Selon un rapport de la commission des finances du Sénat, la reprise des deux porte-hélicoptères Mistral non livrés à la Russie et cédés à l’Egypte a un coût, contrairement à ce qu’a déclaré l’exécutif français. Ce rapport, rédigé par le sénateur du parti Les Républicains Dominique de Legge, estime que la perte pour l’Etat pourrait être comprise entre 200 et 250 millions d’euros. «Si l’accord avec l’Egypte se concrétise, l’Etat récupérera via Coface une fraction du produit de la vente, dont on peut provisoirement estimer qu’elle se situera entre 850 millions et 900 millions d’euros», indique le rapport, alors que l’annulation du contrat russe représente une perte de 1,1 milliard d’euros. Les industriels subiront pour leur part une perte de 150 millions, estime le rapport.
Les cours du pétrole ont terminé hier en hausse sur le Nymex, en raison d’une anticipation de baisse hebdomadaire des stocks de brut aux Etats-Unis. Les chiffres sont publiés aujourd’hui par l’agence fédérale d’information sur l’énergie. Les cours ont également profité d’un léger rebond de Wall Street, porté par un indice de confiance du consommateur meilleur que prévu en septembre. Le contrat novembre sur le brut léger américain (WTI) a gagné 1,8%, à 45,23 dollars le baril.
La moitié des obligations émises par le Nigeria sera retirée aujourd’hui du GBI-EM, l’indice obligataire souverain des marchés émergents créé par JPMorgan, tandis que le reste sera retiré le mois prochain, a déclaré la banque hier, conformément à sa décision du 8 septembre. Celle-ci est motivée par la politique restrictive de change mise en place par la Banque centrale du Nigeria.
« L’ISR nous permettra d’affirmer que la finance est notre outil pour construire une société plus dynamique, plus juste et plus écologique, a déclaré d’emblée Claude Bartolone, président de l’Assemblée Nationale, lors du lancement de la semaine de l’ISR qui s’est déroulé au siège d’AG2R La Mondiale, lundi soir.
Après Mirova ou encore SEB, le jeune groupe des fonds investis en green bonds va bientôt compter un nouveau membre : Humanis Gestion d’actifs, la société de gestion du groupe de protection sociale Humanis, a annoncé le lancement de son premier fonds obligations vertes doté de 30 millions d’euros. Ce qui relativement important par rapport à la concurrence, le plus gros fonds français étant doté de 60 millions d’euros. Selon Gregory Schneider-Maunoury, responsable de l’analyse ISR chez Humanis : «En termes d’allocation, la barre des 10 % nous paraît irréaliste à l’heure actuelle mais envisageable d’ici 5 ans, que ce soit à travers des investissements directs ou indirects.»
Myria AM, société de gestion filaile de l’ l’Union Financière de France (UFF), est en train de recruter un 4ème gérant, avec un profil spécialisé dans les fonds de performance absolue.
Les obsèques d'Alice Nguyen-Desideri ont eu lieu le 18 septembre dernier à Paris. C'est une triste nouvelle pour tous ceux qui ont eu la chance de travailler avec elle. Alice laissera pour beaucoup d'entre nous l'image d'une femme joyeuse et d'une professionnelle attentive de l'analyse de fonds.
Comment va se dérouler la mise en place de la complémentaire santé obligatoire en entreprise à partir du 1er janvier prochain ? C'était entre autres choses l’objectif du rapport sur la solidarité et la protection sociale complémentaire collective, remis le 23 septembre par Dominique Libault, l’ancien directeur de la sécurité sociale et directeur général de l’Ecole nationale supérieure de la sécurité sociale (EN3S), à Marisol Touraine, la ministre de la Santé.
La politique monétaire active menée par la Banque centrale européenne est la bonne, a déclaré mardi François Villeroy de Galhau, proposé par le président François Hollande au poste de gouverneur de la Banque de France. «Je crois que la politique monétaire active aujourd’hui menée avec Mario Draghi est la bonne pour tendre vers une inflation proche de 2%», a dit l’ancien dirigeant de BNP Paribas lors de son audition devant la commission des Finances de l’Assemblée nationale, qui doit se prononcer sur sa nomination en même temps que celle du Sénat. «Cette politique monétaire est nécessaire aussi pour soutenir la croissance même si elle ne peut y suffire. Il faut des réformes dans chaque pays dont le nôtre, il faut un renforcement de la zone euro et enfin, il ne faut pas renoncer à l’ambition d’un meilleur ordre monétaire mondial.»
Les prix des logements individuels ont progressé en juillet au même rythme qu’au mois précédent aux Etats-Unis, montre mardi l’indice mensuel Standard & Poor’s/Case-Shiller. Basé sur les prix relevés dans 20 grandes métropoles du pays, cet indice est en hausse de 5% sur un an, comme en juin. La hausse est plus marquée dans l’ouest des Etats-Unis avec des progressions de 10,4%, 10,3% et 8,7% respectivement à San Francisco, Denver et Dallas.
L’inflation en rythme annuel est passée en territoire négatif en septembre en Allemagne pour la première fois en huit mois, ce qui pourrait se traduire par un taux nul pour l’ensemble de la zone euro et inciter la Banque centrale européenne (BCE) à prendre de nouvelles initiatives. L’indice des prix à la consommation calculé aux normes harmonisées européennes (IPCH) affiche un recul de 0,2% sur un an, sa valeur la plus faible depuis janvier, après un gain de 0,1% en août, selon l’estimation préliminaire publiée mardi par l’institut fédéral de la statistique.
Selon l’enquête menée par le Crédoc pour le Think tank Terra Nova, les Français sont attachés à des réformes dans le système de protection sociale, mais en douceur.
La banque Schroder & Co a désigné son nouveau responsable pour la clientèle particuliers suisse alémanique en la personne d’Ariel Goekmen, rapporte L’Agefi suisse. Ce dernier prendra début octobre la direction des relations avec la clientèle et se chargera du développement des activités avec les clients fortunés. Ariel Goekmen fera également son entrée à la direction.
Le gestionnaire d’actifs américain Capital Group a annoncé, le 28 septembre, l’ouverture d’un bureau à Zurich, en Suisse. La société de gestion indique que ce bureau «jouera un rôle important dans sa stratégie visant à renforces ses relations avec les institutions financières locales, régionales et internationales». Capital Group entretient une longue histoire avec la Suisse, ayant ouvert un bureau à Genève dès 1962. La société de gestion, dont les encours s’élèvent à quelque 1.400 milliards de dollars à fin 2014, compte désormais huit implantations en Europe: Londres, Genève, Milan, Madrid, Amsterdam, Francfort, Luxembourg et maintenant Zurich.
New York Life Investment Management (New York Life IM), maison-mère de Candriam, va ouvrir un bureau à Tokyo début 2016 et envisage d’y installer une équipe de 5 à 10 collaborateurs, rapporte le Financial Times. «Les changements au Japon représentent une formidable opportunité pour les gestionnaires d’actifs internationaux», a déclaré au quotidien économique Naïm Abou-Jaoudé, président de la branche international de New York Life IM.
La société IFDS, spécialisée dans les services technologiques au secteur de la gestion d’actifs, vient de recruter Stephen Mohan au poste de responsable des opérations ou «chief operating officer» (COO) de ses activités liées aux plateformes. Stephen Mohan travaillait précédemment chez Allfunds Bank, où il était responsable du Royaume-Uni et de l’Irlande, après avoir piloté les services opérationnels de Cofunds pendant huit ans. Dans ses nouvelles fonctions, Stephen Mohan est rattaché au patron des activités liées aux plateformes, Matthew Brown. Avec ce recrutement, IFDS espère poursuivre son développement au sein du secteur de la gestion de fortune.
Bradley Mitchell, jusque-là gérant actions britanniques chez Royal London Asset Management, a décidé de quitter la société et, donc, d’abandonner la gestion du fonds UK Growth (511 millions de livres d’encours) dont il avait la charge, a appris le site Investment Week. L’intéressé, qui travaillait depuis 11 ans au sein de la société de gestion, souhaite trouver une nouvelle opportunité dans l’industrie de la gestion d’actifs. Interrogé par Investment Week, le groupe Royal London Asset Management n’a pas souhaité commenter ce départ ni divulguer le nom de son remplaçant pour la gestion du fonds UK Growth. Avant de rejoindre Royal London Asset Management, Bradley Mitchell était gérant de fonds britanniques chez Aviva de 1987 à 2003.
Axa Investment Managers (Axa IM) a nommé Rob Barrett au poste de responsable commercial en charge des institutionnels au Royaume-Uni. A ce titre, l’intéressé sera rattaché à Irshaad Ahmad, responsable d’Axa IM pour le Royaume-Uni. Rob Barrett sera plus particulièrement chargé de piloter la croissance de l’activité institutionnelle outre-Manche.Rob Barrett travaillait précédemment chez Invesco Perpetual où il a passé plus de trois ans au sein de son équipe commerciale dédiée aux institutionnels en Irlande et au Royaume-Uni. Avant cela, il a officié en tant que responsable des institutionnels pour le Royaume-Uni chez Swisscanto et en tant que responsable commercial pour le Royaume-Uni chez HSBC Global Asset Management. Rob Barrett connaît bien la maison Axa IM, ayant travaillé de 2004 à 2008 au poste de responsable européen du marketing pour l’Europe du Nord d’Axa Rosenberg.
Le gestionnaire d’actifs américain Neuberger Berman a recruté Jonathan Geoghegan au poste de responsable de sa division dédiée aux institutions financières et aux intermédiaires au Royaume-Uni, rapporte InvestmentEurope. Dans le cadre de ses nouvelles fonctions, il sera responsable du développement de l’activité de la société de gestion auprès des intermédiaires en approfondissant les relations nouées au Royaume-Uni avec les grandes banques privées internationales, les gestionnaires d’actifs, les family offices, les gestionnaires de fortune et les multi-gérants. Basée à Londres, la nouvelle recrue est rattachée à Tom Douie, responsable des intermédiaires pour l’Europe, le Moyen-Orient et l’Afrique chez Neuberger Berman. Jonathan Geoghegan arrive en provenance de HSBC Global Asset Management où il a travaillé pendant six ans en qualité de «Senior Relationship Manager», responsable à ce titre des relations avec les institutions financières (banques privées, gérants de fonds, family offices) à Londres et en Irlande.
Le fournisseur de services et produits agroalimentaires Cargill prévoit de se séparer de son activité de hedge funds, rapporte le Financial Times. Lundi, la société a annoncé qu’elle cèderait à ses employés trois sociétés de fonds appartenant à sa division Black River Asset Management, tandis que les deux fonds qui négocient de l’agriculture et de l’énergie seront regroupés dans Cargill. Black River gérait 7,4 milliards de dollars en juin.
Les clients investisseurs d’Axa Investment Managers ont été informés que la marque Axa IM serait désormais la seule à apparaître sur tous les supports du groupe, la société de gestion disant ainsi adieu à six marques comme Framlington ou Rosenberg, rapporte le quotidien économique Les Echos. Toutefois, le nom de ces entreprises continuera d’apparaître comme une expertise et les sociétés resteront indépendantes. L’ensemble de l’homogénéisation des prospectus, reportings et autres signalétiques Internet aurait coûté un petit million d’euros. En France, premier changement notable, AXA Real Estate va devenir AXA IM Real Assets.
Laurent Garret, actuel membre du directoire de Neuflize OBC, la banque privée du groupe ABN Amro en France, va prendre la tête d’une équipe dédiée aux activités de marchés de capitaux et qui officiera sous la marque ABN Amro, rapporte le quotidien économique Les Echos. Il s’agit d’une première depuis le rachat du groupe en 2007 par Fortis, Royal Bank of Scotland et Santander, puis nationalisé par l’Etat néerlandais au moment de la crise financière. L’équipe de Laurent Garret viendra compléter celle déjà existante à destination des institutionnels sur la gestion d’actifs. « Le développement d’ABN Amro en France sur les activités de marchés de capitaux se fera étape par étape, a indiqué Laurent Garret aux Echos. Son démarrage commencé en mars dernier. »
Accel-KKR, une coentreprise détenue par la société de capital-investissement KKR et la société de capital-risque Accel, a annoncé, le 28 septembre, avoir officiellement bouclé son cinquième fonds d’investissement avec 1,3 milliard de dollars de capitaux. Le véhicule, baptisé Accel-KKR Capital Partners V LP, poursuivra la stratégie de long terme d’Accel-KKR visant à investir en priorité dans PME spécialisées dans les logiciels et les services informatiques et technologiques.Ce cinquième fonds a pu compter sur le soutien des investisseurs déjà investis dans les précédents fonds de la coentreprise, tout en étant capable d’attirer plusieurs nouveaux investisseurs. Avec ce nouveau véhicule, Accel-KKR dispose désormais de 4 milliards de dollars de capitaux répartis dans ses différents fonds.
Emertec a annoncé le 28 septembre le lancement du Fonds Européen des Matériaux, dédié au financement des entreprises présentant une innovation liée au domaine des matériaux, qui vient de réaliser son premier closing à hauteur de 21 millions d’euros. Dans la continuité de son prédécesseur (le Fonds Lorrain des Matériaux, en phase de désinvestissement), le Fonds Européen des Matériaux bénéficie du soutien de ses investisseurs historiques (Région Lorraine, Bpifrance et ArcelorMittal), tout en ayant réussi à élargir son tour de table à de nouveaux investisseurs tant financiers (Crédit Agricole de Lorraine) qu’industriels (E-ON), mais aussi des entrepreneurs engagés à titre personnel dans le développement de l’innovation tels que Victoire de Margerie ou Jean-Pierre Robert. De manière complémentaire aux fonds et outils de financement existants par ailleurs, le Fonds Européen des Matériaux investira dans des PME et start-ups ayant passé avec succès la phase d’amorçage, et dont le développement à venir s’appuie sur une preuve de concept technologique et commercial déjà établie. Le fonds prendra des participations minoritaires en fonds propres et/ou quasi-fonds propres, pour des investissements unitaires compris entre 0,5 million d’euros et 2 millions d’euros par opération. Le Fonds Européen des Matériaux vise en particulier des entreprises implantées dans un large périmètre autour de Metz-Nancy incluant le grand quart Nord-Est de la France et une partie des pays européens limitrophes (Belgique, Luxembourg, Allemagne et Suisse), maîtrisant une innovation liée au domaine des matériaux ou encore positionnées sur des secteurs de croissance dans l’industrie et les dispositifs médicaux. La création de ce nouveau fonds de Capital-Innovation est l’aboutissement d’une réflexion engagée en avril 2014 à l’initiative de Laurent Bocahut (alors directeur associé du Fonds Lorrain des Matériaux) et d’Éric Marty (membre du directoire d’Emertec). La gestion du Fonds Européen des Matériaux est confiée à Emertec sous la responsabilité de Laurent Bocahut, qui intègre l’équipe de gestion pour y créer et diriger le nouvel établissement de Metz. Il y sera rejoint avant la fin 2015 par un nouveau collaborateur. Désormais forte de près de 200 millions d’euros sous gestion, présente à Grenoble, Paris et Metz, Emertec consolide ainsi sa présence sur le territoire français et entame son développement vers l’Europe.