires. Les fonds de long terme, en revanche, ont enregistré des souscriptions nettes positives de 12 milliards de dollars. Depuis le début de l’année, JP Morgan affiche une décollecte totale de 51 milliards de dollars dans cette division.
BNP Paribas Asset Management (BNPP AM) et le CFA Institute, une association de professionnels de l’analyse financière, lancent un programme de formation, accessible en ligne, visant à améliorer la compréhension des critères ESG (environnement sociale et gouvernance). Cette formation est disponible à la fois pour les salariés de BNPP AM et pour ses clients. Baptisée «Sustainable Investing Primer», elle évoque, sur quelques heures, les sujets liés au changement climatique, à une introduction à l’analyse ESG et au concept de matérialité, les différentes approches de l’investissement durable (par exemple, l’actionnariat responsable, le « best in class », etc.), le greenwashing et les moyens d'évaluer les références en matière de développement durable (par exemple au moyen de classements, de réglementations ou de labels). Elle est disponible sur la plateforme Investment Academy de BNPP AM, créée en 2009.