Quaero Capital a récemment indiqué avoir modifié la dénomination des fonds de sa sicav luxembourgeoise «Argos Funds». Tous les fonds Argos deviennent Quaero Capital Funds (Lux). Un changement qui reflète une refonte plus générale de l’offre après que la société Argos Investment Managers est devenue Quaero Capital SA en 2015. Toutes les stratégies concernées par cette modification restent inchangées, y compris la tarification, les codes Isin, les tickets d’entrée, les classes de parts disponibles et la fiscalité. Quaero Capital, propriété à 100% du personnel, compte 44 personnes dont 24 professionnels de l’investissement.
La société de gestion britannique Heptagon Capital s’est associée avec la boutique new-yorkaise Kettle Hill Capital Management pour lancer un fonds long/short dédié aux petites capitalisations américaines, rapporte le site spécialisé Investment Europe. Le fonds Heptagon Kettle Hill US Long Short Equity, qui a vu le jour le 5 octobre dernier, est le premier fonds Ucits alternatif proposé par Heptagon Capital. Géré par Kettle Hill , le fonds affiche d’ores et déjà des actifs sous gestion de 90 millions de dollars.Les actifs sous gestion de Heptagon Capital s'élèvent actuellement à 8,3 milliards de dollars.
Aberdeen Standard Investments lance le Global Equity Impact, un fonds d’impact sur l’univers des actions qui est géré par Sarah Norris et Dominic Byrne. L’idée est de « faire une sélection positive de sociétés qui fournissent des produits et des solutions pour faire face aux défis sociétaux comme le changement climatique, la hausse des inégalités et la production et la consommation non durable », selon une présentation du fonds. Et l’objectif est de dégager un rendement financier et un impact positif. Le processus d’investissement s’appuie sur les 17 objectifs de développement durable de l’ONU. Le portefeuille se composera de 35 à 60 valeurs.
A l’issue du troisième trimestre 2017, les actifs sous gestion de Rathbone Brothers (Rathbones) se sont inscrits à 37,5 milliards de livres, en croissance de 2,5% par rapport à fin juin 2017, a annoncé ce 18 octobre le gestionnaire d’actifs et de fortune britannique. Dans le détail, les encours de son pôle « Investment Management » s’établissent à 32,5 milliards de livres à fin septembre 2017 contre 32 milliards de livres à fin juin 2017. En parallèle, les actifs sous gestion de sa division « Unit Trusts » ont atteint 5 milliards de livres à fin septembre 2017 contre 4,6 milliards de livres à fin juin 2017, soit une progression de 8,7%. Au cours du trimestre écoulé, Rathbones a enregistré une collecte nette de 619 millions de livres, dont 277 millions de livres pour le pôle « Investment Management » et 342 millions de livres pour la division « Unit Trusts ».A l’issue du troisième trimestre 2017, Rathbones a dégagé un résultat opérationnel sous-jacent de 70,5 millions de livres, en croissance de 7% sur un an.
Le gestionnaire d’actifs Jupiter Asset Management (Jupiter AM) a recruté Charlie Spelina en qualité d’anayste crédit dédié aux Etats-Unis afin de renforcer son équipe dédiée à la gestion obligataire, rapporte fundstrategy. L’intéressé arrive en provenance de BlueBay Asset Management où il a débuté comme « trader » avant de devenir analyste crédit en charge du secteur industriel européen et américain. L’équipe crédit de Jupiter compte désormais neuf collaborateurs. Charlie Spelina quittera New York pour Londres et il rejoindra sa nouvelle équipe dans le courant de la semaine prochaine.
Et de deux. CPR Asset management, qui avait dévoilé en début d’année son projet de lancer trois fonds thématiques en 2017, doit annoncer aujourd’hui le lancement du deuxième, après celui sur la disruption: CPR Invest - Food For Generations. La proximité de la Journée Mondiale de l’Alimentation le 16 octobre est une belle occasion. La filiale d’Amundi, dont l’une des spécificités est de gérer pour le compte du groupe les fonds thématiques (CPR AM a fait sa réputation notamment sur le fonds Silver Age), a donc décidé de s’intéresser à la chaîne alimentaire dans sa globalité. Alors que la population mondiale va croître de 2,2 milliards d'êtres humains, pour atteindre les 9,7 milliards, d’ici 2050, il faut produire plus, mieux et durablement, si l’on veut pouvoir nourrir tout le monde. Le fonds Food For Generations va donc investir en actions, dans des entreprises partout dans le monde, qui évoluent positivement sur cette chaîne alimentaire, du champ de l’agriculteur à l’assiette du consommateur, en passant par les transports. Soit un univers d’environ 600 valeurs après un premier filtre sectoriel et quantitatif. Ensuite, entre en jeu le filtre de la durabilité, selon des critères fournis par la dizaine d’analystes ISR d’Amundi et ceux de Sustainalytics et RepRisk. «Dès lors qu’un titre est repéré (négativement) par au moins l’un des trois fournisseurs de données, il est systématiquement exclu de l’univers», explique Stéphane Soussan, l’un des co-gérants. De même, dès lors qu’une controverse importante est relevée, la valeur sort immédiatement de l’univers d’investissement. Tout comme l’autre co-gérante, Anne Le Borgne, Stéphane Soussan vient des équipes d’Amundi et a rejoint CPR AM en 2015. Anne Le Borgne gère par exemple déjà la thématique Luxe (SG Actions Luxe) et celle sur le style de vie (Amundi Funds CPR Global Lifestyles). Stéphane Soussan est lui gérant du fonds Amundi CPR Funds Equity Global Agriculture et co-gérant du fonds Amundi Funds CPR Global Ressources Naturelles. Food For Generations a été lancé officiellement le 18 septembre, après 10 mois de travail avec les équipes marketing, soutenu par un premier investissement d’Amundi et compte aujourd’hui 55 valeurs. Enregistré dans 12 pays, sa part retail est chargée à 1,5% et celle pour les institutionnels à 0,75%.La gamme thématique, dirigée par Vafa Ahmadi, atteint chez CPR AM près de 5 milliards d’euros à travers une dizaine de stratégies basées sur des grandes tendances. Le fonds basé sur la thématique de la disruption a collecté 200 millions d’euros en neuf mois.
Le groupe de protection sociale AG2R La Mondiale a annoncé, ce 18 octobre, la nomination de Muriel Heitzmann au poste de directrice du front office et de l’ingénierie financière au sein de sa direction des investissements et du financement. A ce titre, elle intègre le comité managérial de direction et exerce ses fonctions sous la responsabilité de Jean-Louis Charles, directeur des investissements et du financement.Muriel Heitzmann, 44 ans, a effectué toute sa carrière au sein de Sinopia AM, société de gestion quantitative du groupe HSBC, puis de HSBC Global Asset Management. Elle a débuté en 1996 en tant que gérante de fonds garantis. En 1997, elle devient négociateur de marchés puis occupe successivement les postes de gérante de fonds garantis senior en 1999 et responsable des produits structurés en 2002. En 2006, elle est nommée directrice de la gestion des fonds garantis et structurés.
La Caisse de dépôt et placement du Québec (CPPQ) a présenté le 18 octobre sa stratégie d’investissement face au défi climatique. Cette stratégie couvrant l’ensemble du portefeuille propose des cibles et des moyens concrets qui permettent à la Caisse de contribuer, comme investisseur, à la transition vers une économie mondiale sobre en carbone de manière constructive et d’en saisir les occasions d’investissement rentables. « Dans la foulée de l’Accord de Paris et de l’évolution accélérée des choix des consommateurs et des technologies, nous observons déjà une transformation rapide des marchés. Cette nouvelle réalité nous a amenés à revoir le profil rendement-risque de plusieurs secteurs d’activités et entreprises. Elle créera également de nouvelles occasions d’investissement intéressantes pour nos déposants », a déclaré Michael Sabia, président et chef de la direction. « Notre stratégie s’appuie sur un engagement fondamental : à partir de maintenant, le facteur climatique sera pris en compte dans chacune de nos décisions d’investissement, et ce, pour l’ensemble de notre portefeuille. En bâtissant cette stratégie, nous avons effectué des analyses en profondeur des marchés et des meilleures pratiques parmi les investisseurs institutionnels. Nous avons aussi été guidés par notre conviction de toujours, selon laquelle nous devons penser et agir en bâtisseurs dans tout ce que nous faisons. C’est pourquoi nous nous sommes fixés à la fois comme cible à court terme d’augmenter nos investissements de plus de 8 milliards de dollars dans les actifs sobres en carbone, et à moyen terme de réduire notre empreinte carbone de 25 % par dollar investi. Ce sont des objectifs ambitieux, réalisables, mesurables et sur lesquels nous rendrons des comptes à chaque année lors de la publication de notre rapport annuel », a-t-il ajouté. La stratégie prévoit notamment 1/ la prise en compte du facteur climatique dans chacune des décisions d’investissement de la Caisse. Le déploiement de la stratégie adoptée représente un défi important pour la Caisse qui devrait voir, au cours des huit prochaines années, la valeur de ses actifs s’accroître significativement. À titre d’illustration, si l’actif de la Caisse devait augmenter de 60 % d’ici 2025, les changements climatiques feraient partie du processus décisionnel pour plus de 170 milliards de dollars de nouveaux actifs. «Dorénavant, nous aborderons les changements climatiques de la même façon que pour le risque : il s’agira d’un élément fondamental intégré à notre processus décisionnel», indique la Caisse. 2/Une augmentation des investissements sobres en carbone de 8 milliards de dollars sur 3 ans «La Caisse est déjà un des plus grands investisseurs en énergie renouvelable au monde, et nous nous engageons à en faire encore plus. L’intensification des efforts mondiaux dans la lutte aux changements climatiques entraînera de nombreuses occasions d’investissement rentables pour nos déposants au cours des prochaines années. À court terme, soit d’ici 2020, nous augmenterons donc de 50 % nos investissements sobres en carbone, ce qui se traduit par des investissements additionnels de l’ordre de 8 milliards de dollars. Notre stratégie nous donnera l’occasion par le fait même de contribuer par nos investissements au développement de plusieurs secteurs à faible empreinte carbone». 3/Une réduction de notre empreinte carbone de 25 % par dollar investi d’ici 2025 "À moyen terme, soit entre 2017 et 2025, la Caisse s’engage à réduire de 25 % l’intensité carbone de son portefeuille global. Elle devient ainsi le premier investisseur institutionnel en Amérique du Nord à se donner une cible carbone couvrant l’ensemble de ses catégories d’actif. Nos objectifs contribueront aux cibles de l’Accord de Paris convenues lors de la COP21. C’est donc dire que la prise en compte de cette cible sera intégrée au processus d’investissement de la Caisse». Dans le contexte de cette stratégie, «nous amorcerons donc la révision de nos investissements pour en évaluer le profil rendement-risque et ainsi réduire d’ici 2025 la présence des actifs ayant une plus forte intensité carbone dans notre portefeuille, par exemple, les activités liées à l’exploitation du charbon. La Caisse présentera des informations et des données sur les émissions de GES de son portefeuille dans le cadre de la publication de son rapport annuel, débutant avec le rapport 2017. Ces données permettront de suivre notre progression vers nos cibles d’investissement face au défi climatique. Les méthodes de calcul employées pour mesurer l’empreinte carbone du portefeuille seront conformes aux meilleures pratiques internationales et validées par les vérificateurs de la Caisse dans le cadre de leur vérification annuelle des informations financières».
Le fonds souverain norvégien a vivement critiqué le projet du Royaume-Uni de modifier ses règles de cotation en vue d’attirer l’introduction en Bourse de Saudi Aramco, rapporte le Financial Times. Norges Bank Investment Mangaement, qui gère le fonds norvégien, a prévenu la Financial Conduct Authority que son projet de créer une cote « premium » qui exempterait les sociétés contrôlées par les gouvernements de certaines règles pourrait pénaliser les actionnaires minoritaires. « La proposition, telle qu’elle est rédigée, pourrait être vue comme un pas en arrière en termes de protection des investisseurs », a écrit NBIM dans sa réponse à la consultation de la FCA.
Le fonds souverain du Qatar a rapatrié plus de 20 milliards de dollars d’actifs dans le pays afin d’amortir l’impact d’un embargo régional imposé sur l’Etat du Golfe, rapporte le Financial Times. Ali Shareef al-Emadi, le ministre des Finances du Qatar, a indiqué au journal que les dépôts de la Qatar Investment Authority étaient utilisés pour créer un « tampon » et fournir de la liquidité au système bancaire après que l’Etat a subi des sorties de capitaux de plus de 30 milliards de dollars. Cela fait suite à la décision de l’Arabie saoudite, les Emirats arabes unis, Bahreïn et l’Egypte de couper leurs liens diplomatiques et de transport avec la nation en juin. « Nous ne liquidons rien. Ce que nous avons fait est de prendre des liquidités qui étaient hors du pays pour les ramener dans le pays (…) », a expliqué Ali Shareef al-Emadi.
Donnez des conseils et des avis, d’accord, mais pas aux Etats-Unis. Sous couvert d’anonymat, mais cité très officiellement par Reuters, un haut responsable du Trésor américain a vertement critiqué le Fonds monétaire international. L’impudente institution a osé donner son avis sur les projets de réforme fiscale de la Maison-Blanche. En précisant que l’impôt progressif demeurait le plus adapté pour lutter contre les inégalités. L’impertinence FMIenne a reçu en retour ce commentaire anonyme : « Je crois que le FMI a d’autres choses à faire dans le monde que d’intervenir dans le débat fiscal aux Etats-Unis ».
On peut avoir 325 ans, être une institution « ultra-élitiste » et découvrir tout à coup la modernité technologique et la nécessité d’intégrer les nouveaux outils avec lesquels les banques doivent désormais composer. La maison britannique Coutts, aujourd’hui dans le giron de RBS, qui a vu passer tant et tant de clients riches et célèbres, vient de se doter d’une stratégie pour capter les jeunes générations. Attention, jeunes mais riches et même… entrepreneuriales. La base de clients restera tout de même traditionnelle : gentlemen farmers et autres rentiers. Tout ça pour accroître les revenus. Incroyable..
Fin 2016, l’Opep et quelques autres pays producteurs de pétrole dont la Russie signaient un accord de réduction de la production de 1,8 million barils/jour à partir du 1er janvier 2017. En juin, cet accord était prorogé jusqu’en mars 2018. Le hic, c’est que tous les membres de la famille ne jouent pas le jeu. Au mieux, les engagements sont respectés certaines périodes à 86 %, selon l’AIE (Agence internationale de l’énergie). La question actuelle entre les signataires est de savoir s’il faut reconduire l’accord au-delà du mois de mars. Faut-il reconduire un accord qui n’a jamais été respecté et qui, de plus, est sans effet sur les cours du marché ? Voilà une bonne question.
Vert. Le paysage de la gestion indicielle s’élargit. Le GPR IPCM LFFS Sustainable GRES Index, fruit de la collaboration entre IPCM, spécialisé dans le développement durable du groupe La Française et le promoteur d’indices GPR, pourra comprendre jusqu’à 150 foncières cotées mondiales, triées selon leur performance ESG (environnement, social, gouvernance) et leur capitalisation boursière. La grille d’analyse d’IPCM est déployée pour s’articuler autour de critères comme l’empreinte carbone des sociétés, leur utilisation des matières premières, de l’eau, de l’électricité, leur efficacité énergétique et leur gestion des ressources humaines.
Gouvernabilité. Le président italien Sergio Matarella pourrait prendre la décision de dissoudre le Parlement dans les derniers jours de l’année, ce qui permettrait d’organiser des élections dans les 45 à 70 jours suivants, comme le prévoit la Constitution italienne. Une des dates évoquées pour leur tenue est le 4 mars 2018, croit savoir le quotidien Corriere della Serra. Avant cela, le Sénat doit adopter dans les prochains jours la nouvelle loi électorale dénommée Rosatellum qui a déjà reçu l’approbation de la Chambre des députés le 12 octobre. Rosatellum est dénoncée par le Mouvement Cinq Etoiles (crédité de 27 % des voix dans les sondages actuels) et plusieurs partis d’opposition qualifiés « d’anti-establishment » (Forza Italia et Ligue du Nord : 32 % des voix) qui accusent le gouvernement (parti démocrate et ses alliés : 30 % des voix) de modifier les règles du jeu à son gré. Les analystes sur les marchés financiers suivent de près ces évolutions politiques. Beaucoup d’entre eux considèrent le cas italien comme le principal risque politique en Europe en raison du niveau élevé de la dette publique (132,6 % du PIB). Sur le plan économique, la situation de l’Italie s’améliore au travers des indicateurs conjoncturels. Le pays dégage un excédent budgétaire (2,5 %), mais reste confronté au principal problème que sont les prêts non performants accumulés dans les bilans des banques. L’importance des créances douteuses constitue un frein à l’activité économique qui reste à la traîne en zone euro (voir le graphique). Une enquête réalisée par Bloomberg auprès de 41 économistes montre que ces derniers anticipent en moyenne un taux d’intérêt à 10 ans sur la dette souveraine de 2,50 % fin 2017 et de 2,70 % fin 2018.
Paul Brain, gérant et responsable de la gestion obligataire chez Newton IM (BNY Mellon IM) Les marchés obligataires ont évolué jusqu’ici dans une fourchette étroite, mais cette tendance pourrait s’arrêter au cours du quatrième trimestre de l’année, même si les conséquences de ce tournant restent incertaines. La perspective d’une croissance synchronisée à l’échelle mondiale devrait continuer de soutenir les marchés obligataires dans leur ensemble. Toutefois, tous les indicateurs ne sont pas au vert pour la classe d’actifs.
Anne-Christine Champion, global head and portfolio management global finance, Natixis, et Frédéric Sadaca, responsable gestion overlay, ProBTP, à l’occasion du séminaire « Investissements en infrastructures » organisé par L’Agefi le 23 novembre à Paris.