After a year filled with news in 2016, Muzinich & Co, an independent asset management firm specialised in corporate debt strategies, will this year be working to open an office in Singapore, Anne Petit, country manager for France, says in an interview with NewsManagers. Petit also announces the forthcoming launch of a pan-European private debt fund.
Deutsche Asset Management (Deutsche AM) a annoncé ce matin une réduction des frais sur 28 ETF de sa gamme. Cela inclut les produits répliquant des indices tels que le MSCI Europe, le MSCI Japan, le MSCI Emerging Markets, le Russell 2000 et le S&P 500, avec ou sans couverture de change. “A l’occasion des 10 ans de notre plateforme ETF, nous avons décidé de réduire les frais de gestion afin de remercier les investisseurs de leur soutien et de leur fidélité. Il s’agit également de leur prouver notre engagement à proposer des supports d’investissement efficients en terme de performance après déduction des frais”, déclare Houda Ennebati, responsable db X-trackers France chez Deutsche AM, citée dans un communiqué. Les réductions de frais s'échelonnent entre 5 points et 20 points de base. Les encours d’ETF de Deutsche AM s’inscrivent à environ 70 milliards d’euros répartis dans 300 produits.
La société immobilière cotée allemande Alstria Office Reit, spécialisée dans les immeubles de bureaux, veut doubler son patrimoine immobilier en Allemagne à 6 milliards d’euros, a déclaré Alexander Dexne, directeur financier de la société, au quotidien financier Börsen-Zeitung. L’environnement boursier actuel n’offre toutefois aucune opportunité intéressante sur le front des acquisitions, estime le responsable de la société basée à Hambourg. A l’automne dernier, Alstria avait tenté en vain de racheter son concurrent Officefirst qui vient de faire savoir que c’est finalement Blackstone qui a remporté la mise.
Suite à l’approbation des autorités compétentes en matière de contrôle des concentrations, la Caisse des dépôts (CDC) et CNP Assurances ont annoncé le 31 mars avoir finalisé l’acquisition d’une participation indirecte de 49,9% du capital de RTE. Les négociations avaient été annoncées en juillet 2016. « Le développement, le déploiement et la modernisation des grandes infrastructures nationales sont au cœur des activités de la Caisse des dépôts : cette entrée au capital de RTE est une opération emblématique pour le groupe pleinement cohérente avec sa mission d’investisseur de long terme et son engagement en faveur de la transition énergétique et écologique », commente le communiqué.CNP Assurances parle également « d’accompagner la transition énergétique et écologique du pays ». Le Conseil de Surveillance de RTE a pris acte de cette évolution en nommant de nouveaux membres proposés par la Caisse des dépôts et CNP Assurances. Ainsi, Catherine Mayenobe, secrétaire générale du Groupe Caisse des dépôts, Virginie Chapron du Jeu, directrice des finances du Groupe Caisse des dépôts et Nicolas Monnier, responsable des investissements non cotés de CNP Assurances siègent désormais au sein du Conseil de surveillance de RTE.
Juan Alcaraz Lopez, directeur général de Santander Asset Management (Santander AM) depuis novembre 2009, a décidé de quitter son poste pour se consacrer entièrement à sa fonction de directeur général d’Allfunds Bank, la plateforme européenne de distribution de fonds, rapporte le site spécialisé Funds People. A la tête de Santander AM, Juan Alcaraz Lopez est remplacé par Juan Manuel San Roman, jusque-là responsable des partenariats stratégiques en gestion d’actifs et en assurances et directeur général pour l’Asie-Pacifique de Banco Santander. Juan Manuel San Roman était également directeur de SAM Investment Holdings depuis septembre 2015.Ces changements interviennent alors qu’Allfunds vient d’être repris conjointement par le fonds d’investissement Hellman & Friedman et le fonds souverain de Singapour GIC. Juan Alcaraz Lopez devra donc se concentrer sur la réussite de cette opération de cession, tout en préparant Allfunds à l’arrivée de ces nouveaux actionnaires.
Le gestionnaire d’actifs britannique Man GLG a recruté Firmino Morgado et Filipe Bergaña, les deux associés-fondateurs de la société W4i Investment, une société de gestion spécialisée dans les actions européennes, rapporte le site spécialisé Funds People. Les deux nouvelles recrues occuperont les postes de gérants de fonds. W4i Investment proposait trois stratégies, à savoir W4i European Dividend, W4i European Opportunites et W4i Iberian Opportunities, lancées en juillet 2015. Ces stratégies devraient intégrer l’offre « long-only » de Man GLG, sous réserve du feu vert du régulateur.Avant de fonder W4i Investment, Firmino Morgado, qui compte 25 ans de carrière professionnelle, avait travaillé pendant 12 ans chez Fidelity comme spécialiste de la gestion de stratégies actions européennes. Avant cela, il avait officié chez Capital Group et Goldman SachsPour sa part, Filipe Bergaña avait rejoint W4i Investment en avril 2015 en provenance d’Och-Ziff où il était analyste actions. Avant cela, il avait officié chez Fidelity pendant 4 ans, chez BlackRock à Londres et Merrill Lynch IM à Madrid.Ces recrutements interviennent alors que la banque espagnole Renta 4, actionnaire de W4i Investment, a annoncé il y a quelques jours sa décision de mettre fin à son aventure dans la jeune société de gestion.
Andrew Benton, anciennement responsable des ventes internationales et du développement chez Barings, a rejoint State Street Global Advisors (SSGA) au mois de mars en qualité de « senior managing director » et responsable des institutionnels au Royaume-Uni, selon le profil LinkedIn. Il succède ainsi à Mark McNulty qui avait quitté SSGA en novembre 2016. Andrew Benton avait quitté Barings en novembre 2016 après six ans de bons et loyaux services. Avant cela, il avait officié chez Schroders en tant que responsable des ventes institutionnelles pour le Royaume-Uni.
Premier Asset Management a recruté le gérant de Schroders, Geoff Kirk, en tant que cogérant de son fonds Optimum Income, le gérant actuel Chris Wright abandonnant la gestion de ce fonds de 85 millions de livres, rapporte Investment Week. Ce dernier gère le fonds Optimum Income depuis 2008 et restera au sein de la société en tant que gérant du fonds Ethical. Geoff Kirk a passé 10 ans chez Schroders. Il rejoindra Premier en juillet et travaillera aux côtés de Chris White, responsable des actions britanniques et gérant du fonds Income, qui devient aussi gérant du fonds Optimum Income.
La société de gestion italienne AcomeA va à son tour lancer deux fonds éligibles au plan individuel d’épargne (piani individuali di risparmio ou PIR), rapporte Bluerating, qui note que l’intérêt pour cette nouvelle enveloppe qui prévoit des avantages fiscaux ne faiblit pas. Un fonds flexible, avec une poche actions pouvant atteindre 40 % du portefeuille, sera lancé dans les deux semaines qui viennent. Le fonds pourrait être coté à la Bourse italienne. Un fonds d’actions sera lancé plus tard, mais avant l’été.
Banca Profilo, l’actionnaire de référence de la banque privée suisse Banque Profil de Gestion, vient de publier à Milan son plan triennal. Dans le cadre du développement stratégique de la banque privée, ce plan prévoit que les actifs sous gestion de Banque Profil de Gestion devraient progresser d’environ 50% en 2017, 2018 et 2019, indique la banque privée dans un communiqué. L’augmentation des encours devrait avoir un impact positif sur les revenus de la banque durant la période concernée, indique la banque qui ne précise pas toutefois le montant actuel de ses actifs sous gestion. En 2016, ses revenus ont atteint 8,8 millions de francs et son bénéfice ressort à 260.000 francs suisses.
Le groupe bancaire suisse UBS va proposer la nomination de Julie Richardson à son conseil d’administration pour un mandat d’un an à l’occasion de l’assemblée générale du groupe bancaire le 4 mai prochain, selon un communiqué publié ce matin. Julie Richardson a été associée et a dirigé la filiale new-yorkaise du fonds d’investissement Providence Equity Partners de 2003 à 2012. Auparavant, elle a été vice-présidente de la division banque d’affaires de l’américain JPMorgan Chase de 1998 à 2003 et a démarré sa carrière en 1986 à la banque Merrill Lynch.Elle doit remplacer Joseph Yam qui quittera l’organe de surveillance pour «raisons personnelles», indique le communiqué. Le président Axel Weber et les autres membres du conseil d’administration seront proposés pour un nouveau mandat d’un an.
Natixis Asset Management (NAM) a annoncé lundi que son comité exécutif évolue à compter d’aujourd’hui avec l’entrée de Valérie Derambure. Cette dernière est nommée directrice générale déléguée en charge des finances du gérant français et succède à Jean-François Baralon, qui a rejoint Natixis Global Asset Management en tant que directeur de la distribution France, Suisse francophone et Monaco. « Valérie Derambure aura pour mission d’accompagner les ambitions stratégiques de Natixis Asset Management en renforçant la dynamique opérationnelle », souligne un communiqué.
IM Square a communiqué lundi le bilan de sa première année d’exercice. La plate-forme d’investissement et de développement en gestion d’actifs a indiqué que les deux investissements au capital de Dolan Mc Eniry Capital Management et de Polen Capital ont affiché une performance nette de 21,8% en 2016.
L’Espagne a assoupli sa position sur un éventuel référendum d’indépendance de l’Ecosse dans le contexte du Brexit. Cette question est hautement sensible en Espagne car le gouvernement redoute qu’une telle initiative alimente les revendications séparatistes de la Catalogne. Le ministre espagnol des Affaires étrangères, Alfonso Dastis, a affirmé hier que son pays ne bloquerait pas «a priori» la candidature d’une l’Ecosse indépendante à l’UE. Cette déclaration intervient à un moment de tension entre Madrid et Londres à propos du statut de Gibraltar, enclave située au sud de l’Espagne qui fut cédée aux Britanniques en 1713.
Le Parlement européen a fait un pas vers l’adoption de la réglementation sur les documents d’informations clés relatifs aux produits d’investissement retail packagés et fondés sur l’assurance (Priips). La commission des affaires économiques et monétaires (Econ) a décidé de ne pas s’opposer à la proposition de révision des standards techniques, a indiqué vendredi le Parlement européen dans un document. Ce vote, obtenu par 41 voix sur 43, doit désormais être validé en séance plénière du Parlement, ce qui devrait être une formalité, puis par le Conseil européen.
Lucas Strojny, responsable de la gestion sous mandat d’Advenis IM, détaille, dans le cadre du questionnaire des coupoles Distrib Invest, les initiatives menées par la société en termes d'éducation financière et notamment la mise en place d'une formation validée par l'Anacofi. Il précise également les caractéristiques du processus de sélection de fonds d'Advenis IM.
Largement privilégiée parmi les placements financiers, l’assurance vie traverse une phase d’adaptation à un nouvel environnement monétaire et financier. Les unités de compte devraient voir leur rôle prendre de l’ampleur, mais leur succès commercial butte sur le conservatisme des investisseurs finaux.
Vie Plus, filière de Suravenir, lance en partenariat avec Yomoni, e-volution Vie Plus, un contrat d’assurance-vie nouvelle génération dédié aux CGPI et donnera accès à un univers d’investissement en produits indiciels.
Suravenir et Grisbee, enrichissent le contrat Grisbee Vie, contrat d’assurance-vie en ligne, en proposant une offre de gestion pilotée qui s’appuie sur l’expertise de Carmignac.
Stamina Asset Management, société dédiée à la gestion multi-actifs du groupe Primonial, donne délégation de gestion de son fonds Stamina Amérique aux équipes de la société américaine Golden Capital Management (GCM) - le fonds est renommé STAMINA GCM US EQUITY.
iM Square accueille Julien Froger au poste de directeur commercial à compter du 3 avril 2017. Ce recrutement fait suite à la mise en place d'iM Global Partner, plate-forme de distribution du groupe iM Square issue de l'acquisition de Montmartre AM.
Le gouvernement norvégien ne compte pas autoriser son fonds souverain à investir dans les infrastructures. Norges Bank IM (NBIM), qui affiche 915 milliards de dollars sous gestion, réclamait le droit de consacrer jusqu'à 5% de ses actifs en infrastructures pour diversifier ses sources de rendement. Il était soutenu par des parlementaires qui souhaitait que le fonds soutienne le secteur de l'énergie renouvelable.
Le Parlement européen a fait un pas vers l’adoption de la réglementation sur les documents d’informations clés relatifs aux produits d’investissement retail packagés et fondés sur l’assurance (Priips). La commission des affaires économiques et monétaires (Econ) a décidé de ne pas s’opposer à la proposition de révision des standards techniques, a indiqué le Parlement européen dans un document.
Le Parlement européen a fait un pas vers l’adoption de la règlementation Priips. Les objections au projet de révision des standards techniques de cette règlementation ont été levées par la commission des affaires économiques et monétaires (ECON), a indiqué le Parlement européen dans un document. Elle «lève ses objections à la régulation déléguée de la Commission du 8 mars 2017 (...) aux documents d’informations clés pour les produits d’investissements packagés fondés sur l’assurance (Priips)», indique ce document.
Le spécialiste de l’immobilier MV Invest, basé à Zurich, a annoncé ce 30 mars le lancement d’une plateforme de financement immobilier à destination des investisseurs institutionnels, notamment aux fonds de pension. Par le biais de cette plateforme, immovestore.ch, exclusivement réservée aux investisseurs institutionnels, les projets immobiliers en quête de financements pourront faire appel aux fonds de pension suisses, dans une activité jusqu’ici réservée aux banques.
L’environnement de taux d’intérêt historiquement bas demeure le principal défi des assureurs européens. Tel est le constat établi par une enquête* présentée ce jeudi 30 mars par Axa Investment Managers (Axa IM). « Ce contexte de taux d’intérêt très bas a des impacts directs sur leurs décisions d’investissement, n’a pas caché Florence Dard, responsable du « Client Group » France chez Axa IM, lors d’une rencontre avec la presse. Ces taux d’intérêts sont aujourd’hui plus bas que la moyenne des taux servis par les obligations qu’ils détiennent en portefeuille. » Concrètement, 75% des assureurs interrogés considèrent les conséquences des taux bas comme l’un des principaux défis pour leurs investissements en 2017, selon cette enquête. Cette problématique est citée comme le premier défi du secteur par 82% des assureurs en Allemagne, 73% des assureurs au Royaume-Uni et 68% des assureurs en France. 89% des petits assureurs, à savoir ceux ayant moins de 2 milliards d’euros d’actifs, considèrent les taux bas comme l’un des défis clés de 2017. Les fortes évolutions réglementaires, à l’image de la directive Solvabilité 2, constituent la deuxième préoccupation de 47% des assureurs européens. Ils sont même 54% en Allemagne à citer la réglementation comme un enjeu majeur pour cette année, contre 45% seulement en France. « Le cadre réglementaire crée des contraintes d’investissement supplémentaires pour les assureurs, de plus grandes exigences en termes de transparence et de gouvernance et engendre souvent des coûts additionnels », précise Marie Niemczyk, responsable Stratégie & Développement Assurance chez Axa IM. Enfin, dans la foulée du Brexit, l’avenir incertain de l’Europe inquiète à 43% les assureurs européens interrogés dans le cadre de cette enquête. Sans réelle surprise, l’inquiétude est particulièrement forte outre-Manche, cette problématique étant évoquée par 61% des compagnies sondées. En France, 39% des répondants ont cité l’avenir incertain de l’Europe comme l’un des principaux défis pour 2017.Pour pallier la faiblesse actuelle et durable des taux d’intérêt, les assureurs européens sont donc contraints d’adapter leur politique d’investissement pour optimiser le coût en capital sous Solvabilité 2 et pour améliorer le rendement de leur portefeuille. Ainsi, « pour 59% des sondés, la première solution envisagée par les assureurs est d’investir davantage dans des classe d’actifs alternatifs, et c’est particulièrement vrai en France », a observé Florence Dard. De fait, 67% des assureurs français confirment leur intention d’augmenter leur utilisation d’investissements alternatifs en 2017, contre 45% des Britanniques. Plus précisément, les assureurs affichent un appétit de plus en plus fort pour le crédit non liquide sous forme de « private loans », de dette d’infrastructure et de dette immobilière. « Ce sont des actifs qui offrent des primes d’illiquidité et, donc, un surcroît de rendement, souligne Mathilde Sauvé, responsable des solutions institutionnelles chez Axa IM. Ce sont également des actifs à duration longue et les assureurs spécialisés dans les activités de retraite recherchent tout particulièrement ce type d’actifs. »En parallèle, l’allocation tactique est de plus en plus utilisée, note Axa IM. 38% des assureurs européens sondés (37% en France) voient en effet le recours à plus d’allocation tactique comme une bonne réponse aux défis qu’ils doivent relever en 2017. Un pourcentage qui atteint même 48% pour les Britanniques. « L’allocation tactique englobe différents types de solution comme les stratégies de total return, sur lesquelles nous avons gagné plusieurs mandats en 2016, a expliqué Mathilde Sauvé. Nous avons aussi observé des entrées et sorties très opportunistes sur les marché actions, via des fonds indiciels ou des ETF, pour profiter du « rally » l’an dernier, ce qui leur a permis de réaliser rapidement des plus-values ».Enfin, 36% des assureurs européens (33% en France) envisagent d’augmenter la diversification de leurs portefeuilles en 2017. « Depuis la deuxième partie de l’année 2016, nous avons de plus en plus de demandes de la part d’assureurs français pour des stratégies obligataires américaines, par exemple, a noté Florence Dard. C’est une tendance assez nouvelle. 39% des assureurs français envisagent ainsi d’augmenter leur allocation d’actifs en titres obligataires libellés en devises étrangères contre seulement 15% en titres obligataires domestiques. » En parallèle, 46% des assureurs européens (44% en France) prévoient d’augmenter leurs allocations au crédit alternatif illiquide. Mieux, plus de 30% des répondants (en France comme en Europe) planifient d’accroître l’infrastructure, les structurés liquides et l’immobilier, « confirmant la recherche de la performance au-delà des obligations à haut rendement et de la dette émergente », selon l’enquête.Les nouvelles contraintes réglementaires produisent également des impacts significatifs sur les stratégies d’investissement. Ainsi, 52% des sondés ont réduit le profil de risque général de leur portefeuille tandis que 53% d’entre-eux ont réduit le « gap » de duration de leur portefeuille grâce à l’amélioration de leur gestion actif/passif (ALM). En outre, 53% des assureurs observent qu’il est compliqué aujourd’hui d’opérer sous la réglementation Solvabilité 2. Un pourcentage qui grimpe même à 72% pour les compagnies ayant moins de 2 milliards d’euros d’actifs.Dans un tel contexte, les compagnies d’assurance attendent davantage de leurs gestionnaires d’actifs. Ainsi, près de 70% des assureurs sondés estiment important voire très important sous Solvabilité 2 la capacité des gérants à offrir des stratégies innovantes capables de capturer du rendement. Les assureurs ont également tendance à recourir de plus en plus à des sociétés de gestion externes. Ainsi, seuls 23% des répondants ont réduit le nombre de sociétés de gestion externes. « Près de 40% des répondants ont même externalisé une plus grande portion de leur portefeuille », a noté Mathilde Sauvé. Et pour cause. « La tendance aux actifs illiquides et alternatifs est de plus en plus forte en France et peu de sociétés de gestion internes peuvent apporter ce type de solutions, d’où le recours à des sociétés externes », a avancé Florence Dard. Aujourd’hui, « les actifs illiquides ou semi-liquides représentent un tiers des plans de réinvestissement des assureurs, à comparer à une allocation de 5% à 10% sur ces stratégies actuellement », a conclu Mathilde Sauvé.
Laurence Fink, le directeur général de BlackRock, est le point central d’une installation de la Biennale d’Art au Whitney Musuem of American Art, rapporte le Wall Street Journal. L’œuvre, intitulée « Debtfair », veut montrer que l’économie de l’art américain est défectueuse en raison de l’endettement des artistes. Et BlackRock investit dans cette dette. Noah Fischer et deux autres artistes faisant partie de l’équipe ayant créé cette œuvre indiquent avoir choisi BlackRock parce que le poids et le leadership de la société représentent les bénéficiaires de systèmes économiques et culturels injustes. La société de gestion, selon eux, est un exemple du fait que Wall Street prospère à un moment où les Américains ordinaires voient leurs salaires stagner. Les individus fortunés peuvent contribuer à créer un marché pour les artistes qui espèrent vendre leurs travaux. Mais les artistes indiquent qu’ils espèrent attirer l’attention d’une « classe de collectionneurs » d’élites financières. Ces gens acquièrent et accumulent les œuvres d’art tout en profitant d’investir dans la dette dont les artistes ont besoin.
Pimco a annoncé, ce 30 mars, le recrutement de Gregory Hall en qualité de « managing director » et responsable des stratégies privées (« head of Private Strategies »). Dans le cadre de ces fonctions, l’intéressé devra assurer la gestion des stratégies privées, qui englobent l’immobilier, la dette « distressed » et les stratégies crédit. Gregory Hall prendra officiellement ses fonctions le 1er mai et il partagera son temps entre les bureaux Newport Beach et de New York de Pimco. Gregory Hall, qui compte 18 ans d’expérience, arrive en provenance de Blackstone Group et y occupait dernièrement le poste de « senior managing director » au sein de l’activité de gestion alternative. Gregory Hall avait débuté sa carrière comme analyste financier chez Goldman Sachs.
Après dix-neuf années au service de Barings en France, Benoît du Mesnil du Buisson a décidé de faire valoir ses droits à la retraite. Il était depuis 2006 président de Baring France SAS, filiale de Baring Asset Management Ltd, responsable des ventes en France, en Belgique et à Monaco après avoir assumé la direction générale de Baring France pendant huit ans. Avant de rejoindre Barings, Benôit du Mesnil du Buisson avait débuté sa carrière à l’orée des années 80 à la Banque Privée de Gestion Financière. Il a ensuite dirigé le département des relations avec les investisseurs institutionnels chez Paluel Marmont Banque avant d’intégrer le groupe Société Marseillaise de Crédit comme directeur puis d'être nommé directeur général adjoint chez Dresdner RCM Gestion. Les modalités de sa succession ne sont pas encore totalement arrêtées mais il est déjà acquis que Yolanda Camino, issue de Babson Capital Management, l’une des filiales de MassMutual qui, avec Baring Asset Management, avait pris la dénomination de Barings début 2016, prend la responsabilité des ventes en France, Italie et Espagne. Cela dit, Benoît du Mesnil du Buisson n’a pas encore complètement coupé les ponts avec la société qu’il a accompagnée pendant presque vingt ans puisque Barings lui a confié une mission de conseil. Il reste que son départ marque une nouvelle étape dans l’histoire de la société, avec un nouveau partage des responsabilités, une évolution probable de l'équipe parisienne et peut-être même un déménagement...