La société de gestion néerlandaise Kempen Capital Management a annoncé ce 21 avril avoir gagné deux mandats distincts de gestion fiduciaire auprès d’institutionnels au Royaume-Uni. La firme aux 76,2 milliards d’euros d’encours (à fin décembre 2019) sera chargée de la gestion actif-passif et de l’allocation d’actifs des mandants. Les mandants sont le Pauls Malt Pension and Life Assurance Scheme, qui couvre les employés de la société de brasserie éponyme, et le fonds de pension à prestations définies du National Centre for Social Research. L’octroie d’un mandat de gestion fiduciaire est une première pour ces deux institutionnels. La société de gestion devra notamment aider le National Centre for Social Research Retirement Benefits Scheme à combler son sous-investissement. Le fonds de pension disposait de 12,4 millions de livres d’actifs et de 27 millions de livres au passif en juin 2019. Ce déficit de financement est la résultante de la baisse des rendements des obligations et de l’allongement de la durée de vie de ses cotisants. Le National Centre for Social Research Retirement Benefits Scheme a été accompagné par le cabinet IC Select et le Pauls Malt Pension and Life Assurance Scheme par First Actuarial dans le processus de sélection de son premier gérant fiduciaire.
Stefano Vecchi a pris la direction générale de Cordusio, la société d’Unicredit dédiée aux clients fortunés (plus de 5 millions d’euros de patrimoine financier), selon Bluerating. L’intéressé a rejoint le groupe bancaire italien en septembre en provenance de Credit Suisse où il était responsable de la banque privée pour l’Italie. Il a aussi travaillé pour UBS Private Banking.
Lyxor, la filiale de gestion d’actifs de Société Générale, vient de promouvoir Heike Fürpaß-Peter au poste de directrice des ETF pour l’Allemagne et l’Autriche. L’intéressée était jusqu’ici directrice des ventes sur la région. Dans son nouveau rôle, Heike Fürpaß-Peter sera notamment chargée d’achever l’intégration de Comstage, acquis en 2019. Elle devra également élargir la gamme d’ETF ESG pour les institutionnels locaux. Heike Fürpaß-Peter évolue au sein de Lyxor ETF depuis 2007. Elle avait été promue directrice des ventes pour l’Allemagne et l’Autriche en 2018. Auparavant, elle a travaillé dans la distribution de produits structurés chez Merrill Lynch (1998-2004) et Nomura (2004-2007).
Franklin Templeton vient d’obtenir le label belge « Towards Sustainability » pour le Franklin European Total Return Fund . Celui-ci est décerné par l’agence de labellisation CLA (Central Labelling Agency) en Belgique qui est une entité indépendante de la Fédération belge du secteur financier (Febelfin). Il s’agit du troisième label « Towards Sustainability » décerné à la société de gestion depuis novembre 2019. Le Franklin European Total Return Fund est un fonds obligataire flexible qui investit dans les Etats et les entreprises, de tous secteurs, en Europe, avec une gestion active des secteurs, de la duration et des devises. Le fonds utilise une méthodologie de notation ESG propriétaire pour évaluer les émetteurs d’obligations d'État qui est prise en considération lors de la constitution du portefeuille d’investissement. Les critères ESG sont également une composante importante du processus de recherche active sur les obligations d’entreprise. Le fonds a mis en place une politique d’exclusion et s’engage auprès des entreprises sur leur approche de la gestion du carbone et des déchets.
Wellington Management a lancé un fonds long/short actions monde ciblant des entreprises qui pilotent ou ont été affectées négativement par les innovations ou bouleversements technologiques, rapporte Investment Week. Le nouveau fonds, Wellington Disruptive Technology and Innovation UCITS, est géré par Bruce Glazer et Brian Barbetta. Le fonds est domicilié au Luxembourg.
La société de gestion Acer Finance a annoncé ce 21 avril la conclusion d’un partenariat avec la fintech niçoise Active Asset Allocation. Les gérants d’Acer vont désormais combiner, dans de nouveaux produits, leur gestion de conviction avec une stratégie d’allocation systématique multi-actifs sous contrôle du risque, spécialité de la start-up d’Adina Grigoriu. «Acer Finance et Active Asset Allocation travaillent d’ores et déjà à des projets de lancement d’OPCVM d’allocation multi-actifs qui permettront aux investisseurs Institutionnels et particuliers d’investir dans cette stratégie innovante», ont indiqué les deux firmes dans un communiqué. Fondée en 1995, et dirigée par Thomas Louis, Acer Finance gère 650 millions d’euros d’encours.
Kames Capital vient de recruter Andrei Kiselev en tant que gérant, spécialiste des actions américaines. Basé à Edimbourg, il rejoint une équipe actions de 28 personnes. Il sera rattaché à Stephen Adams, responsable des actions. Andrei Kiselev vient de Border to Coast Partnership, où il était senior research manager spécialiste des actions monde. Il a passé 10 ans chez Baillie Gifford.
La banque privée suisse en commandite Bordier & Cie vient de nommer Christian Skaanild au rang d’associé. Ce spécialiste du private equity, d’origine danoise, arrive de Capital Group, où il a travaillé pendant 18 ans. En tant que partner, il y a notamment couvert les marchés émergents. Auparavant, il a travaillé chez Accenture à Londres (1996-1999), et dans le venture capital sur le secteur des technologies chez Antfactory (1999-2001).
Jupiter Asset Management vient de recruter Marco Monastero en tant que responsable commercial retail pour le marché italien. Il est rattaché à Andrea Boggio, responsable de l’Italie et responsable adjoint pour les ventes en Europe continentale. Marco Monastero vient de Kairos Partners Sgr où il était senior sales manager. Avant cela, il a été directeur exécutif au sein du bureau de Milan de Goldman Sachs Asset Management et senior key client portfolio manager de Banca Fideuram.
WisdomTree vient de recruter Helen Pugh en tant que responsable marketing pour l’Europe et membre de l’équipe de direction européenne. L’intéressée vient de J.P. Morgan Asset Management où elle était responsable du marketing international pour les ETF.
La Tour Eiffel attire chaque année 7 millions de visiteurs en moyenne. Mais il n’y a pas que le monument qui attire : la marque Tour Eiffel, gage de visibilité, suscite elle aussi les convoitises. Son utilisation demeure cependant très surveillée. Ainsil’Institut national de la propriété industrielle (INPI) a-t-il rejeté, le 7 avril dernier,la demande d’enregistrement de la marque Tour Eiffel Asset Management déposée en juillet 2019, selon les informations de NewsManagers. La Fondation Gustave Eiffel avait forméopposition à l’enregistrement de la marque Tour Eiffel Asset Management, société de gestion d’immobilier de bureaux et filiale de la Société de la Tour Eiffel,auprès de l’INPI en octobre 2019. Elle faisait valoir queles services de la demande d’enregistrement contestée étaientidentiques et similaires à certains de sesservices. Les services visés comprenaient entre autresla publicité, les affaires immobilières, monétaires et financières, la gestion d’affaires commerciales. Dans sa décision, que NewsManagers a pu consulter, l’INPI a indiqué quele signecontesté Tour Eiffel Asset Managementne pouvait être adopté comme marque pour désigner de tels services «sans porter atteinte aux droits antérieurs de l’opposant sur la marque verbale antérieure Fondation Gustave Eiffel». En outre, l’institution a souligné un risque de confusion sur l’origine de cesmarques, Fondation Gustave Eiffel et Tour Eiffel Asset Management, pour le consommateur concerné. L’INPI apar ailleurs relevé que la dénomination Eiffelprésentait"un caractère dominant au sein du signe contesté». Autrement dit, l’association de la marque à la Tour Eiffel l’emportait sur l’expression Asset Management qui la suivait et qui apparaissait pour l’INPI «faiblement distinctive au regard des services financiers, bancaires et immobiliers visés, en ce qu’elle sera nécessairement comprise par le public concerné comme indiquant leur objet, à savoir la gestion de capitaux et d’actifs.»
Le gestionnaire d’actifs français Lyxor, filiale de la Société Générale, a annoncé à son tour lundi qu’il allait durcir ses critères de vote sur les questions liées au climat lors des assemblées générales annuelles des sociétés dont il est actionnaire. Cette évolution répond aux demandes des autorités politiques et réglementaires en faveur d’une prise en compte accrue des stratégies des sociétés cotées en matière de transition énergétique. Lyxor pourrait ainsi refuser de donner quitus au conseil d’administration ou d’approuver la reconduction d’un administrateur impliqué en cas de «controverses environnementales» ou d’absence de transparence sur les émissions de gaz à effet de serre. A partir de l’an prochain, Lyxor pourrait aussi refuser d’approuver la réélection du président du conseil d’administration qui n’appliquerait pas les recommandations du Groupe de travail sur la transparence financière liée au climat.
L’Autorité des marchés financiers a délivré l’autorisation d’exercer en qualité de société de gestion de portefeuille à l’entreprise Piquemal Houghton Investments, selon les informations de NewsManagers. L’agrément est effectif depuis le14 avril pourcette boutique de gestionfondée par des anciens gérants de portefeuillede Comgest. En l’occurrence, Céline Piquemal-Prade, présidente de la nouvelle structure,et Vincent Houghton, directeur général de Piquemal Houghton Investments. A noter qu’Isabelle Vial est également indiquée comme directrice générale de la firme récemment immatriculée. Céline Piquemal-Prade avait quitté Comgest le 31 mars 2019 pour «se consacrer davantage à des projets personnels après 15 années passées chez Comgest.» Vincent Houghton avait, lui, quitté la firme fin 2019.
AllianceBernstein a recruté Omar Rauf en tant que directeur commercial retail au Royaume-Uni. L’intéressé vient de Robeco Investment Management où il était commercial pour les institutions financières mondiales au Royaume-Uni et en Irlande pendant près de cinq ans. Précédemment, il a travaillé au sein d’Aberdeen Standard Investments. Ce recrutement permet de renforcer l’équipe commerciale britannique retail qui a également bénéficié de deux promotions internes. Claudia Sanchez-Buenaventura a été nommée UK retail sales manager, responsable des clients retail britanniques et des institutions financières mondiales. Elle travaille pour AB depuis 2007. John Lancashire devient UK retail sales manager, avec comme mission de développer des relations commerciales avec des partenaires stratégiques au Royaume-Uni. Il avait rejoint AB en 2015. Les trois membres de l’équipe sont rattachés à Lee Matthews, responsable du retail britannique d’AllianceBernstein.
Martin Gilbert, le président et ancien co-CEO de Standard Life Aberdeen, a été nommé président de Toscafund, une société de gestion multi-asset basée à Londres, rapporte Investment Week, citant le Daily Mail. Il aura un rôle non exécutif au sein de Toscafund Asset Management et la maison mère de Tosca Fund Limited Old Oak Holdings. Martin Gilbert est aussi administrateur indépendant de Glencore et président de Revolut. Il quittera le conseil d’administration de SLA après l’assemblée générale du 12 mai.
La plateforme espagnole de distribution de fonds Allfunds a lancé le fonds solidaire Allfunds Covid-19 destiné ànourrir durant un mois près de 450 familles espagnoles qui font face à une situation d’extrême nécessité. La firme envisage une initiative similaire en Italie dans les prochaines semaines. Le fonds lancé par Allfunds versera une donation totale de 80.000 euros répartis entre l’Espagne et l’Italie, dont 50.000 iront aux 450 familles espagnoles et le reste aux familles italiennes affectées par la pandémie. Allfunds collabore avecla fondation iHelp et Carrefour pour ce projet.
L’opérateur boursier suisse SIX va autoriser les actionnaires deson homologue espagnol Bolsas y MercadosEspañoles (BME), qu’il est en passe de racheter, à entrer dans son capital, selonEuropa Press. Le prospectus de l’OPA, qu’a pu consulter l’agence de presse, mentionne que SIX essaiera d’assurerà tous les membres et participants des infrastructures de BME en Espagne la possibilité d’entrer au capital de SIX. Europa Press précise que les statuts de SIX empêchent en temps normal les institutions bancaires non autorisées à opérer en Suisse, au sens de la loi helvétique sur les banques,d'être actionnaires mais que le traitement égalpromis par SIX dans le prospectus de son OPA change la donne. Ainsi, au moins une dizaine d’institutions bancaires espagnoles parmi lesquelles Santander, Sabadell, CaixaBank ou encore Bankia vont pouvoir entrer au capital de SIX sans avoir à opérer sur le marché boursier suisse. Selon Europa Press, SIX n’envisage pas une augmentation de capital mais plutôt que les nouveaux actionnaires puissent acheter des actions existantes.
iM Global Partner a recruté Olivier Paille en qualité de directeur risque et compliance. L’intéressé vient d’Axa Investment Managers où il a passé cinq années comme Senior Expertise Risk Manager sur les activités Multi Asset & Client Solutions, Trading & Security Financing et investissement durable. Basé à Paris, Olivier Paille est en charge de tous les sujets risques et compliance de iM Global Partner. Il couvrira également la gestion des risques et la compliance des fonds de la gamme Oyster. Cette gamme a été intégrée à la plate-forme de distribution internationale d’iM Global Partner après l’acquisition de Syz Asset Management (Luxembourg) annoncée en février. Olivier Paille sera rattaché à Philippe Couvrecelle, CEO de iM Global Partner.
BNP Paribas Asset Management adopte des indices prenant en compte des critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) sur deux ETF cotés sur Euronext. Il s’agit de l’ETF BNP Paribas Easy ECPI Global ESG Infrastructure Equity UCITS ETF, qui permet de s’exposer à la performance de sociétés internationales du secteur des infrastructures ; et de l’ETF BNP Paribas Easy MSCI Europe Small Caps SRI S-Series 5% Capped UCITS ETF, qui offre une exposition à la performance d‘entreprises européennes de petites capitalisations boursières. Ces changements d’indices sont effectifs à partir du 20 avril 2020. L’ETF BNP Paribas Easy ECPI Global ESG Infrastructure Equity UCITS ETF devient le premier ETF sur le thème des infrastructures à intégrer des critères ESG, indique BNPP AM. Il reflète à la hausse comme à la baisse la performance d’un panier international de 100 sociétés cotées bénéficiant des meilleures notations ESG dans le secteur des infrastructures. Ces sociétés, d’une capitalisation boursière supérieure à 500 millions d’euros, sont sélectionnées selon des critères financiers et extra-financiers et classées en six thèmes : communication, énergie, transport, gestion des déchets, eau et infrastructures sociales. L’ETF BNP Paribas Easy MSCI Europe Small Caps SRI S-Series 5% Capped UCITS ETF reflète à la hausse comme à la baisse la performance d’environ 200 sociétés de petite capitalisation boursière sélectionnées selon la méthodologie ISR de MSCI. Cet ETF reste éligible au PEA. Il devient aussi le premier ETF Small Cap à adopter une approche ESG, selon BNP Paribas AM.
La banque privée Quintet (ex- KBL European Private Bankers) a recruté cinq banquiers privés d’UBS pour couvrir la région des pays nordiques, depuis Copenhague. Il s’agit de Lars Hellum, Kim Høgsberg, et Henning Kjær Sand, qui sont nommés directeurs exécutifs, ainsi que Miriam Ørum Sørensen comme responsable du bureau danois, et Henrik Wyrwik, comme directeur pays pour le Danemark. Ils rejoignent leur ex-collègue SørenKjaer, que la firme luxembourgeoise a recruté en octobre dernier pour conquérir la région nordique. Il a également été nommé fin mars directeur général de la succursale luxembourgeoise. Les danois sont désormais les nouveaux hommes forts de la banque, détenue par le milliardaire et ex-Premier ministre qatarien Hamad bin Jassim bin Jaber Al Thani, puisque la direction générale est assurée par Jakob Stott, le directeur de la gestion de fortune, depuis la mort de Jürg Zeltner.
Man Group a enregistré une collecte de 500 millions de dollars au premier trimestre 2020 grâce à ses stratégies alternatives. Mais les encours du groupe coté britannique ont tout de même reculé de 13,5 milliards de dollars, à 104 milliards de dollars (96 milliards d’euros) au 31 mars, en raison principalement d’un effet de marché négatif de 10,7 milliards de dollars lié à la crise du coronavirus. La chute des encours a surtout concerné la gestion long-only (gestion traditionnelle). L’effet de marché a amputé les encours de ce pôle de 10 milliards de dollars. A cela se sont ajoutés une décollecte de 1,1 milliard de dollars et un effet de change négatif de 900 millions de dollars. Les encours long-only ont ainsi diminué de 46 milliards de dollars fin 2019 à 34 milliards de dollars au 31 mars.
La Financière de l’Echiquier (LFDE) va se porter au secours des clients de la société de gestion Karakoram. Selon un avis financier dont NewsManagers a pris connaissance, il est prévu une Assemblée générale de la Sicav Echiquier gérée par LFDE le 12 mai prochain. A l’ordre du jour : «lecture et approbation des rapports du Conseil d’administration et du commissaire aux comptes sur les projets de fusions-absorptions des FCP Koram K2, Karakoram Invest Patrimoine et Karakoram Annapurna par les compartiments Echiquier Arty et Echiquier Credit SRI Europe de la Sicav Echiquier». Autrement dit, LFDE prépare la fusion de ses fonds Echiquier Arty et Echiquier Credit SRI Europe avec des fonds commun de placement d’une société de gestion concurrente, baptisée Karakoram. Cette dernière, d’une taille limitée à un peu moins de 30 millions d’euros à la fin de l’année dernière, s'était faite connaître en décembre lorsqu’elle a décidé de fermer cinq de ses fondsà toute souscription ou rachat. La société n’avait pas pu faire face à des demandes de rachats de la part de ses clients qui faisaient suite à une absence prolongée du gérant. Ces fonds avaient la particularité d'être investis dans des très petites valeurs, pour la plupart cotées sur Euronext Growth, et dont les positions étaient trop importantes pour pouvoir être cédées au moment où des investisseurs ont voulu en sortir. Ces restrictions concernaient les fonds K2, Karakoram Annapurna, Karakoram Entrepreneur, Invest Patrimoine et le FIA Financière Capital Plus. A l'époque le gestionnaire avait dit «étudier toutes les solutions pour ramener de la liquidité sur les fonds». C’est finalement donc la solution d’un changement de société de gestion qui aura été adoptée. Interrogé par NewsManagers, Bertrand Merveille, directeur général délégué de LFDE confirme l’information et explique avoir appris «par hasard» l’an dernier la situation de cette société de gestion, qu’il ne connaissait quasiment pas et qui avait la particularité d’avoir un client commun important avec eux. «Notre seul intérêt dans cette opération est d’aider les investisseurs, qui sont pour certains des clients de La Financière de l’Echiquier, à sortir de cette situation de blocage», indique-t-il ajoutant qu’il ne s’agit pas du tout d’un rachat de la société de gestion ou d’une opération capitalistique. Le positionnement et la taille de Karakoram n’en faisaient pas une cible potentielle. Concrètement, une fois obtenue l’accord de l’Assemblée générale de LFDE et surtout de l’Autorité des marchés financiers (d’accord sur le principe mais dont certaines modalités restent encore soumises à son agrément), Karakoram devra mettre en place, sous sa responsabilité et avec l’aide de son dépositaire Caceis, des «sides pockets» où seront isolés les actifs illiquides. «La fusion prévue des fonds et la création à part du side pocket se feront en même temps. Concrètement, les fonds de LFDE ne récupéreront que des liquidités, équivalentes à des souscriptions, afin de ne pas léser nos actuels porteurs de parts. Les positions liquides gérées jusqu’alors par Karakoram seront toutes vendues. Du côté des actifs contenus dans le side pocket, nous en assurerons désormais la gestion. Ils seront vendus progressivement dans le temps au mieux de l’intérêt des porteurs», explique Bertrand Merveille. Là aussi, tous les titres ont vocation à être vendus, LFDE n'étant intéressée par aucune des entreprise dans lesquelles Karakoram était investie. Quant à Karakoram, bientôt vidée de ses fonds, son avenir parait compromis. Nul doute que l’AMF regarde de près les décisions d’investissement prises et sa gestion des risques...
Algebris Investments liquide son fonds Quant Arbitrage suite à une période prolongée de piètres performances en 2020, rapporte Financial News. La société de hedge funds de 12 milliards de dollars avait lancé ce fonds en mai 2019 pour profiter des pics de volatilité. Mais selon les données de Morningstar, le fonds de 26 millions d’euros perdait 48 % en 2020 au 14 avril. Une personne proche de la situation a indiqué à FN que le Quant Arbtirage était en train d’être liquidé. «C’était une expérience qui n’a pas fonctionné».
Pimco vient de recruter Roman Kogan en tant que vice-président exécutif responsable des stratégiesPrivate Commercial Real Estate(CRE) en Europe. L’intéressé vient de Deutsche Bank. Il sera basé à Londres et rattaché à John Murray, managing director et responsable de l’immobilier commercial. Parallèlement, Pimco a nommé David Forgash en tant que responsable des global leveraged loans. L’intéressé était jusqu’à présent responsable des investissements high yield pour l’Europe de la société de gestion. Il sera basé dans les bureau de Pimco à Newport Beach en Californie, et sera rattaché à Jamie Weinstein, managing director et responsable des situations spéciales, et Mohit Mittal, managing director et responsable du trading credit.
Man Group a enregistré une collecte de 500 millions de dollars au premier trimestre 2020 grâce à ses stratégies alternatives. Mais ses encours ont tout de même reculé de 13,5 milliards de dollars à 104,2 milliards de dollars au 31 mars, en raison d’un effet marché négatif de 10,7 milliards de dollars lié à la crise du coronavirus. La chute des encours a surtout concerné le pôle gestion long-only de la société de gestion. L’effet marché a amputé les encours de ce pôle de 10 milliards de dollars. A cela se sont ajoutés une décollecte de 1,1 milliard de dollars et un effet change négatif de 900 millions de dollars. Les encours long-only ont ainsi diminué de 46,2 milliards de dollars fin 2019 à 34,2 milliards de dollars. Les stratégies alternatives ont vu leurs encours reculer de seulement 1,5 milliard de dollars à 70 milliards de dollars. Le pôle a même enregistré une collecte nette de 1,6 milliard de dollars, qui s’est principalement dirigée sur la gamme total return et plus précisément sur le fonds TargetRisk. L’effet marché négatif a été de seulement 700 millions de dollars, mais l’effet change a pesé à hauteur de 2,4 milliards de dollars.
Man Group a enregistré une collecte de 500 millions de dollars au premier trimestre 2020 grâce à ses stratégies alternatives. Mais les encours du groupe coté britannique ont tout de même reculé de 13,5 milliards de dollars pour s'établir à 104 milliards de dollars (96 milliards d’euros) au 31 mars, en raison principalement d’un effet de marché négatif de 10,7 milliards de dollars lié à la crise du coronavirus.