Le gestionnaire d’actifs Muzinich a annoncé le 11 janvier le closing final du fonds de dette privée Muzinich Pan-European Private Debt II avec un montant d’engagements de 800 millions d’euros. Le fonds financera des PME et ETI en Europe et au Royaume-Uni. A la fin de 2022, il avait réalisé 18 investissements.
Après une année 2022 très difficile pour les marchés, le premier gestionnaire d’actifs au monde se prépare à supprimer environ 500 postes, sur un effectif de 19.900 collaborateurs à fin septembre. Le directeur général de BlackRock, Larry Fink, et le président Rob Kapito en ont fait l’annonce mercredi dans un memo interne, révélé par Bloomberg. «L’incertitude qui nous entoure fait qu’il est plus important que jamais de rester à l’affût des changements sur le marché et de se concentrer sur la prestation de services aux clients», écrivent les deux dirigeants, en évoquant une «gestion prudente des dépenses». Le groupe n’a pas précisé quelles activités ou régions seraient touchées par le plan d'économies. BlackRock, qui publie ses résultats annuel ce 13 janvier, a vu ses actifs gérés passer sous la barre des 8.000 milliards de dollars au troisième trimestre.
Legal and General Investment Management (LGIM) vient de nommer Patrick Lutz au poste de directeur de la distribution wholesale en Suisse. Basé à Zurich, il est rattaché à Steven de Vries, directeur de la distribution wholesale Europe, UK et Amérique latine. Dans ce nouveau poste, Patrick Lutz couvrira les banques privées, les institutions financières mondiales, les banques cantonales, les gestionnaires d’actifs indépendants, les multifamily offices et les gestionnaires de patrimoine. Avant de rejoindre LGIM, Patrick Lutz a travaillé pendant 14 ans chez Franklin Templeton, où il était dernièrement directeur pays Suisse. Auparavant, il a travaillé pour Schroder’s & Co Investment Management, Zürcher Kantonalbank UBS AG, Six Swiss Stock Exchange et Thurgauer Kantonalbank.
Le scandale de corruption qui touche actuellement le Parlement européen demandait une réaction rapide. Ce sera bientôt chose faite. Sa présidente Roberta Metsola, présentera jeudi un plan visant à renforcer en quelques semaines les règles applicables aux députés en matière de déclarations financières et de relations avec les lobbyistes.
La société de capital-investissement NCI vient de lever 150 millions d’euros pour son cinquième fonds de LBO, «Reprendre & Développer 5". Elle a atteint son hard cap, avec la participation d’une vingtaine d’investisseurs institutionnels et 80 dirigeants et family offices. L'équipe de gestion conserve la thèse d’investissement d’accompagner la transmission des entreprises du grand quart Nord-Ouest de la France. Elle investira des tickets de 3 à 18 millions d’euros dans des PME et ETI situées en Normandie, Hauts-de-France, Bretagne, Pays de la Loire et Ile-de-France. Lancé début 2021, le fonds a déjà réalisé onze investissements sur l’ensemble des territoires et sur des secteurs diversifiés (dont Laboratoires Herbolistique, Le Roy Logistique, DecideOm, DPSA, et Decharenton). Le fonds est classé article 8 selon le règlement européen SFDR.
Le muti-family office genevois Key Family Partners vient de nommer deux membres externes pour son comité d’investissement alternatif. Il s’agit d’Eric Sarasin, ancien directeur général adjoint de la Banque Sarasin, et de Fabian Godbersen, fondateur de Bergson Real Estate Capital et ancien responsable Europe germanophone de Blackstone.
Fidelity Investments a acquis Shoobx, une fintech qui gère les plans d’actionnariat des start up et suit les participations des investisseurs du lancement de l’entreprise jusqu’à l’introduction en Bourse. Les conditions financières de l’opération n’ont pas été dévoilées. Cela doit permettre à Fidelity de renforcer son offre de gestion pour les plans en actions des entreprises. La société de gestion administre déjà les plans en actions de près de 700 entreprises, dont la plupart sont cotées en Bourse. En 2021, elle avait établi un partenariat avec Shoobx pour proposer des services communs aux entreprises non cotées. «L’acquisition était l’étape suivante logique», a commenté Kevin Barry, responsable de l’activité Workplace Investing de Fidelity. Cette acquisition de Fidelity est la première depuis sept ans.
Rothschild & Co vient de recruter Richard Brass comme managing director au sein de sa branche de gestion de fortune au Royaume-Uni. Il sera chargé de diriger une nouvelle équipe de conseil clients, et sera épaulé par son ancienne collègue Becky Orme. Tous deux arrivent de Berenberg, où Richard Brass dirigeait la gestion de fortune et d’actifs pour le Royaume-Uni. Ce dernier évoluait chez Berenberg depuis 2011. Auparavant, il a travaillé trois ans chez Schroders Private Banking in 2008.
Sebastien de La Rivière, le gérant d’Elliott derrière les campagnes activistes envers GSK et Fresenius, a quitté le hedge funds de 55,7 milliards de livres, rapporte le Financial Times. Sebastien de La Rivière travaillait chez Elliott depuis 2008. Ses positions chez GSK et Fresenius ont été transférées à d’autres gérants. Plusieurs autre personnalités ont quitté le bureau de Londres d’Elliott ces derniers mois. Parmi eux figurait Mark Levine, Mark Wills, Giorgio Furlani et Sarah Rajani. Cet exode fait que Gordon Singer et Nabeel Bhanji sont les deux gérants senior qui restent à Londres.
Le gestionnaire d’actifs italien Eurizon a recruté Jorge Diaz San Segundo en qualité de directeur des ventes senior pour l’Espagne et le Portugal. Il a pris ses fonctions début décembre au sein de l'équipe dirigée par Bruno Patain. Il a auparavant occupé des postes similaires chez Amundi et Groupama Asset Management dans la péninsule ibérique sur le segment des investisseurs institutionnels.
Lazard Frères Gestion vient de nommer Eléonore Bunel, sa directrice de gestion de taux depuis 2018, à son comité exécutif. Celui-ci est désormais composé de Régis Bégué, Eléonore Bunel, Christophe Coquema, Matthieu Grouès, Sophie de Nadaillac et François de Saint-Pierre, et président par François-Marc Durand. Eléonore Bunel a rejoint Lazard Frères Gestion en 2018 en tant que directeur de la gestion de taux. Elle est également managing director du groupe Lazard depuis janvier 2021. Avant de rejoindre la société, elle a travaillé plus de quinze ans en tant qu’analyste-gérante crédit au sein d’Axa IM. Depuis sa prise de fonction, les encours sous gestion du pôle obligataire de Lazard Frères Gestion sont passés de 4,4 milliards d’euros fin 2018 à 9,8 milliards d’euros fin septembre 2022, essentiellement en raison de la collecte en France et à l’international.
La société de gestion américaine Capital Group a noué un partenariat avec UBS Global Wealth Management, filiale de gestion de fortune du groupe suisse UBS, pour la distribution exclusive d’un fonds obligataire multi-segments auprès des investisseurs basés en Europe et en Asie. Le fonds, baptisé Capital Group Multi-Sector Income Fund (Lux), investit dans quatre segments obligataires :obligations d’entreprise investment grade, obligations d’entreprise high yield, obligations des marchés émergents, obligations titrisées. Il s’agit d’un fonds miroir de la stratégie CapitalGroup Multi-Sector Income lancée sur le marché américain en2019 et gérée par cinq gérants de Capital Group. UBS GWM demeurele partenaire de lancement exclusif du fonds en Europe et en Asiejusqu’au 31mars2023. Le fonds est classé Article 8 au sens du règlement européen sur la publication d’informations en matière de durabilité dans le secteur des services financiers (SFDR). Capital Group précise qu’il applique des exclusions et que son objectif d’empreinte carbone est inférieur d’au moins 30% à celle de son indice de référence. Capital Group gère 2.100 milliards de dollars d’encours dont environ 450 sur l’obligataire.
Trium Capital a lancé Trium Capital Impact, un fonds long/short market neutral qui sera article 9, rapporte Investment Week.Le nouveau fonds cherchera à investir dans des entreprises qui affrontent des sujets comme le changement climatique, la gestion des déchets et l’accès à l’eau. L’exposition longue du fonds sera composée d’une cinquantaine d’entreprises dans le secteur des solutions environnementales, les infrastructures d’énergie alternative et les technologies propres. Sur la partie short, les gérants chercheront à couvrir le marché et les facteurs de risques des positions longues. Le fonds est géré par Joe Mares et Tom Ayres et il est investi principalement en Europe et en Amérique du Nord, mais pourra avoir des expositions sélectives en Asie et dans les marchés émergents.
M&G Real Estate a annoncé ce 10 janvier le lancement du fonds M&G European Living Property Fund, une stratégie de résidentiel européen (ex-Royaume-Uni). Le fonds a été lancé avec un investissement de 400 millions d’euros en provenance de la société d’administration et de gestion de fonds de pension néerlandais MN, et de 178 millions d’euros de la part d’un fonds client interne de M&G. Le fonds sera piloté par le directeur de l’immobilier résidentiel européen, Marcus Eilers. L'équipe de gestion a déjà réalisé un premier investissement de 75 millions d’euros en Finlande à Helsinki avec l’acquisition d’un bâtiment Art nouveau emblématique récemment rénové. M&G Real Estate est la branche immobilière de la division actifs privés et alternatifs (89 milliards d’euros sous gestion au 30 juin 2022) de M&G plc et possède des bureaux européens à Paris, Amsterdam, Francfort, Luxembourg, Madrid, Milan, et Stockholm.
Natixis Interépargne a annoncé ce 10 janvier le lancement dufonds commun de placement multi-entreprises (FCPE) Avenir Actions Long Terme. Il s’agit d’un véhicule mêlant fonds d’actions cotées et non cotées internationales. Le portefeuille cible sera composé de 80% d’encours sur le coté, et 20% sur le non coté. L'équipe de gestion sélectionnera notamment des sociétés de capital-investissement maison, comme Flexstone, Mirova, Naxicap Partners et Seventure Partners.
Lauxera CapitalPartners, spécialisé dans le non coté dans la santé, vient de recruter un cinquième partner. Il s’agit de Victor Decrion, qui occupait un poste équivalent chez Five Arrows Principal Investments,le fonds de mid-market de Rothschild & Co Merchant Banking, où il seconcentraitsur les investissements dans le secteur de la santé. Il travaillait pour Five Arrows depuis près de quinze ans. Avant de rejoindre Rothschild & Co, ila pratiqué lemétier d’avocat d’affaires à New York et Paris.
La Financière de la Cité, une société de gestion créée en 2005 et présidée par Emmanuel Sales, actionnaire majoritaire, a annoncé la finalisation de l’acquisition «de la totalité de ses intérêts minoritaires». Monceau Assurances faisait partie des minoritaires à hauteur de 35%. Interrogée par NewsManagers, la société confirme qu’il s’agit d’une séparation d’avec le groupe Monceau Assurances, qui détenait 15% au moment de la création de la société et était monté à 35% lors du départ de La Française, autre actionnaire historique de La Financière de la Cité. Dans un communiqué, Emmanuel Sales indique vouloir retrouver une «pleine flexibilité stratégique dans un contexte de concentration de l’industrie de la gestion. Nous pourrons ainsi bénéficier pleinement du travail engagé vers la clientèle des grands collecteurs d’épargne et le développement de services de valorisation de portefeuille via la division FDC Systèmes». «Pour aborder ce nouveau chapitre», Franck Languillat, directeur des gestions, a été nommé au poste nouvellement créé de directeur général. Il était jusqu'à présent directeur général délégué. Emmanuel Sales avait démissionné en 2019 du conseil d’administration de Monceau Assurances pour des raisons de divergences stratégiques. A cette époque, Monceau Assurances était dirigé par Gilles Dupin et sa mainmise sur l’entreprise, depuis le Luxembourg où il s'était installé, avait suscité une certaine défiance de plusieurs administrateurs du groupe qui avaient alors donné leur démission. Selon des informations de La Lettre A, l’ACPR, le gendarme des assurances et des banques, avait mis en demeure le groupe mutualiste de redresser la situation. Gilles Dupin a quitté ses fonctions l'été dernier. Différend avec un client La Financière de la Cité gérait en moyenne environ 700 millions d’euros en 2022. Spécialisée sur la clientèle des institutionnels, elle s’est ouverte récemment au marché retail avec le recrutement de Philippe Joly, en charge de la distribution externe. Dans un entretien à Gestion de Fortune en mai 2022, Franck Languillat indiquait ambitionner de doubler la taille de la société d’ici trois ou quatre ans. Une ambition qu’il confirme aujourd’hui. «Nous avons désormais la main sur notre avenir qui passera par de la croissance organique mais peut-être aussi par de la croissance externe ou un adossement à un autre acteur. Nous sommes en tout cas bien positionné pour aborder la clientèle retail via notamment un référencement auprès des plateformes grâce à la bonne performance de nos fonds en 2022", indique-t-il à NewsManagers. La société gérait plus de 2 milliards en 2013. Elle a déménagé son siège social de la rue Berryer à l’avenue de l’Opéra à Paris en 2021. Son résultat net était en perte l’an dernier d’un peu plus de 168.000 euros selon des documents officiels consultables sur Internet. En 2020, le résultat net était positif d’un peu plus de 1 million d’euros. La société indiquait alors qu’un différend l’a opposée en 2020 à un client dont le nom n'était pas divulgué mais dont on devine qu’il s’agit de Monceau Assurances. Ce différent n’avait pas trouvé de règlement en 2021. Elle prévenait alors que «cette situation pourrait entraîner une perte éventuelle de ressources très substantielle pour l’entreprise». D’après nos informations, Monceau Assurances a transféré les fonds gérés par La Financière de La Cité vers Monceau Asset Management, une entité créée en 2021 et issue du rachat de la boutique Vestathena fin 2020. Malgré la perte de ces ressources, «la direction (de Financière de la Cité) estime que, compte tenu de la situation financière de l’entreprise, de sa projection de trésorerie et de ses plans d’actions, cette situation ne crée pas d’incertitude significative sur la capacité de l’entité à poursuivre son exploitation au cours des douze prochains mois», écrivait-elle alors pour 2021. Franck Languillat précise d’ailleurs que le résultat net sera de nouveau positif pour 2022.
Un nouvel acteur voit le jour dans les services aux émetteurs. Annoncé il y a près d’un an, le rapprochement des activités de BNP Paribas et de Caceis, filiale du Crédit Agricole et de Santander, a été officialisé ce 1er janvier 2023. Détenue à parts égales par les deux groupes bancaires, leur coentreprise baptisée Uptevia vise à s’imposer comme « unleader français» sur ce métier, marginal dans les revenus respectifs de ses maisons mère, mais néanmoins incontournable pour accompagner les entreprises cotées ou non cotées dans leurs relations avec leurs actionnaires. Depuis la dématérialisation des titres dans les années 1980, cette activité de tenue de registre pour le compte des grands corporates s’est fortement développée. Mais elle nécessite des investissements constants, notamment pour digitaliser les services offerts à ces entreprises et leurs actionnaires, mais aussi accompagner les évolutions réglementaires. «L’objectif est de mutualiser nos expertises et nos plateformes pour gagner en agilité et nous permettre de continuer à investir en restant au niveau des standards de qualité les plus élevés», explique à L’Agefi Lionel Barthélémy, directeur général de Uptevia, issu des rangs de Caceis Corporate Trust. Une concurrence qui s’intensifie Outre la mutualisation des ressources et les économies d’échelle permises par cette alliance, la création d’Uptevia vise aussi à répondre à l’intensification de la concurrence sur ce métier, alors que des acteurs étrangers viennent chasser sur les terres des banques hexagonales. «Près de la moitié de l’activité de tenue de registre repose sur l’actionnariat salarié qui s’est fortement développé ces dernières années, d’autant plus depuis l’adoption de la loi Pacte. Des prestataires internationaux bancaires ou non bancaires se sont positionnés sur ce segment de métier. C’est un défi auquel nous cherchons également à répondre», précise Anthony Martin, directeur général délégué de Uptevia, issu du métier Securities Services de BNP Paribas. Uptevia, qui va servir les sociétés cotées du CAC 40 et les sociétés cotées sur Euronext, mais aussi les sociétés familiales non cotées et les licornes françaises de la French Tech souhaitant s’introduire en Bourse, ambitionne à terme de devenir un rouage essentiel de l’écosystème européen. «Euronext veut devenir le Nasdaq européen, donc il sera nécessaire de disposer d’un acteur pour accompagner les entreprises dans la tenue de leurs registres, l’organisation de leurs assemblées générales et leurs relations avec les actionnaires. Nous comptons jouer pleinement notre rôle dans cette équation», ajoute Anthony Martin. BNP Paribas et Caceis, qui assurent que leurs fonds de commerce sont «complémentaires» dans cette activité de services aux émetteurs, affirment avoir repris l’intégralité des effectifs en provenance des deux groupes bancaires. Au total, ce sont 300 personnes issues à quasi-parité des rangs de BNP Paribas et de Caceis qui ont rejoint Uptevia. «Il s’agit d’experts opérationnels, informatiques, de commerciaux, de juristes spécialistes des questions réglementaires et de fiscalité», précise Lionel Barthélémy. Alors que le reste des 10.500 salariés de BNP Paribas Securities Services est récemment passé dans le giron de BNP Paribas SA, Lionel Barthélémy assure que la direction d’Uptevia a travaillé avec les partenaires sociauxàla création d’un statut social pour ses salariés tenant compte «du meilleur des deux mondes».
En Europe, 52 nouvelles sociétés ont été visées par des fonds activistes en 2022, soit plus de 341 entreprises contre moins de 300 fin 2021, selon une étude réalisée par le cabinet d’avocats Skadden et Activistmonitor, dévoilée par les Echos. La France a connu seulement trois nouvelles campagnes contre 25 au Royaume-Uni et huit en Allemagne. Il s’agit de Saint-Gobain avec Bluebell Capital, Ipsos avec cinq investisseurs français et Atos avec Sycomore AM. 2023 devrait être tout autant dynamique selon l'étude.
Emergence et NewAlpha Asset Management, gérant délégataire de la Sicav de place, annoncent les quatrième et cinquième investissements du compartiment «Emergence techs for good» dans les fonds Sextant Tech d’Amiral Gestion et Aesculape SRI de Montpensier Finance. Chacun reçoit environ 20 millions d’euros. Ce compartiment, créé à l’été 2022 et éligible à l’initiative Tibi, avait collecté 100 millions d’euros pour participer au financement des entreprises technologiques disruptives cotées, en France et en Europe. Il est déjà investi dans des fonds d’Oddo BHF AM, Financière Arbevel et Edmond de Rothschild AM. Grâce à l’apport d’Emergence, le fonds Sextant Tech d’Amiral Gestion atteint 40 millions d’euros, tandis que Aesculape SRI, fonds santé chez Montpensier, se monte à 65 millions d’euros (au 20 décembre 2022).
Christophe Boucher, 45 ans, directeur de la recherche quantitative et chef stratégiste d’ABN Amro Investment Solutions, a été nommé directeur des investissements, rapporte Les Echos. Il prend la tête d’une équipe d’analystes couvrant toutes les classes d’actifs et supervisera les processus d’investissement et la construction des portefeuilles tout en continuant d’exercer ses fonctions universitaires à Nanterre où il est professeur agrégé d'économie et de finance. Filiale de gestion de la banque néerlandaise ABN Amro, ABN Amro IS gérait 19,3 milliards d’euros à fin septembre 2022. Elle est spécialisée sur la multigestion en architecture ouverte.
La société de hedge fund de Chris Rokos, Rokos Capital Management, a affiché une perte avant rémunération de ses membres de 3,6 millions de livres sur les douze mois à mars 2022, rapporte le Financial Times, citant des documents de la Companies House. L’année précédente, elle avait enregistré un bénéfice de 914 millions de livres. La société a été pénalisée par la chute des obligations à courte échéance pendant l’automne 2021. Son fonds, qui avait réalisé des gains importants au début de la pandémie, a fini 2021 en recul de 26 % environ. Depuis, il a rebondi, profitant de paris sur la hausse des taux. Le fonds a fini 2022 sur une hausse de 51 %, avec seulement un mois de perte, sa plus forte année calendaire depuis son lancement en 2015.
Citadel, l’un des plus gros hedge funds du monde, envisage de s’établir au 350 Park Avenue, un gratte-ciel à Manhattan, le quartier des affaires de New York, rapporte Bloomberg. Le bâtiment est une tour d’environ 411 mètres de haut avec 51 étages de bureaux et sept terrasses, dont la construction devrait s’achever en 2032 selon des sources anonymes interrogées par Bloomberg. Citadel devrait occuper 54% des bureaux de la tour, qui sera conçue par le cabinet de l’architecte star Norman Foster, Foster + Partners. En juin 2022, Ken Griffin, le milliardaire fondateur de Citadel, avait annoncé le déménagement du hedge fund de Chicago à Miami.Dans une lettre à ses employés, l’homme d’affaires indiquait qu’il avait personnellement déménagé en Floride et que son activité de teneur de marché, Citadel Securities, s’y installait aussi. En janvier 2019, Ken Griffin avait acquis le logement le plus cher jamais vendu aux Etats-Unis, payant 238 millions de dollars pour un appartement donnant sur Central Park à New York City, selon les informations du Financial Times, peu après l’acquisition d’une autre demeure à Londres pour 95 millions de dollars. En 2020, le Wall Street Journal valorisait à plus d’un milliard de dollars le patrimoine immobilier personnel de Ken Griffin. En 2022, le fonds principal du hedge fund a enregistré une performance de 38%. Citadel a aussi engrangé dès profits records.
Le gestionnaire alternatif canadien Brookfield Asset Management a annoncé, lundi, avoir reçu le feu vert de la Bourse de Toronto pour racheter plus de 31 millions d’actions de classe A entre le 11 janvier 2023 et le 10 janvier 2024. Cela représente environ 10% du flottant de la société de gestion, qui a précisé qu’elle paiera le prix du marché au moment de l’acquisition pour toute action de classe A concernée par l’opération. A la date du 28 décembre 2022, Brookfield AM avait émis plus de 412 millions d’actions qui représentaient 25% du capital de la société de gestion, les 75% restants étant détenus par Brookfield Corporation. Sur les 412 millions d’actions de Classe A émises, plus de 317 millions formaient le flottant pouvant être investi par le public.
La nouvelle présidente de l’Autorité de marchés financiers (AMF), Marie-Anne Barbat-Layani, a présenté ce 9 janvier ses premiers vœux à la presse. Au menu du discours, trois domaines qui ont particulièrement souffert en 2022: protection des épargnants, finance durable, et régulation de la finance digitale. Les épargnants seront au cœur de l’action de l’AMF en 2023, a expliqué Marie-Anne Barbat-Layani. Du côté du conseil financier, la présidente veut que la qualité comme la proximité du conseil soient prises en compte dans les réflexions européennes sur la protection des investisseurs. «Des idées qui peuvent être simples en apparence comme l’interdiction pure et simple des commissions ne sont pas forcément les plus efficaces. Evidemment, les frais doivent être transparents, raisonnables et justifiés », a-t-elle ainsi soutenu. Pour cela, le régulateur va s’assurer que l’information financière comme les frais des produits soient lisibles et compréhensibles par l’épargnant moyen pour qu’il puisse prendre des décisions d’investissement éclairées. L’AMF va également mener une campagne d'éducation financière ciblée et diffusée sur les réseaux sociaux, et surtout agir contre la commercialisation et la promotion d’offres d’investissement à risque sur les réseaux sociaux, notamment via les fameux « influenceurs ». La dirigeante a ensuite mis l’accent sur sa volonté d’obtenir des clarifications sur la réglementation européenne verte autour de la finance durable afin de faciliter son travail de supervision. Elle a notamment souligné «une frustration» sur ce manque de clarté des textes réglementaires. «Nous ne disposons pas en matière de finance durable, soit pour les sociétés de gestion soit pour les émetteurs, de toutes les bases et les références », a-t-elle déclaré. Et ce malgré la création de la Commission Climat et Finance Durable (CCFD) depuis 2019 au sein du régulateur français et un certain nombre de réglementations européennes et la doctrine de l’AMF en matière d’information des investisseurs. «Nous avons besoin de poursuivre la clarification au niveau européen des réglementations durables», a-t-elle ajouté. La régulation reste ambiguë sur la notion d’investissement durable L’année 2023 sera en effet charnière pour la finance durable en Europe. Le niveau 2 de la réglementation Sustainable Finance Disclosure Regulation (SFDR) est entré en vigueur ce 1er janvier. Il exige des sociétés de gestion de justifier la catégorisation des fonds les moins verts (article 6) aux plus verts (article 8 et 9). Cependant, la régulation reste ambiguë sur la notion d’investissement durable, ce qui préoccupe le régulateur français sur l’application de SFDR, l’une de ses priorités de supervision pour l’année 2023. En attendant, la plupart des grandes sociétés de gestion ont déjà rétropédalé en déclassant de nombreux fonds d’article 9 à 8, ou de 8 à 6. En ces temps de transformation, Marie-Anne Barbat-Layani a assuré aux acteurs financiers qu’elle continuerait à les accompagner, qu’elle maintiendrait son niveau d’exigence et qu’elle n’hésiterait pas à dénoncer le greenwashing. Enfin, en plein krach crypto suite à l’effondrement de la plateforme FTX, le gendarme financier français a dévoilé des pistes pour davantage protéger les investisseurs. Marie-Anne Barbat-Layani a ainsi confirmé sa volonté d’accélérer le passage du régime d’enregistrement au régime d’agrément obligatoire pour les acteurs cryptos non enregistrés, comme l’a proposé le sénateur Hervé Maurey (Union centriste) dans un amendement au projet de loi visant notamment à adapter la réglementation européenne Markets in Crypto-Assets (MiCA) en droit français. Les prestataires de services sur actifs numériques (PSAN), qui seront enregistrés d’ici le 1er octobre 2023, seront eux «accompagnés» le temps du délai permis par la transition vers le régime MiCA. « Aujourd’hui en France, nous avons 50 acteurs enregistrés mais aucun agréé », a d’ailleurs rappelé la présidente.
Le Département d’Etat américain (DOS), chargé des relations internationales, a déclaré qu’il avait l’intention de faire passer les frais de renonciation à la citoyenneté américaine de 2.350 dollars à 450 dollars. Cette déclaration figure dans une réponse faite au tribunal du District de Columbia qui oppose le DOS à l’Association des Américains Accidentels, constituée de personnes qui ont hérité de manière fortuite de la nationalité américaine sans avoir d’attache à ce pays. Le 31 décembre dernier, le département du Trésor américain avait déjà publié des textes visant à assouplir les obligations de déclaration des banques étrangères concernant ces citoyens n’ayant, pour beaucoup, pas résidé durablement aux Etats-Unis.