Le mois de novembre au été un mois à oublier pour les organismes de placements collectifs (OPC) domiciliés en France. Selon les dernières statistiques publiées par l’AFG (Association française de la gestion financière), ces derniers ont enregistré une décollecte nette de 9,6 milliards d’euros en novembre, faisant passer la collecte globale dans le rouge depuis le début d’année. Elle s'établissait à -2,8 milliards d’euros fin novembre alors qu’un mois plus tôt elle était encore positive de 6,8 milliards d’euros. Les encours totaux ont donc à peine progressé de 4 milliards sur un mois, l’effet marché compensant les rachats, pour atteindre 1.964,6 milliards d’euros. Ce sont les fonds monétaires qui ont le plus pesé sur les autres classes d’actifs avec une décollecte nette pour novembre de 6,1 milliards. Mais les fonds obligataires, à formule et diversifiés ont aussi enregistré des rachats en net. Seuls les fonds actions ont enregistré des souscriptions nettes positives. Reste que depuis le début de l’année, ces derniers enregistrent une décollecte nette supérieure à 21 milliards.
La banque privée italienne Cassa Lombarda va proposer à sa clientèle le fonds BlackRock Private Equity Opportunities ELTIF de BlackRock, dédié aux investissements dans le private equity, annonce un communiqué diffusé en Italie. Le portefeuille inclura 30-40 co-investissements directs dans des sociétés non cotées. Les investissements seront diversifiés entre Europe (60 %), Amérique du Nord (30 %) et Chine et Corée du Sud (10 %). Le programme d’investissement est de quatre ans.
Pour la troisième année consécutive, les sociétés de private equity et de hedge funds au Royaume-Uni n’ont pas réussi à augmenter le nombre de femmes associées dans leurs rangs, selon une étude du cabinet d’avocats Fox & Partners citée par Financial News. L’étude, qui a couvert la totalité des «partnerships» régulés par la Financial Conduct Authority, montre que les femmes ne représentent que 14 % des employés senior. Les chiffres, qui ont peu varié par rapport à 2018, suggèrent que les sociétés de gestion alternative sont bien à la traîne par rapport aux entreprises cotées.
Intesa Sanpaolo Private Banking vient d’ouvrir à Côme une agence dédiée à la clientèle fortunée détenant un patrimoine de plus de 10 millions d’euros, rapporte Bluerating. Le groupe a déjà huit filiales «high net worth individuals» en Italie: à Milan, Turin, Padoue, Bologne, Florence, Rome, Naples, Cuneo, Novara et Gênes. La nouvelle entité emploie 19 professionnels, dont un responsable de siège, un relationship manager, des banquiers privés et du personnel administratif. Sur 109 milliards d’euros administrés par Intesa Sanpaolo Private Banking, plus de 50 % viennent du segment HNWI.
Axa Investment Managers vient de lancer le fonds WF Framlington All China Evolving Trends, un fonds mégatendances géré par sa filiale AXA IM Framlington Equities. Basé au Luxembourg, le fonds investira dans des actions de Chine continentale cotées aux Bourses de Hong Kong, de Shanghai et de Shenzhen, ainsi que dans les actions chinoises cotées dans le monde entier. Le gérant, William Chuang, se concentrera principalement sur les thématiques de démographie, de robotique et de technologie, précise un communiqué.
Le gérant finlandais Evli a annoncé ce lundi 27 janvier une inflexion dans ses réflexions stratégiques, en y plaçant désormais l’investissement responsable en priorité. Les objectifs visés par ce nouveau positionnement sont l’amélioration du reporting ESG sur les fonds d’Evli comme sur les investissements des clients, l’approfondissement de l’intégration ESG dans la gestion de portefeuille, le lancement de nouveaux fonds d’investissement responsable, et la fixation des objectifs en matière d’impact climatique. Evli exclura désormais les fabricants de tabac de l’ensemble de ses fonds dans une limite de 5 % de revenus. Les fabricants d’armes controversées étaient déjà exclus des investissements. Les principes d’investissements d’Evli en matière de lutte contre le changement climatique seront également renforcés, l’extraction de sables bitumineux étant ajoutée aux secteurs exclus dans une limite de 30% des revenus. Ces objectifs et leur mise en œuvre seront pilotés par une nouvelle équipe dédiée à l’investissement responsable d’Evli, dénommée «Responsible Investment Executive Group». Elle comprendra des gens qui ne seront toutefois pas entièrement dédiés à cela et qui seront issus de divers métiers puisqu’il s’agit de Maunu Lehtimäki, le PDG de la société, ainsi que les cadres du service juridique et de la gestion des risques, des départements dédiés aux clients institutionnels et privés, de l’équipe de gestion et de celle d’investissement responsable.
A Plus Finance a annoncé, ce 27 janvier, le premier closing du fonds professionnel spécialisé «InvESS’t Paca», développé en collaboration avec la Chambre régionale des entreprises de l’économie sociale et solidaire de Provence-Alpes-Côte d’Azur (Cress Paca). Ce premier closing, d’un montant de 10 millions d’euros, a été possible grâce à l’argent d’investisseurs institutionnels tels que le Groupe Aesio, Aviva, la Banque des Territoires (Groupe Caisse des Dépôts), BNP Paribas, le Canal de Provence, CEPAC, Crédit Mutuel Méditerranéen, FASTT, le Groupe Macif et Solimut. Ce nouveau véhicule d’investissement vise à soutenir financièrement les entreprises de l’Economie Sociale et Solidaire (ESS). L’objectif est de distinguer une vingtaine de projets à haut potentiel d’innovation et d’impact social et sociétal et d’efficacité économique. Les secteurs visés sont larges puisqu’il s’agit du secteur sanitaire, médico-social, l’insertion, le BTP, le tourisme, la culture, l’éducation, la transition énergétique, les secteurs productifs, indique le communiqué.
Fox Gestion d’Actifs, qui se rapproche de Flornoy & Associés Gestion pour former Flornoy, annonce le lancement de Dividende Durable, fonds actions zone euro investi dans des entreprises qui se distinguent par leurs politiques de versement de dividende. Le fonds s’intéresse aux sociétés matures, qui profitent d’importantes parts de marchés et versent des dividendes stables ou croissants avec un rendement supérieur à celui des obligations, explique le communiqué. « Dividende Durable s’inspire d’un concept connu aux Etats-Unis qui regroupe les valeurs ayant systématiquement versé un dividende égal ou supérieur à celui de l’année précédente pendant une longue période. Nous avons adapté ces critères de taille aux marchés européens. Lancé dans la foulée de Valeurs Féminines Global en novembre dernier, cette gamme de fonds thématiques s’enrichira de deux nouveaux fonds après le rapprochement avec la société de gestion Flornoy & Associés Gestion : Flornoy Valeurs Familiales et Flornoy MidCap Europe », explique Benoit Jauvert, président. Quatre filtres seront appliqués à un échantillon de 600 valeurs. Dividende Durable s’adresse aujourd’hui à un univers d’environ 146 valeurs en sélectionnant au sein de l’indice Stoxx600 des entreprises qui affichent au moins 10 années successives de versement de dividendes stables ou en croissance, une capitalisation boursière supérieure à 1,9 milliard d’euros, et des volumes d’échanges quotidiens supérieurs à 2 millions d’euros. La stratégie est produite en deux versions: capitalisation et distribution. Des critères ESG, selon les filtres actifs relatifs à l’environnement, le social et la gouvernance des valeurs éligibles au portefeuille, seront aussi appliqués. Ces derniers doivent respecter la charte ESG de Fox Gestion d’Actifs. La société de gestion est par ailleurs en cours de signature des UNPRI (Pincipes pour l’investissement responsable des Nations unies).
Le climat des affaires dans la première économie d’Europe s’est dégradé contrairement aux attentes en ce début d’année, montrent les résultats de l’enquête mensuelle réalisée par l’institut Ifo auprès de quelque 9.000 entrepreneurs. L’indice qui le mesure s’affiche à 95,9 contre 96,3 en décembre alors que les économistes interrogés par Reuters s’attendaient pour le mois de janvier à un indice en amélioration, à 97,0. «L'économie allemande commence l’année de manière prudente», commente dans un communiqué le président de l’Ifo, Clemens Fuest.
HSBC Securities Services vient de nommer Frederic Van Ingelgom au poste de directeur du développement commercial et de la relation client au Luxembourg, a annoncé la banque dans un communiqué du 24 janvier. Il était jusqu’ici responsable de relation clients au sein de la banque américaine Brown Brothers Harriman.
La société suisse de gestion immobilière Patrimonium AM a annoncé ce vendredi 24 janvier la nomination de Manuel Leuthold au poste de président. Ce dernier est, depuis 2016, président de compenswiss, qui administre les fonds de compensation de l’AVS, de l’AI et du régime des APG, soit 35 milliards de francs suisses d’encours. Au cours de sa carrière, Manuel Leuthold fut notamment directeur de la clientèle entreprises et institutionnels suisses d’US, et directeur administratif du groupe Edmond de Rothschild.
Les groupes financiers hispaniques Cecabank et Kutxabank ont scellé un accord stratégique sur leurs activités respectivesde dépositaire de fonds d’investissement collectif et de fonds de pension, dans le but de trouver dessynergies. Cecabank demeure le leader de la conservationde fonds en Espagne. Le groupe fournit actuellement ce service à 29 sociétés de gestionet le montant des encours déposés s'élève à plus de 119 milliards d’euros. Kutxabank est considérée comme le cinquième plus gros distributeur de fonds d’investissement collectif et fonds de pension en Espagne avec plus de 25 milliards d’euros d’encours répartis sur 144 véhicules d’investissement.
Anne Richards a rejoint Fidelity International comme directrice générale à un moment difficile, écrit le Financial Times fund management. La société de gestion est bien connue sur de nombreux marchés, mais est à la peine ces dernières années. Elle ne fait plus partie des 20 meilleures sociétés de gestion en termes de vente en Europe depuis 2015, selon Morningstar. «Fidelity n’a pas démérité, mais n’a pas non plus brillé ces dernières années», admet Anne Richards. «Notre ambition est de nous replacer là où les gens pensent: Fidelity est la société à battre». Je pense qu’il y avait une période où nous étions cette société. «Je voudrais que nous retournions au stade où nous étions le concurrent que les gens redoutaient». Pour que Fidelity retrouve son rang, elle devra remanier son activité pour répondre à l’environnement externe «qui a beaucoup changé», selon Anne Richards. La société a notamment développé un système interne de notation ESG. La technologie et les données sont aussi des sujets importants pour Anne Richards, une ancienne du Cern.
Le journal espagnol El Confidencial estime que seule une entreprise sur trois composant le principal indice espagnol Ibex 35 est en phase avec les nouveaux critères d’investissement récemment détaillés par le directeur général de BlackRockLarry Fink. Dans sa lettre annuelle aux patrons d’entreprises, Larry Fink avait indiqué que la durabilité devenait la norme des investissements du gestionnaire américain. Il avait ainsi enjoint les compagnies dans lesquelles BlackRock est investi à produire des rapports incluant notamment «unplan d’exploitation de l’entreprise, dans un scénario conforme aux objectifs des Accords de Paris de limiter le réchauffement de la planète à moins de deux degrés». Cette communication doit être conforme aux normes du Sustainability Accounting Standards Board (SASB) et de la Task force onclimate disclosure(TCFD). Or, seulement 11 sociétés de l’Ibex 35 listent les risques et opportunités dans un contexte de changement climatique de manière conforme aux directives de laTCFD. Aucune entreprise cotée en Espagne n’utilise en revanche les normes du SASB mais le régulateur espagnol CNMV avance que nombre d’elles utilisent des paramètres similairesdans le cadre dela Global Reporting Initiative.
Trois sociétés de gestion américaines, en l’occurrence BlackRock, Franklin Templeton et Principal Financial sont en lice pour un futur partenariat avec la filialede gestion d’actifs de Banco Do Brasil, BB DTVM, rapporte le média brésilienEstadão. Banco do Brasil, groupe financier contrôlé par l’Etat brésilien, a donné mandat àRothschild & Cie pour trouver des partenaires à sa branche de gestion d’actifs. Le groupe doit désormais choisir parmi les trois gestionnaires américains précédemment mentionnés pour mener des discussions exclusives. BB DTVM demeure le plus gros gestionnaire d’actifs au Brésil avec des encours de 1.000 milliards de réals (216,7M€) Evaluant les chances des trois candidats, le média brésilien a rappelé que le président de BlackRock au Brésil n'était autre que l’ancien directeur général de BB DTVMCarlos Takahashi.
Au terme d’une année 2019 placée sous le signe de la «croissance rentable», Arkéa Investment Services, qui regroupe les activités de gestion d’actifs et de banque privée du groupe Arkéa, veut poursuivre dans cette voie en 2020 avec de très nombreux projets en gestation. Sébastien Barbe, président du directoire d’Arkéa IS, a notamment souligné son intention de relancer le segment de l’immobilier même si les liens avec Primonial, vendu l’an dernier, restent forts. Les compétences dans l’immobilier étant toujours là dans le groupe, un projet de niche est en cours d’agrément et pourrait voir le jour vers la fin février , avec des réflexions sur l’opportunité de faire ou non de la croissance externe. De ce point de vue, « l’environnement pour faire de la croissance externe est plus intéressant maintenant qu’il y a deux ans», a-t-il indiqué en ajoutant qu’il visait en priorité le marché français et qu’il fallait être opportuniste en la matière. En attendant, il est vrai que Sébastien Barbe peut se retourner avec satisfaction sur une année 2019 durant laquelle les actifs sous gestion ont affiché une progression de 10% à 55 milliards d’euros. Une hausse de 4,8 milliards d’euros favorisée par la bonne tenue des marchés mais également par une collecte nette de 2,6 milliards d’euros dont 1,5 milliard d’euros hors fonds monétaires. Sur cinq ans, les encours ont enregistré une hausse de 34%. La principale société de gestion du groupe, Federal Finance Gestion a passé l’an dernier la barre des 39 milliards d’euros d’actifs à 39,2 milliards d’euros, suite à une progression des encours de 3,1 milliards d’euros, liée notamment à une «collecte significative». Le lancement d’un fonds à capital protégé est envisagé pour le courant du deuxième trimestre. La société de gestion prépare également le lancement d’un fonds Global Green Bonds et d’un fonds de private equity sur le segment de la dette non cotée. Schelcher Prince Gestion, dont les actifs sous gestion s’élèvent à 5,6 milliards d’euros, va continuer la promotion du fonds Schelcher –IVO Global Yield 2024, lancé en juin 2019, et faire campagne pour le segment des convertibles, qui vient de recevoir le renfort d’un expert en la matière, Benoît Le Pape (ex-Scor). Swen Capital Partners, qui se présente comme le spécialiste de la multigestion responsable en non coté et dont les encours ont atteint la barre des 5 milliards d’euros, va poursuivre le déploiement de la TCFD (Task Force on Climate-related Financial Disclosures), avec de nouvelles générations de fonds infra et private equity. Dans cette perspective, Jérôme Delmas, directeur général de Swen Capital Partners, a indiqué qu’il allait rejoindre l’initiative NEC, la métrique propriétaire lancée par Sycomore AM. «L’objectif est d’utiliser cet outil de mesure pour l’ensemble de nos investissements», a souligné Jérôme Delmas. Swen Capital Partners devrait en outre boucler vers la mi-février le premier closing du fonds MAIF Transition, une stratégie qui devrait favoriser la transition agricole vers le bio. Jérôme Delmas espère bien attirer jusqu’à 200 millions d’euros pour ce produit «qui devrait montrer à tous que nous agissons dans les territoires au service de l’économie circulaire». Du côté de la banque privée, Arkéa Banque Privée, dont les encours s’élèvent à 2,7 milliards d’euros, veut poursuivre son expansion géographique en France. Après la création des bureaux de Marseille et Lyon en 2019, la banque privée prévoit d’ouvrir deux à trois nouveaux bureaux en 2020. Mandarine Gestion, qui gère quelque 3 milliards d’euros, va poursuivre son développement international avec l’entrée en lice d’un TPM sur le marché australien. Enfin, le gérant quantitatif Vivienne Investissement, qui gère 160 millions d’euros, a vu l’an dernier son fonds phare Ouesssant franchir la barre des 100 millions d’euros. L’objectif est de dépasser les 200 millions d’euros.
Dans son étude sur le comportement des épargnants, l’AMF relève que la majorité d'entre eux économisent en vue de subvenir à leurs besoins pour leur retraite.
La Commission européenne, marquant sa «profonde préoccupation» quant au respect de l’Etat de droit en Pologne, a déposé une demande auprès de la Cour de justice de l’Union européenne afin qu’elle prenne des mesures provisoires. Cela fait suite à l’adoption définitive la veille par les députés polonais d’une loi amendant l’organisation des tribunaux ordinaires. Si elle est promulguée, elle permettra notamment au pouvoir exécutif de prendre des sanctions disciplinaires contre les juges trop critiques à l'égard des réformes judiciaires déjà mises en oeuvre. La loi entrera en vigueur si elle est promulguée par le président Andrzej Duda.
Banca Sella a recruté Sara Kraus pour lui confier la responsabilité du nouveau pôle de développement de la clientèle privée et des family office. Sara Kraus rejoint Banca Sella après avoir été head of partner & fundraising au sein de l’incubateur de startup «Le Village» de Crédit Agricole. Elle a aussi travaillé chez Indosuez Wealth Management et UBS.
Comgest a confirmé le départ de la spécialiste des marchés émergents Galina Besedina, rapporte Citywire Selector. L’intéressée travaillait au sein de la société depuis 12 ans, avant de partir en octobre 2019. Elle avait rejoint la société en tant qu’analyste avant de devenir gérante en 2010.
La Commission européenne a affiché vendredi sa « profonde préoccupation » quant au respect de l’Etat de droit en Pologne. Elle a déposé une demande auprès de la Cour de justice de l’Union européenne afin qu’elle prenne des mesures provisoires.
Tom Caddick, le directeur des investissements de Santander Asset Management au Royaume-Uni, a quitté la société, croit savoir Investment Week. Il serait parti en juillet 2019, après avoir été CIO pendant près de deux ans. Il avait rejoint Santander en 2011, initialement en tant que responsable de la gestion pour l’équipe multi-manager.
La société de gestion italienne Anima a lancé début janvier Anima Crescita Italia New, un fonds éligible au nouveau plan d’épargne individuel italien PIR, rapporte Funds People Italia. Cela vient compléter l’offre PIR de la société de gestion qui se composait déjà d’Anima Crescita Italie (lancé en 2017) et Anima Iniziativa Italia, Anima Crescita Italia et Anima Pro Italia. Anima Crescita Italia New est un fonds diversifié obligataire. Il est investi à 30 % en actions (dont 22 % italiennes) et à 70 % dans des obligations (dont 50 % d’obligations d’entreprises italiennes).
La société de gestion britannique Majedie Asset Management a créé une compétition pour encourager les femmes à travailler dans le secteur de la gestion d’actifs. Elle a dévoilé le 23 janvier les quatre équipes d’étudiantes qui tenteront de remporter le titre de «l’investisseur de la nouvelle génération 2020». Les équipes viennent des universités de Bath, Cambridge, Exeter, et de la London School of Economics, et sont composées uniquement de femmes. Chaque équipe se voit confier un portefeuille virtuel de 25.000 livres pour investir dans des actions cotées. La compétition a commencé le 23 janvier et se terminera le 30 juin. Majedie fournira aux équipes concurrentes une formation approfondie en matière de sélection de titres, de construction de portefeuilles, de modélisation financière, d’intégration ESG, ainsi qu’un mentorat de la part de ses gérants sur la période. Le gain virtuel réalisé pendant la compétition par chaque équipe sera transformé en espèces sonnantes et trébuchantes et versé à des organisations caritatives. L’équipe ayant affiché la meilleure performance recevra aussi 5.000 livres qui seront donnés à une œuvre caritative au Royaume-Uni.
Quelques jours après le rachat de Banco Sabadell AM pour 430 millions d’euros, le directeur général d’Amundi Yves Perrier a réalisé un tour d’horizon stratégique, lors d’un long entretien accordé aux Echos. Pour le patron du géant français, l’accès au réseau bancaire de Sabadell lui permettra de devenir le 4è gérant d’actifs en Espagne. Il précise qu’Amundi est déjà numéro un en France, numéro deux en Italie, et numéro trois en Allemagne. A côté de ce succès européen, l’Asie est la deuxième priorité stratégique du groupe. Et Yves Perrier de rappeler qu’Amundi vient de créer une co-entreprise avec Bank of China, dans laquelle il est majoritaire, une première pour un étranger en Chine. Concernant l’important accord de distribution de produits avec la Société Générale, dont le contrat arrive à échéance en novembre, le directeur général a déclaré avoir confiance en une issue favorable pour les deux parties. Les analystes d’UBS avaient publié une note cette semaine dans laquelle ils estimaient que le prochain deal allait probablement avoir des conséquences négatives sur les marges brutes sur frais de gestion. En matière de finance verte, le dirigeant a déclaré qu’il voulait que ses fonds ouverts soient tous ESG (soit 600 milliards d’encours) et doubler la taille de la gestion passive en ESG, sans toutefois donner de calendrier. Il a également dévoilé une partie de la politique de vote de la maison pour 2020. Deux sujets seront particulièrement suivis : la transition énergétique et la décarbonisation d’une part, et l'équilibre salarial d’autre part. «Nous demandons la publication de données surles émissions de gaz à effet de serre, et celle du « ratio d’équité » et de son évolution – le rapport entre la rémunération du dirigeant et la rémunération moyenne», a-t-il déclaré. Enfin, concernant les risques financiers qui planent au-dessus des marchés, Yves Perrier a insisté sur le risque de la dette. Pour lui, les fonds doivent par ailleurs disposer d’une poche de trésorerie suffisante pour faire face au risque de liquidité, un des thèmes majeur de l’année 2019, et les maisons de gestion doivent disposer d’une surface financière solide qui lui «permette[ent] d’assurer cette liquidité en cas de risques extrêmes».
Le groupe Primonial a annoncé avoir enregistré une collecte brute de 11,4 milliards d’euros en 2019, contre 9,7 milliards d’euros en 2018. La collecte nette 2019 s’établit à 6,67 milliards d’euros. Le groupe précise que sur le montant de la collecte brute, 6,6 milliards ont été souscrits par les particuliers (+13%) et 4,8 milliards par les clients institutionnels (+23%). Au 31 décembre, la collecte de l’assurance-vie atteint 1,3 milliard d’euros, celle de l’asset management OPCVM 3,9 milliards, et la collecte immobilière s’élève à 6 milliards d’euros. Enfin, l’activité produits structurés enregistre une collecte de 231 millions d’euros. Dans la partie asset management, la part revenant à La Financière de l’Echiquier représente une collecte de 3,511 milliards d’euros. En parallèle de ce niveau de collecte brute sur la classe d’actifs OPCVM, l’année 2019 a connu un volume de rachats important du fait de la montée rapide des marchés au 1er trimestre - engendrant des prises de bénéfices -, et la désaffection des stratégies value et diversifiées. La collecte nette OPCVM s’établit à -500 millions d’euros, plus que compensée par un effet performance de +1,5 milliard d’euros.
Le groupe américano-luxembourgeois Lombard International Group vient d’annoncer la nomination de StuartParkinson au poste de directeur général. Il remplace JohnHillman, qui assurera la présidence du conseil d’administration du groupe.à partir du 1er avril prochain. StuartParkinson arrive de HSBC, où il a passé 27 ans dans les filiales en Asie, en Europe, en Amérique latine et aux États-Unis. Il était dernièrement directeur des investissements de HSBC Private Banking. Détenu par Blackstone depuis cinq ans, Lombard International Group propose des solutions de structuration patrimoniale à l’international basées sur l’assurance-vie, et gère 44,9 milliards de dollars d’actifs au 30 juin 2019.
George Soros s’est engagé à investir 1 milliard de dollars pour soutenir un réseau mondial d’études supérieures visant à former les étudiants au civisme en réponse à la montée des nationalismes dans le monde, rapporte le Financial Times. Dans un discours à Davos, le financier et philanthrope a fustigé le populisme et s’en est pris à Donald Trump, Xi Jinping, Narendra Modi et au Brexit. Son organisation Open Society Foundations va développer des partenariats entre des universités de premier plan, des think tanks et institutions culturelles en Occident et ceux dans les pays plus éloignés, pauvres et moins stables. Le nouveau réseau s’appellera Open Society University Network.
Les agences de notation Moody’s et S&P ont accueilli de façon positive l’acquisition de Sabadell AM, filiale de gestion de Banco Sabadell, par Amundi pour un montant de 430 millions d’euros. Les deux entités ont également scellé un partenariat de distribution d’une durée de 10 ans. Pepa Mori, vice-président etsenior credit officer chez Moody’s, estime que cette transaction est bénéfique d’un point de vue crédit pour Banco Sabadell car elle générera un gain de capital de 351 millions d’euros et permettra d’améliorer ses indicateurs de capital réglementaire.Elle estime néanmoins que la vente de Sabadell AM n’aura qu’un effet «relativement modeste» sur la profitabilité du groupe. La filiale de gestion de Banco Sabadell avait généré un profit net de 34 millions d’euros pour 2019, dont 65 millions d’euros de commissions nettes et 17 millions d’euros de dépenses. Ce qui formait au total environ 4% du profit net annualisé de Banco Sabadell en septembre 2019. Une vente non dénuée de risques pour Banco Sabadell L’agence de notation S&Pestime que l’opération peut paraître «étrange» d’un point de vue stratégique dans la mesure où dans un contexte de taux bas, les activités d’assurance, retraite et de fonds sont un moyen important pour les banques de diversifier leurs revenus. Cependant,S&P juge que l’alliance de Banco Sabadell avec Amundi pourrait lui permettre de pénétrer encore davantage dans le marché de la gestion d’actifs. Pepa Mori, de Moody’s, explique que la perte de cette source de revenus que constituait Sabadell AM pour BancoSabadell risque d’ajouter de la pression sur la capacité de la banque espagnole à générer des bénéfices. Mais les économies de coûts découlant de l’allègement en risque du bilan de la banque et du plan de rentabilité de Banco Sabadell vont compenser cerisque.L’analyste s’attend également à ce que Banco Sabadell bénéficie d’une hausse des commissions de distributionrésultant de son partenariat avec Amundi.