Allianz Global Investors (AllianzGI) a annoncé le 1er juin la finalisation de l’acquisition de Rogge Global Partners (RGP), spécialiste de la gestion obligataire internationale basé à Londres. Cette opération, annoncée en février dernier (Newsmanagers du 9 février 2016), permet à AllianzGI de développer son expertise obligataire et devrait permettre d’accélérer la distribution des stratégies de RGP à l’international. « Cette opération réussie marque un tournant dans le développement d’AllianzGI, car nous mettons ainsi à disposition de nos clients une gamme variée et reconnue de stratégies obligataires internationales. L’acquisition de RGP renforce notre expertise en gestion obligataire fondamentale internationale – classe d’actifs qui suscite une demande forte des clients. Par ailleurs, elle renforce aussi notre présence au Royaume-Uni, un marché d’importance stratégique pour AllianzGI », indique Andreas Utermann, directeur général et directeur mondial des investissements d’AllianzGI, cité dans un communiqué. A l’instar des précédentes intégrations de sociétés chez AllianzGI, les spécificités et processus propres à la philosophie de gestion de RGP, forte de 30 ans d’expérience, seront maintenus au sein de la plateforme d’investissement mondiale. Ainsi, Malie Conway restera à la tête de l’équipe RGP et sera, en tant que directrice de la gestion obligataire internationale, placée sous la supervision de Franck Dixmier. En parallèle, l’expertise de RGP sur les marchés émergents sera combinée à celle de l’équipe dette émergente d’AllianzGI, dirigée par Greg Saichin. Les gérants de portefeuilles de cette nouvelle équipe de dette émergente seront sous la supervision de Greg Saichin, et intégrés au sein de RGP.
La société d’investissement cotée Wendel, dans le cadre de son assemblée générale, fait part d’un actif net réévalué (ANR) de 139,6 euros par action au 23 mai 2016, en hausse de 8,9% depuis mars. En outre, le chiffre d’affaires de la société d’investissement de 1,280 milliards d’euros au 1er trimestre 2016 a progressé de 68,4 % dont 1,2% en données organique. Le chiffre d’affaires consolidé de ses participations (Bureau Veritas, Constantia Flexibles, AlliedBarton ou Cromology) a atteint 2,48 milliards d’euros au premier trimestre, en progression de 63,4% en données publiées.
Schroders pousse ses pions aux Etats-Unis. Le gestionnaire d’actifs britannique a annoncé, ce 1er juin, avoir noué un partenariat stratégique avec Hartford Funds, une société de gestion américaine qui offre une large gamme de stratégies gérées activement aux conseillers financiers américains et leurs clients. L’objectif de cette alliance est d’élargir la plateforme d’investissement de Hartford Funds, indique Schroders dans un communiqué.Concrètement, Hartford Funds va adopter 10 des fonds de droit américain de Schroders. Ces fonds, qui incluent des stratégies actions, obligataires et multi classes d’actifs, représentent un total de 2,2 milliards de dollars d’actifs sous gestion, précise Schroders. Ces fonds seront rebaptisés « Hartford Schroders Funds » et seront conseillés par Hartford Funds, avec une délégation de gestion à Schroders. L’adoption des fonds devrait être finalisée d’ici à la fin du troisième trimestre 2016.Ce partenariat permet à Schroders « d’accélérer la croissance de ses activités auprès de la clientèle intermédiée aux Etats-Unis et ses projets de développement sur le marché américain », a commenté Peter Harrison, directeur général de Schroders, cité dans un communiqué.Hartford Funds dispose aujourd’hui de 73,6 milliards de dollars d’actifs sous gestion et propose plus de 45 fonds gérés selon une grande variété de styles dans de nombreuses classes d’actifs.
Amundi annonce le lancement d’un nouvel FCP, Amundi Green Bonds. Ce fonds permet aux investisseurs institutionnels de participer au financement de la transition énergétique et écologique en investissant non seulement dans le marché des obligations vertes , mais aussi dans des titres de dettes d’entreprises spécialisées ou leader dans le développement de technologies vertes . Amundi Green Bonds est un fonds géré activement, précise un communiqué. La gestion repose à la fois sur une analyse extra-financière des émissions et sur une analyse fondamentale de la situation de crédit des émetteurs. Les green bonds constituent le cœur de l’univers d’investissement, avec au moins 66% de l’allocation. Amundi Green Bonds a pour objectif de surperformer l’indice Barclays Global Green Bonds Index (coupons réinvestis) couvert en euros, sur un horizon d’investissement minimum de 3 ans, avant la prise en compte des frais courants.
L’encours d’épargne solidaire a franchi le cap d’1 milliard d’euros chez BNP Paribas Investment Partners, indique la société de gestion dans son troisième rapport semestriel de performance sociale de ses fonds solidaires. D’autre part, au 31 décembre 2015, l’investissement solidaire représentait 55 millions d’euros d’encours, la microfinance et le soutien à l’entrepreneuriat et l’accès au logement constituant les deux affectations principale (36 % et 33 % respectivement). En outre, 12 millions d’euros ont été investis en 2015 et dix-sept entreprises ont été financées, précise BNP Paribas Investment Partners.
La Caisse des Dépôts et l’Association française de l’assurance ont annoncé mercredi 1er juin la réussite de la deuxième levée de capital des fonds Novo, pour un montant de 405 millions d’euros supérieur à l’objectif initial de 300 millions d’euros. La quasi-totalité des 24 investisseurs initiaux a participé à cette augmentation de capital qui fait des fonds Novo, dotés de 1,42 milliard d’euros, les plus grands fonds d’investissement des PME-ETI, précise un communiqué. Depuis 2013, les fonds Novo ont accordé 43 prêts à 41 entreprises, pour un total de 1 milliard d’euros. Ces prêts sont en moyenne d’un montant supérieur à 23 millions d’euros (de 8 à 50 millions d’euros), avec un taux de 4,06 %, une maturité de 6,8 ans et un remboursement du capital à terme. Les entreprises bénéficiaires sont 40 ETI et une PME, réalisant un chiffre d’affaires moyen de 400 millions d’euros. Les principaux secteurs d’activité soutenus aujourd’hui par les fonds Novo sont l’industrie (40 % des sociétés), la santé (12 %), les services (10 %), l’informatique (10 %), mais également l’énergie, la chimie, l’environnement…Pour accroitre le financement des PME-ETI et orienter davantage l’épargne vers l’économie entrepreneuriale, les 24 investisseurs - dont la Caisse des Dépôts, des sociétés d’assurances, des fonds de retraite - profite, avec le prêt obligataire, une offre compétitive compatible avec leurs règles de gestion de l’épargne.
La société de gestion BlueOrchard entend profiter d’une période qui lui est incontestablement favorable. Celle où les taux au plus bas voire négatifs conduisent les investisseurs institutionnels – entre autres – à s’intéresser à des solutions alternatives à la recherche de rendement. En l’occurrence, il s’agit pour la société de gestion agréée par la CSSF luxembourgeoise et la Finma suisse de mettre en avant l’intérêt de la microfinance qu’elle pratique depuis 15 ans. « Notre mission consiste à offrir des solutions de financement innovantes à des institutions dans les pays en développement et qui génère des rendements pour ses investisseurs », indique-t-elle en guise de présentation. De fait, les rendements suscitent l’intérêt à la fois en raison de leur niveau que de leur faible volatilité. En chiffres l’indice représentatif de la microfinance affiche un rendement annualisé de +3,65 % sur les dix dernières années avec une volatilité de 0,33 % sur 3 ans, 0,50 % sur 5 ans ou 0,62 % sur 10 ans. Présente mercredi 1er juin à Paris, Maria Teresa Zappia, directrice des Investissements de la société et Maxyme du Chayla, conseiller du président Patrick Scheurle - et dédié aux investisseurs français - sont venus détailler le fonctionnement et l’intérêt de leur maison. BlueOrchard affiche 1,3 milliard de dollars d’actifs sous gestion, soit 10 % des encours globaux investis dans cette classe d’actifs particulière. Les encours se répartissent sur sept fonds crées notamment selon la zone géographique couverte. Dans le détail, l’offre de BlueOrchard est composé d’un fonds ouvert – le plus important – qui affiche 400 millions de dollars d’actif net, à côté de six autres fonds d’investissement alternatifs fermés après une période de commercialisation d’un an. Dans les faits, la société de gestion qui est présente sur les quatre continents insiste sur la performance sociale qui figure au cœur de ses préoccupations. Dans un premier temps, la société de gestion récolte les capitaux d’acteurs financiers majeurs publics, tels que les fonds souverains, les banques de développement, mais également privés tels que des banques, des assureurs ou des fondations. Les capitaux en question sont investis dans des fonds sélectionnés dont BlueOrchard réalise l’allocation pays et celle de l’institution de microfinance (IMF) avant que les prêts en question soient affectés à des individus, ou des micro et petites entreprises, etc. Les prêts aux IMF sont en moyenne compris entre 1,5 million et 2 millions de dollars. En outre, côté change, BlueOrchard couvre systématiquement les monnaies locales en dollars ou en euros. La société de gestion insiste sur un taux de défaut très bas de 1 % tandis que les prêts accordés et entièrement remboursés dans les temps représentant 97 % et ceux remboursés avec retard 2 %. Pour justifier cette solidité, BlueOrchard rappelle sa philosophie d’investissement qui privilégie les institutions de microfinance les plus solides. « Généralement, nous nous focalisons sur les IMF solides et bien gérées, rentables avec une taille de bilan supérieure à 75 millions de dollars et plus de cinq ans d’existence », a indiqué Maxime du Chayla. « Pour autant », a-t-il relevé, « pour des mandats spécifiques sur l’Asie, nous pouvons nous intéresser à des IMF prometteuses avec une taille de bilan supérieur à 30 millions de dollars et de deux ans d’existence seulement, voire des start-up ou des ONG dont le bilan est compris entre 1 et 30 millions et de moins de deux ans d’existence. » L’intérêt de ces fonds pour les investisseurs est d’impliquer tant des bailleurs mondiaux que des investisseurs privés, a ajouté Mayme du Chayla. Cela étant, ce type d’investissement peut comporter des risques. «Il s’agit principalement du risque politique, où l’on peut remettre en cause l’apport de capitaux extérieurs auprès des prêteurs», a indiqué le responsable. Quant à la concurrence du crowdlending, elle semble encore mesurée et n’inquiète pas vraiment les responsables de la société de gestion qui voient dans la démarche de certains d’entre eux un manque de rigueur, voire dans certains cas de transparence... Pour sa part, BlueOrchard dispose d’une équipe d’investissement de 30 personnes présentes sur les quatre continents et revendique d’ores et déjà 1 625 prêts depuis sa création...
EFG Asset Management (EFGAM) vient de nommer Jeff Li en qualité de gérant principal pour le fonds New Capital Global Equity Conviction, après avoir officié en tant que gérant principal adjoint depuis le lancement du fonds en juin 2015, rapporte Citywire Selector. Cette nomination fait suite au départ du gérant Robin Milway, qui a rejoint Neptune Investment Management au poste de « Head of Stock Strategy » pour superviser le lancement d’un fonds actions européennes. Jeff Li travaille depuis 4 ans chez EFGAM et compte plus de 11 ans d’expérience dans le secteur de la gestion d’actifs.
Le groupe suisse Pictet a nommé Dominique Jooris au poste de directeur général (CEO) pour Bank Pictet & Cie (Asia), l’entité de gestion privée à Singapour. Il prendra ses fonctions le 11 juillet et sera sous la responsabilité de Claude Haberer, CEO de Pictet Wealth Management Asia, a précisé Pictet le 1er juin.Dominique Jooris sera également responsable du développement de Pictet Wealth Management en Asie du Sud et du Sud-Est. Il arrive en provenance de Goldman Sachs, où il a occupé différents postes depuis 2005. Plus récemment, il était responsable du marché des crédits et des capitaux en Asie depuis Hong Kong.
Le groupe bancaire Reyl & Cie a désigné un nouveau responsable pour sa division Asset Services, mise en place l’an dernier, en la personne d’Andreas Söderholm. Ce dernier sera chargé de promouvoir l’offre de l'établissement genevois aux investisseurs institutionnels, à savoir des banques, des courtiers en valeurs mobilières, des gérants d’actifs indépendants, des gérants de fonds, des administrateurs de fonds et des family offices en Suisse et à l'étranger, précise Reyl dans un communiqué.Les prestations déployées dans cette division comprennent notamment des services de négoce, de conseil en investissements, de dépositaire ainsi que de dépositaire de fonds, de gouvernance et d’organisation. Au cours de sa carrière, Andreas Söderholm a travaillé pour Saxo Bank, Laven Partners à Genève et Credit Suisse. Il a également occupé un certain nombre de postes de direction pour différents fonds de placement et sociétés de gestion de portefeuille.
La Banque centrale européenne n’a pas modifié sa politique monétaire jeudi, un statu quo sans surprise, mais son président, Mario Draghi, pourrait annoncer dans la journée une révision à la hausse de ses prévisions d’inflation et de croissance pour la zone euro. Le taux de refinancement, principal taux d’intérêt de la BCE, reste fixé à zéro, le taux de la facilité de prêt marginal à 0,25% et le taux de la facilité de dépôt à -0,4%. La BCE entamera le 8 juin ses achats de titres d’entreprises.
Des agences françaises d’HSBC ont été victimes d’une panne informatique ce jeudi. Les conseillers en agence ne pouvaient pas accéder aux informations de leurs clients. Selon un porte-parole d’HSBC France, la panne qui n'était pas liée à une attaque informatique mais à une défection du système de paie, a pris fin en fin de matinée. L’une d’entre elles, contactée par l’Agefi en fin de matinée, rencontrait toujours des difficultés même si une partie de son service avait été rétabli. En début d’année, les clients britanniques d’HSBC avaient été empêchés d’accéder à leur compte en ligne en raison d’un problème informatique.
Theam, le spécialiste de la gestion protégée, indicielle et modélisée de BNP Paribas Investment Partners, annonce jeudi l’arrivée d’Isabelle Bourcier au poste de responsable de l’activité ETF et fonds indiciels. Elle sera rattachée à Denis Panel, directeur général de Theam, et sera membre du comité exécutif.
L’Autorité européenne des marchés financiers a publié jeudi un texte rappelant les banques à leurs responsabilités en matière de commercialisation de titres soumis au «bail-in», c’est-à-dire dont la valeur peut être effacée pour renflouer un établissement de crédit.
Un document franco-italien appelle à fixer un plafond maximum de 8% pour les fonds propres et passifs exigibles par le mécanisme de résolution unique en cas de bail-in bancaire, a révélé Reuters hier. Le conseil de résolution européen a déjà annoncé que les principales banques devraient avoir un coussin de capital «d’au moins» 8% de leur passif, sa présidente Elke König ayant prévenu que cela pourrait être «bien plus» pour certaines banques.
Ils auraient engagé des sondeurs privés pour anticiper le résultat du vote, alors que la volatilité sur la livre a atteint hier ses plus hauts niveaux depuis 2009.
Le fonds va pouvoir investir jusqu'à 20% de son portefeuille dans des fonds d'investissement. Dans un contexte de taux bas, il mise sur les actifs illiquides.
Allianz Global Investors (GI) a annoncé ce matin la finalisation de l’acquisition de Rogge Global Partners (RGP) auprès de l’assureur britannique Old Mutual et des dirigeants de la société de gestion. Annoncée en février, l’opération permet à Allianz GI de renforcer son expertise obligataire alors que Pimco, l’autre filiale de gestion d’actifs d’Allianz, fait face à des vents contraires. « L’acquisition de RGP renforce [...] aussi notre présence au Royaume-Uni, un marché d’importance stratégique pour Allianz GI », a souligné Andreas Utermann, le directeur général et directeur mondial des investissements. Cette acquisition augmentera ses actifs sous gestion de 35 milliards de dollars (31,4 milliards d’euros), soit environ 11% de ses encours pour compte de tiers à fin mars.
La croissance de l’activité manufacturière aux Etats-Unis s’est accélérée en mai, contrairement aux attentes, selon l’indice d’activité de l’Institute for Supply Management (ISM) publié aujourd’hui. L’indice ISM d’activité s’est établi à 51,3 le mois dernier après 50,8 en avril. Les économistes interrogés par Reuters l’attendaient en moyenne à 50,4. L’indice témoigne d’une croissance de l’activité quand il est supérieur à 50 points. Le sous-indice des prix acquittés est lui aussi ressorti nettement meilleur que prévu, à 63,5 en mai, son plus haut niveau depuis juin 2011, contre 59,0 en avril. Le sous-indice des nouvelles commandes s’est établi pour sa part en très léger repli, à 55,7 contre 55,8 en avril.
Le Brésil a enregistré entre janvier et mars un cinquième trimestre consécutif de récession, sur fond de crise économique et politique, mais la contraction a été moins forte qu’attendu. Le produit intérieur brut (PIB) a reculé de 0,3%, selon les données publiées par l’institut de la statistique IBGE, alors que les économistes interrogés par Reuters tablaient en moyenne sur une contraction de 0,8%. Sur un an, la baisse ressort à 5,4%, moins que la contraction de 6% attendue.
Les dépenses de construction aux Etats-Unis ont subi en avril une baisse de 1,8%, la plus marquée depuis plus de cinq ans. La baisse d’avril est la plus forte depuis janvier 2011. Elle est intervenue après une hausse de 1,5% en mars, a précisé mercredi le département du Commerce. Cette situation pourrait conduire certains économistes à réduire leurs prévisions de croissance pour le deuxième trimestre. Sur un an, les dépenses de construction aux Etats-Unis affichent toutefois encore une hausse de 4,5%.
Banco Popolare envisage de vendre ses titres avec un rabais d’environ 30% dans le cadre de son augmentation de capital d’un milliard d’euros, a appris Reuters d’une source informée de ce projet. La Banque centrale européenne (BCE) a exigé cette levée de fonds pour approuver la fusion de la banque italienne avec sa compatriote Banca Popolare di Milano, une opération censée donner naissance à la troisième banque d’Italie avec environ 170 milliards d’euros d’actifs. Dans un communiqué publié mercredi soir, Banco Popolare annonce que son conseil d’administration va se réunir jeudi pour fixer le prix de cette émission de capital, qui se déroulera du 6 au 22 juin.
Afin d’accélérer la croissance des activités de Schroders auprès de la clientèle intermédiée aux Etats-Unis, le gestionnaire d’actifs britannique a noué un partenariat avec Hartford Funds. Selon cet accord, Hartford Funds adoptera 10 des fonds de droit américain de Schroders. Rebaptisés « Hartford Schroders Funds », ils représentent au total 2,2 milliards de dollars d’actifs. Leur gestion sera déléguée à Schroders.
Les députés français ont adopté hier une proposition socialiste qui vise à durcir le système de répression des abus de marché. Le Sénat procédera le 8 juin à l’adoption de ce texte, qui sera ainsi définitivement voté par le Parlement. Le texte, qui interdit le cumul des poursuites et des peines en matière boursière suite à son invalidation par le Conseil constitutionnel en 2015, durcit les sanctions en cas de délit ou de manquement d’initié : il prévoit une peine de cinq ans d’emprisonnement, contre un ou deux ans actuellement, et une amende de 100 millions d’euros, contre 1,5 million d’euros au maximum actuellement.
Le Fonds de Réserve des Retraites (FRR) gagne en liberté pour chercher du rendement dans un contexte de taux bas. Un arrêté publié hier permet à l’établissement public d’investir jusqu’à 20% de son actif dans des fonds d’investissement. Jusqu’alors, le fonds conçu en 2001 pour participer à la pérennité des régimes de retraites, devait s’en tenir à 15%. «Passer de 15 à 20% de parts d’OPC [ndlr : organismes de placement collectifs] au sein de notre portefeuille va nous permettre d’accélérer nos investissements en actifs non cotés en accédant à différents fonds et notamment à des fonds infrastructures», explique à l’Agefi, Yves Chevalier, membre du directoire du FRR. «Comme tous les investisseurs institutionnels, nous sommes confrontés à une baisse considérable des taux d’intérêts et nous sommes à la recherche d’actifs qui nous procurent des revenus réguliers supérieurs à ceux d’un portefeuille obligataire avec un risque qui demeure maîtrisé», poursuit-il. En 2015, le fonds, qui investit beaucoup en obligations d’Etats et d’entreprises bien notées, a réalisé une performance de 3,08% contre de 8,75% en 2014. Alors que, depuis 2011, le FRR verse chaque année 2,1 milliards d’euros à la Caisse d’amortissement de la dette sociale (Cades) et ne reçoit plus d’abondement, il a vu son actif net se réduire à 36,3 milliards d’euros à la fin de 2015 contre 37,2 milliards d’euros un an plus tôt. Dans le contexte de taux bas, le fonds, comme beaucoup d’investisseurs institutionnels, est déterminé à se tourner vers les actifs dits illiquides. Il a annoncé qu’il allait déployer quelque 2 milliards d’euros dans les domaines du capital-investissement, des infrastructures, de l’immobilier et de la dette. «Il faut faire de bons choix, de plus en plus d’investisseurs se tournant vers ces classes d’actifs, et demeurer très rigoureux dans la sélection des investissements», reconnaît Yves Chevalier. Le FRR a lancé un appel d’offres en mai en vue de sélectionner des gérants de fonds dédiés à la dette privée d’entreprises françaises. Il pourra attribuer jusqu’à six mandats de 12 ans pour gérer quelque 600 millions d’euros. Le fonds devrait lancer de nouveaux appels d’offres avant l'été et à l’automne pour la gestion de fonds de fonds et de fonds dédiés au capital-investissement pour environ 800 millions d’euros. Les quelque 600 millions d’euros d’investissements en actifs illiquides restants se feront directement via la souscriptions de parts d’OPC et donc sans appel d’offres.
L’Ircantec, qui détient 9,5 milliards d’euros d’encours sous gestion, prévoit de renouveler 10 mandats à partir du second semestre 2016. La procédure sera étendue sur deux ans. L’institution examinera avec une attention particulière les structures qui investissent dans la transition énergétique. Jean-Pierre Costes, le président du conseil d’adminsitration de l’Ircantec, a déclaré que les gérants d’actifs étaient invités à prendre les questions climatiques en compte «afin que les investissements soient compatibles avec l’engagement de l’Ircantec en faveur de la transition énergétique et notamment de limiter le réchauffement climatique à 2 degrés d’ici à 2020". «Nous cherchons à identifier des solutions innovantes sur toutes les classes d’actifs pour le financement de la transition énergétique, a-t-il poursuivi. L’Ircantec veut intégrer dans ses investissements tous les problèmes liés au réchauffement climatique, tant sur la dimension des risques que du côté des opportunités. Nous allons examiner de près les possibilités d’investir dans des fonds spécifiquement dédiés au financement de la transition énergétique et environnementale». «Enfin, en ce qui concerne sa poche immobilier, le programme vise à réduire la consommation d'énergie entraînée par la rénovation des bâtiments anciens, a déclaré le président du conseil d’administration. Un audit énergétique a été réalisé sur l’ensemble des actifs immobiliers, ce qui a nécessité un investissement de 800 millions d’euros dans les travaux de rénovation et d’amélioration thermique».
State Street publie une nouvelle étude sur la blockchain (ou chaine de blocs), une technologie à la structure décentralisée qui maintient dans sa base de données une liste croissante de transactions sécurisés contre toute falsification ou révision. Cette enquête révèle que si pour la majorité des investisseurs institutionnels et des gestionnaires d’actifs (57 %), la blockchain sera largement adoptée dans l’industrie de l’investissement dans les cinq prochaines années, seuls 7 % d’entre eux ont actuellement des initiatives en cours pour soutenir cette technologie.