Le groupe de gestion d’actifs Vanguard a annoncé la signature d’un partenariat stratégique avec l’indien Infosys, qui se traduira par le transfert de 1.300 emplois vers la société d’origine indienne. Ce partenariat porte sur ses activités d’administration des plans de retraite à contribution définie (DC) des entreprises pour lesquelles il revendique la place de leader aux Etats-Unis. Vanguard explique que ce partenariat lui permettra d’adopter une «approche technologique» pour l’administration de ses services aux clients, notamment une certaine personnalisation et plus d’efficacité.
Figure de la sélection de fonds de la Place parisienne, Sophie Bigeard vient de quitter OFI AM après plus de seize années de collaboration pour rejoindre la branche française de Quaero Capital. Elle y dirige le pôle multi-classe d’actifs depuis juin, selon son profil LinkedIn. Quaero Capital est une société de gestion suisse basée à Lausanne avec environ 2 milliards d’euros d’encours. Sophie Bigeard a débuté sa carrière à la Banque du Louvre (1995-1997), avant de rejoindre SGBT comme gérante de fonds de fonds (1997-2004). Elle a intégré OFI AM en 2004 comme gérante, avant d'être promue responsable de la multigestion long only en 2014, puis responsable de l’analyse et la sélection de fonds en 2017.
NextStage AM a annoncé ce 15 juillet la nomination de trois nouveaux associés. Il s’agit d’Aloys de Fontaines, Julien Potier et Michaël Strauss-Kahn. Ils rejoignent ainsi les associés historiques : Grégoire Sentilhes, président et fondateur, Jean-David Haas, directeur général et co-fondateur, Nicolas de Saint-Etienne, responsable de l’activité non-coté, et Vincent Bazi, responsable de l’activité coté. Aloys de Fontaines a rejoint NextStage AM en juin 2008 à l’occasion du déploiement de son deuxième véhicule institutionnel. Auparavant, il avait travaillé chez JPMorgan à Paris en fusions & acquisitions sur le segment des entreprises familiales, ainsi que chez Oddo Securities en tant qu’analyste financier Mid-Cap sur le secteur des technologies, médias et télécoms. Julien Potier a rejoint NextStage AM en janvier 2011. Il a également travaillé chez Merrill Lynch en fusions & acquisitions sur le secteur des financières à Londres, chez EY, et à la direction financière et stratégique du groupe AXA. Michaël Strauss-Kahn a rejoint NextStage AM en mai 2009. Auparavant, il a travaillé en conseil et en finance chez Booz Allen Hamilton, puis chez Calyon Financial à Chicago et enfin chez Lazard.
BNP Paribas AM vient de lancer ce 15 juillet un fonds ESG capable de prendre des positions courtes (shorter) sur les entreprises les moins vertueuses. Le fonds Earth (pour Environmental Absolute Return Thematic) couvrira trois thématiques : - Production d’énergie renouvelable et de transition (décarbonisation) - Technologie et efficacité énergétiques (dématérialisation) - Infrastructures énergétiques, transport et stockage (décentralisation). Doté de 50 millions d’euros, il est géré par deux ex-Goldman Sachs, Ulrik Fugmann et Edward Lees. Son objectif de rendement annuel est de 5%, avec environ 30% de positions vendeuses, au sein d’un portefeuille comprenant 25 à 45 lignes.
Schroders va lancer une nouvelle gamme au Royaume-Uni, baptisée Schroder Portfolios, qui consiste en six nouveaux fonds basés sur le profil de risque des investisseurs et qui sont une combinaison d’allocation d’actifs et d’investissements actifs et passifs. Ils visent à tirer profit de la directive MiFID 2. Le règlement PROD (Product Intervention and Product Governance Sourcebook) de la FCA, introduit dans le cadre de MiFID 2 en 2018, a encouragé les conseillers à segmenter leur banque cliente et à s’assurer qu’ils fournissent les services et les investissements appropriés à chaque groupe, explique Gillian Hepburn, directrice des solutions intermédiaires chez Schroders. «Par conséquent, de nombreux conseillers ont besoin de solutions d’investissement adaptées à un large segment de clients et à leurs besoins et ils recherchent des solutions externes pour relever ce défi», assure-t-elle. En outre, l’enquête annuelle menée par Schroders auprès des conseillers en novembre 2019 a révélé que 50 % des conseillers externalisaient la gestion des investissements et qu’ils prévoyaient d’augmenter leur utilisation de fonds multi-actifs et de portefeuilles modèles cette année. Les fonds combineraient l’allocation d’actifs de Schroders, un comité d’investissement dirigé par Alex Funk, CIO, Benchmark Capital (qui a rejoint Schroders en 2016), des gestionnaires de fonds, et la recherche indépendante sur les fonds de Rayner Spencer Mills Research (RSMR). Alex Funk sera le gestionnaire du portefeuille. Sa philosophie d’investissement est fondée sur le principe de la déconstruction de la formule de rendement total en ses composantes les plus simples, alpha et bêta. «En investissant dans ces deux composantes séparément, nous visons à obtenir un rendement pour les investisseurs d’une manière plus efficace. Nous pensons également que certains marchés sont plus efficaces que d’autres, c’est pourquoi nous préférons ne prendre qu’une exposition (passive) sur les marchés efficaces et investir de manière active avec plus de conviction sur les marchés qui présentent une efficacité moindre», ajoute Alex Funk. Les fonds ont pour objectif d’augmenter les positions passives lorsque l'économie entre dans une phase d’expansion et d’augmenter l’exposition aux gestionnaires actifs afin d’accroître la protection contre la baisse lorsque l'économie globale est appelée à entrer dans une phase de ralentissement ou de récession.
Les membres du comité exécutif de la Luxembourg Private Equity Association (LPEA) ont nommé un nouveau directeur général en la personne de Stéphane Pesch. L’actuel directeur de la stratégie de l’association luxembourgeoise du private equity remplacera Rajaa Mekouar à partir du 1er septembre. Avant de rejoindre la LPEA en 2019, Stéphane Pesch a évolué dans le développement commercial de services post-marchés chez Apex Fund Services, Ipes, Corner Banque, Sal. Oppenheim, KBL epb et BNP Paribas.
La banque américaine Citi a annoncé ce 13 juillet avoir noué un partenariat avec le géant BlackRock afin d’intégrer le réseau Aladdin Provider, le système connectant les gérants d’actifs utilisant Aladdin aux asset servicers. Citi pourra désormais fournir un panel de services de middle office à ses clients utilisant Aladdin, directement via la plateforme de BlackRock, de la confirmation d’un trade au règlement-livraison de titre. Le département d’asset servicing de Citi administre aujourd’hui 21.500 milliards de dollars, couvrant 63 marchés. Il est notamment le conservateur de fonds de BlackRock domiciliés au Mexique, en Colombie, et à Hong Kong.
Le département de gestion d’actifs et de fortune de la banque américaine JPMorgan Chase a passé un deuxième trimestre sans encombre, malgré la crise du Covid-19. L’établissement a présenté ce 14 juillet ses résultats au 30 juin, avec notamment une croissance de 1% du chiffre d’affaires de l’asset and wealth management, à 3,6 milliards de dollars. Néanmoins, le profit de la division a reculé de 8%, à 658 millions de dollars, en raison notamment d’une constitution de réserves. Les encours ont, eux, augmenté de 15% au deuxième trimestre, pour atteindre 2.500 milliards de dollars. Cette hausse a été principalement alimentée par la collecte nette dans les produits monétaires et de long terme, a précisé la banque. Au niveau global, la banque dirigée par Jamie Dimon enregistre un chiffre d’affaires en progression de 15%, à 33,8milliards de dollars. Le résultat net est lui cependant en baisse, à 4,69milliards de dollars (-51%), en raison de la mise en réserve de 8,9milliards de dollars pour faire face aux potentiels défauts dus à la pandémie.
De grands noms de l’asset management et de la banque privée font de nouveau partie du classement «500» de grandes fortunes de France élaboré par le magazine Challenges pour l’année 2020. Parmi les nouveautés, Thierry Déau fait son entrée dans le classement à la 452èplace, avec une fortune estimée à 180 millions d’euros (le classement débute à 150 millions). Le martiniquais est président, actionnaire majoritaire et fondateur en 2005 de Meridiam, un fonds d’infrastructures qui gère environ 7,2 milliards d’euros.A noter également cette année, la sortie de Yves Choueifaty, fondateur de Tobam, dont la fortune était estimée à plus de 170 millions d’euros l’an dernier.Dans son numéro spécial paru le 9 juillet, la rédaction de Challenges explique avoir tenté de prendre en compte l’impact de la crise du Covid, le palmarès ayant été élaboré pendant le confinement. La tache a été particulièrement ardue pour les évaluations des sociétés non cotées, reconnait le journal qui s’est tourné autant que possible vers les propriétaires des sociétés concernées pour faire des projections. Pour rappel, le classement n’est pas exhaustif, l'évaluation des patrimoines nécessitant de la transparence.Comme chaque année, le premier financier du classement est Benjamin de Rothschild, qui avec sa famille, détient notamment le groupe Edmond de Rothschild. Ils se placent au 22èrang des fortunes françaises comme l’an dernier. Leur fortune est estimée à 4,3 milliards d’euros contre 5 milliards un an auparavant.La famille de Wendel (environ 1.000 personnes selon Challenges), qui conserve 39% de cette société d’investissement cotée, figure à la 55èplace contre la 45eèun an avant. Leur fortune est estimée à 1,65 milliard contre 2 milliards l’an dernier.Edouard Carmignac apparaîtà la 89èplace contre la 81èun an avant. Sa fortune a reculé en passant de 1,2 à 1,05 milliard en raison d’une baisse des encours de sa société Carmignac Gestion, dont il détient 79%.Viennent ensuite les nombreux financiers ayant des fortunes inférieures à 1 milliard. On notera le duo Mathieu Chabran et Antoine Flamarion, à la tête de Tikehau Capital qui passe de la 142èplace à la 134èavec une fortune estimée à 675 millions d’euros. Ils se retrouvent devant Philippe Oddo et sa famille qui ont rétrogradé de la 118èplace à la 136èavec une fortune diminuée de 800 à 650 millions d’euros.Au 135èrang, Michel David-Weill et les familles de Solages, Bernheim et Guyot, actionnaires d’Eurazeo ont une fortune estimée à 665 millions d’euros.Les autres asset managers et banquiers privés du classement :NomRangEntrepriseFortune estiméeEric et Robert de Rothschild153Lafite Rothschild (détient 19% de Rothschild & Co)580Guillaume Fonkenell207Pharo Management (basé à Londres)400Philippe Jabre207Jabre Family Office400Christian Burrue et sa famille226Dôm Finance et Diot Assurances380Maurice Tchénio et sa famille240Altamir (en détiennent 65%)375David et Edouard de Rothschild et leur famille273Rothschild & Co305Patrick Combes368Viel & Co235
La société de gestion de fortune genevoiseLombard Odier & Cie SA vient d’ajouter un nouveau fonds alternatif externe à sa plateformede fonds d’architecture ouverte PrivilEdge. Il s’agit du Graham Quant Macro, de la société de gestion américaine Graham Capital Management (25 milliards de dollars d’encours).La stratégie du fonds consiste en du long/short sur les marchés des actions, des obligations et des futures sur devises au niveau mondial. Il sera distribué en Belgique, France, Allemagne, Italie, Liechtenstein, aux Pays-Bas, en Espagne, Suisse et au Royaume-Uni. Lancée en 2014, la plateforme PrivilEdge représente désormais 4,72 milliards de francs suisses d’encours, répartis dans 25 fonds.
Credit Suisse vient de promouvoir Edwin Tan au poste de responsable de la gestion de fortune pour sa filiale en Thaïlande, a appris Finews Asia. L’intéressé conserve en parallèle ses fonctions de responsable de l’advisory et du développement commercial. Il est rattaché à Marcus Slöör, le directeur des marchés thaïlandais et vietnamiens, ainsi qu'à Chris Prasertsintanah, le directeur-pays pour la Thaïlande.
La banque privée liechtensteinoise VP Bank vient de nommer Patrick Bont au poste de directeur de la gestion des risques. L’intéressé arrive de l’Autorité des marchés financiers du Liechtenstein (Finanzmarktaufsicht Liechtenstein, FMA), où il était depuis 2015 directeur de la division banques et des fintech. Entré chez le régulateur en 2009, il y a également été directeur du département juridique et des affaires internationales (2010-2013). Auparavant, Patrick Bont a travaillé chez UBS pendant huit ans.
Vanguard a devancé son rival BlackRock dans la course à l’obtention de nouveaux flux dans les ETF en 2020, rapporte le Financial Times. Le groupe basé en Pennsylvanie, a attiré des flux de 90,4 milliards de dollars au cours des six premiers mois de l’année, soit 105 % de plus qu'à la même période l’année dernière, selon ETFGI, un cabinet de conseil basé à Londres. Ce semestre marque également un record pour les activités de Vanguard dans le domaine des ETF. BlackRock ade son côté engrangé un peu plus de 60 milliards de nouveaux flux, en baisse de 5,3% sur la même période. Rich Powers, responsable de la gestion des produits ETF chez Vanguard, a expliqué au FT que les souscriptions ont été dopées par la guerre des prix que se sont livrés les courtiers américains pour gagner des parts de marché sur les ETF.
Les hedge funds Paulson & Co et Lansdowne Partners ont décidé ce mois-ci de fermer leurs fonds phares après des périodes de performances décevantes qui ont détruit une grande partie de la richesse créée par ces gestionnaires au cours des années précédentes, rapporte le Financial Times. Les fonds de pension américaines ont ainsi gagné en moyenne 5% par an entre 1998 et 2017 de leurs investissements dans les hedge funds selon les données compilées par CEM Benchmarking, tandis que le rendement annualisé su S&P 500 était de 9% sur la même période. Plus de la moitié des rendements dégagés par les hedge funds ont été englouti par les frais de performance touchés par les gérants de ces fonds. Le débat sur les bénéfices touchés par ces fonds arrivent à un moment difficile alors que nombre d’entre eux comme Silver Ridge, Stone Milliner, Jabre Capital, Omega Advisors et Eton Park, ont fermé leur porte. Une fois payés les frais de gestion annuels, les investisseurs n’ont gagné que 36 cents sur chaque dollar de bénéfice brut généré par les fonds au-dessus de leur indice de référence. Les 64 cents restants ont été perçus par les gestionnaires. Dans ce contexte, les hedge funds qui ont affiché les meilleures performances en ont profité pour augmenter les frais de performance en les passant de 20% à 30% pour certains. C’est le cas par exemple de DE Shaw et de Point72 Asset Management (fondé par Steve Cohen).
Les fonds indiciels ne connaissent pas la crise outre-Atlantique. Selon les données mensuelles d’ETFGI, les ETF et ETP nord-américains ont enregistré une collecte nette de 57,59 milliards de dollars sur le mois de juin. Et, à 4,342 milliards de dollars, la masse totale d’encours sous gestion s’approche de son record historique. La majeure partie du flux mensuel s’est dirigé vers les ETF obligataires, avec 28,8 milliards de dollars, contre 17,71 milliards vers les véhicules investis en actions. Les ETF/ETP sur matières premières ont collecté 4,82 milliards de dollars, et les ETF /ETP actifs ont, eux, reçu 5,79 milliards. Les vingt principaux fonds concentrent 45 milliards de dollars de collecte positive. Le gagnant du mois demeure le Vanguard S&P 500, avec 6,8 milliards de dollars reçus en un mois. Le Vanguard Intermediate-Term Corporate Bond (+5,6 milliards de dollars) et le iShares iBoxx $ Investment Grade Corporate Bond (3,3 milliards) complètent le podium. Sur le premier semestre, Vanguard se taille la part du lion et a rattrapé BlackRock iShares. Sur les ETP, l’or domine la compétition avec deux véhicules en tête : le SPDR Gold Shares (+3,1 milliards de dollars) et le iShares Gold Trust (+795 millions). La troisième place est occupée par le iShares Silver Trust (+625 millions de dollars).
La société de gestion américaine Dimensional Fund Advisors vient de nommer Joel Kim au poste de directeur général (CEO) pour l’Asie hors-Japon. Basé à Singapour, il est rattaché au président de la firme, Steve Clark. Arrivé au sein de Dimensional Fund Advisors en 2016 en tant que gérant de portefeuille, Joel Kim était directeur du fixed income depuis janvier de cette année. Auparavant, il a travaillé 13 ans chez NN IP dans la dette asiatique, et cinq ans chez BlackRock comme directeur du fixed income pour l’Asie-Pacifique (2011-2016). Au 30 juin, la société spécialisée dans le factor investing systématique gérait quelque 514 milliards de dollars d’encours.
Dans un contexte de tensions grandissantes entre les occidentaux et la Chine, plusieurs sociétés de gestion chinoises qui avaient établi des bureaux ou des gammes de fonds en Europe et aux États-Unis en 2015 et 2016 mettent un frein à leur expansion en fermant des fonds, en réduisant les équipes de vente ou en abandonnant les licences, rapporte le Financial Times. C’est le cas de Harvest Global Investments, un gérant de fonds de 121 milliards de dollars qui s’est établi à Londres en 2015 et qui a récemment dissous son équipe de vente internationale, selon trois sources proches. Le FT cite également GF Fund Management, qui, avec Harvest, avait été l’un des premiers groupes de fonds chinois à s'établir à Londres, a abandonné ce mois-ci sa licence au Royaume-Uni et a fermé sa gamme de fonds basée au Luxembourg. Le FT indique aussi que China Universal et E Fund, des sociétés qui n’avaient pas ouvert de bureau en Europe, ont toutefois perdu leur responsable du développement pour l’international et ne l’ont pas remplacé.
Le Conseil d’Etat a ordonné vendredi au gouvernement français de prendre des mesures pour réduire la pollution de l’airsous peine d’une astreinte de 10 millions d’euros par semestre de retard. La plus haute autorité de la justice administrative constate que le gouvernement «n’a toujours pas pris les mesures demandées pour réduire la pollution de l’air dans huit zones en France». En juillet 2017, la juridiction avait enjoint à l’exécutif de mettre en oeuvre des plans permettant de ramener «dans le délai le plus court possible» les concentrations de dioxyde d’azote et de particules fines (PM10) en dessous des valeurs limites fixées par une directive européenne.
Le gestionnaire d’actifs britannique Standard Life Aberdeen (SLA) a vendu la quasi-totalité de ses actions Boohoo, en raison duscandale qui frappe l’enseigne de vente de prêt-à-porter en ligne. Une enquête du Sunday Times a révélé des conditions de travail déplorables dans une usine de Leicester où étaient fabriqués des vêtements vendus par le groupe, dont l’action s’est effondrée. Standard Life Aberdeen détenait 4,06% du capital de Boohoo au dernier pointage mercredi, ce qui en faisait le quatrième actionnaire indépendant de la société. Le premier est le gérant britannique Merian Capital (9,65%) qui appartient à Jupiter AM.
Nicolas Mackel, directeur général de Luxembourg for Finance, estime que les Places de Paris et du Luxembourg sont devenues complémentaires pour la gestion d’actifs.
Selon les différents fournisseurs d’indices, les fonds alternatifs ont progressé au deuxième trimestre. Les doutes persistent sur l’avenir de certaines stratégies.
Les fonds de métaux précieux semblent être pour l’instant les grands gagnants de la crise. Depuis le début de l’année, la collecte nette ne s’est quasiment jamais arrêtée, et atteint déjà près de 100 milliards de dollars, selon les données du «Flow Show», le rapport hebdomadaire sur les flux de collecte de BofA Global Research. Soit un record historique, alors qu’il reste encore six mois avant la fin de l’année. Sur la semaine du 3 au 9 juillet, les fonds investis dans l’or, l’argent, le platinium et le palladium auront collecté 2,4 milliards de dollars, un des meilleurs résultats du quadrimestre. Ce succès s’observe notamment sur le principal métal précieux, l’or, qui connait un rallye sur son prix depuis le début de l’année. L’once vient ainsi de dépasser, cette semaine, la barre symbolique des 1.800 dollars, et vise désormais les 1.900 dollars, le point haut atteint au plus fort de la crise des dettes souveraines en zone Euro à l'été 2011. Et, à l'époque, la collecte cumulée des fonds de métaux précieux depuis le 1er janvier ne dépassait pas les 35 milliards de dollars... Le monétaire, l’investment grade et les ETF dans le trio de tête hebdomadaire Principales valeurs refuges durant la tempête boursière, les fonds monétaires ont retrouvé de l’attractivité avec une collecte de 29,4 milliards de dollars, après plusieurs semaines en dents de scie. Parmi les autres titres peu risqués, les obligations souveraines ont décollecté de 0,5 milliard de dollars, tandis que les fonds d’obligations d’entreprises «investment grade» ont attiré 11,8 milliards de dollars. Sur les segments les plus risqués, les investisseurs ont retrouvé de l’appétit, mais de manière sélective. Les fonds d’obligations à haut rendement, dont le comportement des sous-jacents est davantage corrélé aux actions, ont collecté 3,2 milliards de dollars. Sur les actions, les investisseurs ont largement préférés les fonds indiciels cotés (ETF, «exchange-traded funds») avec 8,1 milliards de dollars collectés, tandis que les fonds gérés activement ont décollecté de 1,9 milliard de dollars. Cette collecte nette globale de 6,2 milliards de dollars sur la classe d’actifs a été principalement alimentée par les investissements dans les fonds actions chinoises, qui ont connu leur deuxième meilleure semaine de l’Histoire (6,1 milliards de dollars). Sur les autres zones géographiques, les investisseurs ont continué a prendre leurs bénéfices sur les fonds actions US (-4,4 milliards de dollars), à l’exception des fonds tech (+2,7 milliards), qui demeurent les stars des marchés nord-américains. Les fonds en actions européennes ont rendu pour leur part 0,4 milliard de dollars, et les fonds actions japonaises ont reçu 2,1 milliards.
iM Global Partner poursuit la réorganisation de la gamme Oyster, rachetée récemment. La plateforme a annoncé le lancement du fonds Oyster U.S. Small and Mid Company Growth au sein de cette gamme en remplacement du fonds Oyster US Selection. La gestion du fonds est déléguée à Polen Capital, un gérant américain dans lequel iM Global Partner avait investi en 2016. Il a lancé ce fonds il y a quelques semaines aux Etats-Unis et le rend disponible en Europe via le Luxembourg et la plateforme de distribution d’origine franco-britannique. La stratégie de ce fonds a pour objectif d’investir dans des petites et moyennes entreprises jugées de grande qualité, à la fois en début de cycle de vie mais également à plus long terme. Elle est gérée par une équipe dédiée, créée en 2017 et basée à Boston.
Julius Baer a annoncé qu’il allait lancer une nouvelle offre d’investissements privés directs en private equity, dette privée et autres actifs non cotés ou illiquide pour ses clients très fortunés. La banque privée suisse a recruté Giuseppe De Filippo pour prendre la tête de cette nouvelle division. Baptisée " Direct Private Investments», elle devrait être opérationnelle le 1er octobre prochain. L’ex-directeur mondial des investissements directs et du financement des entreprises d’UBS arrive avec une équipe de spécialistes. Outre son passage chez UBS entre 2006 et 2020, Giuseppe De Filippo fut directeur associé chez McKinsey & Company à Zurich, Singapour et Shanghai de 1999 à 2006. Julius Baer avait annoncé en février dernier des économies de coûts et un recentrage de ses activités.
Le Conseil d’Etat a ordonné vendredi au gouvernement français de prendre des mesures pour réduire la pollution de l’airsous peine d’une astreinte de 10 millions d’euros par semestre de retard. La plus haute autorité de la justice administrative constate que le gouvernement «n’a toujours pas pris les mesures demandées pour réduire la pollution de l’air dans huit zones en France» après une première décision rendue en juillet 2017.