BNP Paribas Cardif a intégré les critères extra-financiers dans la gestion de son fonds général en 2008. A cette époque, l’assureur s’était engagé à ce que ses flux d’investissements passent un filtre ESG. Hamid Amoura, responsable ISR et gérant à la direction des gestions d’actifs de BNP Paribas Cardif, se félicite que le stock d’encours est aujourd’hui à 50% ISR et la gestion en direct à 100%. L’article 173 de la loi sur la transition énergétique conforte la gestion mise en place. Il pousse le groupe à renforcer son process dans la gestion « lowcarbon ». Hamid Amoura participera le 8 décembre prochain à la Journée antionale des investisseurs et plus précisément au panel intitulé : « Les investisseurs auraient-ils pu éviter des catastrophes écologiques majeures dans l'Histoire récente? Post COP 21, l’avenir de la planète a-t-il une place nouvelle dans l'allocation d’actifs des institutionnels ? »
Benoît Jullien, directeur financier de Thélem Assurances à la rédaction d’Option Finance, dans le numéro daté du 14 novembre 2016 : «Sur le plan de la gestion financière, nous avons également réussi à limiter cette année l’érosion des rendements de notre portefeuille financier, dont les encours s’élèvent aujourd’hui à 690 millions d’euros. Actuellement, nous gérons en direct la quasi-totalité de nos placements financiers et immobiliers, ce qui nous permet d’avoir une plus grande réactivité sur les marchés que la plupart des investisseurs institutionnels. Pour continuer à améliorer nos performances, nous envisageons de nous positionner sur d’autres actifs moins traditionnels, comme les matières premières. Depuis le début de l’année, le prix du sucre a grimpé de 45 % et celui de l’or a progressé de 20 %. Nous ne souhaitons pas être exposés en permanence à ces marchés, mais ils peuvent nous offrir des opportunités intéressantes à certains moments. Même constat sur les devises où en adoptant un positionnement contrariant sur les marchés, nous pouvons avoir de fortes probabilités de gain. Récemment la livre sterling a chuté de 17 % par rapport à l’euro, ce qui nous a conduits à en acheter.»
L’Institut national de recherche et de sécurité (INRS) a sélectionné Natixis début novembre 2016 comme prestataire de gestion financière et de tenue de compte de son plan d’épargne entreprise et de son plan d’épargne pour la retraite collectif. L’appel d’offres, lancé en mai 2016, avait reçu 6 candidatures. L’INRS dispose d’un budget annuel de 82,5 millions d’euros et emploie près de 600 salariés.
Le dispositif de vérification du niveau de connaissances minimales des collaborateurs ou futurs professionnels des prestataires en services d’investissement a été mis en place en juillet 2010. Fort de son succès, ce dispositif fondé sur la reconnaissance d’un socle commun de connaissances professionnelles, s’appliquera à compter du 1er janvier 2017 aux conseillers en investissements financiers (CIF).
David Malpass, un important conseiller économique de Donald Trump, a déclaré jeudi que le soutien à la croissance économique passait avant le débat sur la politique monétaire de la Réserve fédérale. «Je ne crois pas qu’il faille parler de la Fed aujourd’hui», a-t-il dit lors d’un entretien à la chaîne de télévision CNBC. «La Fed fait ce qu’elle a à faire. Elle dépend des indicateurs; elle va envisager une hausse de taux en décembre en fonction de notre capacité à croître plus rapidement» a ajouté cette ancien membre des administrations Reagan et Bush père.
Le gestionnaire britannique Schroders a annoncé aujourd’hui une prise de participation stratégique dans Benchmark Capital, une société de conseil informatique qui dispose aussi d’un réseau de conseillers financiers et d’une plateforme de fonds institutionnels. « C’est un pas significatif pour la croissance de notre présence sur le marché britannique de l’investissement des particuliers, qui est d’importance stratégique pour le groupe », a déclaré Peter Harrison, le patron de Schroders, dans un communiqué.
L’autorité des marchés financiers (AMF) a annoncé cet après-midi une extension du dispositif de certification des professionnels des prestataires en services d’investissement (PSI) aux conseillers en investissements financiers (CIF) à partir de 2017. Le nouveau dispositif concernera l’ensemble de la profession qui est exercée par 7.500 personnes aujourd’hui. Entre 2017 et 2019, la vérification des connaissances des professionnels sera assurée par les associations professionnelles, pour les personnes déjà en fonction au 1er janvier 2017 et celles entrant en fonction entre 2017 et 2019. A partir de 2020, «les seules personnes n’ayant pas satisfait à la vérification des connaissances entre 2017 et 2019 et celles entrées dans la profession à partir du 1er janvier 2020 devront se présenter à « l’examen certifié AMF », précise le régulateur dans un communiqué.
p { margin-bottom: 0.25cm; line-height: 120%; } The Vanguard group has announced several modifications to its management bodies in Australia. Matthew Lumsden, currently head of sales, key accounts, platforms and research, will join the executive board as head of distribution. In his new role, Lumsden will oversee distribution of managed funds and ETFs to retail and institutional investors and financial advisers throughout the country. Michael Lovett, current head of distribution in Australia, will take on new responsibilities in the United States as head of the distribution network for registered financial advisers. Daniel Shrimski, chief financial officer in Australia, becomes chief financial officer for the retail group in the United States. The changes will be implemented over the next few months, and Vanguard will recruit a new CFO for Australia.
Ed Dymott, actuellement responsable du développement au Royaume-Uni chez Fidelity, va quitter la société de gestion « au cours des prochains mois », après 16 ans de présence, rapporte le site spécialisé Investment Week. L’intéressé avait rejoint Fidelity en 2000 et il y a occupé plusieurs postes à responsabilité avant d’être en charge du développement au Royaume-Uni en juillet 2012. Selon un porte-parole de Fidelity cité par Investment Week, Ed Dymott a décidé de quitter le gestionnaire d’actifs pour « poursuivre de nouvelles opportunités de carrière ».
Fullerton Fund Management, filiale du groupe singapourien Temasek Holdings, a annoncé que son directeur général, Manraj Sekhon, a quitté la société de gestion spécialisée dans les marchés émergents et asiatiques, rapporte Reuters. Le président de la société, Ho Tian Yee, va reprendre les fonctions de directeur général jusqu’à la nomination d’un successeur à Manraj Sekhon. Ce dernier, qui était également directeur des investissements, officiait chez Fullerton depuis cinq ans.
Près de la moitié des gestionnaires de fortune britanniques pensent que la demande pour les services d’investissements automatisés va croître dans les deux prochaines années, montre une étude de Verdict Financial. Toutefois, si les « robo-advisors » prennent une importance grandissante au Royaume-Uni, ils ne sont pas considérés comme une menace immédiate pour les gestionnaires de fortune traditionnels. Ainsi, 87 % d’entre eux ne pensent pas que les gestionnaires de fortune traditionnels vont perdre des parts de marché au profit des services automatisés d’investissements ou robo-advisors dans les 12 prochains mois. Pour autant, 67 % des gestionnaires de fortune sont d’accord avec le fait qu’investir dans des services d’investissements automatisés peut compléter leur offre existante.
p { margin-bottom: 0.25cm; line-height: 120%; } The independent financial advising network Cyrus Conseil is opening its first foreign office, as Cyrus Conseil Israël ltd is founded in Tel Aviv. “This first opening comes as part of our desire to assist with the management of the wealth of our French clients, a growign number of whom are living outside France, temporarily or permanently. Other offices will be created in the next few months in other countries, with French-speaking countries as a priority,” the group explains in a statement. The Tel Aviv team is already operational, and agreements with local legal and accounting providers have been completed to “better meet the full neets of our clients.” A partnership has also been formed with TAL Business School, which “like the major French schools, trains young French speakers of today to become the influential Israeli managers of tomorrow.” No details about this partnership have been provided, however. The firm states that in the Middle East, Israel and Lebanon are the two countries with the largest numbers of French citizens. Cyrus Conseil, founded in 1989, claims EUR2.5bn in financial assets, with 14 locations in France and 150 employees.
p { margin-bottom: 0.25cm; line-height: 120%; } As of the end of September, the total volume of financial products and investment servies sold by Italian financial advisers came to EUR451bn, a new record, according to data from Assoreti, the Italian professional association for the sector. This sum breaks down into two parts: asset management (EUR239bn) and administrated savings (EUR122bn). Concerning the asset management part, OPCVM funds subscribed to directly represent a total of EUR157.7bn, up 3.7% compared with the previous quarter. Insurance products represent EUR120.8bn, and mandated management represents EUR50.5bn. Savings under administration (securities or cash) total EUR122bn.
p { margin-bottom: 0.25cm; line-height: 120%; } The Swedish asset management firm Simplicity in late October launched a Swedish small cap fund, Simplicity Småbolag Sverige, according to a statement from the firm. The universe includes companies with a capitalisation equivalent to less than 1% of the total capitalisation of the Stockholm stock exchange. Simplicity has nearly SEK10bn (nearly EUR1bn) in assets under management in three bond funds and eight equity funds.
p { margin-bottom: 0.25cm; line-height: 120%; } Total pay for executive chairmen of SBF 120 companies in 2015 reached a record EUR3.5m on average, up 20% compared with the previous year, according to the most recent report by Proxinvest of management pay scales in 2015. The average total pay for executive chairmen of the CAC 40 has reached EUR5m, up 18%, which now exceeds the maximal socially acceptable pay scale, as defined by Proxinvest as 240 times the French minimum wage (SMIC), or EUR4.8m. This pay ceiling which Proxinvest calls on companies to adhere to is now exceeded by 26 executive chairmen of the SBF 120, compared with 16 in 2014. The Proxinvest report takes into consideration all forms of remuneration to management awarded during the 2015 year (fixed salary, bonuses, fees, perks and fringe benefits, stock options and performance-related equity awards on their date of award, profit-sharing, and other indirect forms of pay). All components of remuneration are affected by the generosity of boards of directors with respect to their top directors: +4% for fixed pay for the SBF 120, +23% for variable short-term remuneration, +33% for performance-related equity awards (before the Macron law). Two thirds of the remuneration of SBF 120 directors, unfortunately, remains short-term.
p { margin-bottom: 0.25cm; line-height: 120%; } Cogefi Gestion has recruited Fabien Vieillefosse as its new head of fixed income and credit management. He had previously been senior credit manager at Natixis Asset Management, where he had overseen the management of various funds or mandates for institutional investor clients. He was responsible for maturity funds, a socially reponsible investment mandate, and special mandataes for insurance companies and pension funds. He previously served in a variety of management positions at Natixis Asset Management, on the structured credit and alternative management teams. Vieillefosse is a graduate of the Ecole Supérieure des Sciences Commerciales d’Angers (ESSA) and holds a DESS degree in banking and finance from the Université Lumière Lyon II. He reports to Hugues Aurousseau and Anne d’Anselme, CEO and deputy CEO of Cogefi Gestion, respectively.
Nearly half of British wealth management firms feel that demand for automated investment services can be expected to grow in the next two years, a study by Verdict Financial reveals.However, although robo-advisers are gaining importance in the United Kingdom, they are not viewed as an immediate threat to traditional wealth managers. 87% of respondents do not feel that traditional wealth management firms will lose market share to automated investment services or robo-advisers in the next 12 months.However, 67% of wealth managers agree that investment in automated investment services may complement their existing offerings.
Investors are still struggling to comprehend the consequences of Brexit on the real estate market. In immediate reaction, Germany remains the safest bet for investment, while the United Kingdom is losing some confidence, according to a report published jointly by the Urban Land Institute (ULI) and PwC (“Emerging Trends in Real Estate Europe 2017.”) “The fallout from the vote in favour of Brexit has given a breath of life to the German market, which was already performing very well,” says Emmanuel de Lanversin, chairman of ULI France.In the new rankings of the 30 most attractive European cities for real estate investors, created according to investment and development projectionns for 2017, three German cities occupy the top three places in the rankings: Berlin, Hamburg and Frankfurt, which rise 11 places. French cities are not far behind: Lyon is up 15 places to 10th place, ahead of Paris in 17th place. As an immediate result of Brexit, London has fallen steeply and now finds itself lower in the rankings at 27th place.However, although in the short term the position of London is uncertain, it appears that in the mid- to long-term, the British capital retains its status as a major international city, according to the sentiments of the majority of respondents.
p { margin-bottom: 0.25cm; line-height: 120%; } The reorganization process at the Italian Azimut group is continuing, Bluerating reports. The full legal separation of the Azimut Consulenza Sim company was submitted in the past few days. The firm will be jointly owned by Azimut Capital Management Sgr and Azimut Financial Insurance, two structures which already exist, and by a new firm, Azimut Partecipationi. The latter firm will take over 49% of the Luxembourg firm Az Fund Management, 51% of which will be retained by Azimut Holding. Azimut Capital Management Sgr will control placement and distribution activities, advising services, reception and transmission of orders, and all mandates with financial advisers and private banks, totalling USD261m.
p { margin-bottom: 0.25cm; line-height: 120%; } Anima in October 2016 posted net subscriptions of EUR12m, bringing inflows since the beginning of the year to about EUR4.5bn. Total assets under management as of the end of October are about EUR71.5bn, up by 7% compared with the end of October 2015.
Sovereign funds struggle to comply with their commitments to maintain high standards for risk controlling and governance, according to the chairman of the global association for these investors, Adrian Orr, who is also director general of the New Zealand Superannuation Fund. The largest sovereign funds met this week in Auckland for the annual International Forum of Sovereign Wealth Funds (IFSWF) conference. Orr warned against complacency concerning engagements to comply with the Santiago Principles (guidelines established to maintain a stable financial system, based on risk controlling and healthy governance).
L’Union européenne prévoit de recruter un gérant du secteur privé pour créer et gérer un fonds de capital risque de 1,6 milliard d’euros destiné à faire grandir des start-up technologiques et les garder en Europe, rapporte le Financial Times. Bruxelles apportera un total de 400 millions d’euros et le gérant sélectionné pour gérer le fonds devra lever au moins trois fois ce montant auprès d’autres sources.
Le processus de réorganisation du groupe italien Azimut se poursuit, rapporte Bluerating. L’acte de scission totale d’Azimut Consulenza Sim a été déposé ces jours derniers. La société sera partagée et répartie entre Azimut Capital Management Sgr et Azimut Financial Insurance, deux structures qui existent déjà, et dans la nouvelle société Azimut Partecipazioni. Cette dernière reprendra 49 % de l’entité luxembourgeoise Az Fund Management, dont 51 % seront conservés par Azimut Holding. Azimut Capital Management Sgr se verra confier les activités de placement et distribution, les services de conseil, de réception et transmission des ordres, ainsi que tous les mandats avec les conseillers financiers et banquiers privés, pour un montant total de 261 millions de dollars.
Anima a enregistré en octobre 2016 des souscriptions nettes de 12 millions d’euros, portant la collecte depuis le début de l’année à environ 4,5 milliards d’euros. Le total des encours sous gestion à fin octobre est d’environ 71,5 milliards d’euros, soit une hausse de 7 % par rapport à fin octobre 2015.
A fin septembre, le montant des produits financiers et services d’investissements distribués par les conseillers financiers italiens a atteint 451 milliards d’euros, soit un nouveau record, selon les données d’Assoreti, l’association professionnelle du secteur. Ce montant se divise en deux parties : gestion d’actifs (239 milliards d’euros) et épargne administrée (122 milliards d’euros). Concernant la partie gestion d’actifs, les OPCVM souscrits directement représentent une somme de 157,7 milliards d’euros, en hausse de 3,7 % par rapport au trimestre précédent. Les produits d’assurance rassemblent 120,8 milliards d’euros et les gestions sous mandat 50,5 milliards d’euros. La partie épargne administrée (titres ou liquidités) se monte à 122 milliards d’euros.
La société de gestion suédoise Simplicity a lancé fin octobre un fonds de petites capitalisations suédoises, Simplicity Småbolag Sverige, selon un communiqué de la société. L’univers comprend les entreprises qui ont une capitalisation inférieure à 1 % de la capitalisation totale de la Bourse de Stockholm.Simplicity gère près de 10 milliards de couronnes suédoises (près de 1 milliard d’euros) dans trois fonds obligataires et huit fonds actions.
Les fonds souverains peinent à respecter leurs engagements d’afficher des standards élevés en matière de contrôle des risques et de gouvernance, selon le président de l’association mondiale de ces investisseurs, Adrian Orr, qui est également le directeur général du New Zealand Superannuation Fund. Les principaux fonds souverains sont réunis cette semaine à Auckland pour la conférence annuelle de l’International Forum of Sovereign Wealth Funds (IFSWF). Adrian Orr a mis en garde contre une certaine complaisance à l’égard des engagements à respecter les Principes de Santiago (lignes directrices établies pour le maintien d’un système financier mondial stable, basé sur des contrôles des risques et une saine gouvernance).
Le réseau indépendant de conseillers Cyrus Conseil a ouvert son premier bureau à l'étranger, avec la naissance à Tel Aviv de Cyrus Conseil Israël ltd. «Cette première ouverture s’inscrit dans le cadre de notre volonté d’accompagner dans la gestion de leur patrimoine nos clients Français qui sont de plus en plus nombreux à vivre en dehors de France, de façon temporaire ou définitive. D’autres bureaux sont amenés à être créés dans les prochains mois dans des pays, prioritairement francophones», explique le groupe dans un communiqué. L'équipe de Tel Aviv est déjà opérationnelle et des accords avec des acteurs locaux du droit et des chiffres ont été conclus pour «répondre au mieux à l’ensemble des besoins de nos clients». Par ailleurs, un partenariat a été conclu avec TAL Business School, qui "à l’instar des grandes écoles françaises, forme les jeunes francophones d’aujourd’hui à devenir les managers israéliens influents de demain». Aucun détail sur ce partenariat n’est cependant donné. La société précise qu’au Moyen-Orient, Israël et le Liban sont les deux pays où le nombre de Français est le plus important. Cyrus Conseil, créé en 1989, revendique 2,5 milliards d’euros d’encours financiers, 14 implantations en France et 150 collaborateurs.
Solactive et oekom research vont mettre au point un indice actions durable pour aider l’Etat fédéral de Berlin à mettre en oeuvre sa politique de cession des entreprises de ses fonds de pension en réponse au changement climatique. L'été dernier Berlin a annoncé son intention de vendre les entreprises impliquées dans l’extraction de carburants fossiles (charbon, gaz naturel) ou qui opèrent dans des secteurs discutables comme le nucléaire et l’armement ou encore qui ne se conforment pas aux principes de l’UN Global Compact. L’indice sera réalisé sur mesure.
La rémunération totale des présidents exécutifs du SBF 120 a atteint en 2015 le niveau record de 3,5 millions d’euros en moyenne, en hausse de 20% par rapport à l’année précédente, selon le dernier rapport de Proxinvest sur la rémunération des dirigeants en 2015. La rémunération moyenne totale des présidents exécutifs du CAC 40 atteint même 5 millions d’euros, en hausse de 18%, ce qui excède désormais la rémunération maximale socialement acceptable définie à 240 SMIC par Proxinvest (4,8 millions d’euros). Cette rémunération plafond que Proxinvest appelle de ses vœux est désormais dépassée par 26 présidents exécutifs du SBF 120 contre 16 en 2014.Pour mémoire, le rapport Proxinveset valorise l’ensemble des formes de rémunération des dirigeants attribuées au titre de l’exercice 2015 (fixe, bonus annuel, jetons, avantages en nature, stock-options et actions gratuites de performance à leur date d’attribution, intéressement en numéraire et autres formes indirectes de rémunération). Toutes les composantes de la rémunération participent à la générosité des conseils d’administration pour leur principal dirigeant : +4% pour les rémunérations fixes au sein du SBF 120, +23% pour la rémunération variable de court terme, +33% pour les actions gratuites de performance (avant loi Macron). les deux tiers de la rémunération des dirigeants du SBF 120 restent malheureusement de court terme.Les performances économiques observées en 2015 semblent justifier certaines réserves sur l’ampleur de l’augmentation et sur les niveaux observés. Ainsi, l’indice CAC 40 a vu des performances contrastées en son sein. Il a grimpé globalement de 8,5% en 2015, le chiffre d’affaires cumulé a baissé de 3%, le résultat opérationnel cumulé de 7% et les bénéfices nets cumulés de 11%.Pour la première fois depuis 2005, les cinq premières places du classement bénéficient d’une rémunération supérieure à 10 millions d’euros, le premier étant le directeur général de Sanofi, Olivier Brandicourt (16,8 millions d’euros), devant Gilles Gobin, fondateur de Rubis (16,4 millions d’euros) et Carlos Ghosn, double président de Renault et Nissan (15,6 millions d’euros). Lors des votes «Say on Pay» aux AG 2016, les investisseurs ont exprimé leur préférence pour des rémunérations modérées. Les trois rémunérations du CAC 40 les plus élevées (Sanofi, Renault, Schneider Electric) ont obtenu les scores d’approbation les plus faibles, respectivement 63%, 46% et 58%. A l’inverse, les quatre plébiscites les plus élevés du CAC 40 ont été obtenus dans des sociétés ne dépassant pas 2 millions d’euros de rémunération totale (Bouygues, Orange, Legrand, Klépierre).Le taux d’approbation moyen des actionnaires sur les votes «Say on Pay» passe de 88% à 89% et le taux d’approbation de Proxinvest s'élève à 39,7% contre 32,2%. La baisse du taux d’opposition de Proxinvest témoigne de l’amélioration des pratiques par certaines sociétés, notamment en matière de transparence mais le lien entre rémunération et performance méritera d'être mieux démontré à l’avenir (37% d’opinions favorables seulement de Proxinvest sur le lien rémunération-performance aux AG 2016 du CAC 40). Proxinvest souligne enfin que pour la première fois en France, des assemblées générales ont refusé d’approuver la rémunération totale de leur dirigeant. Outre la rémunération de Carlos Ghosn, la rémunération de Patrick Kron (ex-Alstom) et des dirigeants de Solocal ont également été rejetées par leurs actionnaires, rejets, on le sait, sans conséquence juridique. L’instauration d’un vote souverain de l’assemblée générale était souhaitée par Proxinvest lors de la publication de son précédent rapport. «L’initiative parlementaire visant à restaurer les droits de contrôle des actionnaires sur le sujet de la rémunération des dirigeants dans le cadre d ela loi Sapin 2 est donc la bienvenue», souligne Proxinvest.