Les craintes de licenciements au sein du secteur de la gestion d’actifs grandissent alors que les actions de plusieurs grandes sociétés de gestion cotées dans le monde ont chuté dans le sillage du vote des Britanniques pour quitter l’Union européenne, rapporte le Financial Times. Henderson et Jupiter ont été les gestionnaires les plus touchés, leur titre ayant abandonné respectivement 21 % et 18 % depuis le référendum. Plusieurs sociétés de gestion cotées aux Etats-Unis ont aussi été touchées comme Invesco et Legg Mason. « Il s’agit globalement d’une période difficile pour les sociétés de gestion - il y aura des réductions d’emplois dans le secteurs. Vous le verrez davantage dans les sociétés cotées étant donné que leurs bénéfices sont bien plus visibles », commente Charles Heenan, directeur des investissements chez Kennox Asset Management. Amundi et Schooners ont aussi vu leurs actions baisser de respectivement 12,5 % et 13 %.
Le fonds de pension public du Japon (GPIF), le plus important du monde devant celui de la Norvège, a subi une perte de plus de 5.000 milliards de yens (près de 45 milliards d’euros) durant l’exercice achevé en mars, en raison d’un trou d’air sur les marchés boursiers mi-2015, a appris l’AFP vendredi de source officielle. Il s’agirait, pour ce fonds qui gère la partie publique des retraites des salariés nippons, du pire résultat depuis celui de 2008/2009, en pleine crise financière internationale qui avait fait perdre au fonds quelque 9.300 milliards de yens en un an. Cette information a été rapportée à un comité d’experts sur la gestion des actifs qui s’est tenu le 30 juin, a expliqué à l’AFP un responsable du ministère de la Santé."Des fonctionnaires du ministère ont assisté à la réunion et entendu ce chiffre, mais nous ne pouvons pas commenter davantage jusqu'à ce que le GPIF présente ses comptes le 29 juillet», a-t-il précisé. Le GPIF a changé de stratégie en 2014, décidant de doubler à environ 50% la part des actions dans son portefeuille auparavant surtout empli d’obligations à faible rendement, ce dans le but de générer davantage de profits. En décembre, il avait fait état d’une perte trimestrielle de près de 60 milliards d’euros pour la période de juillet à septembre, sous l’effet des turbulences boursières provoquées par une vague d’inquiétudes liées au ralentissement chinois.Le Parti démocrate, principale formation d’opposition, a accusé récemment le Premier ministre Shinzo Abe d’avoir fait différer la publication des chiffres pour cacher les piètres performances du fonds afin de ne pas fâcher les électeurs avant le scrutin sénatorial du 10 juillet. M. Abe a rétorqué que le GPIF avait gagné 37.800 milliards de yens (330 milliards d’euros) en trois ans et demi, depuis que lui-même est redevenu chef du gouvernement. Dans un entretien accordé cette semaine à l’AFP, Norihiro Takahashi, le patron de ce fonds dont les actifs pèsent un peu plus de 135.000 milliards de yens (quelque 1.000 milliards d’euros), a admis que le contexte actuel (décision de la Grande-Bretagne de sortir de l’Union européenne, yen renforcé) «aurait un impact négatif» sur les performances du fonds.
Le gestionnaire d’actifs américain Loomis Sayles, filiale de Natixis Global Asset Management a annoncé, le 30 juin, le retour au sein de la société de John DeVoy en qualité de stratégiste crédit au sein de son équipe discrétionnaire (« full discretion team »). En parallèle, Brian Kennedy et Todd Vandam vont désormais occuper des postes à plein temps de gérant de portefeuilles au sein de cette même équipe discrétionnaire et assureront la transition de leurs responsabilités de stratégistes crédit (en charge respectivement de l’investment grade et du high yield) à John DeVoy. Todd Vandam, Brian Kennedy et John DeVoy seront tous trois rattachés à Elaine Stokes et Matt Eagan, co-responsables de l’équipe discrétionnaire.John DeVoy a été « vice-president » et analyste crédit en charge du high yield chez Loomis Sayles de 2000 à 2002. Il retourne au sein de la société de gestion après avoir officié à Boston University où il a été membre à temps plein du département finance. Avant de rejoindre Boston University, il a été « managing director » chez The Baupost Group de 2005 à 2013, où il était responsable du financement, de l’analyse et de l’investissement dans des produits structurés et de dette d’entreprise « distressed ». Au cours de sa carrière, il a également travaillé en qualité d’analyste senior pour un hedge fund d’arbitrage chez Hammerman Capital Management de 2002 à 2005. Avant son premier passage chez Loomis Sayles, John DeVoy a occupé le poste d’analyste senior en investissement chez Liberty Mutual de 1995 à 2000.Pour sa part, Brian Kennedy avait été promu en 2013 co-gérant des fonds Loomis Sayles Investment Grade Bond et Loomis Sayles Investment Grade Fixed Income. L’intéressé a intégré Loomis Sayles en 1994 au poste de trader en charge des obligations gouvernementales. Il a ensuite rejoint le « trading desk » dédié au high yield en 2001, avant d’intégrer l’équipe discrétionnaire en qualité de « product manager » en 2009.Enfin, Todd Vandam est « vice-president » chez Loomis Sayles et co-gérant du fonds Loomis Sayles Strategic Alpha, tout en ayant des responsabilités de gestion sur plusieurs stratégies high yield américaines et high yield internationales. Il a débuté sa carrière chez Loomis Sayles en 1994 au sein du « trading desk » dédié au high yield. Il avait été récemment promu au poste de stratégiste crédit en charge du high yield au sein de l’équipe discrétionnaire.
Le bureau de Paris du groupe suisse Pictet a enregistré au premier semestre une collecte de l’ordre de 600 millions d’euros, soutenue notamment par les actifs de portage, a indiqué le 1er juillet Hervé Thiard, directeur général de Pictet & Cie à Paris, à l’occasion d’un point de presse sur la dette émergente corporate. Depuis le début de l’année, les stratégies de dette émergente, en dollar mais également en monnaies locales, ont attiré quelque 200 millions d’euros en raison notamment des perspectives de stabilisation des taux de la Réserve fédérale à leur niveau actuel.Les investisseurs se sont également intéressés au high yield, plutôt européen, pour un montant d’environ 200 millions d’euros. Pictet a enfin enregistré quelque 200 millions de souscriptions grâce à sa stratégie thématique dédiée à la sécurité.
Suite à la clôture réussie, à hauteur de 400 millions d’euros d’engagements, de son deuxième fonds dédié au secteur des services financiers en Europe, BlackFin Capital Partners a annoncé le renforcement de ses équipes basées à Paris et Bruxelles. Pauline Ammeux rejoint ainsi l’équipe d’investissement de BlackFin Capital Partners à Paris en tant que Directrice de Participations après avoir travaillé depuis 2011 chez PAI Partners à Paris en tant que chargée d’investissement.Arnaud de Cartier d’Yves rejoint pour sa part l'équipe d’investissement de BlackFin Capital Partners à Bruxelles en qualité d’Investment Manager. Il était depuis 2013 chargé d’investissement au sein du fonds de capital-investissement Cobepa à Bruxelles.Anne Wu rejoint l'équipe d’investissement de BlackFin Capital Partners à Paris en tant que chargée d’affaires après avoir débuté sa carrière en 2014 en tant que consultante au sein du Boston Consulting Group.Enfin, Chloé Duval rejoint BlackFin Capital Partners au sein de l'équipe de la direction administrative et financière à Paris en tant qu’analyste après avoir débuté sa carrière en 2015 chez Source of Asia, entreprise vietnamienne spécialisée dans le conseil en internationalisation pour des entreprises européennes en Asie du sud-est.
Jean-Jacques Barbéris, ancien conseiller économique de François Hollande, a rejoint Amundi le 1er juin 2016 au poste de responsable mondial en charge des banques centrales et des fonds souverains (« Global Head of Central Banks and Sovereign Wealth Funds »), a confirmé à NewsManagers une porte-parole de la société de gestion. L’intéressé, âgé de 35 ans, occupait précédemment le poste de conseiller aux affaires économiques et financières nationales et européennes auprès du Président de la République François Hollande. Avant de rejoindre la présidence de la République en novembre 2013, Jean-Jacques Barbéris avait travaillé aux côtés de Pierre Moscovici au ministère de l’Economie pendant près d’un an et demi.
Eurizon Capital, la société de gestion d’actifs de la banque italienne Intesa Sanpaolo, vient de recruter Cédric Genet en tant que « sales manager » sur la France et la Belgique, a appris Newsmanagers. Il rejoint ainsi Romain Roucoules qui avait été embauché début 2015 pour piloter le développement de la maison italienne en France. Cédric Genet vient d’Oddo AM où il était responsable clientèle institutionnelle. Avant cela, il était sous-directeur au service développement de Cyril Finance. Eurizon Capital affichait au 31 mars des actifs sous gestion de 270 milliards d’euros.
La société de gestion Tikehau Capital Partners accueille de nouveaux actionnaires de poids. Le fonds souverain singapourien Temasek et la société d’investissement FFP (Foncière Financière de Participations) de la famille Peugeot viennent en effet d’apporter plusieurs centaines de millions d’euros de fonds propres frais à Tikehau Capital, rapporte le quotidien Les Echos. In fine, la double augmentation opérée par le groupe (510 millions d’euros, dont 94 millions au niveau de la de tête Tikehau Capital Advisors et 416 de la société d’investissement Tikehau Capital Partners) et à laquelle participent également l’assureur mutualiste MACSF et les associés, permet au holding d’investissement historique TCP de « dépasser les 850 millions d’euros de fonds propres ». Concrètement, Temasek et FFP prennent chacun 5,2% du capital de Tikehau. « Des opérations de cette ampleur sont rares dans la gestion d’actifs. De plus, seules une poignée de sociétés de gestion cotées présentent un niveau de fonds propres supérieur au milliard d’euros en Europe continentale », soulignent les deux fondateurs de Tikehau Capital, Antoine Flamarion et Mathieu Chabran, interrogés par le quotidien économique.Grâce à cette opération, Tikehau, dont les encours s’élèvent à 8 milliards d’euros, souhaite « développer une marque mondiale et de premier plan dans le domaine de l’investissement et de la gestion d’actifs ». La société de gestion ne s’interdit pas non plus de « regarder des acquisitions de taille beaucoup plus significative qu’avant », selon Antoine Flamarion. Enfin, Tikehau souhaite poursuivre son développement en Asie et, dans un second temps, en Amérique du Nord avec la création d’un « advisory board » présidée par une « personnalité nord-américaine ».
Edmond de Rothschild Investment Partners vient de signer l’accord d’acquisition d’Acto Mezzanine, structure spécialisée dans la dette mezzanine, auprès d’ACG Capital, ce qui lui permet d’accélérer son développement dans les métiers du non coté en Europe. ACG Capital avait acquis Acto Mezzanine auprès de Groupama Private Equity en 2013, lorsque l’assureur avait vendu sa branche fonds de fonds, désormais rebaptisée ACG Capital. A l’issue de cette opération, Edmond de Rothschild Investment Partners comptera 54 collaborateurs et ses actifs sous gestion atteindront 1,5 milliard d’euros, hors levées de fonds actuellement en cours ou à venir de Cabestan Capital 2, Bio Discovery 5 et, début 2017 d’Acto Mezzanine 3. L’équipe d’investissement Acto Mezzanine compte six personnes (Stéphane Bergez, Laurent Fichter, Arnaud Faure, Xavier Buisson, Jean-Baptiste Bessières, Christine Martinovic) et sera bientôt renforcée de deux nouveaux professionnels, précise le communiqué. L'équipe continuera à gérer les fonds Acto Mezzanine 1 et Acto Mezzanine 2 et prépare la levée du fonds successeur Acto Mezzanine 3 au premier semestre 2017. Les activités devraient définitivement être intégrées au sein d’Edmond de Rothschild Investment Partners à partir du 1er août 2016. L’accord de cession reste soumis à différentes conditions suspensives et notamment l’accord de modification des règlements Acto Mezzanine 1 et 2 par les investisseurs des fonds concernés.
Le fournisseur d’indices MSCI a annoncé, ce 30 juin, la nomination de Remy Briand, actuel « managing director » et responsable mondial de la recherche, au poste de responsable des lignes produits dédiées à l’ESG (environnement, social et gouvernance) et immobilier. L’intéressé continuera d’être rattaché à Baer Pettit, directeur des opérations de MSCI.Outre ses nouvelles responsabilités, Remy Briand continuera de diriger l’équipe de recherche, qui compte plus de 150 professionnels, qui développe des points de vue et conçoit des produits et des services pour aider les investisseurs institutionnels dans leurs prises de décision d’investissement.En 2010, Remy Briand avait déjà participé à la restructuration de l’activité ESG acquise à travers RiskMetrics. MSCI ESG Research a été créé avec la vocation d’aider les investisseurs à intégrer les facteurs ESG dans leurs processus d’investissement. En qualité de responsable de la recherche indicielle de 2007 à 2014, Remy Briand a initié un programme innovant qui a conduit à la création des indices dédiés aux marchés frontières, des indices « minimum volatiliy » et à une large gamme d’indices factoriels.Avant de rejoindre MSCI en 2001, Remy Briand était gérant de portefeuille actions et responsable de la recherche chez Crédit Lyonnais Asset Management à Paris. Il a débuté sa carrière en tant qu’analyste en charge du private equity au sein du Crédit Lyonnais.
Le paysage politique britannique devient de plus en plus illisible après le vote du 23 juin sur le Brexit. Le chef de file du mouvement britannique eurosceptique UKIP, Nigel Farage, a annoncé lundi qu’il allait démissionner de ses fonctions de président, jugeant «avoir fait sa part». «Je n’ai jamais été, et je n’ai voulu, être un politicien de carrière. En faisant de la politique, mon objectif était de sortir la Grande-Bretagne de l’Union européenne», a-t-il dit. Nigel Farage avait déjà quitté sa fonction de président d’UKIP en mai 2015 après avoir échoué à se faire élire à Westminster, mais il était revenu sur sa décision trois jours plus tard.
Comme L’Agefi le révélait dans son édition du 29 juin, l’Autorité des marchés financiers (AMF) modifie sa doctrine afin de faciliter le lancement de nouveaux fonds en France. «Afin d’encourager l’innovation, de faciliter la création de nouveaux fonds en France et de donner une sécurité juridique aux acteurs, l’AMF introduit le concept de pré-commercialisation», indique un communiqué publié lundi. Avant le lancement d’un fonds, les gestionnaires pourront sonder l’appétit des investisseurs sans que cette démarche soit constitutive d’une commercialisation.
Passage de témoin chez Aviva Investors France. Le pôle de gestion d’actifs international de l’assureur britannique a annoncé la nomination d’Inès de Dinechin au poste de président du directoire des activités françaises. Aviva Investors France revendique 105 milliards d’euros sous gestion à fin 2015 et emploie 120 personnes.
La société d’investissement socialement responsable de Natixis Asset Management, vient de finaliser la levée de son troisième fonds d’investissement dédié aux projets d’énergies renouvelables Mirova-Eurofideme 3, d’un montant de 350 millions d’euros, bien au-dessus de l’objectif initial de 200 millions. La Banque Européenne d’Investissement a notamment investi 40 millions aux côtés d’institutionnels, de fonds de fonds, de fondations et de family offices.
Le cabinet de gestion de patrimoine Cyrus Conseil devrait proposer prochainement à ses clients fortunés – disposant de plus d'un million d'euros - une offre dédiée au private equity.
La société de gestion Tikehau Capital Partners accueille de nouveaux actionnaires de poids. Le fonds souverain singapourien Temasek et la société d'investissement FFP (Foncière Financière de Participations) de la famille Peugeot viennent en effet d'apporter plusieurs centaines de millions d'euros de fonds propres frais à Tikehau Capital, rapporte le quotidien Les Echos.
Depuis mai 2016 Steve Bouteiller est le nouveau directeur commercial de Mandarine Gestion Switzerland SA. Il aura la responsabilité de développer l'activité de la société de gestion dans la confédération helvétique.
Chez VEGA IM, nous ne nous percevons pas uniquement comme «producteurs» de fonds, mais comme une entreprise de services à destination de la clientèle privée. Ainsi, l’architecture ouverte est au cœur de notre offre, indique Marc Riez, son directeur général.
Depuis quelques mois, de plus en plus de « robo advisors », fintechs spécialisées dans la gestion d’actifs financiers, ont obtenu leurs agréments de l’Autorité des Marchés Financiers. Quels sont les grands challenges que ces startups vont devoir relever et quel est le modèle qui devrait émerger ? Une analyse de Pierre Winkel, Directeur Marketing et Développement de la Banque Privée 1818.
Il faut avoir de la compassion. Il doit bien y avoir dans ce monde un citoyen anglais, pro-européen convaincu et passionné de football de surcroît. Le malheureux aura donc vu en quelques jours son pays larguer les amarres qui le rattachaient à l’Union européenne, et, à l’inverse, son équipe nationale revenir prématurément de l’Euro 2016, humiliée par des joueurs d’un autre Etat insulaire, véritable nain dans le monde du ballon rond. Alors pour peu que l’homme soit viscéralement attaché à l’intégrité du Royaume-Uni, exerce un métier dans la finance à Londres et détienne un joli portefeuille d’actions britanniques, et il devient alors difficile de hiérarchiser les drames vécus en l’espace d’une semaine… Une chose est sûre. Le monde de la gestion d’actifs ne lui sera pas d’un grand réconfort. Car le Brexit a agi comme un véritable tsunami sur les marchés d’actions mondiaux. Selon les calculs du Financial Times, ces derniers ont perdu 3.000 milliards de dollars lors des deux jours qui ont suivi le vote. Quant aux agences de notation Standard and Poor’s (S&P) et Fitch, elles ont d’ores et déjà dégradé la note du Royaume-Uni. Si notre Anglais travaille précisément dans une société de gestion, il doit également s’attendre à vivre une période difficile. Car l’Association européenne des gestionnaires d’actifs (Efama) a été formelle sur le sujet. La sortie de la Grande-Bretagne de l’Union européenne doit faire l’objet d’un examen approfondi. En pratique, les sociétés de gestion britanniques devenant des gérants de pays tiers, certaines d’entre elles qui n’ont pas de présence dans l’UE vont devoir, par exemple, s'établir dans une juridiction européenne pour continuer à mener à bien leurs activités dans la région. La machine est donc lancée et les annonces ne font que commencer. M&G, basé à Londres, va créer une activité de fonds à Dublin, ravi au passage de jouer les bons offices. Columbia Threadneedle Investments cherche également à établir une présence en gestion d’actifs en Europe continentale. Et les gérants de hedge funds britanniques vont restructurer leurs produits en Irlande et au Luxembourg. Dans le domaine réglementaire, on est clairement sur la même longueur d’ondes. L’heure est aux déménagements. Ce sera le cas du commissaire européen en charge des services financiers et de l’Union des marchés de capitaux, Lord Jonathan Hill, qui a annoncé cette semaine sa démission. Il rentrera donc prochainement de Bruxelles, tandis que les institutions jusqu’ici basées à Londres comme l’Autorité bancaire européenne devraient mettre le cap vers l’Europe continentale.Dans les combats, les Britanniques ont toujours été valeureux. Mais la guerre a changé de nature. Elle est devenue économique. Et ici, tous les coups sont permis. Y compris contre les joyaux de la finance outre-Manche. En Asie par exemple, les hedge funds misent tous contre les actions de HSBC Holdings PLC, rapporte un article du Wall Street Journal de cette semaine. La France opère de façon plus subtile mais sa stratégie est aussi claire qu’un Darjeeling. Il s’agit de séduire les investisseurs en rendant la place financière de Paris plus attractive, comme l’a expliqué François Hollande jeudi aux Echos - quant bien même la TTF ne semble pas être un sujet enterré. Même l’Autorité des marchés financiers entend participer au « coup de jeune » en ayant affiché il y a peu sa volonté de faciliter la commercialisation des fonds français. Penser que l’industrie financière se soit totalement focalisée sur le Brexit et ses conséquences au Royaume-Uni ces derniers jours serait une erreur. Mais l’importance des autres annonces est forcément moindre. Retenons en deux cependant: d’abord la performance du capital investissement français qui, selon l’Association française d’investissement pour la croissance, surperforme en 2015 les autres grandes classes d’actifs sur le long terme. Ensuite, dans un genre différent, un article du Financial Times fund management pointe les emplois de gérants menacés du fait des développements de la technologie. En cause, l’intelligence artificielle qui pourrait remplacer les stock pickers dans de nombreux fonds, selon le responsable du pôle services financiers britanniques chez DataArt. Au Royaume-Uni, l’Investment Association estime même qu’il y a 6.700 individus employés dans l’allocation d’actifs et la sélection de valeurs, et que si les robots remplaçaient seulement 15 % d’entre eux, il y aurait 1.000 personnes en moins à des postes de gestion de fonds. Au grand dam de notre Anglais sans doute, on réalise donc cette semaine que l’intelligence artificielle peut faire des dégâts dans les effectifs de l’asset management britannique. Alors qu’on a appris la semaine dernière que sans intelligence, on pouvait parvenir à un résultat comparable. Sinon pire.
Sous l’effet du vote britannique en faveur du Brexit, les fonds investis en actions ont connu leur pire semaine depuis les turbulences de l'été 2015. Selon l'étude hebdomadaire de BofA Merrill Lynch reposant sur les données d’EPFR, les sorties nettes sur les fonds actions ont atteint 9,5 milliards de dollars pour la seule journée du 27 juin, soit la plus forte baisse en une seule journée de la décennie. Les retraits s'élèvent à 20,7 milliards au total sur la semaine au 29 juin. Pour les fonds investis en actions européennes, les retraits atteignent 5,3 milliards de dollars, un record depuis octobre 2014.
Slightly over half of financial advisers across Europe (52%) offer socially responsible investment (SRI) funds, a new research commissioned by Candriam Investors Group covering 153 professionals in eight markets has shown. 61% say they perceive “added value in the application of ESG principles in stock-picking.”The study points to a lack of appetite for SRI or ESG funds on the part of final (retail) investors. When asked about the main reason they do not offer such funds, 58% of advisers cite insufficient demand. On the subject of performance, however, only 8% cite this. And financial advisers cannot now be relied on to encourage investors to turn to SRI, since only 18% offer products in this strategy even when clients are not expressly asking for it, illustrating a lack of proactivity on their part in this area. However, over 70% of financial advisers claim that allocations to funds of this type will increase in the next five or ten years.It is to be noted that this European picture masks large disparities by country. The retail markets which appear to be the most advanced in terms of SRI are the Northern European ones. The Netherlands and the United Kingdom have the highest percentage of advisers offering SRI funds, with 62% each. However, knowledge of ESG themes is best in the Netherlands and Scandinavia.
p { margin-bottom: 0.25cm; line-height: 120%; } Candriam Global Investors has created a Sicav dedicated entirely to socially responsible investment (SRI), Naïm Abou-Jaoudé, CEO of the asset management firm of the New York Life Investment Management group, has announced at a press conference. Candriam SRI aims to include all SRI strategies from the firm. The SRI product range from Candriam includes 19 funds. Tomorrow, there will be around 15 sub-funds coexisting within the Sicav. Funds domiciled in various countries with an identical strategy will be merged, but new strategies will be added. Candriam is planning to launch an SRI emerging market debt fund by the end of the year, and an SRI high yield fund at the start of next year. The objective with the creation of this Sicav is to “provide better visibility for our SRI range, and to go further in terms of best practices,” explains Isabelle Cabie, head of socially responsible investment at Candriam. “For example, the Sicav does not practice securities lending, does not apply soft commissions and does not speculate on forex,” she says. In addition, “we are working on the independence of the board of the Sicav,” says Cabie. The enlargement of the SRI product range from Candriam will not stop there, as the asset management firm will be exporting its expertise in this area to the United States with the support of its parent company. The project will take the form of an equity product, “probably smart and a little passive,” designed in partnership with IndexIQ, another affiliate of NYLIM, says Abou Jaoudé. The product, advised by Candriam and managed by IndexIQ, will be sold on the Mainstay platform from NYLIM in the United States. Also in SRI, Candriam will launch a socially responsible investment institute, which will aim to raise awareness among professionals and the public about sustainable finance, and a “Candriam Academy,” an online content and training platform aimed at European financial advisers. Candriam Investors Group currently has EUR20bn in assets under management in respect of SRI criteria, about 21% of its assets under management as of the end of March.
After verging on divorce fro two years, Vontobel and Raiffeisen now appear to be old friends again. The Vontobel private bank has announced that it is acquiring Vescore, an affiliate of Raiffeisen specialised in asset management. In a joint statement released on 30 June, the two parties speak of an extension of their partnership begun in February. “Raiffeisen and Vontobel are redefining and strengthening their partnership in the area of asset management. Raiffeisen is concentrating on management and advising of clients in placement operations, and on developing these activities. As part of thie partnership, Vontobel will concentrate on development and management of products, and is acquiring Vescore SA, the current Raiffeisen affiliate,” a statement explains.The transaction is expected to be completed during the third quarter of the current year, pending the approval of the regulatory authorities. The sale price is “strictly confidential.” The acquisition has been financed wholly by Vontobel with owners’ equity, and will bring profits in 2018, after integration, making use of available synergies.Vescore, based in St-Gall, has offices in Basel, Munich. Lausanne, Riga, Vienna and Zurich. At the end of 2015, the Raiffeisen affiliate had about CHF15bn in assets under management. Vontobel hopes to build its presence ont eh Swiss market and in institutional operations on the German market. “With the acquisition of Vescore, we are continuing our growth strategy reflected on our target markets,” says Zeno Staub, CEO of the Zurich bank, cited in the statement.The cooperation between Vontobel and Raiffeisen dates from February 2016, and is expected to last “until 2020, or beyond.” The Zurich bank concentrates on asset mangement, while the cooperative based in St-Gall handles advising and management of placement operations.
p { margin-bottom: 0.25cm; line-height: 120%; } Brandywine Global Investment Management, a wholly-owned subsidiary of Legg Mason, has recruited a manager and two analysts for its global bond team. Anujeet Sarren joins the asset management firm as poertfolio manager. Before that, Sarren had been managing director of global bonds and global macro strategies at Wellington Management Company. The two analysts who join the team are Alberto Boquin and Dorothee Rainis. Boquin had previously served at JP Morgan Asset Management, where he had been vice president of global macro, bond and currency strategies. Rainis had previously worked for ADA Investments.
The US asset management firm Janus Capital has announced a double promotion on its equity management team, with effect from 1 July 2016. Cody Wheaton has been promoted to co-portfolio manager of the Janus Enterprise fund, while remaining involved in the management of the mid-cap growth strategy. Brian Demain is the principal portfolio manger of the fund. He has worked with Wheaton on the mid-cap growth strategy for over 10 years. Wheaton joined Janus Capital in September 2001, and served as assistant portfolio manager for the Janus Mid Cap Growth Strategy since 2014. He has also served as an equity analyst, concentrating primarily on small and midcaps in the financial and consumer sectors.Meanwhile, Scott Stutzman has been promoted to co-portfolio manager of the Janus Venture and Janus Triton funds. He will also be involved with the small company and small-mid cap growth strategies. Stutzman has worked for over nine years alongside Jonathan Coleman, principal portfolio manager for the Janus Venture and Janus Triton funds. Stutzman joined Janus Capital in 2007 as an analyst responsible for small and mid-caps in the industry, healthcare and consumer sectors. In 2014, he became assistance portfolio manager.
p { margin-bottom: 0.25cm; line-height: 120%; } Steve Bouteiller joined Mandarine Gestion in May 2016 as CEO of Mandarine Gestion Switzerland SA, his profile on Viadeo and the website of the asset management firm announce. Bouteiller had previously served as director of development at Alexandre Finance in Switzerland, where he was also founding partner. Bouteiller started his career at Invesco Asset Management in Paris. He then moved to Switzerland to oversee the European development of Tocqueville Finance Europe from Geneva. Bouteiller is a graduate of CCI Nantes and CNAM Paris (markets and financial products option).
p { margin-bottom: 0.25cm; line-height: 120%; } The British asset management firm Schroders on 30 June announced that it is launching a new fund dedicated to gold, entitled Schroders ISF Global Gold. The management of the product is provided by James Luke and Mark Lacey, members of the team responsible for commodities. The new fund, which complies with UCITS standards, will make it possible to invest in gold as well as other precious metals such as silver and platinum. The fund is available for sale in Austria, Bulgaria, Denmark, Finland, France, Germany, Greece, Luxembourg, the Netherlands, Norway, Poland, Spain, Sweden, Switzerland and the United Kingdom.